Ecrittératures

28 janvier 2009

Les abricots de ma mère

abricot

Je suis une vie que je n’ai pas voulue. On peut choisir des choses, un mode d’existence, mais on n’échappe pas à cette chose qui est la cause souterraine de tout, de nos mythes intimes et de nos folies récurrentes.

Qu’est-ce qui me fait aller et venir en Arménie depuis des années, enchanté de m’y rendre, aussitôt écœuré de voir trahi mon propre enchantement ? On cherche à respirer, on ne rencontre que l’asphyxie.

Comme Arménien de la diaspora, je suis la création d’un mensonge. Enfant de parents dépossédés de leur enfance, brutalement et sans retour, de ce vert paradis qu’ils surajoutèrent ou substituèrent à l’enfance même de leurs propres enfants. Mes parents m’ont dépossédé de ma propre enfance au profit de la leur, plus merveilleuse que la mienne, d’autant plus merveilleuse qu’elle fut brutalement perdue et sans retour.

Ma mère me vantait les abricots de Malatya en faisant le geste d’en tenir un, gros comme ça. Pour un enfant de survivants, ce geste vous ouvrait aux images de l’Eden. L’Eden, l’Eden… L’Eden dont on vous chasse est l’Eden qui vous hantera toute votre vie, la vôtre et celle de toutes les générations qui naîtront de vous.

Mais s’ils avaient une saveur particulière, une grosseur peu commune, une couleur à nulle autre pareille, ces abricots de Malatia restaient des abricots. Ceux décrits par ma mère m’étaient racontés pour que je les cherche sans que me soit donné l’espoir de les trouver jamais.

Depuis, ma tête est tout entière cette quête-là. Je vais, je viens, je voyage pour assouvir une nostalgie qui n’est pas la mienne et qui m’a été inoculée au plus vif de mes images du monde en formation dans mon esprit.

Plus de cinquante ans après que mes parents l’avaient quittée, je me suis rendu à Malatya, la ville même où ils étaient nés, forcément pour toucher des yeux et reconnaître à pleine bouche les abricots de ma mère. La place où mon père aurait été apprenti boulanger n’était qu’une minable petite place, leur rue, si c’était encore leur rue, qu’une ruelle étroite et poussiéreuse, et leur chapelle avait été transformée en dépotoir…

Or, poursuivant ma quête, c’est en Arménie que j’ai cru toucher des yeux et reconnaître avec ma bouche ces abricots, les meilleurs au monde, dans le verger d’un cousin. En Arménie, loin de Malatya, mais dans une Arménie quand même. Ces abricots qui étaient censés m’ouvrir toutes sortes de portes sur le paradis arménien. Mais dans cette Arménie, c’est l’enfer de l’enfermement que j’ai retrouvé, la bêtise politique, la concurrence animale des hommes. Dans une Arménie, soviétique puis indépendante, j’ai vu des Arméniens asservis aux démences d’une démocratie falsifiée, citoyens d’une république de l’arbitraire et du mensonge.

C’est en Arménie que, agressé dans mon sommeil mythologique, j’ai compris qu’être arménien, c’était être fou et que j’étais moi-même perdu pour la raison.

On m’aura donc menti sur le monde. Et ce sont les miens qui m’auront fait ce que je suis. C’est leur folie héritée de l’histoire qui m’aura à mon tour rendu fou. Que pouvaient-ils faire d’autre ? Mais pas seulement eux. Par le silence qu’il faisait peser sur le génocide de 1915, sur le saccage de l’Eden, sur la déportation et la fuite de ceux qui y furent nés, le monde lui-même m’avait entretenu dans l’idée que rien n’avait eu lieu. Depuis cette date, tous sans exception, chacun à sa manière, les Arméniens se débattent comme des fous pour obtenir du monde le retour de la lumière.

Oui, ce fut un long silence et ce fut un temps de mensonge. Pendant des années, on a menti sur l’histoire et l’histoire a menti sur les Arméniens. Déjà, la folie des bourreaux avait rendu fous les survivants, d’une folie qui vous rend sourd au monde et muet sur votre monde. Durant cinquante années, ces Arméniens n’ont fait que murmurer entre eux sans oser dire au monde ce qu’ils savaient de ce monde-là. Ils y vivaient mais ne l’habitaient pas. Ils ne cessaient d’en être chassés.

Mes années d’enfance ont entendu ces murmures de massacres et ma jeunesse a fermenté dans ce meurtre de la mémoire arménienne. Mais, à la longue, plus éhonté devenait le mensonge du monde, plus fous devenaient les Arméniens. Cette folie arménienne, je la reconnais comme mienne aujourd’hui, au moment où le mensonge perpétue sa logique de l’effacement des Arméniens.

