Ecrittératures

3 mai 2013

Réponse à un contradicteur énervé

Filed under: CHRONIQUES à CONTRE-CHANT — denisdonikian @ 2:57

Pavel Djankirov

Dessin de Pavel Djankirov

Réponse à Maître Haytoug.

Comme je n’écris pas par choix sur le forum d’Armenews et que maître Haytoug m’a une fois de plus fait l’insigne honneur  d’être mon contradicteur, je lui réponds ici.

Je connais sa rhétorique depuis l’époque de Yevrobatsi, je sais bien où elle prend sa source dans sa formation intellectuelle ( si on peut l’appeler ainsi), même si je dois admettre que depuis l’homme a changé de fusil mais pas d’épaule. C’est d’autant plus vrai qu’il n’a lu qu’une partie de mes livres sur l’Arménie et qu’il fait dans ma modeste production un tri qui convient seul à sa démonstration pour ne pas dire à l’idée qu’il se fait de moi, à savoir quelqu’un qui n’a que la haine à la bouche pour tout ce qui est arménien. La différence entre Haytoug et moi, c’est que quand les trains d’un pays arrivent à l’heure une seule fois sur dix,  lui ne voit qu’elle, et moi je dénonce les neuf autres, sachant que c’est tout le pays qui est désorganisé.

Evidemment, je ne ferai pas une explication de texte de mon propre texte, mais Haytoug se garde bien de s’en prendre au thème central pour critiquer les parties de ma démonstration.

L’une d’elle, c’est l’obsession du génocide dont font preuve les Arméniens ( et qui selon moi  les empêche de porter leur attention sur l’état présent de la nation arménienne aussi catastrophique en matière de perte démographique que le génocide, aux dires des autochtones).  Pas d’obsession génocidaire  selon lui. Or cette explication n’est pas la mienne, je ne fais que relayer les alarmes des Arméniens d’Arménie.  Mais je la maintiens quand je dénonce le silence des dirigeants de la diaspora concernant les atteintes au droit en Arménie alors qu’ils déploient une énergie folle à réclamer justice aux Turcs. Forcément, cette dénonciation d’une pratique du « deux poids deux mesures » ne peut plaire à Maître Haytoug qui a une conception seulement arménienne du droit.

Oui, je dis obsession génocidaire, car cette diaspora n’a pas d’autre culture, vu que nos maisons censées la dispenser l’ont contaminée avec ça. Si bien contaminée d’ailleurs que cette culture, fermée sur elle-même, répétitive, folklorique, s’est totalement anémiée. Au point que si, par aventure, le génocide était reconnu, cette diaspora n’aurait plus rien sur quoi se reposer. Le génocide est tel qu’il a même contaminé  notre littérature. Certains de nos « grands » écrivains  actuels en ont d’ailleurs fait leur fonds de commerce. Aucun écrivain français contemporain digne de ce nom n’irait chercher son inspiration cent ans en arrière. Si  la littérature, c’est d’aller chercher ses sujets dans l’histoire et exclusivement dans l’histoire, il faudrait faire disparaître Balzac, Stendhal, et plus près de nous Proust, Céline, Camus ou Sartre. Mais chez nous l’histoire a perverti notre conscience du vivant. D’ailleurs, le dernier prix Henri Verneuil l’a démontré : dans le jury aucun littéraire, et l’attribuation du prix à un livre qui, une fois de plus, après le Sinoué, parlait du génocide.  Sans compter, que ce jour-là sont venues sur le tapis des conférences sur l’éternelle rengaine du négationnisme. Comme si les auteurs invités s’étaient sentis pris au piège.

Dire que « Les Arméniens sont les moins bien informés au sujet de leur passé et de leur histoire. » pour affirmer qu’il n’y a pas de passéisme pathologique chez nous n’est pas un contre-argument satisfaisant pour la bonne raison que les gens n’ont pas le temps de se farcir des livres entiers sur l’Arménie ancienne. Mais ceux qui le prennent vont forcément chercher leur identité dans ce genre de livres qui ont proliféré depuis la fin des années soixante. Il suffit d’aller chez Samuelian et de faire la part des ouvrages portant sur l’histoire ou le passé arménien et celle consacrée aux thématiques contemporaines. Consternant.

Je ne dis pas qu’il faille négliger cette connaissance du passé mais que chez nous c’est le passé en lui-même qui occupe la majorité de notre cerveau, et ce en raison d’un matraquage constant de la part des acteurs « culturels » qui oeuvrent soit dans l’écrit soit dans la communication.

Je ne parle pas des érections de khatchkars, des expositions sur nos villes d’origine, nos livres anciens etc.

Le résultat, c’est que nous avons dégoûté la jeunesse qui nous voit comme des personnes hantées par la tyrannie génocidaire. C’est que la mort et l’excès de mémoire ne sont pas des choses assez aimables pour des esprits tournés naturellement vers la création, le neuf, pour tout dire l’avenir. Etonnons-nous après cela que la diaspora se réduise comme une peau de chagrin et « s’en foute » comme le dit Maître Haytoug.

« Sans savoir suffisamment d’où on vient, on ne pourra pas savoir vers où on va. » Certes, mais ce n’est pas seulement affaire d’histoire, sinon de culture dans le sens où ce terme se comprend comme une appréhension raisonnée du passé impliquant aussi bien le maintien des valeurs que la critique de ces mêmes valeurs. Un peuple ne peut pas se perpétuer si ses valeurs vont à l’encontre de sa présence dans le monde et si elles deviennent source de souffrance. Où l’on va ? Mais cher Haytoug, on va à l’étranger car le pays ne permet plus de se maintenir dans l’existence ni comme élément d’une entité culturelle ni comme individu. D’ailleurs vous en êtes la preuve vivante.

Mais puisque vous aimez l’histoire, moi le larmoyant, moi le pleurnichard, je me verrai bien larmoyer comme Mikael Nalbandian ( (1829-1866) écrivant : « Nous n’avons pas voué notre existence et notre plume aux riches. Barricadés derrière leur opulence, ils sont protégés de la pire tyrannie. Mais l’Arménien, exploité non seulement par des étrangers, mais par ses propres élites, son propre clergé et sa propre intelligentsia mal éduquée, voilà l’Arménien qui mérite et exige notre attention ». Mais aussi pleurnicher comme Aristakès Lastivertsi qui écrivait dans son « Histoire d’Arménie ou Récit des malheurs de la nation arménienne » : « La loi de la justice est remplacée par l’injustice. La passion de l’argent est aujourd’hui davantage goûtée que l’amour de Dieu. L’argent, et non le Christ, est objet d’adoration. Résultat, tout sens d’ordre est remplacé par le chaos. Les princes sont devenus complices des voleurs, au service de l’argent. Ivres de vengeance. Les juges sont devenus vénaux et, en échange de pots-de-vin, font insulte à la justice et ne défendent pas les droits des orphelins. » Cela ne vous rappelle rien, maître Haytoug ? Vous êtes intelligent, vous avez une passion pour l’histoire et vous, Canadien d’adoption, vous allez une fois par an au pays pour faire comprendre aux jeunes qu’il faudra y rester. Oui, n’est-ce pas ? On est à la veille de la chute d’Ani, laquelle en réalité était pourrie jusqu’à l’os. Lastivertsi  met à nu les prolégomènes de son délabrement, quand un roi ne prend plus soin de son peuple, que les élites se préoccupent moins de bâtir un Etat que d’accumuler des richesses, mus uniquement par un égoïsme sans entrave.

Vous osez dire, sans m’avoir lu et même sans avoir compris le fin du fin de mes récriminations contre le régime actuel : « dix ans à dégueuler sur soi-même, les siens et sa patrie, sans jamais rien dire de bien, de positif, de prometteur au moins ! car même l’espoir est banni, dans cette vision infernale de notre réalité.
 » Mais qu’avez-vous écrit vous–même sur Lévon Ter Pétrossian ? Et vous me récusez le devoir de dénoncer ce que je  crois pas ne pas être  juste ? La différence entre vous et moi, cher Maître, c’est comme dirait Camus, que vous vous êtes du côté de ceux qui font l’histoire, moi du côté de ceux qui la subissent.

Pour finir, Sèda Mavian ni moi-même ne sommes tombés dans aucun piège. Nous avons simplement répondu à une invitation dont les termes étaient définies d’avance. Nous avons tenu le langage qui a toujours été le nôtre. Car nous estimons qu’un 24 avril, jour de deuil et de mémoire, peut être aussi  un jour qui permet de poser une pierre pour l’avenir. D’ailleurs, les jeunes qui étaient présents dans la salle, l’ont bien  compris. Il n’y avait pas que des clones Haytoug dans la salle. Dieu merci.

