Ecrittératures

19 juillet 2013

Les caves d’Etchmiadzine.

VOROGNAVANK

VORODNAVANK

N’en déplaise aux thuriféraires patentés de l’Eglise apostolique arménienne, la démission du Père Norvan Zakarian a brusquement révélé au grand jour des pathologies d’autant plus surprenantes qu’on aurait eu du mal à croire qu’elles fussent possibles au sein de cette vénérable institution. Certains, au nom de principes plus proches d’une conception unitarienne de la communauté que d’un renouveau religieux, ont cru bon de souhaiter que le Père Zakarian revienne sur sa décision. On peut demander à un gardien de la foi arméno-chrétienne, et de surcroît aguerri par son sens et son expérience de la  patience, qu’il tienne un temps sa main droite au cœur d’un guêpier, mais on ne peut exiger qu’il y tienne son corps entier. D’ailleurs, tous nos laïcs arménomaniaques, qui déplorent aujourd’hui ce qu’ils appellent une défection, se sont-ils empressés de le soutenir alors qu’il supportait de plus en plus mal les harcèlements, les humiliations, les agressions que faisaient pleuvoir sur lui sa hiérarchie ? La démission du Père Norvan Zakarian résulte avant tout du lâchage de toute la communauté des fidèles. Je dirais même de toute la diaspora et de ses représentants après les alertes constituées par les affaires de plusieurs paroisses, à commencer par celle de Nice. De mon côté, ignorant que Monseigneur Zakarian jouait à son corps défendant un rôle de courroie de transmission, ignorant ce qu’il pouvait endurer à devoir se plier aux diktats de la maison-mère, je lui fais mes excuses pour des propos qui auraient pu manquer de retenue. Et je salue aujourd’hui une démission par laquelle le Père Zakarian sauve et pérennise l’Eglise apostolique arménienne tandis que ceux qui se croient à l’intérieur deviennent par le même coup des étrangers à la parole du Christ.

Il suffit d’évoquer les articles déjà publiés et qui continuent de paraître tant en Arménie qu’en France, mais aussi les émissions de radio chez nous, pour mesurer l’impact de l’événement.  Il reste que ces confessions, déclarations, opinions en tous genres nous laissent volontiers sur notre faim. On s’autocensure, on dit sans dire, on retourne le négatif en positif, bref on prend les Arméniens pour d’imbéciles petits moutons tout en leur donnant du foin pour satisfaire leur besoin de vérité.  Mais pour dire la vérité, celle qu’on connaît, la vérité la plus simple, encore faut-il éviter de la noyer sous un fatras d’intentions idéologiques, de ruses dialectiques ou de considérations historiques.

Lors de son entretien à Radio Ayp, Monseigneur Zakarian aurait annoncé que le Père Vatché, accusé d’actes de violence, avait été blanchi en appel. On peut supposer qu’il ignorait encore le jugement par lequel ce même Père Vatché avait été condamné à deux ans de prison ferme, commuée en prison avec sursis comme le veut une tolérance accordée à des personnalités étrangères. De fait, l’élément déclencheur de cette ténébreuse affaire aura été ce Père Vatché dont le catholicos dira que sa «  soutane relèverait de [s]a propre dignité [au catholicos] comme elle doit relever de la [sienne] [au Père Norvan] et de celle de chaque ecclésiastique arménien ». Il faut que le lecteur entende cela : un Père condamné pour violence à deux ans d’emprisonnement ferme serait indispensable à la dignité de sa « sainteté »,  alors que ce même catholicos aura excommunié à tour de bras des religieux indemnes de toute condamnation mais ayant eu le malheur de déplaire au berger d’amour de tous les Arméniens. Tous des judas ! Et cerise sur le gateau, il exigera du Père Norvan qu’il lui trouve un travail digne ( le Père Vatché ayant été gardien pour nourrir sa famille, seulement gardien, sans attache avec aucun des mafieux qui sévissent sur la Côte d’azur où son bracelet électronique l’empêche désormais de circuler). Faute de quoi, le Père Zakarian serait viré. A savoir viré de l’Eglise apostolique arménienne. Mais, votre seigneurie, Père saint de corps et d’esprit, le Père Norvan, ce sont des années de service et de dévouement, on ne peut pas… Et que diraient les Arméniens de France, éreintés, dilués, déboussolés ? Rien à cirer ! RAUS !  C’est que dans cette Eglise, on ne vous vire pas pour indignités morales ou religieuses. Dans cette Eglise on peut vous canonner hors toutes raisons canoniques. Enfin cet ultimatum a été confirmé, non pas au cours d’une audience privée, dans un endroit conforme à la dignité de la personne et à la gravité de la situation.  Mais dans un aéroport, en présence d’hommes politiques arméniens de haut rang. Pour qu’ils entendent bien qui est qui et qui peut faire quoi.  Car, chez nous, là où les pas se perdent, la nation peut se défaire. Pour preuve, la diaspora, qui a de la colère à revendre quand il s’agit des Turcs, n’aura même pas eu un frémissement d’indignation. Ses dignes représentants n’auront même pas protesté devant cette curée dont la victime était aussi un des leurs, peut-être le meilleur d’entre eux.  Ce jour-là, il faut bien le dire, c’est toute la diaspora qui a été humiliée, comme elle l’a été à Nice, à Genève et ailleurs. Ce jour-là, le locataire d’Etchmiadzine s’est montré comme le propriétaire de l’Eglise apostolique arménienne. Ainsi donc le flagrant délit est-il sous nos yeux. L’Eglise apostolique arménienne n’appartiendrait pas aux Arméniens. Celui qui doit servir d’apôtre entre Dieu et les hommes, qui doit s’inspirer de Dieu pour se mettre au service des hommes, cet homme-là se sert des hommes pour qu’il soit craint et vénéré comme un dieu. Car c’est un dieu de clémence ( Père Vatché), un dieu de colère ( Père Norvan), un dieu de possession, qui prend ce qu’il veut, où il le veut ( Paroisses de Nice et autres), un dieu qui fait la pluie et le beau temps dans l’esprit de ses ouailles. Un dieu qui n’a que faire de la démocratie…