Si, comme Arménien de la diaspora, je suis en proie au désenchantement chaque fois que je me rends en Arménie, que dire du désenchantement des Arméniens qui y habitent, en proie aux folies de leur propre pays ? Venu en ce pays pour que viennent à moi ces merveilles qui sont les mensonges dont sont faits mes rêves d’Arménie, je suis envahi par l’absurde et le chaos. Venu avec mes folies pour m’en guérir, me voici plongé dans un pays de fous. Enfant d’un mensonge, je rencontre des enfants d’un autre mensonge, celui de leur histoire au quotidien. Eux et moi, frères floués, troués par d’insondables trahisons. Venu pour habiter enfin le monde le temps de quelques jours en Arménie, je me retrouve parmi des Arméniens qui n’habitent plus l’Arménie, sinon comme des fantômes ou des pantins manipulés, tant la politique du pays arménien a trahi la mystique des Arméniens pour leur pays.

Comme mienne aussi, je reconnais la folie qui habite les Arméniens d’Arménie, chaque jour plus impuissants à enrayer les logiques politiques de l’absurde qui sévissent en toute impunité contre leur humanité même.

Ma vie n’est vraiment pas la vie que j’aurais voulue, elle est restée celle d’une démence de l’histoire qui frappe encore, toujours et de toutes parts tout Arménien. Mais ce chaos qui m’habite et qui anime tout Arménien, qu’il soit de la diaspora ou d’Arménie, refusant de mourir de la mort même où on voudrait l’emmurer, est de ces chaos actifs qui condamnent les hommes à fabriquer leur humanité même. Si, comme Arménien de la diaspora ou comme Arménien d’Arménie, je suis en lutte contre la surdité et l’absurdité du monde, c’est que je tiens les Arméniens, à l’égal d’autres hommes impliqués dans d’autres causes, pour des acteurs de la conscience qui habite ce monde-là.

Dans ce sens, si ma vie n’est vraiment pas la vie que j’ai voulue, c’est peut-être que la vie m’a voulu comme ça pour quelque chose qui serait  » moi-même plus moi-même que moi « .

Amen !

Erevan, 12 octobre 2006

PS. Autre mensonge, éthymologique celui-là : le prunus armeniaca , appellation scientifique de l’abricot, que les Arméniens s’empressent de faire naître en Arménie ( on ne sait comment, d’un seul coup,l’arbre naît là), serait en fait originaire de Chine. Oui, si les arbres émigrent, il faut bien dire à partir d’où.

23 janvier 2009

Lots of totems, no taboos by Christopher Atamian

Published in ARMENIAN REPORTER : Saturday January 10, 2009

(To be read bottom to top)
[End]

Three Masks frozen in their voyeuristic agony
who follows in the footsteps of three old men
setting in motion the crazed hurly burly
The Big Sky that comes after the Eole
Pinocchio the gatekeeper to heaven
His crow-dog perched on his left shoulder
while the other craves paradise
when confronted by the hell of his car-mad world

Christs churches women children
mutilating without mercy
hacking away at anyone with the temerity to be born
they carry axes
a snake slithers among the innocents
In a frenzied Anatolia

Before the flesh, there’s
[Begin Here]

from Poteaubiographie
(
Totemautobiography)
Akdual Arvesd, Yerevan, 2007

Allen Ginsburg howled it, Patti Smith screeched it, Jacob Riis photographed it. Denis Donikian both writes it and sculpts it. These magicians of the word, these voices in the wilderness, these brilliant, angry, poets are not content to sit back and let the most perverted ideologies and intolerance steamroll the world they live in.

Donikian belongs to what the French term « contestataire » artists or artists of protest. He is that rara avis in the contemporary world: a politically engaged intellectual, a writer and visual artist who is deeply involved in and committed to change on a global, local, and Armenian scale. Donikian has traveled the world, brimming with curiosity – an intellectual explorer and political activist who refuses to let seeping dogs lie. He studied in Soviet Armenia in 1969, and has since visited Vietnam, Egypt, India, and other parts of the world, always with an eye towards analyzing human society and denouncing all forms of corruption and inequality.

Donikian is also one of a small number of Diasporan-Armenians to openly denounce the corruption and mafia-like atmosphere that currently exist in the Republic of Armenia, as well as the deep gulf there between rich and poor. Donikian’s pen isn’t aimed solely at Armenia, however. He is equally incisive in his criticisms of the Armenian Diaspora and its inability, for example, to create new generations of armenophone writers and translators.

