Ecrittératures

12 janvier 2012

A propos de VIDURES (9) in Paris Match

Filed under: TOUT sur VIDURES — denisdonikian @ 4:17

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Réponse à Paris Match

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7 Commentaires »

  1. Je trouve très déplaisant pour ne pas dire méprisant, le ton de G. Martin-Chauffier qui s’autorise à minimiser l’importance d’un combat (arménien) en profitant du prétexte de la critique (fort bonne) de ton livre. Il ne comprend rien à l’affaire, puisqu’il parle des mérites ou non, qu’aurait la République d’Arménie d’être soutenue par une loi qui concerne, en fait, les victimes d’Arménie occidentale. Quel culot d’oser revendiquer le bien fondé d’une situation si peu enviable qu’est celle des arméniens, au profit de la promotion d’un état négationniste dont la grandeur qu’il lui reconnait ne pourra se mesurer qu’à l’aune d’une salutaire prise de conscience ! J’ai honte pour lui ! C’est bien dommageable pour toi d’avoir eu affaire à un journaliste qui n’a pas su, autrement qu’en déversant son fiel, accomplir sa tâche de critique

    Commentaire par dzovinar — 12 janvier 2012 @ 5:23 | Répondre

  2. Tout compte fait j’ai l’impression de n’avoir pas tout compris dans cette chronique. On est bête parfois…
    Alors je préfère m’abstenir, en attendant de lire les suivants.
    Mais tout de même, j’ai l’impression qu’il est plus aisé de parler de certains sujets quand on n’est pas concerné.
    ça veut dire quoi exactement … ” Mais pourquoi se fâcher avec les fils pour un sang versé par leurs arrière grands-parents? ” Bah voyons…!
    Et si on avait dit la même chose au peuple allemand concernant la Shoah?
    Personnellement je ne serais pas fière d’imaginer une seule seconde d’avoir eu des arrière grands parents ayant commis des actes condamnables .
    La corruption doit être dénoncée où qu’elle se trouve…ainsi que les droits de l’homme quand ils sont bafoués, mais tous les peuples sur un même pied d’égalité.
    L’intransigeance doit être de rigueur .
    C’est avec ces exigences que nous pourrons parler d’Egalité, de Liberté et de Justice.

    Commentaire par Alain BARSAMIAN — 12 janvier 2012 @ 6:04 | Répondre

  3. Je suis loin d’approuver tout ce que dit Gilles Martin-Chauffier et je regrette que mon roman soit seulement pris pour un document. Mais Paris Match n’est pas un journal littéraire, ni l’Arménie un modèle de vertu démocratique. En ce sens, je pense que les divers types de corruption qui gangrènent ce pays en toute impunité et qui profitent du silence pour proliférer depuis deux décennies devraient enfin être dénoncés par les médias internationaux pour faire honte à leurs auteurs. Selon le magazine Forbes l’Arménie figurerait sur la liste de 15 élections les plus scandaleuses des 10 dernières années. C’est ça le génie arménien ? Par ailleurs, quand un pays se sent regardé, dénoncé, stigmatisé il en tient forcément compte et à la longue c’est la démocratie qui y gagne. Voyez la Birmanie.

    Commentaire par denisdonikian — 12 janvier 2012 @ 6:44 | Répondre

  4. Comme tu dis Denis : il a pris ton livre pour un document en occultant complètement tout l’amour qui se dégage néanmoins de ta vision lucide de l’agonie de notre pays. C’est un paramètre essentiel pour bien comprendre le sens de ton livre. Il n’y a rien compris. Maintenant c’est vrai qu’un organe de presse comme Paris-Match a un impact tel qu’il peut alerter l’opinion sur ce qui se passe malheureusement en Arménie et du même coup mettre ses dirigeants dans une situation inconfortable.
    C’est dommage que ce soit sur le dos de ton livre qui méritait mieux, bien mieux.

    Commentaire par dzovinar — 12 janvier 2012 @ 7:04 | Répondre

  5. Cher Denis , si j’étais l’auteur de Vidures, à la lecture de cette critique , je me sentirais mal.
    Pour tout dire, j’aurais la nausée.
    Je m’explique: à mon avis ce tout petit journaliste n’a fait que se servir de ton oeuvre pour distiller des idées qui me semblent dégueulasses.
    A part sa juste perception de ta critique virulente du système en place en Arménie et de la situation tragique du pays, tout le reste de son texte m’apparaît comme un minable exercice de manipulation par voie de confusions entretenues et de peu subtiles perversions sémantiques.
    Je résumerais son argumentaire ainsi : ” Vu ce qu’ils font AUJOURD’HUI de leur misérable et insignifiant petit pays, de quel droit et par quel culot viennent-ils demander des comptes à propos des crimes de la Turquie d’HIER ?!”
    Pour lui , les errements actuels de l’Arménie sont tels qu’ils en arrivent à délégitimer les revendications historiques des Arméniens , qui ,elles, sont d’un tout autre ordre.
    Il va jusqu’à inverser les rôles et faire passer tout intellectuel exprimant quelqu’amour pour la Turquie pour une potentielle victime de chasse aux sorcières.
    Par ailleurs, comment ose-t-on critiquer un pays dont les élites se forment dans des lycées français ? Certes , ces prestigieux établissements ont dans leurs trombinoscopes plusieurs générations de criminels républicains, mais de là à mettre en péril la cordiale entente entre nos deux pays par des propos malheureux relève du “crime contre l’esprit ” (sic).
    S’il précise que loin de lui “l’idée de remettre en cause les massacres commis contre les Arméniens”, remarquons qu’il n’omet pas de mettre des guillemets à “génocide arménien”.
    Jusqu’au dessin “humoristique” accompagnant le brillant texte : même confusion des problématiques et des époques dans le triptyque diaspora-génocide-Arménie. Heureusement que le balai de Erdogan est là pour tout nettoyer. Ah, ce balai…
    Pourvu que ce bouquin soit le plus largement lu, d’où l’importance de la visibilité médiatique.
    Mais quand la mise en lumière n’est qu’un prétexte à étendre les ténèbres par le biais d’un critique médiocre et pervers, le poids des mots plombe le propos.
    Comme dirait l’autre, certains honneurs sont pires que des crachats.
    Pardon si je suis excessif, mais ce texte m’a retourné les tripes.
    Ruy.

    Commentaire par Ruy — 12 janvier 2012 @ 10:26 | Répondre

    • Oui, il n’a pas compris que Vidures était un cri d’amour déchiré et non un livre nihiliste. Bien sûr je ne cautionne pas les propos de l’auteur. Les anomalies démocratiques de l’Arménie n’exonère pas pour autant les crimes de la Turquie. Ce n’est pas parce que l’Arménie ne fait pas ce qu’il faut d’un point de vue démocratique qu’il ne faut pas dénoncer le négationnisme du l’Etat turc. Je regrette que mon livre soit instrumentalisé aux profit d’arguments que je ne reconnais pas.

      Commentaire par denisdonikian — 13 janvier 2012 @ 1:53 | Répondre

  6. Au hit parade de l’abjection, PARIS MATCH et son petit reitre sont au firmament.

    Je suis d’accord avec toi, Denis, il faut dénoncer la non moins abjection des dirigeants de l’Arménie, tant politiques que religieux.

    A ce titre, je trouve la Diaspora dans une attitude bien servile.

    Que la lumière soit ! était le souhait de Parouîr Sévak.

    Ton livre est une lumière, mon cher Denis. Merci.

    Commentaire par Mihran — 16 janvier 2012 @ 6:28 | Répondre


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