Pour autant, dans ce même entretien, le Père Zakarian aurait soutenu que le catholicos avait toujours respecté les principes démocratiques, principalement dans l’affaire de Nice. Or, le comportement du catholicos à son égard contredit cette appréciation, comme si la victime cherchait à ne pas trop noircir son bourreau. De fait, il s’agit bien d’une forme d’autoritarisme reflétant ce que l’archevêque aura dénoncé dans sa lettre de démission, à savoir ce « climat qui règne au monastère-mère des Arméniens, où prévaut l’absence d’amour et de bienséance ainsi qu’un fatigant culte de la personnalité ».

Qu’est-ce à dire dans le fond ? Que même le plus indigne de ses prêtres mériterait de la part du catholicos l’attention du berger à sa brebis égarée ? Quoi de plus louable ! Quelle meilleure preuve de compassion ! Mais dans la pratique machiavélique d’Etchmiadzine sauver un prêtre implique aussi de pouvoir en jeter un autre au rebut. Et quel autre ! Sans une once de scrupule. Dès lors, on est en droit de se demander ce que vaut une Eglise qui relève les businessmans en soutane et écrase les obéissants ? Quel est ce chef d’Eglise qui joue avec le destin des hommes, élevant les uns et rabaissant les autres, et faisant de l’obéissance l’instrument de ses caprices ?

Et par ailleurs, pourquoi ne pas s’interroger sur les raisons pour lesquelles  un catholicos défend un prêtre dont le comportement n’est pas celui d’un homme d’Eglise ? Les paroissiens de Nice en savent quelque chose. Qui tient l’autre par la barbichette ? Pour quelles motivations supérieures, secrètes ou affectives, le catholicos cherche-t-il à garder un prêtre qui ruine l’image de l’Eglise, quitte à détruire un autre qui l’honore ? Le subalterne aurait-il de quoi faire chanter son supérieur que celui-ci le défende jusqu’à envisager de se débarrasser d’un archevêque, et pas des moindres ?