Donikian recently led a successful campaign to have Kenneth Foster removed from death row in Texas. On the dynamic website yevrobatsi.org, Donikian put together over 1,000 individual entries or « fiches » on the Armenian Genocide titled Petite Encyclopédie du Génocide Arménien or The Little Encyclopedia of the Armenian Genocide, which he plans to publish in book form in the coming year. The « encyclopedia » is a fascinating enterprise, divided into heterogeneous categories such as « Malatia, » « Dersim, » and « Ittihad ve Terakki, » and aimed in large part at educating the Turkish public about the events of 1915-1923.

Donikian has been a crucial link between intellectuals and artists in Armenia and the diaspora, along with people such as Marc Nichanian, and Inknagir editors Vahan Ishkhanian and Violet Grigorian. Donikian has published over a dozen books in Armenia, each time employing Armenian publishers, translators, and book artists such as Nvard Vartanian and Mkrtich Matevossian, usually through the publishing house Arvest Aysor (Art Today). In 2008, he published the bilingual Voyages Egarés/Moloroun jamportoutiounner, and the French-language Chemin de Crète, also in Yerevan. Without such projects, most of these cultural workers would be without work or employed wholly in other, more « practical » fields. Some of the titles to Donikian’s credit include Un Nôtre Pays (Our One Country), Hayoutioun, as well as the cleverly titled Le Peuple Haï, which plays on the French ambiguity or dual meaning of « haï, » and can alternately be understood as The Armenian People or The Hated People.

Donikian was also perceptive and brave enough to champion and publish a controversial and important book of aphorisms in French by Ara Baliozian titled Pertinentes Impertinences (Pertinent Impertinences). In this thin but important volume, the author takes a stark, funny, and much-needed look at many of the myths of Armenian culture and society. In a more classical vein, Donikian and Jean V. Guiréguian translated and published a beautifully illustrated version of three Hovaness Toumanian tales: The Dog and the Cat, The Idiot, and A Drop of Honey.

One of Donikian’s most original and compelling works is the 2007 Poteaubiographie (Totem-auto¬biography). The text is read backwards, that is to say, from bottom to top! This unusual art book’s six pages unfold some six feet and can be hung from the wall like a painting or calendar. Next to the text on the right is an image of Donikian’s stunning 15-foot totem pole, made up of discarded plastic and metal dolls, monsters, soldiers, and other children’s toys and found objects. The poem (in French on one side and Eastern-Armenian on the other) illustrates, complements, and supplements the image and vice versa.

The power of Donikian’s totem pole lies in its almost voodoo-like fetishistic power. Though many of the toys and dolls glued together are either bland (barbies), frightening (a whole host of monsters that I am at a loss to properly identify), or kitschy (almost all of them!), the amalgam takes on an almost supernatural power. The pieces form a three-dimensional collage that goes beyond the usual limits of art: Donikian’s creation is wicked, wonderful, innocent, guilty, transgressive, safe, solitary, multitudinous, powerful, and powerless. It’s also a wonderful comment on consumerism and the consumerist indoctrination that people undergo since earliest childhood. Like its Native-American progenitors, Donikian’s piece also possesses a sacred quality. (For intellectual analyses of the sacred, see the work of anthropologists and theorists such as Durkheim, Girard, and Bataille.) The result is a creation that at once tears down and builds up, demolishes and creates, makes fun of and sanctifies our most basic instincts and desires, if not desire itself.

Both Donikian’s totem pole and the accompanying poetry/text are an effigy and memorial of sorts to 1915. Donikian refers to the Armenian Genocide as a « shithole of blood » that descended on his family along with the other 1.5 million Armenians who perished during the great Catastrophe. Donikian’s totem pole and accompanying text are one of the rare attempts to go beyond the obvious and purely descriptive representations of the Medz Yeghern and place it in a more cosmic context (for lack of a better term), to try to describe the indescribable, to name the unnamable. In the accompanying CD Donikian, now in his 60s, is seen pulling on a string which is attached to the bottom of the totem pole. As the pole slowly rotates, the full garishness of Donikian’s creation stares out at the viewer, like some evil tricked out pornographic drag Christmas window display. In taking these disparate, wonderful, and terrifying elements and fashioning them into a sacred, aestheticized image, Donikian, like those wild Hindu gods Brahma and Shiva, repeatedly devours and recreates the universe.
potobio3

17 janvier 2009

A un ami turc désespéré

Nommons-le Kadir, ce correspondant turc qui m’écrit de temps en temps et dont j’ignore l’histoire et le visage sinon qu’il a eu des amis d’enfance arméniens et qu’il aime s’exprimer en français. Malgré la lettre d’excuses des intellectuels turcs qui secoue encore aujourd’hui une société tapie dans l’ignorance et recroquevillée sur le tabou des événements de 1915, Kadir est pessimiste. Il ne voit pas comment son peuple osera amorcer l’étape du grand pardon pour entrer dans le cercle des nations humanistes. Il ne voit pas d’issue à cette inflexible dénégation du crime dans laquelle on a plongé la nation turque, si profondément que l’obscurité idéologique lui tient lieu aujourd’hui de lumière.