 Denis Donikian

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64 commentaires »

  1. Voir ce cuistre guignolesque de Maître Haytoug se fendre d’une bulle inquisitoriale à l’encontre de Denis Donikian est d’un pathétique quasi-surréaliste.
    Surtout lorsque l’on connait assez l’un et l’autre pour distinguer aisément le bon grain (de vie, toujours et malgré tout) de l’ivraie (rance et stérile).
    M’étant moi-même aventuré quelques temps dans ce marais stygien, cette vitrine de monstrueuse camelote, bref cette honte sans nom qu’est trop souvent le forum des Nouvelles d’Arménie, j’ai pu faire connaissance avec se misérable Maître Haytoug. Je reste persuadé que même lorsqu’on lui sert du « maître » par dérision, sa vanité est telle qu’il ne peut s’empêcher de s’en réjouir.
    A de nombreuses occasions j’ai pu jauger la « profondeur » et la noirceur de sa « pensée » et surtout l’arrogante vulgarité avec laquelle il l’assène.
    Me revient en mémoire avec quelle délicate misogynie ce phallocrate primitif traitait de « putes » toutes les jeunes arméniennes qui avaient la diabolique idée de s’habiller court.
    Inaltérable et compulsif est son style qui empeste la suffisance méprisante, la morgue du cuistre qui se pare de soieries pour mieux chier sur tous ceux qui ne pensent pas comme lui.
    Il faut bien comprendre que derrière ses arguties de lécheur de barreaux, se cache mal un personnage médiocre en tous points de vue.
    Et en termes de vulgarité et de médiocrité, sa dernière adresse à Denis Donikian est une perle.
    Toute son intervention suinte le mépris, l’arrogance et n’est une suite d’insultes personnelles. Qu’un personnage de si faible stature croie sincèrement à la supériorité de sa pensée sur celle, sincère et argumentée, d’un autre relève de la maladie mentale.
    Que Haytoug soit malade de pathétique vanité et travaillé de rances et funestes idées n’est pas grave en soi. Il ne serait pas le seul en liberté.
    Le problème vient du fait que ce toxique électron puisse avoir une quelconque influence et se parer d’une quelconque représentativité au sein de la communauté des emmurés qu’il abuse.
    Hélas, ayant un jour alerté le directeur des Nouvelles d’Arménie de l’action délétère menée par Maître Haytoug à travers sa position de modérateur-maitre omnipotent sur le forum de merde attenant à la boutique d’Ara Toranian, ce dernier m’a répondu texto « j’ai toute confiance en Haytoug Chamlian dans l’exercice de ses fonctions ». Voilà qui est un langage clair et tranché de la part de ce même propriétaire de tabloïd comunnautaro-publicitaire qui, acte de bravoure journalistique parmi tant d’autres, a répondu à la communauté arménienne de Nice en voie de spoliation papale qu’ils pouvaient toujours crever.
    Aux commandes du forum des NAM , Maître Haytoug est donc dans son élément, la symbiose est parfaite. Ce petit rappel avait pour but de rappeler d’où parle Maître Haytoug (et par là même relativiser l’attention à lui porter).

    Alors revoici ce Maître des Vanités et des Impostures tancer Denis Donikian et le vouer au pilori pour pensée déviante. Privé de sa possibilité, Haytoug n’aime pas la pensée. Et tout ce qui n’éructe pas dans son sens est mal.
    Haytoug n’aime pas les promeneurs, ces pélerins qui inscrivent leur pensée dans leurs pas, surtout si ces aimants solitaires se meurent de frères à rencontrer, de routes à partager.
    Haytoug est un drôle pas très inventif qui nous ressert l’antienne resucée jusqu’à l’os de « la haine de soi ». Il faudrait lui dire qu’elle est usée jusqu’à la corde cette Selbsthass-muselière.
    Médiocre plagiaire, Maître Haytoug semble ignorer que cette accusation de « haine de soi » fut et reste utilisée jusqu’à la nausée par les thuriféraires inconditionnels de la politique de l’état d’Israel, entre autres, dans le seul but de faire taire tous ceux qui émettraient la moindre critique à l’égard de ladite politique.

    Ne pas dénoncer l’orgie prédatrice qui saigne le peuple arménien est un acte de collaboration. Aimant malgré tout ceux qu’il estime être son peuple, M. Donikian n’a pas vocation de collaborateur, lui.
    Non ce n’est pas Denis qui, comme le dit si délicatement ce Cher Maître Haytoug, a passé « dix ans à dégueuler sur soi-même, les siens et sa patrie » dans une quelconque exploration morbide des « confins extrêmes du masochisme », c’est bien notre magistral museleur qui a passé sa vie a collaborer avec les instances qui oppriment et exploitent les Arméniens, qu’ils soient exilés en Mer Hayrénik ou en diasporas.
    Non Cher Maître en Médiocrité, ce n’est pas Denis qui est un promeneur solitaire, c’est vous qui êtes à la tête d’une armée de bataillons fantoches et de ruminations rances. Tout est faux chez vous, tout pue l’imposture et le mépris maladif.
    Vous n’êtes qu’un propagandiste du status quo. Vous êtes l’apôtre hypocrite de la complaisance dans ce que les Jeunes-Turcs ont fait de pire aux Arméniens non-exterminés: les avoir assez empli de mort pour qu’ils s’exilent de leur propre vie, assez souillé leurs esprits de haine pour que Talaat et le diable se marrent depuis 98 ans. Et pour longtemps encore si cela ne dépendait que de vous.

    Et vous osez insinuer, misérable, que lors de son déplacement à Genève M.Donikian a poignardé les victimes de 1915 et trahi leur mémoire ?!
    Qui trahit, qui insulte, qui continue l’oeuvre de mort ? Dire à un Hayastantsi « meurt aujourd’hui en silence en ce jour sacré de commémoration des morts d’hier » c’est continuer l’oeuvre des annihilateurs passés et leurs complices présents.

    Pour terminer, Cher Maître en Abjection, je te rappellerai de quelle manière tu as insulté un ami qui m’est cher. A cet Arménien d’Istanbul, tu avais lancé que si lui et les siens étaient resté en vie, c’est parce qu’en 1915 ils avaient trahi et vendu leurs frères, comme un fameux Megerditch de triste mémoire. Désolé de t’apprendre Cher Maître en Insignifiance que mon ami que tu as douloureusement offensé est vivant comme jamais tu ne le seras, pleinement Arménien comme jamais tu n’oseras être humain et qu’il encule chaque jour tous les Talaat et ses sicaires, conscients ou pas, dont tu fais partie.

    Alors, sans être dans le secret des dieux, je n’ai aucune peine à deviner que Denis continuera son pélerinage en humanité en crachant sur les médiocres museleurs de ton espèce.
    Et je t’informe: tu es trop insignifiant pour l’entraver de quelque façon.

    Rui

    Commentaire par Rui — 3 mai 2013 @ 4:00 | Réponse

    • C’est une peine honorable mais perdue d’avance, cher Rui, que de répondre à ces gens-là. Je viens de goûter à leur disposition au débat. Si je ne suis pas surpris du résultat, l’impasse où cela nous mène est toujours désespérante.

      Commentaire par Nemo — 3 mai 2013 @ 5:59 | Réponse

    • Gardez-vous d’être estimé par un type pareil, ça voudrait dire que vous avez commis une faute morale quelque part.

      Commentaire par denisdonikian — 10 mai 2013 @ 11:07 | Réponse

  2. Intervention très pertinente Nemo (sur les NAM).

    Rui, les êtres qui nous blessent ne sont pourtant pas tout noirs ou tout blancs. Pour te dire que je te trouve peut-être un peu excessif, mais si touchant dans l’expression de ta révolte face à l’injustice faite notre ami. Cependant, je te concède volontiers qu’il est difficile de rester « mesuré » lorsque l’on est en colère. Et puis, Haytoug l’a bien cherché …

    Commentaire par Dzovinar Melkonian — 3 mai 2013 @ 8:36 | Réponse

    • Non Dzovinar, je ne suis en rien excessif: Haytoug est un e… pervers auquel un épicier aussi radin qu’opportuniste se prenant pour un baveux de haute presse a donné un pouvoir de nuisance inconsidéré. Je n’ai pas écrit ce que j’ai écrit pour défendre Denis (il n’a surement pas besoin de moi, son talent le met à l’abri des invectives de ce fédaï de backroom) mais parce que je le pense sincèrement. Haytoug, lui, continue d’être ce qu’il est: un crachat purulent.

      Commentaire par Rui — 3 mai 2013 @ 9:31 | Réponse

      • Et puisque vous faites allusion à l’intervention bien sentie de Nemo sur le forum des Nouvelles d’Arménie (« 20 ans de combat pour la liberté », vaut mieux lire ça que d’être obligé de se faire lire son journal par son chien bien-voyant), sachez que le fédaï numérique m’empêche même de le lire. Mais peut-être pourriez vous être assez gentille pour poster le lien de cette page-ci sur le forum. S’il bannit tout le monde, il ne lui restera personne à censurer.

        Commentaire par Rui — 3 mai 2013 @ 9:40

  3. Bonjour,

    J’ai lu la réplique de Denis. Soit. C’est de bonne guerre. Nous aurons eu une autre polémique musclée – avec probablement quelques malentendus des deux côtés, mais bon, peu importe, on n’en fera pas un drame -. En ce qui me concerne, cela s’arrête donc ici.