Comme je l’ai dit par ailleurs, cette Eglise paye en dérives autoritaires, arrogance et comportements discutables de trop donner à César et pas assez à Dieu.  On veut nous faire croire que les dernières élections ont été les plus démocratiques qui soient pour la désignation du catholicos, en l’occurrence Karékine II. Plus démocratiques ne veut pas dire démocratiques. On conçoit difficilement que la corruption généralisée qui sévit en Arménie se soit arrêtée comme par enchantement aux portes de la citadelle d’Etchmiadzine.( Son appétit est tellement vorace qu’elle déborde même sur notre Côte d’Azur ). La cité qu’on espérait être un îlot d’amour et de respect mutuel, serait selon le Père Norvan Zakarian, un lieu où ils feraient défaut au profit d’«  un fatigant culte de la personnalité ». En d’autres termes, Karékine II serait dans l’ordre du religieux ce qu’est Serge Sarkissian dans celui de la politique. Son symétrique exact, avec le costume pour unique différence. A telle enseigne qu’on voit mal le premier froisser le second.  Entente qui conduit le représentant du Christ sur la terre arménienne à trahir ce qui devrait être son souci majeur, à savoir la compassion. Si cette Eglise s’inspirait des principes évangéliques, elle veillerait d’abord à nourrir les pauvres qui sont légion en Arménie. Mais le faire équivaudrait à dénoncer la politique sociale de Sarkissian. Alors on construit en plein Erevan une annexe d’Etchmiadzine, dans le quartier des grands hôtels et du luxe clinquant. Car faute de pouvoir et de savoir construire les hommes par la parole du Christ, cette Eglise bâtit des églises. Croyant magnifier Dieu par la pierre, elle Lui élève en réalités des tombeaux.

Cette Eglise, qui n’a jamais su séparer le religieux du national, devait fatalement conduire aux dérives qui explosent aujourd’hui au nez et à la barbe de tous les Arméniens. A commencer par une forte déspiritualisation de la nation arménienne. A croire que c’est la seule Eglise où un athée se trouve à son aise. Car pour être de l’Eglise arménienne, il ne suffit pas de croire en Dieu, d’y venir pour faire le plein de valeurs chrétiennes. Etre arménien suffit. Ce qui conduit à dire que  l’Eglise arménienne n’est que le théâtre de la nation, et ses représentants des comédiens qui ont appris par cœur des rengaines qu’il doivent savoir bien nasiller.

Eglise café au lait, qui offre à ses officiants la possiblité de se beurrer la biscotte, avec en sus la fermière si elle vient à passer. On peut encore admettre que le spirituel n’inspire plus nos Arméniens dont le fonds mental tient le sol pour unique absolu. Il reste que le désarroi dans lequel nous laisse la démission du Père Norvan Zakarian aura produit un véritable trouble moral dont on sent bien qu’il découle d’une perte généralisée de l’éthique. Je veux dire qu’il aura mis au jour ce que nous avons toujours voulu cacher. Car la vérité ne se tue pas. La vérité ne peut s’excommunier d’un mot. Les vérités intimes, les vérités profondes que nos arménolâtres ont voulu camoufler, soit parce qu’ils avaient honte, soit parce qu’ils étaient pleutres, viennent aujourd’hui au-devant de la scène jouer leur part. Car toutes nos vérités nauséabondes, enfouies de force, un jour ou l’autre remontent en surface sous forme de souffrances. C’est ainsi que nous créons nos bourreaux et créons nos martyrs. Quand la diaspora va visiter les ruines de nos églises, elle ignore que ce sont les ruines morales et spirituelles de la nation arménienne d’aujourd’hui qu’elle a devant les yeux. On savait la corruption politique du pays, on a voulu ignorer l’état de déliquescence morale qui affectait aussi le seul lieu qui devait préserver comme un trésor des valeurs d’humanisme, de charité, d’amour. Ce lieu qui aura cédé lui aussi aux tentations  les plus tristes. Car nous savons désormais qu’un prêtre condamné à la prison peut avoir les faveurs exclusives du chef spirituel de tous les Arméniens au détriment des meilleurs.

On nous dit du trouble-fête qu’il aille faire pénitence dans un couvent. Si au moins ce dignitaire avait la dignité d’un repenti. Car être élevé à la fonction de dignitaire ne vous confère pas forcément de la dignité.  Être dignitaire n’est d’ailleurs qu’une manière de camoufler ses indignités. N’en déplaise à ceux qui nous feront une moue d’indignés, d’aucuns pensent même qu’Etchmiadzine serait un vivier d’indignitaires. Pourtant les affaires de Nice ne sont qu’une litanie d’indignités qui auront indigné plus d’un paroissien. A commencer par celle qui consiste  pour un officiant ( le Père Vatché)  à interrompre sa messe pour tancer un vendeur de cierges… Mais au fait, qu’on nous dise où sont les couvents actifs en Arménie pour qu’on puisse y envoyer cet homme-là faire pénitence à défaut de lui trouver un pénitencier digne de sa soutane dont le catholicos soutient qu’elle  serait le garant de sa dignité. Quels sont les anachorètes qui par leurs prières seraient à même de sauver ce peuple de ses propres démons ? D’ailleurs, voilà bien ce qui manque à ce pays. Des hommes de prière. Des hommes de pénitence. Des fous de Dieu. Quand on sait que le catholicos a autorisé que le monastère de Tatev devienne un monument qui rapporte au même titre que la Tour Eiffel ou les Studios d’Hollywood, on comprend vite de quelle sauce est faite sa conception du religieux. Ce monastère devait être un haut lieu de l’esprit.  Mais le vide de Tatev est à l’image du vide spirituel du chef spirituel de tous les Arméniens. N’est pas Grigor Tatevatsi qui veut, lequel écrivait : «  L’âme peut tomber malade de la même manière que le corps ». Or, le grand corps du peuple arménien est aujourd’hui malade de son peu d’esprit.

