Ecrittératures

2 avril 2013

Vivre en écriture (9)

Filed under: VIVRE en ECRITURE — denisdonikian @ 12:00

yevro

Emotion longue : La création du site Yevrobatsi.org

Au milieu des années 2000, alors que l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne redevient actuelle, avec quelques amis nous décidons d’ouvrir un site Internet non seulement pour afficher l’opposition de la communauté arménienne mais affirmer et défendre les valeurs sur lesquelles repose l’Europe. Nous prenons alors pour devise une phrase de Montesquieu : « Si je savais quelque chose utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie, et qui fût préjudiciable à l’Europe, ou bien qui fût utile à l’Europe et préjudiciable au genre humain, je le regarderais comme un crime. »

 Ci dessous, voici la présentation du site qu’on m’avait demandé pour Wikipedia :

Le site Yevrobatis.org a été créé le 21 janvier 2004 et s’est arrêté de fonctionner durant l’été 2008, réunissant une poignée de Français d’origine arménienne, venus d’horizons divers, et partageant les mêmes idéaux sur le forum première version des Nouvelles d’Arménie magazine. Il s’agissait de Sonia Podetti, Isabelle Marilier, Micha Karapétian, Didier Kalionian et Denis Donikian. Le titre Yevrobatsi ( l’Européen) trouvé par Micha Karapétian avait d’abord pour objectif de défendre les valeurs européennes contre les velléités d’intégration d’une Turquie négationniste. Denis Donikian, rédacteur en chef du site, tenait une rubrique destinée à donner périodiquement le ton et l’orientation du site. Intitulée « Tebi Yevroba » ( Vers l’Europe), elle constituait, en accord avec les articles proposés, un véritable laboratoire d’idées autour de la question européenne à la lumière du génocide des Arméniens et du négationnisme persistant de l’État turc, sans pour autant négliger de porter la critique sur les perversions culturelles et les atteintes aux principes européens rencontrées chez les Arméniens tant dans la diaspora qu’en Arménie. De fait, le site s’est vite orienté vers une défense active des droits de l’homme tous azimuts. Yevrobatsi.org a rapidement évolué vers un « mélange » où se côtoyaient informations, réflexions et culture. Les articles étaient âprement discutés au sein du groupe fondateur, jusqu’au moment où apparurent les fissures qui devaient conduire aux premiers abandons. Parmi les traducteurs de cette première période, il faut noter le nom de Louise Kiffer, tandis que le peintre Chant Avédissian jouait le rôle de correspondant à Erevan. Une seconde vague de participants est venue s’intégrer au noyau fondateur de Yevrobatsi : Christopher Atamian (correspondant à New York), Didier Torossian ( traducteur), Valère ( dessinatrice), Harry Hagopian (spécialiste du Moyen-Orient), Doan ( dessinateur) et Georges Festa (traducteur, qui fournira l’essentiel des articles de chaque semaine).

Le site Yevrobatsi.org a très vite fait autorité dans l’ensemble des médias arméniens de la diaspora française. Il se caractérisait par son rejet de tous les tabous, mais aussi par son franc parler, son sens du dialogue, son ouverture aux idées nouvelles, et minorités sexuelles, sans pour autant transiger sur l’essentiel, à savoir la reconnaissance par la Turquie du génocide des Arméniens en 1915 et l’ouverture de ses frontières avec l’Arménie.  Yevrobatsi.org a fait vivre des textes qui n’avaient nul autre lieu où s’exprimer. Pour mémoire ceux de Janine Altounian, Hélène Piralian-Simonyan, Martine Hovanessian… Parfois écrits uniquement pour lui (Dr Harry Hagopian). On y trouvait aussi des enquêtes sur la condition des femmes en Arménie (Chant Avédissian), une chronique de voyage en Arménie ( Rémy Prin : Le Patrimoinde de l’Extrême) des interviews d’acteurs communautaires ou autres ( Diamanda Gallas), des portraits d’artiste ou leurs œuvres ( Sergeï Paradjanov), une enquête intitulée VIVRE NOIR par Denis Donikian sur le prisonnier noir américain Kenneth Foster, déjà dans le couloir de la mort, au Texas. Par ailleurs, le site a été un galop d’essai pour un jeune écrivain comme Didier Torossian ou une dessinatrice comme Valère. Enfin, c’est sur Yevrobatsi que s’est exprimée pour la première fois une des voix les plus touchantes et les plus singulières de la Turquie : Ayse Gunaysu, dont on se rappelle encore la demande de pardon adressée au peuple arménien. Yevrobatsi.org n’a en effet jamais hésité à aller à contre-courant des idées dures de la communauté arménienne, en étant favorable au dialogue avec la société civile turque. Parmi les petites révolutions et réalisations de Yevrobatsi.org, on peut retenir, entre autres, qu’il aura été en France le premier site d’obédience arménienne à afficher des textes en turc, écrits par des Turcs, qu’il se sera efforcé de donner une vision réaliste de l’Arménie durant cette période, qu’il aura pris la défense de l’historien d’origine turque Taner Akçam, en proie à des harcèlements de tous ordres, qu’il aura lancé l’idée de fiches pédagogiques sur le génocide des Arméniens ( Petite encyclopédie du génocide arménien, conçue et écrite par Denis Donikian) et enfin qu’il aura organisé au Centre culturel international de Cerisy-la-Salle un colloque intitulé : Arménie, de l’abîme aux constructions d’identité, en août 2007, à l’initiative de Denis Donikian et de Georges Festa.