    Pour ce qui est cependant du commentaire de Monsieur Ruy Belem, je ne peux faire que prendre acte de ce vaste débordement haineux (là, au sens vraiment littéral du terme, hélas). Ce sont ses opinions, aussi diffamatoires soient-elles, il les exprime comme il veut, et comme le responsable de ce site estime aussi qu’elles peuvent y être affichées, telles quelles, soit. Chacun assumera. Je n’ai pas à réagir non plus de la part d’Ara Toranian, NAM ou Armenews, au niveau de ce qui est dit à leur sujet.

    Cependant, pour ma part, je me dois de déclarer et d’affirmer formellement ceci : Ruy Belem m’attribue des propos que je n’ai jamais, aucunement tenus. Spécifiquement, au sujet des mini-jupes et au sujet de l’Arménien de Bolis qu’il évoque… Je ne sais pas de qui ni de quoi il parle. Je n’ai jamais rien dit de tel, en aucune manière, nulle part. Il doit me confondre avec d’autres, ou encore, présumer que je poste des écrits sous pseudo – ce que, en plus de dix ans, je n’ai jamais fait, pas une seule fois même, notamment sur Armenews – .

    Haytoug Chamlian

    Commentaire par Haytoug — 3 mai 2013 @ 11:56 | Réponse

  4. Rui, j’aurais bien volontiers posté le lien de cette page sur les NAM, mais j’en ai été « bannie » voilà quelque temps déjà – Ils ne savent pas ce qu’ils perdent LOL ! Tenter de rentrer par la fenêtre quand on me condamne la porte n’a jamais fait partie de mes acrobaties …

    Commentaire par Dzovinar Melkonian — 4 mai 2013 @ 4:08 | Réponse

  5. Quel mépris, quel arrogance
    faire du génocide un sujet de polémique en voulant le reléguer au musée de l’Histoire, reprenant ainsi l’antienne des négationnistes clamant haut et fort que ces événements certes regrettables, qui datent de 100 ans ne concernent en rien la France, ne concerne pas plus les nouvelles générations qui auraient la prétention de changer le cours des choses en Arménie.
    Avec tout le respect que je porte aux « dissidents » des NAM, pour les avoir fréquenté sur le forum, retranchés qu’ils sont dans leurs baronnies qui se veut élitiste et littéraire, je leur dit d’avoir un minimum de civilité à l’égard des forumeurs, des NAM , de son rédacteur, et de Haytoug.
    Les propos excessifs de Ruy Belem ne plaide pas en faveur du Ruy que j’ai parfois lu dans le forum, et toi Denis qui connais l’Arménie pour y avoir vécu et qui la porte encore dans ton cœur pour t’y rendre à la recherche du graal arménien, ressaisi toi.
    C’est vrai l’Arménie est malade, elle est aux mains de brigands, qui sont en train de vendre le Sionnie, fief d’Antranik, à l’ennemi et permettre ainsi la réalisation du grand rêve touranien.
    Les richesses du pays sont pillées, au profit de vils individus, avec exonérations fiscales, et magots dans des paradis fiscaux.
    Mais l’heure n’est pas à la division. Battons nous pour la Justice, oui , pour la réparation du génocide d’abord, et pour une vie meilleure au pays. ; l’un n’excluant pas l’autre.
    Tout autre démarche est illusoire, dont celle d’une reconnaissance au rabais !

    Commentaire par sam — 4 mai 2013 @ 1:15 | Réponse

    • Sam, ne me prends pas pour un idiot. Tu sais très bien que je milite pour la reconnaissance depuis le début du début, cad depuis 1963 à peu près, que je fréquente l’Arménie depuis 1969, que j’ai écrit plus de 300 fiches sur le génocide et que je ne suis pas homme à reléguer le génocide au musée de l’Histoire. Et je ne compte pas te faire une étude du texte que j’ai écrit. Mais s’il te plaît juge les choses sur pièce et relis ce que j’ai écrit. Tu verras que nous sommes tout à fait d’accord sur tout à une ou deux nuances près.

      Quant à la division, dis-moi qu’a fait Sarkissian lors des protocoles concernant la diaspora. Qu’a fait l’Arménie vis-à-vis des gens qui ont investi ou qui ont voulu investir au pays. Tu auras la réponse.

      Quant à la civilité ! S’il te plaît : être traité comme un vomisseur de haine ou je ne sais quoi par des gens qui n’ont pas lu mes livres n’est pas faire preuve d’honnêteté je pense. On sait d’ailleurs qui a commencé à mettre le feu à ces échanges

      Et maintenant Basta ! Ces polémiques sont stériles et ont assez duré.

      Commentaire par denisdonikian — 4 mai 2013 @ 2:59 | Réponse

  6. C’est beaucoup d’agitations pour rien. Nous devrions prendre acte de ces dissensions et nous constituer, comme je l’avais proposé précédemment sans susciter de réaction, en une nouvelle assemblée. A la manière de Yevrobatsi avec les améliorations que nous pourrions apporter. Je suis volontaire pour ce projet, en modestie. Il vaut mieux s’évertuer à bâtir ensemble un projet plutôt que de se chamailler de la sorte. C’est effectivement sans intérêt pour ceux qui veulent aller de l’avant. Je lance donc cet appel.

    Commentaire par Nemo — 4 mai 2013 @ 4:53 | Réponse

    • L’idée est bonne. Mais il faudrait au moins une vingtaine de personnes, chacune avec des compétences précises, une disponibilité définie et toutes avec un même objectif, celui du renforcement de la démocratie en Arménie, de la reconnaissance du génocide et du rapprochement entre la diaspora et la société civile du pays. Mais également promouvoir une culture ouverte et une histoire qui aide à mieux comprendre les valeurs identitaires. On peut en discuter bien sûr.

      Commentaire par denisdonikian — 4 mai 2013 @ 7:20 | Réponse

      • Mais tu vas voir : les gens ne vont pas se bousculer au portillon. Nous avons eu ce problème avec Yevrobatsi.

        Commentaire par denisdonikian — 4 mai 2013 @ 8:09

    • Qui ne tente rien n’a rien. Je sais qu’ici de nombreux immigrés hayastanci émettent aussi le souhait de voir se créer des structures nouvelles dans la diaspora (au sens large) afin de faire contrepoids à l’oligarchie au pays, mais bon, ils se diluent eux-mêmes très vite dans la société française, en tout cas par chez moi où il n’y a aucune tradition de communauté arménienne. En fonction du nombre de familles émigrant ensemble dans une même ville il y a quand même quelques activités culturelles assez étonnantes pour si peu de gens (les Arméniens et leur passion pour le chant, la danse…) mais à mon avis les enfants ne sont à l’heure actuelle pas prêts de prendre le relais des parents.

      Tout ça pour me mettre dans les potentiels intéressés et rajouter que travailler le ciment communautaire en France, notamment entre ancienne diaspora aux structures désertées et nouvelle diaspora sans structures, pourrait déjà être un objectif intéressant.

      Commentaire par Jean — 4 mai 2013 @ 9:15 | Réponse

  7. La toile est notre alliée. Je veux bien m’inscrire sur cette liste en devenir. Historien de formation, si il fallait le préciser. Virtuellement disponible au moins une fois par semaine. Physiquement, disponibilités à définir. Je n’ai pas à discuter fondamentalement l’objectif déclaré. On discutera des objectifs et des moyens à 7 ou 9 pour le moins. En attendant la vingtaine!

    J’imagine que les journalistes, les écrivains, les photographes, les universitaires, toutes disciplines confondues, les avocats, les artistes… de métier ou autodidactes, militants permanents ou temporaires, et les autres, Arméniens (ou pas?), sont les bienvenus. Si ils nous lisent, qu’ils entendent cet appel. Et qu’ils y répondent. En espérant nous surprendre! Je ne crains pas le ridicule.

    Commentaire par Nemo — 4 mai 2013 @ 9:38 | Réponse

  8. J’en suis ! Je ferai de mon mieux, ce qui sera toujours mieux que rien.

    Commentaire par Dzovinar Melkonian — 4 mai 2013 @ 10:18 | Réponse

  9. Bon, maintenant on part en Suède :

    http://armeniantrends.blogspot.fr/2013/05/vahagn-avedian-le-genocide-armenien-de.html

    allez, un ptit proverbe suédois pour la route :

    « Parmi les plus faibles, le plus fort est celui qui n’oublie pas sa faiblesse. »

    ah ces Suédois(es) !!!

    Commentaire par george — 5 mai 2013 @ 5:48 | Réponse

  10. Avant de vouloir tirer des plans sur la comète, bâtir des châteaux de carte sur des sables mouvants et une fois de plus se payer de mots qui n’engagent à rien, il faudrait vomir une bonne fois tout ce qui écoeure et désespère de plus en plus de monde. Il faudrait compulser des textes aussi implacables que documentés et rigoureux -tout en étant engagés, la neutralité n’existant pas, contrairement à ce que voudraient nous faire croire les propagandistes masqués- afin de dresser une analyse systémique des réalités arméniennes en diasporas.
    Et surtout se décollièriser de la gangue mortifère qui régit ce qu’on appelle « communauté arménienne » par simplisme et foi de charbonnier: dire leur fait aux instances arméniennes.
    Pour ce faire on aura recours à un champs lexical n’ayant pas reçu l’onction du pape et de ses vicaires (dont le CCAF n’est pas le moins zélé):
    collaboration, manipulation, prédation, spoliation, traitrise, oppression, vampirisation, nécrophagie, insulte aux morts et aux vivants, détournement de morts et négation des vivants, corruptions en tous genres, étouffement de la pensée et de la création, prostitutions et serviles fluteaux, course au podium dans la concurrence victimaire, menkisme et chiage narcisso-grégaire sur l’universel, racisme, racialisme, guerres sanglantes pour vétilles et egos désaccordés, négation de se que l’on prétend défendre….
    Menk uber alles. Et Talaat se marre.’
    Y’a du boulot, mais faudrait que les branlots et les kapos empêchent ceux qui ont assez de viT (et de couilles) d’agir.