Eglise archaïque que l’Eglise arménienne, tenue par des perroquets, qui ressassent des formules dont ils ne pratiquent plus le sens. Eglise passéiste, embaumée de traditions obscures, argentée, dorée, qui ne sait pas répondre aux interrogations des hommes, ni à leurs besoins, ni à leurs angoisses. Eglise de l’indifférence, de l’arrogance et de l’obscurantisme qui distille des superstitions, diffuse des fables, s’octroie des saintetés artificielles. Et sous ce fatras de fadaises dignes de contes pour enfants attardés, elle contribue à enniaiser le peuple et étouffe la parole vivifiante du message évangélique. Que fait-elle pour les pauvres ? Rien. Que dit-elle aux politiques pour améliorer le sort de ces pauvres ? Rien encore. Quelles réflexions mène-t-elle sur la bioethique, l’avortement, la contraception ? Allez savoir. L’entendez-vous défendre la femme qu’on bat ? Que dit-elle aux riches qu’elle ne dit pas à elle-même ?  En somme, Eglise qui baptise, qui marie, qui enterre et qui empoche.

C’est dire que l’Eglise d’Etchmiadzine, sous le catholicossat de Karékine II, n’est à ce jour ni crédible ni croyante.

 

*

Lire aussi « Arménie, la Croix et la Bannière » de Denis Donikian, Editions Sigest, 2012,2013

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50 commentaires »

  1. Cher Denis,

    Ta Liberté c’est ton Courage. Ton courage nous fait espérer !

    Je plains ceux qui n’ont pas le courage de dénoncer cette Eglise qui n’est plus celle du peuple, mais le bien personnel de Karékine II.

    Merci.

    Dikran

    Commentaire par Dikran — 20 juillet 2013 @ 7:25 | Réponse

  2. cCher DENIS
    Les Niçois vous remercient pour votre lucidité, votre courage et la qualité exceptionnelle de votre écriture.Les Arméniens regardent leur Eglise comme une vierge et peut-être ont ils raison, je n’en sais rien.Mais ils ne peuvent taire plus longtemps la folie d’un homme qui en est le plus haut dignitaire sans en être le proprietaire.Ils regardent l’homme et voient l’Eglise apostolique armenienne.Du coup ils s’abstiennent de critiquer l’homme qu’ils confondent avec l’Eglise ,notre Eglise,une Eglise qui est la nôtre,la proprieté du peuple arménien dans son entier avant même celle de ses servants, de ses prêtres, de son clergé, de ses dignitaires qui la salissent et s’en servent comme un levier propre à satisfaire leurs propres ambitions. Merci d’avoir dénoncé tout cela avec quel talent !
    Armand Sammelian

    Commentaire par ARMAND SAMMELIAN — 20 juillet 2013 @ 9:44 | Réponse

  3. Encore et toujours , un très grand merci , très cher Denis , pour cette analyse si claire et si courageuse , quoiqu’il puisse t’en coûter , toi qui as un besoin permanent et vital de terre d’Arménie .
    Nos  » chefs  » politiques et nos éminences ecclésiales sont des nostalgiques des fonctionnements staliniens ou à la Ceausescu . Y compris les silences complices de la diaspora qui est plus fautive que le silence du monde en 1915 .  » Gémis donc , Haiastan , crie pour qu’on t’entende Le monde entier , le dos tourné , plante des choux Ne faut-il pas que l’on achète et que l’on vende Qu’on se marie et qu’on mette au coffre des sous  » Max Jacob ( in  » Les Alliés sont en Arménie  » .
    La diaspora et nos associations pseudo-patriotiques ne m’en paraissent que plus coupables .
    Ou es-tu Karekine 1er , reviens , tu nous manques tant .