(Les chroniques de Denis Donikian dans Yevrobatsi.org ont été réunies dans Vers l’Europe, du négationnisme au dialogue arméno-turc, Erevan, Actual Art , 2008.)

(à suivre)

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13 commentaires »

  1. J’ai découvert ce site il y a quelques années, sans avoir noté les noms que je connais plus maintenant : Louise Kiffer, Denis Donikian, Georges Festa.
    Dommage qu’il ait eu cet arrêt mais j’imagine combien il est ardu de maintenir un site et surtout de le faire connaitre.
    Le Web est devenu un champ de bataille où il faut être nombreux pour maintenir les idées défendues. Et quand on voit la horde des sites négationnistes, il ne fait pas de doute que nos détracteurs sont déterminés.
    Que Yevrobatsi soit arrêté est une bataille perdue et cela m’attriste.

    Commentaire par antranik21a — 2 avril 2013 @ 8:51 | Réponse

  2. Ce site, tel qu’il est décrit ici et tel que je l’ai visité, fait certainement défaut, tant aux Arméniens modérés qu’aux Turcs progressistes. Toutefois je ne parlerai ni de champ de bataille ni de défaite mais plutôt d’une communication rétrécie et d’enseignements dilués.

    Le seul combat à mener, si il en est un, est contre nous-mêmes. La dissolution de Yevrobatsi en est peut-être l’une des illustrations. D’ailleurs je me demande souvent si il faut mieux prévenir, guérir ou modérer nos mauvais réflexes arméniens ou favoriser, maintenir et diffuser nos meilleures initiatives. Difficile de considérer l’un sans l’autre. Impossible de concilier l’un et l’autre?!

    Un autre combat, si l’on peut, contre la tournure du monde qui ne facilite pas vraiment la réconciliation turco-arménienne. Entre autres.

    Un ultime combat, qui n’aura pas lieu, contre le temps. Notre éternel allié à condition de lui donner un sens et une direction. A vrai dire, nous avons parfois du mal à accepter notre second rôle dans ce très long métrage. Le premier rôle est turc!

    Commentaire par Nemo — 2 avril 2013 @ 9:52 | Réponse

    • Tout à fait d’accord pour le fond. Il y a deux niveaux dans nos relations avec les turcs : celui du peuple et celui des dirigeants.
      Et la tournure des événements ne joue pas en faveur de nous, à moins d’un miracle…
      Quant à notre second rôle, il est clair que ce n’est pas celui du méchant car plus le temps passe, moins les gens ont envie d’applaudir la grande vedette.

      Commentaire par antranik21a — 2 avril 2013 @ 10:17 | Réponse

    • Le premier rôle est turc! » dis-tu camarade Nemo. Je ne suis pas tout à fait d’accord.
      Tel un camelot qui vocifère et se démène, multipliant les postures obcènes, la Turquie est prête à toutes les contorsions pour occuper le devant de la scène. Mais un jour elle devra arrêter sa pitoyable représentation au monde et à elle-même.

      Et voici à quoi ressemblera le dernier gardien du temple négationniste retranché dans son bunker d’Ankara*:

      *Scène finale du film d’Elia Kazan « Un homme dans la foule »

      Commentaire par Rui — 2 avril 2013 @ 11:12 | Réponse

      • Le premier rôle a toujours été celui des âmes errantes et des fantômes. Et contre eux, le poignard ne peut rien.
        La question de savoir si la Turquie rejoindra ce bateau ivre et épuisé de tant se dégueuler dessus qu’est l’Europe putassière du fascisme capital n’est plus d’actualité. La question est de savoir si la Turquie survivra. Pour le reste, je suis intranquillement confiant.

        Commentaire par Rui — 2 avril 2013 @ 11:24

  3. Yevrobatsi m’a beaucoup appris sur notre communauté en général et ses errances en particulier et surtout, m’a permis de découvrir l’existence d’un écrivain de grand talent (dont j’ai lu tous les livres ou presque), capable aussi de mettre en avant celui de beaucoup d’autres personnalités dont j’ai aimé suivre les tribulations (Rémi Prin) ou le travail (George Festa ) Louise Kiffer occupant une place à part dans mon coeur . Ce fut une belle aventure.