    Commentaire par Rui — 5 mai 2013 @ 1:03 | Réponse

    • Je n’ai ni le talent, ni le temps, ni la vocation à verser dans la joute verbale et le règlement de compte. Je crois qu’il vaut mieux se concentrer sur nos convictions premières et se rejoindre autour d’elles, quand nous le pouvons. Et aller de l’avant. Mais j’ai peut-être mal interprété ton indication, Rui.

      Commentaire par Nemo — 5 mai 2013 @ 5:41 | Réponse

  11. et revoilà le tropisme spécifiquement arménien
    Abdul Hamid à qui on rapportait que des arméniens se réunissaient clandestinement, demande : combien sont-ils ? une douzaine lui indique-t-on.
    laissez faire, aucun danger répond-t-il , ils ne vont pas tarder à se battre et se désunir.
    c’est ainsi qu’au cours de sa longue histoire l’Arménie n’a jamais pu réaliser son unité.
    @Ruy Belem le CCAF constitue à ce jour la structure la plus représentative de la communauté arménienne de France.
    que ceux qui trouvent qu’il est inéfficace, se constituent en association et y adhèrent pour faire valoir leurs points de vue.
    que peut peser une structure d’une vingtaine de membres pour changer les choses en Arménie ?
    je ne vois que deux institutions qui puissent faire bouger les choses; le CCAF conjointement avec le FAF

    Commentaire par sam — 5 mai 2013 @ 5:41 | Réponse

    • Pour représenter un groupe, il faudrait qu’il y est des élections universelles. C’est le principe de la démocratie représentative, contestable en partie dans sa pratique, je te le concède cher Sam. C’est tout de même un premier point.

      Le nombre importe peu. Combien étaient-ils au Serment du jeu de paume? Une poignée à la mesure du peuple français. Une cause n’est pas juste ou justifiée par son poids mais bien par ses fondements moraux, sa vision et son caractère progressiste. Et par le courage et la fidélité de ses membres. Alors, oui, cher Sam, tu peux rire du nombre visé, atteint ou non. C’est bien sans importance.

      Commentaire par Nemo — 5 mai 2013 @ 5:53 | Réponse

    • Cela rejoint l’anecdote que me racontait mon père sous une autre forme.
      Le sultan convoque trois notables arméniens et leur propose trois ministères, disons, l’agriculture, les finances, la politique étrangère.
      Il leur dit de faire leur choix entre eux…et au bout d’un moment de discussion orageuse, ils en viennent aux mains !
      Preuve que nous sommes loin d’être unis où que ce soit.
      Je pense que traiter Denis de la sorte est une injure à sa personnalité et son optique clairvoyante.
      Je me suis inscrit sur le forum d’Armenews mais très vite son contenu et son profil m’en ont éloigné.

      N’ayant pour bagage que ma foi dans mes racines, je serais parmi vous pour constituer une équipe, si cela devient possible…et si vous voulez de moi.

      Commentaire par antranik21a — 5 mai 2013 @ 8:32 | Réponse

      • Merci Cher Antranik pour votre soutien. Et merci aux autres qui ont fait preuve d’amitié envers ce blog. Ces échanges entre Arméniens autour d’une même cause montrent combien nous sommes comme des crabes dans un même bateau. Je ne voudrais pas me faire passer pour une victime mais je trouve très étrange qu’un homme qui prétend m’aimer me salisse aussi délibérément sans avoir eu l’honnêteté de lire mes livres ( ne serait-ce que L’Arménie, la croix et la bannière), à l’instar de tous ses suiveurs. L’essentiel étant de me neutraliser. Car cet orchestrateur de coups bas sait censurer les autres mais pas lui-même quand il agit à la limite de la diffamation. C’est qu’on assume une fonction hautement arménienne, celle de préférer l’arménité haute et obscure à la liberté de la contester. Quand je parle de rengaine lyrico-critique, il ne retient que critique. Il prétend que je ne sais pas voir ce qui est positif en Arménie car l’idée qu’il veut donner de moi est plus forte que ce que j’écris noir sur blanc. On n’en finirait pas…

        Commentaire par denisdonikian — 6 mai 2013 @ 6:56

    • Ah bon ! Sam. Ils étaient combien ceux qui ont attaqué la banque ottomane ?
      D’accord pour le CCAF, il fait très bien son travail concernant la reconnaissance du génocide. Mais quand il garde sur le silence sur les atteintes au droit en Arménie, je ne me sens pas représenté par lui. Sam, relis ce que j’ai écrit et ne nous sers pas tes rengaines. On les connaît par coeur.

      Commentaire par denisdonikian — 6 mai 2013 @ 4:56 | Réponse

  12. Ruy n’a rien de comparable avec cet infâme « humain ».
    Je confirme les propos de Ruy à propos de l’Arménien de Bolis. Les faits remontant à quelques années sur l’ancien forum.
    Je crois que la meilleure réponse, se sont justement ces Arméniens qui ont avec des amis turcs commémoré le 24 Avril a Istanbul et d’autres villes de Turquie.
    Confier la modération au forum d’Armenews à cette chose, c’est comme confier les clefs de sa maison à un voleur.
    Les traîtres te saluent Haytoug.

    Commentaire par Harout — 6 mai 2013 @ 7:00 | Réponse

  13. je suis un inconditionnel des NAM et du forum d’armenews
    On ne peut reprocher à Ara d’être sectaire , le traiter d’épicier avide d’honneurs constitue un outrage que je ne supporte pas, lorsqu’on sait tout ce qu’il a accompli pour notre cause commune.
    Aussi bien le magazine que le forum sont ouverts à toutes les opinions que je ne partage pas toujours, je l’accepte , parce que c’est un lieu de débat. Même si parfois j’ai eu à subir les coups de ciseaux de Haytoug, c’est pas pour autant que je le voue aux gémonies, ils faut accepter et les lois et les règles de courtoisie.
    et j’ajoute pour Némo, pourquoi vouloir encore et encore diviser en constituant des chapelles, les causes qui réussissent ne tiennent ni au nombre, ni par leurs valeurs morales, mais par leur efficacité.
    ce qu’il manque à l’Arménie, comme à la diaspora, c’est un « homme » dont la seule qualité serait de rassembler des « hommes » dont les opinions sont divergentes, un « chef » en quelque sorte

    Commentaire par sam — 6 mai 2013 @ 9:25 | Réponse

  14. Je pense que le débat ne mérite pas de se prolonger indéfiniment et inutilement.
    Passer son temps à se taper les uns sur les autres dessert aussi bien les parties en cause.
    J’ai pour devise : « En toute chose, viser l’essentiel » qui est pour nous d’exister et de faire entendre notre voix partout dans le monde même si quelquefois, on a l’impression de le faire dans un désert.

    Commentaire par antranik21a — 6 mai 2013 @ 9:31 | Réponse

  15. Au XXIe siècle, quand on entre dans une loge maçonnique française, on laisse au vestiaire tout ce qui pourrait nuire aux travaux de l’atelier. On y parvient, si, si. De plus, on n’intervient qu’après avoir demandé la parole ce qui permet de se recentrer sur l’essentiel et évite les débordements. C’est une discipline qui a fait ses preuves. Les arméniens en sont-ils capables … La pluralité des points de vue est nécessaire pour qu’émergent les meilleures solutions – écarter ceux qui ne seraient pas du même avis (que nous) nous ramènerait à ce qui a cours actuellement … Pour finir, Ara Toranian que je ne connais pas personnellement, me fait l’effet d’être un « honnête homme » (si je considère ses articles) et ne mérite pas qu’on l’insulte, me semble-t-il.

    Dernier point « ce qu’il manque à l’Arménie, comme à la diaspora, c’est un « homme » dont la seule qualité serait de rassembler des « hommes » dont les opinions sont divergentes, un « chef » en quelque sorte ». Je suis tout à fait de cet avis – une opinion que j’ai émise en d’autres occasions.

    Commentaire par Dzovinar Melkonian — 6 mai 2013 @ 3:58 | Réponse

    • Pourquoi attendre le chef providentiel quand nous avons le parti pestilentiel ?

