Ecrittératures

30 avril 2011

Le petit oiseau dans le trou

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 8:21
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Auteur anonyme ( 1910)

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Le petit oiseau dans le trou

Le petit oiseau dans le trou

Le petit oiseau

Le petit oiseau

Fait cuicui cuicui dans le trou

Coin Coin

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Car il est heureux comme tout

Car il est heureux comme tout

Le petit oiseau

Le petit oiseau

Le petit oiseau dans le trou

Coin Coin

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Le petit oiseau est tout fou

Le petit oiseau est tout fou

Le petit oiseau

Le petit oiseau

Il est fou tout fou dans le trou

Coin Coin

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Le petit oiseau fait son nid

Le petit oiseau fait son nid

Le petit oiseau

Le petit oiseau

Fait cuicui cuicui dans son nid

Coin Coin

*

C’est une chanson que je dis

C’est une chanson que je dis

C’est une chanson

C’est une chanson

Une chanson de paradis

Coin Coin

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C’est une chanson de soleil

C’est une chanson de soleil

C’est une chanson

C’est une chanson

Qui vous fait chanter les oreilles

Coin Coin

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Si vous ne m’avez pas compris

Si vous ne m’avez pas compris

C’est que vous n’avez

C’est que vous n’avez

Pas de trou où faire un cuicui

Coin Coin

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13 avril 2011

Auch ich war in Armenien / SIOUNIK MAGNIFICAT en allemand

Filed under: LIVRES — denisdonikian @ 4:15

Neuerscheinung beim einzigen armenischen Verlag Deutschlands Hay Media

Auch ich war in Armenien.
Wanderung durch das Hochland von Syunik.
aus dem Französischen von Christa Nitsch.

2011. 92 Seiten, mit 14 Abbildungen.
Paperback. € 9,80 (D)
ISBN 978-3-86320-010-7

Dieses Reisebuch ist die Beschreibung einer Wanderung auf den Wegen Armeniens, in der die Begegnung mit Landschaften, historischen Bauwerken und Menschen thematisiert wird. Doch weit davon entfernt, ein schlichter journalistischer Rechenschaftsbericht zu sein, verquickt es Liebesdichtung und ethnographische Skizze, spirituelle Suche und soziologische Fragestellung.  Der Autor ist humorvoll, er kritisiert oder staunt – je nach beobachtetem Phänomen. Dadurch wird “Auch ich war in Armenien” zu einem polyphonen Lied. Der Schritt des Wanderers, sein Blick und sein Wort durchmessen eine bestimmte Region Armeniens: von der Stadt Sissian zum Dorf Tatev führt der Wander- und Leseweg durch zerklüftetes Bergland, vorbei an einsamen Weilern in unbekannte und raue Gegenden von einmaliger Suggestivität.

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Traduction par CHRISTA NITSCH, photo de couverture : REMY PRIN . Editions : HAY MEDIA VERLAG

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SIOUNIK MAGNIFICAT en français, cliquer ICI

4 avril 2011

Commémoration unitaire du génocide arménien de 1915, Dimanche 10 avril 2011,

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 3:14
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Déclaration du Collectif Biz Myassine.

Comme chaque année, depuis 2007, et pour sceller leur volonté de rapprochement, d’écoute et de respect mutuels, le Collectif Biz Myassine (Nous ensemble) réunira des Français d’origine turque et d’origine arménienne, à Paris, devant la statue du Père Gomidas, dont la figure résume à elle seule l’histoire du génocide des Arméniens de 1915. Cette initiative s’avère aujourd’hui d’autant plus juste qu’elle s’est toujours adressée aux consciences individuelles désireuses d’avoir les yeux ouverts sur le passé douloureux qui a été à l’origine d’une hostilité vieille d’un siècle. Aujourd’hui, le tournant est pris et il est irréversible. Après la campagne de pardon initiée par quatre intellectuels turcs à la fin de l’année 2008, des ponts ont été jetés entre les sociétés civiles arménienne et turque.  Certes des obstacles subsistent encore. De part et d’autre, des esprits s’arc-boutent sur des positions personnelles ou collectives, d’autres franchissent le pas vers une compréhension réciproque. C’est que les consciences des uns et des autres sont nées dans des douleurs et des histoires si différentes que les rapprochements demeurent difficiles. Cependant chacun sait en conscience que le désir d’Europe de la Turquie ne pourra se réaliser sans qu’elle accomplisse pleinement ses obligations envers les erreurs du passé. La pacification des consciences est à ce prix.

Il importe que sympathisants et Français, d’origines arménienne ou turque, viennent nombreux, ce 10 avril, loin des discours et en dehors de toute association, à titre individuel, pour montrer ensemble qu’il n’y a d’avenir viable s’il n’est construit sur la vérité historique et la transparence des relations humaines. Les Arméniens ne peuvent fermer la porte aux Turcs de bonne volonté, ni les Turcs fermer les yeux sur la douleur arménienne.

Michel Atalay et Denis Donikian, fondateurs de Biz Myassine.

Dimanche 10 avril 2011, 11 heures. Place du Canada, à Paris.