    Commentaire par Donig . — 20 juillet 2013 @ 2:42 | Réponse

  4. C’est la pureté de VORODNAVANK qu’il faut rétablir à Etchmiadzine…

    Commentaire par Dikran — 20 juillet 2013 @ 4:22 | Réponse

  5. D’accord avec tous et spécialement avec Donig. J’ajouterais: Vazkén I revenez aussi !

    Quand notre IIème Karékin visita Buenos Aires, les Arméniens l’attendirent à notre Cathédrale de la rue Armenia avec une émotion mystique dans leur âme. Quand finalement la procession apparut, le magnifique effet des antiques rites, des vêtements , des chants , de la lumière, des cierges et des objets de culte fut doublé par l’obscurité de la fin du jour. On regardait d’en haut arriver le cortège lentement. Moi je désirais croire que tout cela était vrai et je m’efforçais d’entrer dans l’atmosphère des croyants. Mon amie, une écrivaine au grand mérite, me racontait qu’en Arménie les femmes – et mêmes les musulmanes – s’approchent du Véhapar pour lui demander la guérison. Quand nous revînmes à notre banc, elle se montra fière d’avoir touché la croix avec laquelle Karékin bénit la foule. Tout cela était beau et je fus heureuse d’y avoir assisté.

    Mais il n’organisa aucune réception populaire pour les gens qui désiraient le toucher, lui parler, l’entendre comme leur homme spécial.
    Quelques jours après j’ai entendu dire qu’il n’avait pas voulu s’approcher des ‘zavallener » mais des « haroustner »… Devrais-je me demander si c’était une calomnie ?

    La description de la diaspora que fait Mr. Donikian est parfaitement douloureuse,comme tout ce qu’il dit

    Commentaire par Hermine Kozanlean — 21 juillet 2013 @ 12:54 | Réponse

    • Cet intérêt antiévangélique pour nos riches de la part de notre représentant du Christ sur terre est patent et on pourrait donner beaucoup d’exemples de ses ruses de sioux, où l’on verrait que tout est mis en oeuvre pour canaliser l’argent de la diaspora vers Etchmiadzine, sachant que cet argent n’est contrôlé par personne et que la maison-mère a trouvé un excellent moyen de monnayer la vénération qu’elle inspire auprès de ces gogos qui croient ainsi s’acheter une chaise gravée à leur nom au paradis.

      Quand on sait que Norvan Zakarian n’a obtenu sa charge d’archevêque de Paris qu’en contrepartie d’une certaine somme à verser à Etchmiadzine, qu’il n’a pu le faire qu’avec l’argent de quelques donateurs de la diaspora et qu’on ignore où cet argent est allé puisque les comptes de notre Vatican restent obscurs et sont aux mains des meilleurs d’entre nous, et que ledit Père Norvan se voit aujourd’hui congédié pour des raisons arbitraires, sinon pour le remplacer par un autre qui sera rançonné à son tour, j’estime que, pour dire les choses nettement, cette exclusion forcée équivaut à un vol.

      Vol non du Père en question, mais de la diaspora. Petit exemple qui montre comment l’appétit vient en mangeant quand on sait que maintenant sous prétexte de réorganisation des paroisses on vise plus haut et plus fort.

      Commentaire par denisdonikian — 21 juillet 2013 @ 1:59 | Réponse

  6. J’ai eu besoin de chercher sur internet le sens de Vorodnavank évoqué par Dikran et j’ai retrouvé un article publié le 20 octobre 2009 par Denis Donikian  » VOROTNAVANK , Marz de Siounik , Marcher en Arménie  » . Lisez le Hermine et vous constaterez une fois de plus , et bien que vous n’en doutiez pas , que si Denis est souvent sévère avec les politiques et le clergé d’Arménie , mais aussi la diaspora , son Amour de l’Arménie est immense .

    Commentaire par Donig . — 21 juillet 2013 @ 10:18 | Réponse

  7. « Quels sont les anachorètes qui par leurs prières seraient à même de sauver ce peuple de ses propres démons ?  » La foi en Christ, rien que la foi en Christ.