      Commentaire par Antranig Pacha — 6 mai 2013 @ 4:37 | Réponse

  16. Pourquoi le « salut » ne viendrait-il pas des femmes ? Les Arméniennes ont été en pointe des combats sociétaux dès la fin du 19ème siècle. Certes, elles ne furent qu’une poignée, mais on retient les noms de Serpouhie Dussap ou Zabel Essayan, entre autres. Sans les Arméniennes, que serait l’Arménie ? Elle n’existerait plus. Or elles composent la majorité en nombre de la population. Comme partout ailleurs, biologie oblige.
    Cela dit, les femmes s’intéressent moins au « salut », aux icônes auxquels les mâles souvent sacrifient – réminiscences phalliques obligent (re). Non, elles s’intéressent plus à la vie, au respect de la vie notamment. Même si le fait d’être femme ne dédouane en rien de l’humaine condition, du conformisme, de la volonté de pouvoir ou de la bêtise, plus simplement.
    Alors ? Alors il est symptomatique qu’en Arménie, comme ailleurs, « on » ne les entende pas. Ou si peu.

    Commentaire par george — 6 mai 2013 @ 7:15 | Réponse

    • Très juste Georges. Même en diaspora d’ailleurs. Elles, au moins, iraient à l’essentiel.

      Commentaire par denisdonikian — 6 mai 2013 @ 7:21 | Réponse

  17. si j’ai mis des guillemets à Homme, c’est qu’il est employé comme générique et Dzovinar qui est une femme l’a bien compris.
    malheureusement les amis l’Arménie n’est pas le pays des Amazones, et l’on ne verra pas de sitôt en Arménie un femme ayant des qualités de rassembleur diriger le pays , sauf à être de la trempe de Hranouche, bien conforme au moule des aparatchiks, Dieu nous en garde

    Commentaire par sam — 6 mai 2013 @ 9:21 | Réponse

    • Sam, tu connais Hranouch Kharatian ou Zarouhie Postandjian ou Ludmilla Haroutunian ? Des femmes qui font honneur au pays.

      Commentaire par denisdonikian — 7 mai 2013 @ 12:11 | Réponse

  18. Les femmes seraient-elles plus généreuses que les hommes ? Grave problème.

    Réponse : Հետևն էլ կպած չելներ կտար օտարի:

    Ah ces proverbes ! Quand ils nous tiennent !

    Commentaire par george — 6 mai 2013 @ 10:03 | Réponse

  19. Mon cher Denis , je n’ai qu’une chose à dire …je te soutiens dans ton combat contre les zombies.Hatchoroutioun !!!

    Commentaire par A. Barsamian — 6 mai 2013 @ 10:58 | Réponse

  20. « D’accord pour le CCAF, il fait très bien son travail concernant la reconnaissance du génocide. »

    Tu ne sais pas tout Denis : Le CCAF n’a rien trouvé de mieux que de boycotter l’appel à soutien lancé par Me Philippe Krikorian au sujet de l’audience du 30 avril dernier à Marseille, en donnant le mot d’ordre aux moutons qui constituent son cheptel de ne pas y aller… Ce garçon au très grand talent de juriste qui est depuis une quinzaine d’années sur la brèche et qui a toujours fait part de ses avancées au CCAF pour avoir son soutien, n’a jamais été entendu par les décideurs du clan : ils savent tout et toujours mieux que tout le monde. Haytoug a dit de lui qu’il faisait « cavalier seul » ce qui est faux ; comment aurait-il pu faire autrement ? Aujourd’hui, constatant que peut-être, Me Krikorian serait sur la bonne voie, le CCAF prétend reprendre à son compte la poursuite d’un travail qui semble prometteur mais qu’il n’a jamais soutenu, en le confiant aux juristes du club : encore une attitude très arménienne : s’entêter dans sa stupidité au lieu d’admettre l’erreur première et offrir très simplement d’allier enfin les forces. Quand le CCAF aura le courage de reconnaître ses torts, peut-être alors pourra-t-on lui faire confiance.

    http://dzovinar.blogspot.fr/2013/05/audience-speciale-du-tgi-de-marseille.html

    Commentaire par Dzovinar Melkonian — 7 mai 2013 @ 4:54 | Réponse

    • C’est édifiant.

      Commentaire par denisdonikian — 7 mai 2013 @ 6:19 | Réponse

  21. Et quant à notre affaire comptable, on en serait à 5 volontaires. George, Alain Barsamian, Harout et les autres… mobilisez-vous!

    Merci d’indiquer vos compétences et/ou vos centres d’intérêt, cela nous fera gagner un peu de temps.

    Commentaire par Nemo — 7 mai 2013 @ 7:51 | Réponse

    • Peu de compétences, mais de la bonne volonté, oui.

      Commentaire par antranik21a — 7 mai 2013 @ 8:06 | Réponse

      • Que ferions-nous sans elle?

        Commentaire par Nemo — 7 mai 2013 @ 8:44

    • Ok pour des trads en 3 langues (anglais – italien – espagnol)

      Գիւղը կանգնի՝ գերան կը կոտրի:

      Commentaire par george — 8 mai 2013 @ 9:48 | Réponse

  22. je vous soutiens aussi, bien que je sois très peu disponible.
    il y a un créneau à prendre, ceci avait déjà été évoqué dans le forum des NAM, réunir tous les isolés des quatre coins de la France et d’ailleurs, ceux qui ne veulent pas adhérer aux organisations existantes, ceux qui se sont constitués en amicale, ceux qui se sont constitués en centre de recherche, d’études …….
    avec les moyens de l’internet, c’est une autre dimension que pourrait avoir cette structure, qui aurait bien entendu vocation à être constitutive du CCAF; car quoi qu’on en dise ,les choses ont changé pour les anciens comme moi qui ont connu la période où lors des 24 avril, les dachnag et les jaf en venaient aux main pour une question de drapeau, où les sbire du dachnag cognaient durs les jeunes qui distribuaient Hay Baykar
    aujourd’hui tout ce beau monde cohabite en bonne entente au CCAF, où même Abrahamian et Philippe Krikorian ont leur place.

    Commentaire par sam — 7 mai 2013 @ 12:23 | Réponse

    • Merci Sam. Mais de mon côté je préfère aller cueillir des pâquerettes. Le CCAF, non merci.

      Commentaire par denisdonikian — 7 mai 2013 @ 1:03 | Réponse

    • Étrange retournement de situation. Après tout ce pataquès, ce serait assez surprenant de s’associer. Je ne doute pas toutefois qu’il y ait des gens de bonne volonté sur le forum des NAM. Je ne vois pas l’intérêt d’une affiliation au CCAF.

      J’ajoute ne pas avoir relever l’aberration historique pondue sur le forum des NAM selon laquelle les Arméniens auraient suscité le génocide dont ils ont été victime du fait de leurs dissensions. Un mythe ou une méconnaissance profonde de l’histoire. Bref.

      Commentaire par Nemo — 7 mai 2013 @ 4:35 | Réponse

  23. Bonsoir à tous
    Quand on répète sans arrête à un enfant qu’il n’est bon à rien, il finit par le croire et par se comporter conformément à l’image que l’on a de lui. Ca marche aussi avec les adultes… Dénoncer, d’accord mais avec mesure. Je reviens d’Arménie, les choses changent, trop doucement certes mais elles changent.
    Double blocus, jeune république qui n’a pas mené la critique du soviétisme, ça pourrait être pire.
    Allez tiens, je vais souligner les points positifs, ça changera (on aime bien s’auto-flageller nous autres, on était les dhimmis des musulmans, les Khatchiks des Russes, alors on a fini par croire que, quelque part, on le méritait):
    -D’abord c’est un pays magnifique: la ville rose et mignonne, la fontaine qui chante et qui danse, les églises à flanc de montagne, la musique dans les rues, les lacs…
    -Erevan est peut-être la seule ville au monde où je peux me promener en mini-jupe rose et talons aiguilles à imprimés panthère à 3h du mat si j’ai envie sans craindre de me faire agresser ni même embêter trop lourdement. Les gens sont respectueux, il y a la culture de la honte.
    -Des mesures importantes ont été prises pour protéger les manuscrits du Maténadaran.
    _En Arménie les gens adorent les livres.
    -Même s’il y a plein d’escrocs et d’Al pacino en herbe, il y a aussi beaucoup de générosité. D’ailleurs, le seul qui a essayé de m’escroquer, c’est un coiffeur (chacun ses références, je suis une pétasse)
    etc…
    Pour terminer, on peut faire son fonds de commerce du génocide, son fonds de commerce de la dénonciation de la corruption ou même du cul tiens… Ca n’a pas de sens. On écrit ce qu’on a envie d’écrire, au moment où l’on a envie de l’écrire. Que l’on ait besoin d’écrire sur le génocide, je peux comprendre.
    Ce que je comprends moins, en revanche, c’est comment on peut organiser des « salons du livre arménien » où les auteurs ne sont que des plantes vertes et où les réels invités sont les huiles locales. Et là je rejoins Denis Donikian: un peu de vraie culture, de temps en temps ne ferait pas de mal.
    Héléna
    PS Les gars: parce que sérieusement, vous croyez encore que c’est vous qui commandez? C’est trop mignon :)