Dans une de mes chroniques écrites voici un an, j’écrivais ceci :
« Au temps où la pensée soviétique empêchait de penser, je fus invité par un couple d’intellectuels russes à Moscou, lui astrophysicien, elle enseignante, parents d’un garçon et d’une fille, tous deux adolescents. Ils me parlèrent du climat d’hostilité qui les entourait et me livrèrent quelques anecdotes sur les absurdités du régime. Plus tard, je m’enquis d’eux auprès d’amis communs. On m’apprit que leur jeune fille avait perdu la raison, n’ayant pas supporté deux versions violemment antagoniques de la réalité soviétique, celle de ses professeurs le jour, celle de ses parents à la maison. Les enfants turcs seront un jour ou l’autre, qu’ils le veuillent ou non, confrontés à ce même problème, pris entre l’enclume d’une vérité dehors et le marteau d’un mensonge chez soi. »

Aujourd’hui, les intellectuels qui ont demandé pardon au peuple arménien pour un crime qu’ils n’ont pas personnellement commis mais dont ils assument personnellement la charge sont dans l’espoir que la vérité doit faire désormais son chemin au sein de la société civile turque. Par ce geste risqué et courageux, ils ont décidé de ne plus être complices d’un système éducatif dangereux pour l’esprit de leurs propres enfants. Car un enfant a besoin de vérité pour se construire. Cette vérité qui se donne conjointement avec l’amour. Je ne veux pas imaginer une société où il ne serait pas donné à la vérité de faire son chemin vers les consciences.

Au-delà de tous ces problèmes de politique qui tournent autour de la Grande Catastrophe de 1915, au-delà de toute autre considération, ce qui importe aujourd’hui à la nation turque, c’est de sauver ses enfants. Sauvez vos enfants, Kadir, en reconnaissant devant eux ce qui a été fait aux enfants arméniens en 1915.

15 janvier 2009

MERCI / I THANK

Merci aux citoyens de Turquie qui viennent de lancer une pétition pour demander pardon, à titre individuel, aux Arméniens d’aujourd’hui. (pétition en ligne sur http://www.ozurdiliyoruz.com)

Ils ont décidé publiquement, en leur âme et conscience, de ne plus supporter le déni auquel on les a soumis depuis bientôt 94 ans. Par leur geste sans précédent, ils reconnaissent que la négation des victimes du génocide de 1915 a pour conséquence la négation des blessures morales des survivants et descendants.

Conscient des risques qu’ils encourent, je décide à mon tour de répondre autrement que par l’indifférence, la critique ou l’attentisme. Citoyen du monde et enfant de rescapés arméniens, j’exprime ma reconnaissance aux signataires pour leur courage. Le déni et le mensonge ont fait et continuent à faire le lit de l’extrémisme, générant haine et souffrance.

Toute forme de violence doit maintenant appartenir à un passé révolu. Aujourd’hui peut venir le temps de la vérité qui apaise, de la rencontre et du partage. C’est la voie ouverte par Hrant Dink. Je crois à la forte détermination des hommes et des femmes, de part et d’autre, pour accélérer ce processus sur le plan humain.

La société civile turque est en droit de savoir, librement et individuellement, tout ce qui s’est passé. Partout et aussi en Turquie, l’information et les livres existent, des témoignages et des traces sont encore là, les paroles se délient malgré et contre les dénégations d’Etat.

Dans ce contexte, j’accueille cette initiative comme un signe authentique d’espoir et de progrès historique et, personnellement, je la soutiens.

France, le 19 janvier 2009 …/…

*****
I thank the Turkish citizens who started an online petition to apologize, for their share, to the Armenians of today (www.ozurdiliyoruz.com).

They took in conscience and publicly the decision to no longer support the denial they were involved in for 94 years. With this unprecedented gesture, they do recognize that denying 1915 genocide victims implies as a consequence the denial of the moral injuries of the survivors and their descendants.