    Pardon, mais je dirai ceci, tant que nous mettrons en premier : L’Armenie, nos interêts personnels quels qu’ils soient, tant que nous ne vivons pas la parole de l’Evangile,et ne la mettons pas en pratique, tant que nous considérons La parole du Seigneur comme quelque chose d’écrit sur du papier et seulement écrit et non toujours vivante et active, tant que chaque armenien n’aura pas médité sérieusement les versets 4 et 5 du Psaume 12 (bible de Jérusalem) tant que nous ne pratiquons pas l ‘amour du prochain, et l’humilité, et tant que l’eglise arménienne continuera de vivre sur ses propres ressources, je veux dire en rupture ( de fond) avec les autres églises, tant que les paroissiens iront à l’église parce que c’est la tradition, et tant qu’on y va comme on va au théâtre, alors elle est condamnée à mourir. La foi est un don de Dieu, l’église est le corps mystique du Christ dont Il est la Tête et l’Esprit Saint est le coeur du corps qui est l’eglise . Beaucoup d’Arméniens pense qu’il suffit d’être le premier pays chrétien pour aller en paradis, et on a tellement souffert! Mais Dieu ne fait acception de personne. Il suffit de se nourrir des Saintes Ecritures, de nourrir aussi des mystiques et leur relation intime avec Dieu pour trouver des réponses, de la tendresse et de la consolation et celui qui CROIT sait que notre seule vraie patrie Est La Jérusalem Céléste avec Jésus-Christ, nulle part ailleurs.  » L’orgueil est ce que Dieu a en abomination.

    En Christ,

    Commentaire par chapeau — 21 juillet 2013 @ 2:57 | Réponse

  8. Bien dit chapeau meme si quelques subtilités m’échappent. J’imagine,par contre qu’elles sont le pain quotidien du chef de l’Eglise apostolique armenienne… L’orgueil est ce que Dieu a en abomination ; là je vois bien a qui est destinée cette sentence.Il faudrait ajouter que Dieu n’aime pas non plus la convoitise , l’hypocrisie, le cynisme,la vulgarité, l’autoritarisme, le chantage, la menace, la violence…

    Commentaire par ARMAND SAMMELIAN — 21 juillet 2013 @ 6:21 | Réponse

  9. Bonjour Denis

    Beaucoup de courage et de véracité dans vos propos… Vous n’hésitez pas à dire tout haut ce que beaucoup d’entre nous pensent tout bas.

    Notre arménité doit se réveiller . A travers notre église qui chancelle, ce sont nos racines qui sont menacées . Comment pouvons-nous admettre une telle attitude de la part du primat de notre église?

    N’oublions pas que nous sommes le premier peuple du monde à avoir embrasser le christianisme comme religion d’Etat.

    Arméniens de toutes origines de tous Etats, réveillons-nous et redonnons à notre religion sa dignité et sa droiture. La Diaspora doit exiger des comptes de la part d’Etchmiatzine.

    L’Arménie et notre église doivent être aidées mais pas à n’importe quel prix !

    Commentaire par armenian — 21 juillet 2013 @ 7:22 | Réponse

  10. En fait l’éviction de Mgr Norvan etait programmée par le Saint Siége dès sa nomination, il fallait une occasion de la démettre , peu importe la manière, afin que notre Catholicos bien aimé mettent ses hommes dans les paroisses de France réunies en diocèse par Mgr Norvan, je pense que Mgr Norvan le savait.En Arménie notre Eglise et ses pratiques ouvrent une voie royale aux protestants et aux sectes.

    Commentaire par Anouchian — 21 juillet 2013 @ 7:35 | Réponse

  11. Je parlais de chacun de nous, l’orgueil, notre ego ,chacun de nous est concerné. Mourir à nous -mêmes, c’est ce que le Seigneur nous demande. Sinon comment pourrait -on lui donner toute la place ?

    Les bergers arméniens, et d’autres, ne ne font plus paître leurs troupeaux depuis longtemps alors, nous sommes devenus comme les ossements desséchés , comme dans la vision d’Ezechiel.

    Je vais à l’église arménienne tous les dimanches, jamerkoutioun d’abord, puis la sainte Messe, mais dans la semaine je vais à la messe dans ma petite paroisse, où les prêtres sont ouverts, simples et humbles et sont des vrais pasteurs. Leurs homélies sont courtes mais terriblement agissantes et nous atteignent au plus profond du coeur, là où çà fait mal. Là ou nos comportements ne ressemblent pas à ceux du Christ,

    Ces prêtres là vivent vraiment Sa Parole, et nous rappellent sans cesse de la mettre en pratique dans notre vie de tous les jours.Dans cette église, on entend le silence, la foi, le recueillement, et surtout personne ne discute, pas de bavardages, c’est le respect . Le Seigneur est là, présent et les Arméniens oublient cela. Pourquoi aller à l’Eglise arménienne alors me direz-vous ? Ceci est une autre histoire.