    Commentaire par Héléna — 7 mai 2013 @ 7:37 | Réponse

    • Héléna ! Héléna ! Me croyez-vous à ce point aveugle que je sois incapable de voir ce qui est beau ? Si vous aviez lu mon livre « Arménie, la croix et la bannière » (ce que n’ont pas fait mes détracteurs), vous auriez vu qu’il y a tout un chapitre consacré aux personnes et aux institutions qui sont l’espoir de ce peuple. L’Arménie, pays magnifique ! J’ai écrit trois livres de randonnée à ce propos : Syounik magnificat, L’enfer fleuri du Tavouch, Une route dans le Zanguezour. Sans parler de mon blog Marcher en Arménie. Mais la problématique que j’essaie de mettre en lumière se trouve dans une anecdote. Un jour un Arménien d’Amérique s’ârrête dans un café sur la route du sud ayant vue sur l’Ararat. Il s’adresse à la tenancière : « Quel bonheur ! tous les matins vous vous réveillez avec l’Ararat devant vous ». Et la tenancière de lui répondre : « Qu’à cela ne tienne. Changeons de place. Je vais en Amérique et je vous laisse l’Ararat ».
      Quant à la culture, vous avez raison. On l’a bouchée au génocide. Ce qui s’est passé à Marseille où les écrivains n’ont pas eu les honneurs qu’ils méritaient est un honte. Savez-vous pourquoi j’ai écrit mon roman Vidures ? Pour ne plus avoir affaire à ce genre de situation. Publié par Actes Sud, Vidures vient d’être sélectionné parmi les 14 premiers romans de toute la production de l’année dernière au festival de Chambéry. J’ai reçu de la part de lecteurs français des lettres magnifiques comme jamais je n’en ai reçu de la part des Arméniens. Ce qui m’encourage, fût-ce tardivement, à m’éloigner de cette culture qui magnifie les manuscrits anciens et néglige les auteurs vivants. Vous dites qu’en Arménie les gens adorent les livres, mais vous oubliez que le livre y est profondément sinistré, que les gens ne lisent plus, que les auteurs ont énormément de mal à se faire publier.
      Enfin, ce n’est pas de l’autoflagellation. Est-ce que le journal le Monde fait de l’autoflagellation ? Ou Libération ? Ou d’autres qui disent du mal du gouvernement ? Seulement on l’accepte quand il s’agit de la France, mais pas quand on parle de l’Arménie. Or, l’Arménie est un petit pays et ce qu’il perd en population est gravissime. Mais heureusement, c’est un pays magnifique. C’est ce qui nous sauvera.

      Commentaire par denisdonikian — 7 mai 2013 @ 8:29 | Réponse

      • Oui, on dira ce qu’on veut, c’est un beau pays, le seul où j’aimerais m’exlier… ça me fait penser à ce film « Voyage en Arménie » qui m’a donné l’impulsion d’y aller.
        Et je souhaite voir ce pays vivre encore longtemps et grandir parmi les nations.

        Commentaire par antranik21a — 7 mai 2013 @ 9:41

      • Cher Denis,
        Je ne vous accuse de rien, bien sûr qu’il y a des choses préoccupantes mais il ne faut pas noircir le tableau. Si la « tenancière » (je hais ce mot) m’avait proposé un tel pacte, j’aurais sans doute accepté. Aller m’y installer fait partie de mes projets. C’est fou comme beaucoup veulent venir ici… Ils ont parfois des situations honorables en Arménie mais voilà: ils croient qu’ici, c’est l’Eldorado. Quand ils arrivent, ils déchantent mais c’est trop tard. Je connais aussi des Arméniens qui ne quitteraient l’Arménie pour rien au monde. La réalité n’est pas une.
        Quant à la crise du livre… Enfin Denis, ce n’est pas spécifique à l’Arménie! En France, pour trouver un éditeur, c’est la croix et la bannière et une fois l’éditeur trouvé, il n’y a pas de quoi se réjouir. Vous savez il y a ce mythe qui veut qu’un poète puisse vivre de contemplations et d’eau fraîche… Je ne vais pas vous faire un dessin, ici les écrivains crèvent la dalle.
        Les gens lisent en Arménie, beaucoup même. Ils n’achètent pas de livres neufs car ils sont extrêmement chers mais ils les empruntent ou les achètent d’occasion.
        Akh akh, le salon arménien… On m’y reprendra plus. Ils nous ont collés dans un coin et ont détourné le public de nous en l’attirant par des conférences politiques. J’ai perdu une journée de ma vie pour rien. Enfin non, pas pour rien, j’ai rencontré d’autres auteurs intéressants. Et puis je vais pas me plaindre, ils m’ont offert une bouteille d’eau…
        Menfin faudra quand même leur expliquer qu’on peut organiser des lectures, des discussions avec les auteurs… Bref
        Je ne sais pas à quoi sert la critique, surtout en Français, à part à nous casser le moral. Les gens qui pourraient bouger là-bas ne comprennent pas ce que vous écrivez. Du coup c’est contre-productif. Vous qui maîtrisez bien l’Arménien, pourquoi ne pas écrire en Arménien?
        Enfin, on fait ce qu’on peut. D’ailleurs, la prochaine fois que je pars en Arménie, j’y vais avec des fringues des jouets et des livres pour les gosses des orphelinats. C’est concret. C’est pas grand-chose, mais c’est déjà quelque chose.

        Commentaire par Héléna — 8 mai 2013 @ 3:56

  24. Commentaire par Anonyme — 7 mai 2013 @ 8:28 | Réponse

  25. Nemo, il ne s’agit pas de se livrer aux joutes verbales ou aux règlements de comptes, il s’agit de comprendre pourquoi on en est arrivés là afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs. Il est donc indispensable de procéder à une analyse systémique de l’organisation de ce que certains continuent de vouloir appeler « communauté arménienne » (j’imagine qu’une majorité de personnes se sentant Arméniennes n’ont pas besoin de se définir comme communauté pour continuer d’être ce qu’ils sont).

    La situation est dramatique principalement à cause de ceux qui s’autoproclament représentants de ce qu’ils ont intérêt à voir comme une communauté grégaire et servile (et non pas une association de libres individus conscients). Et dans l’analyse du (dys)fonctionnement des instances communautaires, il est indispensable de cerner et nommer les institutions et les personnes publiques qui sont à leur tête et de mettre les responsabilités et agissements de chacun en lumière.

    Sans mettre les points sur les i et nommer les responsables, on ne peut rien faire.

    Penser que faire ce simple travail de mise en lumière et de pédagogie c’est être dans le règlement de comptes est très révélateur. Révélateur d’une défiance fondamentale -par ailleurs plus que justifiée- vis à vis de ces institutions et de leurs dirigeants.

    Or, tant qu’un travail d’études pluridisciplinaires (histoire, socio, politique etc) ne sera pas mené sur les partis politiques arméniens en diaspora, les institutions communautaires et tout le petit monde s’y rapportant (tabloïds à grands écarts publicitaires compris), on ne pourra surement pas mettre au point les indispensables stratégies de redressement.

    Attention, quand je dis cela je ne dis pas qu’il faut sauver le soldat CCAF, le fédaï du slogan creux dachnak ou les bonnes oeuvres de Fonds opaques qui, chacun à son tour ou en mêlée se contorsionnent en de zélées courbettes auprès d’une élite maffieuse de receveurs-non-payeurs de l’amère-patrie.

    Bien au contraire, il faut être bien conscient qu’en l’état actuel de leur fonctionnement, ces vieux trucs et leurs machins et manigances ne conduisent nulle part. Trop souvent ces institutions desservent ce à quoi elles prétendent servir et servent ceux qui nécrosent ce qu’ils asservissent.

    Ces entités, souvent dirigées par des rentiers nécrophages (qui souvent s’ignorent, ce qui n’est pas mieux) font rarement avancer quoi que ce soit: ni les Arméniens qui se croient encore en diaspora alors qu’ils sont « seulement » exilés de leur histoire et figés dans une non-identité de la mémoire meurtrie, ni les Arméniens qui parlent russe et ne boivent pas que de l’Areni et qui sont d’insatiables voraces au point de ne pas se contenter de crever la gueule ouverte les yeux tournés vers l’Ararat, un suppo papal dans le thermostat.

    Et évidemment, la perte des rétro-commissions négationnistes ne serait pas bonne pour les petites affaires de quelques unes de ces si utiles institutions. Pour l’instant ça va, le partenaire commercial d’outre-Araxe reverse sa quote-part symbolique et métallique. Mais les actionnaires de l’Identity Stock Exchange devraient penser à redéployer leurs actions, car le partenaire ankariote risque fort d’abandonner le marché afin d’assurer sa propre survie.

    Alors oui, il est urgent de boycotter ces institutions telles qu’elles existent dans un premier temps, de les analyser, les mettre à plat et essayer de créer quelque chose de sain et efficace. Et comme il est impossible de penser le XXème siècle sans nommer Staline, Hitler ou Kennedy et de dire leurs faits, il est impossible d’étudier ces institutions sans mettre en lumière toutes leurs ombres.