Being aware of the risks they run, I decide in my turn, to respond in a manner other than indifference, criticism or abiding time. Citizen of the world and child of Armenian survivors, I express my gratitude to the signatories for their courage.

Denial and lies have been and continue to make the bed of extremism, generating hatred and suffering. Any form of violence must now belong to a bygone past.

Today the time may have arrived for truth that soothes, for encounters and for sharing. This is the path opened by Hrant Dink. I believe in the strong determination of men and women on both sides to accelerate this process on a human level.

Turkish civil society is entitled to know, freely and independently, all that has taken place. Information and books are available everywhere and also in Turkey; testimony and traces are still there, words liberate themselves despite and against the state’s denials.

In this context, I welcome this initiative as an authentic sign of hope and progress of history, and I support it personally.

France, January 19, 2009

*******

Les 21 premiers signataires:

Simon Abkarian, comédien, metteur en scène (Paris), Serge Avedikian, comédien et réalisateur (Paris), Alain Alexanian, chef cuisinier et consultant (Lyon), Simon Azilazian, chef d’entreprise (Marseille), Denis Donikian, écrivain (Paris), Atom Egoyan, cinéaste (Toronto), Aram Gazarian, chirurgien (Lyon), Claire Giudicenti, éditrice, agent littéraire (Paris), Robert Guediguian, cinéaste (Paris), Jean-Claude Kebabdjian, éditeur, président d’association (Paris), Jacques Kebadian, cinéaste (Paris), Robert Kechichian, cinéaste (Paris), Jean Kehayan, journaliste et essayiste (Marseille), Arsine Khandjian, comédienne (Toronto), Nourhan-Francis Kurkdjian, créateur parfumeur (Paris), Gérard Loussine-Khidichian, comédien (Paris), Michel Marian, professeur de philosophie (Paris), Naïri Nahapetian, journaliste, romancière (Paris), Didier Parakian, chef d’entreprise (Marseille), Hélène Piralian, psychanalyste et auteur (Paris), Gérard Torikian, compositeur et comédien (Paris)

et

Michel Abrahamian, chef d’entreprise (Avignon), Achot Achot, artiste peintre (Paris), Véronique Agoudjian, pharmacienne (Paris), Olivia Alloyan, bibliothécaire (Lyon), Krikor Amirzayan, journaliste et caricaturiste (Valence), Gorune Aprikian, producteur (Paris), Eugénie Arève, comédienne et agent artistique (Paris), Edmond Aslanian, professeur (Albertville), Hovnatan Avedikian, comédien (Paris) Hourig Attarian, universitaire (Montréal), Vicken Attarian, hommes d’affaires (Montréal), Martine Batanian, écrivaine (Ottawa), Daniel Besikian, photographe (Paris), Mireille Besnilian, traductrice (Paris), Chloé Chapalain, décoratrice (Paris), Michel Chirinian, mairie (Avignon), Anahit Dasseux Ter Mesropian, psychanalyste (Paris), Anaïd Donabédian, professeur des universités (Paris), Hervé Georgelin, universitaire (Montpellier), Isabelle Guiard, comédienne et musicienne (Paris), Christophe Hovikian, éducateur et musicien (Paris), Annie Kebadian, programmatrice de théâtre (Paris), Elisabeth Kiledjian, productrice (Paris), Isabelle Kortian (Paris), Anahid Krimian, orthophoniste (Paris), Marie-Anne Le Métayer-Djivelekian, productrice (Paris), Gérard Malkassian, professeur de philosophie (Paris), Hélène Melkonian, artiste lyrique (Perpignan), Levon Minasian, scénariste et réalisateur (Paris), Alain Navarra, historien d’art (Cannes), Isabelle Ouzounian, monteuse (Paris), Christine Papazian, assistante de direction (Paris), Michaël Papazian, décorateur (Paris), Michèle Raineri, présidente d’association (Epinal), Armand Sarian, chef d’entreprise (Paris), Anne Sarkissian, réalisatrice (Paris), Jean Sarkissian, agent immobilier (Paris), Bernard Sarry, praticien hospitalier (Limoges), Aram Sédéfian, auteur-compositeur (Paris), Sarkis Tcheumlekdjian, metteur en scène (Lyon), Chouchane Tcherpatchian Abello, costumière (Paris), Pascal Tokatlian, comédien (Paris), Gisèle Tsobanian, fondatrice association culturelle (Paris), Berge Turabian, bibliothécaire, auteur-compositeur (New-York), Claude Vartan, retraité (Suresnes)
*
Article en pages Rebonds du journal Libération

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.