    Quelqu’un que j’estimais beaucoup,( aujourd’hui au monastère) a dit que l’Eglise arménienne était une coquille vide, cela m’a fait mal de l’entendre dire, mais à force de la fréquenter , je m’aperçois que c’est vrai. Comment retrouvera-t-elle sa substance ? Tout dépendra du choix qu’elle fera dans l’avenir et si elle se tourne vers Dieu.

    Pourquoi les Arméniens n’aiment que les Arméniens ? Est-ce cela que le Seigneur a enseigné?  » Quels mérites avez-vous à aimer ceux qui vous aiment? Les pécheurs ne font-ils pas de même ? »

    Quand apprendrons-nous à aimer vraiment notre prochain? Quand ? Quant il sera trop tard ?

    J’ai rencontré le Seigneur et j’ai pu vivre une vraie vie en Dieu, par la Vraie Vie en Dieu.

    Voilà,

    En Christ,

    Commentaire par chapeau — 21 juillet 2013 @ 8:05 | Réponse

    • Je réponds à Chapeau.

      Vous tenez un langage que les Arméniens ne peuvent plus comprendre. Vous êtes dans la foi, ils sont dans la religion. Leur demander de renoncer à eux-mêmes, ce serait leur demander de renoncer à être arméniens. Comme si dans l’au-delà ( je m’adresse à celui qui y croit), le fait d’être arménien avait une importance quelconque. Pour que les prêtres arméniens arrivent à comprendre cela, il faudra encore beaucoup de temps. Car ils sont dans la tradition et sont les garants de sa perpétuation. Or, rien de plus vieux que la tradition, et rien de plus vif que l’Evangile. Le fait de dire que les Arméniens ont 1700 ans de christianisation derrière eux les remplit d’orgueil mais nuit totalement à leur disponibilité au divin ou au spirituel. Car c’est une affirmation nationaliste qui’ n’a rien avoir avec la foi. Le renoncement à soi a pourtant été pratiqué en Arménie. L’exemple le plus flagrant est celui de Narekatsi. On le sait parce qu’il l’a écrit. Mais de nombreux couvents aujourd’hui abandonnés montrent que cela a existé. Ce que dans le fond je reproche au catholicos, c’est d’être l’instrument de notre archaïsme et de notre dévoiement. Il est évident qu’il trahit les Evangiles alors qu’il croit les incarner. Le jour où l’Eglise arménienne sera séparée franchement de l’Etat arménien et où un premier religieux cherchera à vivre selon les Evangiles, ou en tout cas, dans la contemplation en se retirant dans un couvent pour renoncer au monde, ce jour-là quelque chose sera changé dans les mentalités. Et comme les foules vont accourir vers lui, et comme il va déplaire à Etchmiadzine en la révélant à elle-même, il lui faudra se cacher et se rendre introuvable. Mais cet homme va peut-être surgir d’un jour à l’autre, car la corruption et l’injustice et l’inversion des valeurs en Arménie ne savent plus quoi inventer.

      Commentaire par denisdonikian — 22 juillet 2013 @ 1:49 | Réponse

  12. « Leur demander de renoncer à eux-mêmes, ce serait leur demander de renoncer à être arméniens. «  »

    , Oui , je ne le sais que trop et cela m’étreint le coeur parce qu’ils se trompent. et que c’est de l’orgueil,rien d’autre, et que de cet orgueil nait toute la vanité qui en découle, incompatible avec la foi en Christ.

    En ce qui me concerne, j’ai choisi. J’ai choisi le Chemin qui mène à la Vérité, et la Vérité qui mène à la Vie.

    Je termine ici en vous contant quelque chose:

    la première fois où j’allais faire une demande de requiem, je me suis donc adressée a un laic afin de savoir s’il était possible, je dis bien possible( donc une question) de demander au pretres si l’on pouvait faire dire un psaume de son choix,( en fait je voulais juste 2 versets du psaume 131) on aura pû me répondre , oui, ou non cela n’est pas permis par exemple ? au quel cas j’aurais je me serai soumise. Mais il m’a été répondu ceci, un psaume, je ne sais même pas de quoi vous me parler! Cela m’a choqué, Ici, j’ai eu très très mal, et j’ai commencé à comprendre vraiment à quel point les arméniens se nourrissent mal.

    Je vous remercie de votre réponse, Denis.