    Et s’il faut rappeler que le dachnak d’aujourd’hui est une officine de zombies ruminants, que le CCAF est à la droiture ce que les filles de joie sont à l’abstinence et que la plupart de ces institutions sont aussi efficaces que l’onanisme l’est à la procréation, ne nous gênons pas. S’il faut avancer que le Toranian qui il y a 30 ans envoyait ses casseurs discuter matraque avec les danseurs ingénus du Nor Seround était presque plus respectable que celui qui aujourd’hui envoie chier les Niçois spoliés qui demandent son aide journalistique, s’il faut rappeler que les cousins qui naguère se tiraient la bourre jusqu’à l’infamie des deux cortèges du 24 avril sont les mêmes qui aujourd’hui font pencher le CCAF vers ce qu’il y a de plus putassier, s’il faut rappeler que cet inénarrable im… de Govciyan appelait au soutien inconditionnel de l’état d’Israel lors d’un rassemblement du CRIF au moment même où Israel pilonnait pour la énième fois Gaza, semant mort et chaos dans l’une des plus grandes prisons à ciel ouvert qui soit.

    S’il faut rappeler que ces institutions sont de serviles relais à la mainmise des autoritaires satrapes arméniens sur une diaspora phtisique.

    S’il faut rappeler pourquoi tout va de mal en pis, n’hésitons pas. Parce que si on ferme sa gueule et continue de suivre avec servile aveuglement ceux qui font tout pour que rien ne change, si ce n’est en pire, ne nous plaignons pas.

    Commentaire par Rui — 7 mai 2013 @ 10:44 | Réponse

    • Militer dans le bon sens serait notre meilleure réponse à toutes ces dérives.

      Commentaire par Nemo — 8 mai 2013 @ 9:35 | Réponse

      • La seule cause pour laquelle je me suis plié à la discipline du militant (réunions et assemblées diverses, tractage, meetings, organisation de manifs etc…), c’est pour la défense des droits des Palestiniens.
        Sinon, mon caractère se prête assez peu à la condition de ce que l’on appelle habituellement un « militant ».
        Et pour être clair, je ne me soucie pas plus de la « communauté arménienne » (je met des guillemet car cette expression n’a en soi pas grand sens) que de la communauté malgache ou portugaise.
        Alors, bien que révolté par les agissements de ceux qui prétendent représenter les Arméniens -et qui en fait ne représentent pas grand chose-, la vie de ces institutions ne m’intéresse aucunement. Ce n’est pas mon problème. Par contre, je souhaite à tous ceux qui veulent s’impliquer d’envoyer chier tous ces parasites qui leurs bourrent le mou depuis si longtemps. Et d’avoir le courage de rebâtir l’impossible.
        Bref, ni les Arméniens en tant que tels ni leurs institutions communautaires ne m’intéressent.
        Ce qui ne m’empêche pas d’aimer certains individus qui, entre autres multiples identités, sont aussi Arméniens.
        Mon séjour en Arménie fut long et émotionnellement fort (j’y ai vu des anges), mais ce pays me préoccupe à peine plus qu’un autre.
        Ce qui ne m’empêche pas d’être totalement révolté par le sort qui est fait à ce peuple, et surtout à ces quelques personnes lumineuses que j’y ai rencontré.
        C’est paradoxalement, pour moi qui ne suis pas Arménien, par le biais du génocide que je suis viscéralement (et c’est presque un euphémisme) attaché aux thématiques arméniennes.
        Et encore, ce n’est pas le génocide en soi qui m’obsède mais sa négation. Oui, c’est la négation du génocide arménien qui m’est absolument insupportable. Et contre ça, je suis bien plus que militant, je deviens dingue et prêt à aller très loin. En tout cas, à ne jamais lâcher.
        La perversion absolue de cette négation résonne intimement en moi et , même si je le voulais, je ne pourrais y rester indifférent.
        Mais j’ai toute confiance au fait inéluctable que la Turquie reconnaîtra ce crime.
        Le reste (la « communauté arménienne » et ses institutions bidons, l’Arménie) ne me préoccupe pas outre mesure. Je suis révolté mais confiant de l’intelligence et la force de vie des individus, qui parfois s’unissent aussi pour bâtir.

        Commentaire par Rui — 8 mai 2013 @ 11:59

  26. Très bien Rui.
    Alors on fait quoi et comment ? A quand une réunion avec tous les volontaires ? Le mois prochain ? Disons le 20 juin ? A Paris ? Quartier St Michel ? Dans un bistro ? Lequel ?
    Ou ailleurs, évidemment …

    Commentaire par Dzovinar Melkonian — 8 mai 2013 @ 5:04 | Réponse

    • Voir plus haut, dans la réponse à Némo. Pour faire ta connaissance, je suis prêt à m’aventurer jusqu’à ton repaire du quartier Saint-Jacques.

      Commentaire par Rui — 9 mai 2013 @ 12:20 | Réponse

  27. Héléna, quand je dis que le livre est sinistré en Arménie, ce n’est pas une opinion en l’air. Ce sont les éditeurs eux-mêmes qui le disent. J’étais présent il y a trois ans à une table ronde, et je voyais comme ils devaient se battre pour éditer des livres. Le mien, Mkrtitch Matévossian, des éditions Actual Art, fait des livres superbes. Il a même créé une collection de publications bilingues français arménien ( Beckett, Giono, Michaux etc;) mais réalisées avec l’aide de l’ambassade de France ou avec des aides extérieures ( aujourd’hui les aides de l’ambassade vont commencer à manquer) . Mais il n’a aucun fonds propre. Mes livres, il les publie avec mon argent. C’est le cas des autres éditeurs. Où voulez-vous qu’ils trouvent des financements puisque les gens n’achètent plus de livres ? Et quelles sont leurs priorités à ces gens, sinon de manger?
    Quant à la condition du livre d’auteur arménien en France, j’en ai assez parlé. Le fait qu’un jury ne comportant aucun littéraire ose se réunir autour d’une bonne table pour donner un prix est d’un comique qu’on ne trouve que chez nous. C’est comme si des spécialistes du saucisson se réunissaient pour accorder le premier prix de sculpture à Toros. Ou des brodeuses des soutien-gorges étaient chargées de donner un prix d’excellence à un plat surgelé. On me dit, mais sans être critique littéraire, on sait lire tout de même. Certes, mais ce n’est pas parce qu’on a une bouche qu’on est capable d’être bon cuisinier. Que fait un ambassadeur d’Arménie dans un jury littéraire, sinon d’écarter tout livre qui toucherait de trop près à l’Arménie. C’est donc que sa raison critique est tributaire de raisons extérieures à toute littérature. En vérité, tout ça mériterait une bonne pièce à la Baronian qu’on jouerait à l’Alcazar.

    Commentaire par denisdonikian — 8 mai 2013 @ 5:33 | Réponse

  28. J’ai lu la « brève » sur les NAM et suis horrifiée : 6000 ? Ce n’est pas possible ! Ce ne sont pas que des arméniens ?

    Commentaire par Dzovinar Melkonian — 8 mai 2013 @ 7:19 | Réponse

  29. Les Arméniens déçus votent avec leurs pieds et se font cracher dessus par ces Arméniens bien repus qui se vautrent dans leur arménité.

    Commentaire par denisdonikian — 8 mai 2013 @ 7:36 | Réponse

    • Et ce n’est pas nouveau. Les Stambouliotes et autres rescapés de seconde zone en savent quelque chose. Tout comme les Jeunes-Turcs n’imaginaient pas l’exécution de leur projet dément sans l’anéantissement de tous ceux qu’ils avaient désignés comme incompatibles, certains descendants de rescapés ne peuvent se penser vivants qu’en se pensant comme les derniers, les purs.

      Commentaire par Rui — 9 mai 2013 @ 12:15 | Réponse

      • Et il faut lire la réaction du Grand Imprécateur du forum : Si c’est vrai : bon débarras (( sic), dit de la part d’un arménolâtre qui a préféré le Canada à l’Arménie, c’est cocasse) , soit c’est faux ( auquel cas le journaliste d’Arménie a tout inventé et celui des NAM est un gogol). Notre avocat-concierge dit modérateur censure les autres quand ça frise la diffamation, mais pas lui-même quand il crache sur ceux qu’il prétend avoir pour amis. C’est notre sinistre de la culture.

        Ce même guignol, il y a quelques années, vitupérait sur les partisans du dialogue avec la société civile turque. La dernière commémoration à Istanbul lui a cloué le bec. Que voulez-vous, c’est un pessimiste professionnel, un canard de mauvaise augure, un pleureur pathologique, un voyou misérabiliste, et autre déchireur de vardig sur forum voulant se donner bonne conscience par de flasques déhanchements exhibitionnistes pour nous jouer son tamzara.

        Il conspue Richard Hovanissian, homme de la diaspora qui a choisi de vivre au pays et de souffrir avec le peuple arménien alors que lui n’a même pas été foutu de l’imiter.

