24 avril 2012
23 avril 2012
Portrait de président (1)
22 septembre 2010
Vanité
*
Le quêteur de notoriété, en art comme en politique, n’a pas d’amis, sinon des amis marchepieds.
*
L’esprit prédateur, soucieux de célébrité, n’a d’autre hâte que de vampiriser ses amis. Ne sachant pas écrire, il utilise comme nègres ses amis écrivains pour les mettre au service de son ambition, comme il le fait de ses amis peintres, pour n’avoir aucun talent pour la peinture, ou de ses amis musiciens, n’ayant aucune aptitude à la musique.
*
Que vaut un prix littéraire, artistique ou autre, s’il vous fait gagner en vanité ce que vous perdez en humanité ?
*
La recherche de célébrité en art est déjà la preuve d’un art médiocre.
*
On peut faire un film en manipulant des nègres de la même manière qu’on peut éditer un livre sans l’avoir écrit.
*
Qu’au cours d’un tête à tête, un ami interroge l’autre sur ce qu’il fait et que cet autre n’interroge pas son ami sur ce qu’il fait lui-même, et l’on peut en déduire que l’un est un fou d’amitié et l’autre un fou de soi.
*
L’homme est ainsi fait qu’il peut être généreux par intérêt, ami par calcul et fraternel par égocentrisme.
*
Les petits veulent se voir grands dans le regard des petits : c’est leur bonheur. Et gare au petit qui s’avise de leur renvoyer l’image de leur petitesse, il s’attirera de leur part une haine éternelle.
*
Il arrive que le mérite d’une récompense s’effondre sous la vanité qu’elle engendre.
*
Quoi qu’il fasse, un ami trompera toujours l’amitié d’un vaniteux.
*
La passion de la notoriété suppose un parcours sans faute qui s’obtient sans en dévier d’un seul centimètre, fût-ce pour donner une preuve d’amitié à un ami qui devra prouver la sienne en œuvrant pour cette passion, dût-il dévier de sa propre passion de plusieurs jours.
*
Il existe un terrorisme de l’amitié.
*
© Photo : Denis Donikian
28 février 2010
Fou de vérité
On dit que chaque époque a son fou diseur de vérité.
Mais on dit moins qu’il peut parfois arriver que soient fous ceux-là mêmes qui prenaient pour fou ce fou qui disait des vérités.
Vahé Avétian pour Ara Baliozian
7 janvier 2010
Aphorisme (6)
Ceux que vous teniez pour les plus éloignés de vos inquiétudes, parfois vous devancent et vous indiquent malgré eux le vrai chemin. Et ceux que vous regardiez comme les plus aptes à vous guider, vous retardent et vous fourvoient.
27 décembre 2009
Et Dieu dit :
Dieu prit l’apparence d’un Turc et massacrant les Arméniens
dit :
“Maintenant montrez-moi que vous êtes bien la première
nation chrétienne. Appliquez les paroles pour lesquelles mon
Fils a souffert sur la croix.”
*
Photo, avec l’aimable autorisation de LANKAART : cliquer ICI
15 décembre 2009
27 août 2009
Bonheur ! à tous !
*
“Bonheur ! à ceux qui vont nous survivre et goutter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain.”
Missak Manouchian
21 août 2009
Proverbes arméniens et autres…

Qu’importe si la poule est laide pourvu qu’elle ait les dents blanches
*
Qui vole un œuf vole un cheval
Tout voleur a la langue courte
Tu es autant d’hommes que tu sais de langues
Chance du passant quand les chiens se chamaillent
Le génie mange des légumes
Pauvre tu n’es pauvre voisin tu as
Qui a mal sait le mal
L’or du dehors reste dehors
La queue du renard est son témoin
L’homme ange pour l’homme, démon pour l’homme
À couper la pastèque quel cœur se rafraîchit ?
Pour abricot mûr, bouche ouverte
À fou rassasié, sage nostalgique
Le fou dit et le sage croit
Au lieu du rossignol un aigle est descendu
Taille de géant cerveau de souris
Ventre plein corps travaille
Vieillis tu sauras les maux de la vieillesse
Cœur noir dents blanches
Tout costumé noir n’est pas prêtre
Sur l’œil des jeunes est un rideau
Cerveau des jeunes moulin sans eau
Vieillesse est dépendance
Mille pierres pour un seul arbre
Fille qui dort fille de malheur
Ce qui n’a pas connu la naissance ne peut connaître la mort
Ton éclat dilue l’obscurité des murs
La fille d’un foyer devient la lumière d’un autre
Visage blanc goût noir
Qu’importe si la poule est laide pourvu qu’elle ponde
Certains aiment le prêtre, d’autres la femme du prêtre
Chaque tête ne produit qu’un seul son
Si la figure du menteur est noire, son âme, elle, est diabolique.
Celui sur lequel on ne crache pas est-il digne qu’on l’avale ?
Il lit l’évangile sur la tête du loup
Toi seigneur, moi seigneur, et qui moudra le blé ?
Plus douce est la voix, plus facile à sortir de son nid le serpent
Saint dehors, diable dedans
Qui vole la nuit dit : « Pitié seigneur » le jour.
Celui que tu nourris aujourd’hui te trahit aujourd’hui même
Ta barbe brûle et l’autre dit : attends que j’allume une cigarette
Quand le chat prend la souris, c’est pour son ventre.
Assis au plus bas ne parle pas de haut
Petit homme grande langue
Petit homme a de grands rêves
Pas de juge pour un type tordu
Il n’y a personne à l’étage supérieur
Ces mêmes proverbes en version personnelle
Qui vole un œuf n’est pas prêtre
Tout voleur est un sage nostalgique
Quant le fou parle, le sage mange des légumes
Pauvre tu nais reste dehors
Qui a mal est son seul témoin
Le fou est rassasié et le sage croit
Taille de géants, moulin sans eau
Ventre plein maux de vieillesse
Plus tu vieillis et plus tu sais que l’homme est un démon pour l’homme
Cœur noir, bouche ouverte
Tout homme costumé noir n’a pas forcément les dents blanches
Les jeunes regardent mais ne voient pas
Ta jeunesse est un moulin sans eau
Vieillesse est fille de malheur
Mille demandeurs pour une seule vierge
Fille qui dort, moulin sans eau
Tu éclaires la lumière des autres
Notre fille est pondeuse chez les autres
Qu’importe si la poule est laide pourvue qu’elle ait les dents blanches
On ne lit pas l’évangile sur des chiens qui se chamaillent
Le chien aboie, le chat prend la souris
Voix douce sur la tête du loup
Le diable vient à toi sous les apparences d’un saint
Assis bas mais grande langue