    Commentaire par Dzovinar — 3 avril 2013 @ 5:34 | Réponse

  4. Hrant Dink est une vedette en puissance, Taner Akçam a tout du premier rôle. Que sommes-nous comparés à eux? Nous manquons d’humilité et de clairvoyance dans l’interprétation de notre rôle. Notre vocation ne consiste pas à nous perdre dans un dialogue de sourd contre les négationnistes. Ils ne doivent ni nous obséder ni épuiser nos forces.

    Nous n’avons pas les moyens de notre agressivité. En quelques semaines, L’Arménie pourrait être rayée de la carte et il suffirait de peu à la communauté internationale pour « oublier » ce bout de Caucase. Et nous entendons contraindre par la force ou la menace nos voisins turcs? Ce n’est pas sérieux.

    Nous sommes contraints à notre second rôle, notre rôle historique pour ainsi dire.

    Commentaire par Nemo — 3 avril 2013 @ 9:05 | Réponse

    • Vision clairvoyante de Nemo à laquelle j’adhère volontiers, tout en étant triste car l’avenir de l’Arménie tient sur une corde raide.
      En tenailles entre deux pays, l’un aux dents longues de loup (gris), l’autre à la gueule de chacal prêt à dépecer, il s’en faudrait de peu mais je ne crois pas à un tel scénario.
      Il est révolu temps des massacres en catimini et si demain un affrontement se produisait, il y aurait du répondant de tous bords pour ne pas laisser crucifier un peuple qui l’a été trop souvent.
      Oui, Hrant Dink et Taner Akçam sont les figures de proue d’un devenir plus digne d’une grande nation telle que la Turquie.
      Mais quand vont-ils mettre un bémol sur leur orgueil, ouvrir leur yeux sur leur passé dissimulé et reconsidérer leur façon de voir le guiavour ?
      De notre coté, il faut changer (chez certains d’entre nous) notre ancrage sur un traité de Sèvres qui est mort-né et ne ressuscitera jamais.

      Commentaire par antranik21a — 3 avril 2013 @ 10:13 | Réponse

      • Je crois la situation géopolitique de l’Arménie précaire. Et elle ne m’intéresse pas outre-mesure : j’ai davantage d’attachement pour l’Arménie disparue que pour l’Arménie subsistante.

        Je dirai que le « quand » importe peu. Seule la manière compte. Et si nous devions faire le premier pas, il serait d’abandonner définitivement toute idée de réparation matérielle, financière ou territoriale.

        Commentaire par Nemo — 3 avril 2013 @ 11:16

  5. Pour moi il y a surtout un problème de sclérose de part et d’autre. Turcs, Arméniens, et les autres, c’est toute la région qui est pourrie par le nationalisme et les mythes collectifs construits pour se différencier de l’Autre, cet autre qui est trop ressemblant.
    Il faudrait peut-être songer à soulager tout ça pour prévenir les horreurs à venir, avec en ligne de mire les enfants de demain et non les cadavres du passé.
    Comme les Juifs et les Turcs (et un tas d’autres), les Arméniens manquent généralement d’humanisme. Ou disons que l’humanisme que nous possédons individuellement s’efface dès que le tribalisme pointe son nez. L’amitié entre les peuples n’existe pas, il faut donc avoir une vision au-delà des relations inter-peuples (forcément froides, cruelles et porteuses intrinsèques de génocide et d’assimilation). Une vision régionaliste soulignant les proximités culturelles, historiques et génétiques serait déjà un moindre mal qu’une pépinière de nationalismes absolus et irréconciliables. Après…
    Il y a aussi une dimension de respect. Le grand drame des Arméniens est d’être devenus progressivement des hommes de seconde catégorie sur leur propre territoire au fil des siècles. Le Karabagh (et avant, Zeytoun, Sasun, Kapan et le Karabagh encore, Van…) a secoué cette image de bétail et c’est capital, mais il faut du temps au berger pour accepter que ses brebis se sont émancipées pour devenir des hommes. La première réaction est la destruction du bétail rebelle… C’est toujours la mentalité en Azerbaijan, ce fut la mentalité dans l’Empire Ottoman il y a 1 siècle et ça n’a pas entièrement disparu, houlà non. Il faut du temps et 10 fois plus d’efforts pour se faire respecter que d’autres peuples qui n’auraient pas connu cette situation d’esclavage.
    Les Noirs se battent pour obtenir la même reconnaissance avec autrement plus de visibilité et ils n’en sont pas encore arrivés au bout…
    Les Juifs… Les Juifs sont le bouc-émissaire du monde et c’est en même temps leur force, ce statut si original de parias d’élite.
    Les Arméniens, conquis de longue date mais déracinés récents, sont à la croisée des chemins. Personnellement je ne souhaite pas suivre la voie des boucs-émissaires du monde (place qui est déjà prise de toute façon et bien défendue).