        De toute manière, il ne dira jamais ce que vous n’avez pas dit, mais comme il pense que vous le pensez, il prend pour certitude ce qu’il croit de vous alors qu’il n’en a aucune preuve. Homme de droit par la profession, non de droiture, il a l’esprit trop tordu pour être fréquentable. Etre son ami doit vous rendre suspect à vos propres yeux, s’il vous laisse encore un minimum de lucidité. Il a un tempérament de collaborateur coupeur de tête. La souffrance de ses frères le fait pleurer, mais il l’accepte au nom de la raison d’Etat vu qu’il n’a pas à la supporter onze mois sur douze. Le mois restant, notre avocat se mue dans directeur de colonie pour dachnakiser les enfants les plus démunis d’esprit critique. Ca l’arrange. Il est aimé. Et comme ça il croit se racheter de ses incohérences et les gommer par la pratique de vacances idéologiques. Sincèrement, je l’admire de se consacrer à clouer des gosses au pays, moins quand il cloue au pilori ceux qui cherchent à survivre ailleurs. Ceux-là qu’ils crèvent !

        Commentaire par denisdonikian — 9 mai 2013 @ 5:36

  30. A propos de tamzara :

    Un mélange rabi, à la lisière du chaabi et du rébétiko…

    Commentaire par george — 10 mai 2013 @ 6:37 | Réponse

  31. ouah Denis, tu n’y vas pas avec le dos de la cuillère !

    Commentaire par Dzovinar Melkonian — 11 mai 2013 @ 8:53 | Réponse

  32. Tamzara (Թամզարա) D’après ce que j’ai lu, cette danse serait d’origine arméno-gréco-assyro-turque !!!

    Commentaire par Dzovinar Melkonian — 11 mai 2013 @ 9:00 | Réponse

  33. Les réactions suscitées par ce misérable auront été inversement proportionnelles à l’indifférence qu’il mérite.
    Et de ça aussi il trouvera à se gausser ce brouteur de tibias.

    Il ne changera pas, il restera petit, malveillant.

    Et malfaisant. Je ne mettrai surement pas à son actif le temps qu’il consacre à embrigader-nécroser les enfants du Karabagh avec ses haines rances. Je ne vois pas comment ce type peut être à ce point moralement corrompu et généralement néfaste et d’un autre coté être totalement bénéfique et constructif pour ces enfants. Pauvres anges de Shoushi !

    Il ne faudra jamais oublier qu’il est celui qui systématiquement censure ceux qui ne pensent pas comme lui, celui qui insulte de la manière la plus ordurière tous ceux qui ne lui font pas allégeance ( mon ami Haroutioun est venu ici confirmer l’abjection de ses insultes à l’égard des siens, « traitres stambouliotes qui ont vendus leurs frères », ce cas n’étant qu’un exemple révélateur de la manière dont il procède invariablement, je pourrais aussi parler de son adresse à Armen du Karabagh qu’il a qualifié de « Olivier de mes deux » en d’autres temps-mêmes procédés). En l’occurrence il est aussi le minable qui vient insulter M.Donikian avec la vulgarité et la gourmande perversion d’un bourgeois digne de « Salo ou les 120 Journées de Sodome » (Denis, fielleux arménien souffrant de la haine de soi et ses siens, urinerait sur ses chaussures et son pantalon. Notez la délicatesse du prosateur et la hauteur du penseur…)

    Il est aussi celui qui a « toute la confiance (d’Ara Toranian) dans l’exercice de ses fonctions de modérateur du forum des Nouvelles d’Arménie Magazine », les mots entre guillemets étant ceux de l’intéressé directeur de publication.

    C’est sûr, la communauté est bien gardée. Enfermement, enfer me ment.
    Pendant se temps, le soleil se lève à l’Est.

    Commentaire par Rui — 11 mai 2013 @ 9:03 | Réponse

  34. Dans le post intitulé “Denis Donikian et la double peine du génocide”, notre avocat-concierge, modérateur sur le forum des NAM, a pris soin d’effacer le post du 2 mai 2013, de 18 h 26 O4, où il disait qu’il se sentait interpellé par mon article, car il ajoutait que malgré tout, il m’aimait bien et que c’était comme ça et qu’il n’y pouvait rien. Forcément, étant donné qu’aussitôt après ( post du même jour à 22 h 09 09) il lâchait ses chiens contre moi, en ces termes :

    “tu l’avoues toi-même dans ton texte, Denis, tu ne fais que cela, depuis 10 ans; tu auras explorés ( sic) les confins extrêmes de ce masochisme; avec talent, certes; mais après… ? dix ans à dégueuler sur soi-même, les siens et sa patrie, sans jamais rien dire de bien, de positif, de prometteur au moins !( resic) car même l’espoir est banni, dans cette vision infernale de notre réalité.

alors, « culture de mémoire et de morts », je veux bien, mais attention aussi à la culture des plaintes et complaintes infinies, à la culture du pessimisme incurable, à la culture de la haine suicidaire de soi, etc. etc.”

    Que vaut l’homme qui vous dénigre ouvertement juste après vous avoir exalté d’une manière aussi impudique ? Notre avocat censeur a bien vu qu’il ne valait pas grand chose puisqu’il a cru bon d’effacer ce qui pouvait révéler une psychologie incohérente. Pour un homme de loi, ça ne faisait guère sérieux.

    En vérité, quand on a dans la tête une gangrène idéologique qui joue sa partition en concurrence avec le reste du cerveau, tantôt c’est ce reste qui parle, tantôt c’est cette gangrène. Or la raison ne peut rien contre le formatage subi dès l’enfance. C’est trop tard. Et le propre des formatés de ce type, c’est de vouloir formater les autres. Soit directement, soit subrepticement. C’est-à-dire leur enlever toute faculté de jugement et lui substituer une intelligence du monde formée d’a-priori.Par exemple en créant des réalités qui n’existent pas pourvu qu’elles l’arrangent à dénigrer ceux qui disconviennent à son discours. Quand je dis lyrico-critique, il me fait dire critique. Quand Seta Mavian et moi-même sommes invités à parler de l’Arménie un 24 avril, il prétend que nous avons détourné cette date à notre profit. Il soutient que je vomis sur l’Arménie depuis dix ans, mais il occulte tous mes livres et mes textes lyriques. Il est comme ces grenouilles d’Amazonie qui sont capables d’allonger très loin leur langue pour la coller à un insecte et le gober. Et ils sont nombreux les gogos qu’ils collent à son discours gluant de fausseté pour se les mettre dans la poche..C’est un travail qui est mené avec acharnement et constance, jouant sur tous les tons , de la gravité au graveleux, la rhétorique de l’enveloppement. Il aura essayé sur moi sa technique d’humaniste tolérant, mais il ne s’attendait ni à mes répliques ni à mes piques. Dès lors, voyant sa proie lui filer entre les doigts, il use désespérément de toutes les ficelles de la persuasion avocatière pour salir son contradicteur, usant de l’amalgame le plus vil comme d’une peau de banane pour le mettre à terre. Il invente allègrement des faits comme de croire que Seta Mavian et moi-même aurions détourné à notre profit le thème du 24 avril (  » dans ce que tu es allé faire en Suisse avec Mavian, il y a enfin une entorse à la politesse et au respect d’autrui, pour ne pas dire plus, qui ne te sied pas;

à l’occasion de la commémoration annuelle du Génocide, vous étiez manifestement invités pour parler de cela; or, vous avez procédé à un détournement de l’événement, selon vos agendas; 

déjà, c’est pas correct, ça… mais c’est pas tout…
”) Ses thuriféraires s’en réjouissent qui ont déjà perdu tout bon sens pour se rebiffer.

    Comme il a été déjà dit, ce canard boiteux de la raison résonnante s’est toujours trompé, sa gangrène de facho lui jouant constamment de mauvais tours.
    Il s’est trompé sur le dialogue arméno-turc qu’il conspuait il y a quelques années.
    Il vient de se tromper sur Seta Mavian (à laquelle il récusait le droit de sortir de son rôle de journaliste) qui vient d’obtenir le prix de la Liberté de la presse par l’ensemble des journalistes d’Arménie. Il faut dire que la liberté pour ce censeur né est conditionnée par son nationalisme névrotique qui joue des tentacules partout où il peut.
    Et voilà dix ans qu’il se trompe et nous trompe, sur l’exode des Arméniens, dix ans que les chiffres gonflent et auxquels il oppose son optimisme maladif de gourou qui se goure et s’en gargarise. Cela fait plus de dix ans qu’il nous aveugle avec son angélisme contre productif, car la souffrance en Arménie, c’est chaque jour comme aujourd’hui ( Voir ICI pour s’en convaincre).
    C’est le monsieur 1/12ème de l’arménité, non parce qu’il ne jure que par le seul train sur les douze du pays qui part à l’heure, mais parce qu’il fréquente un mois sur douze son Arménie pour gangréner des enfants à sa cause. Le meilleur mois de l’année, si ensoleillé qu’il vous rend forcément optimiste. Et comme Raffi Hovanissian fait sa cure de régime au printemps pour mieux supporter en Arménie même le reste de l’année, notre monsieur 1/12ème vient un mois au pays pour y passer ses vacances patriotiques, se gardant bien de souffrir à demeure avec ses frères humains.Collabo d’un régime honni et qui lui fait allégeance pour être autorisé à faire son chef de colo idéologique.

    Voilà de quoi est fait le haytougisme.

    Commentaire par denisdonikian — 12 mai 2013 @ 4:28 | Réponse


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