1 avril 2011

L’humanitarisme, dernier avatar du négationnisme

Filed under: CHRONIQUES à CONTRE-CHANT — denisdonikian @ 8:03
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Tout est bon à la méchanceté pour se couvrir sans craindre le ridicule, même se couvrir de bonté. Ainsi fait l’Etat turc dont la dernière trouvaille pour faire oublier qu’il est l’héritier actif d’un génocide est de proclamer des sentiments humanistes partout où le monde l’exige, sauf chez soi, bien sûr.

Cette méthode viendrait en complément de sa subtile stigmatisation des Arméniens en ce qu’ils seraient éduqués à la haine. Et comme rien n’est plus européen que de haïr la haine, la Turquie se donne des airs de dignité démocratique en chantant à l’unisson des idéaux  occidentaux, de manière à faire oublier qu’elle porte en elle un génocide, tue ou coffre journalistes et religieux, terrorise, menace, assimile ou massacre des individus ou des populations au sein de ses frontières et même au-delà.  Décrire les Arméniens comme haineux, c’est forcément chercher à se placer dans le symétrique opposé, à savoir l’humanisme. Je tue, je tire bénéfice de ce meurtre, puis je proclame le meurtre hors-la-loi et immoral. C’est que la Turquie sait comment se façonner une virginité en parlant d’éthique tout en pratiquant en sous-main une politique continue du nettoyage par le sang. Elle sait prendre le masque du vrai ou de la respectabilité pour camoufler des pratiques propres à préserver ses intérêts, son territoire, ses ambitions.  Elle est capable d’user de mots pour déshumaniser ses ennemis alors que ces mots lui sont en tous points applicables.  L’art de brouiller les cartes, de détourner le sens des concepts, de fasciser le vocabulaire. Ainsi en est-il du mot terrorisme appliqué aux Kurdes par la Turquie. Or qui est le plus terroriste, du Kurde qui défend son droit à être lui-même là même où il a toujours vécu, ou de l’Etat turc qui lui défend d’avoir ce droit ? Tout le monde sait qu’un Etat peut être terroriste. Mais la Turquie est arrivée à imposer au monde l’idée selon laquelle seuls les Kurdes sont terroristes, et ce par la grâce de sa diplomatie, celle-ci étant comprise comme une manière de subvertir la sémantique universelle au profit d’une sémantique de l’intérêt national. Exactement de la même façon que le bloc communiste utilisait le mot république pour camoufler sa dictature dite prolétarienne.

Autre mode de camouflage du génocide, l’histoire. En effet, quoi de plus respectable que la vérité historique ? Quoi de plus respectable que le respect des faits, rien que des faits ? C’est que le fait devrait défaire l’opinion et conduire tout être raisonnable à adhérer à une vérité démontrée par les documents. Dans le litige qui porte sur la dénomination des événements de 1915, les Turcs avancent et proclament partout qu’il faut donner la parole aux historiens, rien qu’aux historiens. Respecter le verdict de l’histoire, voilà qui est fort respectable. Et ceux qui n’y souscrivent pas encourent le risque de se mettre automatiquement au ban des nations civilisées. Or pour les Arméniens, l’histoire s’est déjà maintes fois prononcée, ne serait-ce que par la bouche des rescapés ou celle des spécialistes. Se remettre à table, c’est pour eux entrer dans un jeu de dupes, tant le négationniste, fût-il « historien », manipule, ratiocine, au gré d’une mauvaise foi manifeste, de mille et une contorsions de la réalité, au profit non de la vérité universelle, mais d’une vérité nationale. Or les Arméniens ne font rien d’autre que d’opposer l’universel au national, la vérité selon les hommes à la vérité selon l’Etat turc.

Aujourd’hui, dans sa course à la respectabilité,  la Turquie se drape dans les valeurs du monde occidental, oubliant volontairement qu’elle a d’abord à mettre ces valeurs à l’épreuve de ses propres pratiques démocratiques. C’est pourquoi tout sonne faux dans la bouche de Monsieur Erdogan quand il s’indigne sur le sort des Palestiniens, quand il se jette à leur secours ou à celui des ressortissants libanais de Lybie. Mais la vérité – sinon le camp – du personnage, avide d’honneurs et de respectabilité, s’est révélée avec l’acceptation  du Prix international Kadhafi pour les Droits de l’Homme en novembre 2010.

C’est dans cette même perspective que se situe la déclaration d’Ahmet Davutoglu, Président du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale le 21 mars dernier :

« Dans l’Europe d’aujourd’hui, de plus en plus diverse, nous ne devons jamais oublier le principe fondamental selon lequel tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. […]  Aujourd’hui plus que jamais, alors que nous relevons les défis de nos sociétés en mutation, nous devons lutter contre toutes les formes de racisme et de xénophobie. […] Le Conseil de l’Europe est résolu à poursuivre son action, en utilisant tous les moyens dont il dispose – notamment la Cour européenne des droits de l’homme, la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance et le Commissaire aux droits de l’homme – pour veiller à ce que nul ne soit victime de discrimination ou exposé à la haine en raison de sa race, sa couleur, son sexe, sa langue, sa religion, son origine ou d’autres motifs ».

Ecce Homo.

 

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Nouvelle poussée d’humanisme d’Erdogan ICI

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