    C’est un combat long, que cette lutte digne et âpre pour arracher aux yeux de l’autre une qualité d’égal, d’être humain.
    Un des effets pervers d’une certaine forme de lutte pour la reconnaissance (du Génocide) axée sur le Juridique et l’aide des Puissances est qu’elle remet l’ancien esclave dans son statut de victime et d’objet de haine.
    Voilà pourquoi les plaintes en Justice contre propos antisémites entretiennent l’antisémitisme en faisant du Juif un faible agneau protégé par un enclos judiciaire que tous attendent de voir tomber (à la faveur de troubles) pour le dépecer ou simplement regarder faire.
    Il ne faut pas oublier que la seule Loi naturelle est celle du plus fort, de celui qui donne la mort et que les systèmes alternatifs que nous fabriquons ne sont que fragiles en comparaison, prompts à disparaître dès que la société est bouleversée (et elle est régulièrement bouleversée, c’est inévitable). Dans ces moments-là, malheur à ceux qui ont cru à la Justice de Dieu ou des Nations, malheur à eux ! Ils ont oublié les lois essentielles du monde animal. Et c’est pour ça que le christianisme a été mortellement toxique pour les Arméniens : il a aveuglé nos pères, leur a fourni un dérivatif bien inutile à leur situation misérable. Ceux qui se soulevèrent en définitive… Ne furent pas assez nombreux et attirèrent la folie meurtrière des bergers décadents sur tout le troupeau, troupeau tout anesthésié de cette drogue apostolique qui était en même temps ce qui maintenait bien ensemble ce troupeau (sans l’Eglise, nous serions tous aujourd’hui des Turcs comme les autres… Ou bien les Turcs seraient des Arméniens musulmans, c’est également fort possible !).

    Après je ne dis pas que le combat juridique est vain ou inutile, mais il faut avoir conscience de ses (dramatiques) faiblesses et mener des combats plus profonds (Hrant Dink fut un de ces combattants essentiels), plus humains. Des combats d’hommes à hommes, sans intermédiaire pervers (et je parle aussi bien de main tendue, de rapprochement sincère avec les Turcs et les Azéris, que de défense armée comme au Karabagh).
    Mais peut-être que c’est par des intermédiaires (communauté internationale, groupe de Minsk…) que la situation pourra se solder autrement que par d’autres massacres. Peut-être. C’est juste des pistes de réflexion.

    Commentaire par Jean — 3 avril 2013 @ 3:19 | Réponse

  6. Sinon j’ai compris la phrase de Nemo qui faisait tiquer Rui comme ~ »le Génocide est d’abord un problème interne de la société turque : nous pouvons leur servir de rappel mais ce sont eux qui accompliront le travail de reconnaissance, de guérison. N’étant plus présents sur les lieux du drame, nous ne pouvons être acteurs principaux. Les Arméniens et autres Crypto-arméniens de Turquie, Turcs et Kurdes avec grand-mère arménienne cachée puis redécouverte par contre le sont. »
    Et si c’est ça je pense qu’il a pas mal raison. La globalisation du monde et internet nous faisant revenir au premier plan néanmoins avec l’extension du « Village Mondial » et l’émigration à leur tour des Turcs dans les mêmes pays que nous.

    Commentaire par Jean — 3 avril 2013 @ 3:38 | Réponse

  7. Merci Denis pour cette mise en perspective réconfortante. Pour ma part, j’ai eu à coeur de préserver les articles traduits – quitte à les retraduire – et à continuer cette belle entreprise sous une forme plus personnelle, mais en restant toujours à l’écoute des différents champs de connaissance (cinéma, histoire, critique littéraire), en ajoutant l’espagnol à l’italien et à l’anglais. Ainsi cette arche de Noé qu’était Yévrobatsi continue-t-elle de naviguer. L’Arménie ? Graal, Toison d’Or ? Plus simplement, une part d’humanité que d’aucuns ont voulu effacer, mais qui renaît tel un phénix. Plus forte encore.

    Commentaire par george — 4 avril 2013 @ 3:11 | Réponse

  8. Je reviens à contre temps sur ce fil; Ceci relève davantage de la question que de la proposition, peut-être une faiblesse de ma part : la restauration d’un nouveau site, mûrement réfléchi, serait-elle envisageable? Je crois qu’elle serait souhaitable. Reste à mesurer les motivations de chacun et le cap à suivre.

    Commentaire par Nemo — 8 avril 2013 @ 9:21 | Réponse


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