    Commentaire par chapeau — 22 juillet 2013 @ 6:25 | Réponse

  13. Génial.
    Merci d’exprimer ce que certains pensaient en silence.
    Une étape de plus.
    Michel

    Commentaire par michel djarbikian — 22 juillet 2013 @ 3:10 | Réponse

  14. Si les ruines sont le signe tangibles de la déliquescence spirituelle, l’état de l’Eglise est le reflet de la société arménienne dans son ensemble.
    Une critique qui fait l’économie de la remise en question, qui se contente de dénoncer, ne sert de rien
    On ne prêche que par l’exemple et l’exemple ici donné est celui du jugement d’autrui et non de soi-même, ou si peu.
    Une ébauche d’amendement et on repart de plus belle.
    Finalement chacun est dans son rôle et se conforte dans ses certitudes
    L’opinion, toujours l’opinion.
    Former l’opinion, ce n’est pas former les êtres.
    L’opinion, c’est très facile d’en avoir une, de l’exprimer, mais ça n’engage pas à grand chose quand on s’attaque à un pouvoir dont on ne dépend pas.
    Cela n’engage pas l’être intérieur.
    Or c’est de cela dont l’église, l’assemblée des croyants, a besoin pour se vivifier.
    Que l’union ne soit pas le fait d’une convention sociale mais d’un engagement du soi.
    Marcher dans les pas du Christ qui, sans la croix, n’est qu’un beau parleur.
    C’est là la seule réponse.
    Les agissements des uns, les dénonciations des autres… agitation stérile et dérisoire.
    Si les marcheurs sont là, tout le reste suivra.

    Commentaire par Gabriel K. — 22 juillet 2013 @ 5:36 | Réponse

    • En attendant, l’un n’empêche pas l’autre !

      Et dénoncer la dérive de notre Eglise, les mensonges des manipulateurs d’opinion et l’apathie coupable de la diaspora, c’est déjà un début de réveil du faible contre le fort qui l’opresse.

      Merci à Denis et à tous ceux qui ont les yeux ouverts et qui ne se taisent pas.

      Commentaire par Dikran — 22 juillet 2013 @ 7:57 | Réponse

    • Je réponds à Gabriel K.
      Vous écrivez : » Une critique qui fait l’économie de la remise en question, qui se contente de dénoncer, ne sert de rien ». Je me demande si dénoncer n’est pas déjà une remise en question. Toutes les contestations commencent comme ça en général. Et si vous aviez lu d’autres de mes textes, vous sauriez qu’il m’arrive souvent de porter la critique sur la gouvernance actuelle de l’Arménie, car elle est intolérable aux dires des Arméniens eux-mêmes.
      Ensuite vous dites :  » On ne prêche que par l’exemple et l’exemple ici donné est celui du jugement d’autrui et non de soi-même, ou si peu. » Si je vous ai bien compris il faudrait que je me juge moi-même parce que le catholicos a harcelé le Père Zakarian et l’a forcé à la démission ?
      « Former l’opinion, ce n’est pas former les êtres. » Allez dire ça à tous les journalistes d’Arménie et d’ailleurs. Ce ne sont pas des curés, mais des informateurs. Et donc ils forment l’opinion. De mon côté, grâce à Dieu, je laisse chacun former son être comme il l’entend.
      « L’opinion, c’est très facile d’en avoir une, de l’exprimer, mais ça n’engage pas à grand chose quand on s’attaque à un pouvoir dont on ne dépend pas. » Ah parce que vous croyez qu’écrire un article pareil ne m’expose pas. Vous semblez mal connaître l’Arménie. Et mal connaître ce que j’écris. Lisez Vidures et demandez-vous si après ça je vais pouvoir aller en Arménie tranquille. J’espère que vous n’ignorez pas que je suis lu par l’ambassade arménienne à Paris.
      « Cela n’engage pas l’être intérieur ». Relisez ce texte, et dites-moi si je ne m’engage pas.
      Je vous remercie en tout cas pour votre opinion. D’ailleurs, la démission du Père Zakarian n’est qu’une opinion, vous avez raison. Et la souffrance des paroissiens de l’Eglise de Nice aussi n’est qu’une opinion. Enfin ce n’est pas mon opinion.

      Commentaire par denisdonikian — 23 juillet 2013 @ 2:02 | Réponse

      • Merci Denis d’avoir complété ma réponse à Gabriel. :o)

        Commentaire par Dikran — 23 juillet 2013 @ 6:09

  15. GOD, TRUTH, REALITY
    ***********************************************
    Man cannot reconcile himself to the fact that
    god, truth, and reality are beyond his reach.
    Hence religions and ideologies or belief systems
    whose propaganda lines contradict one another.
    *
    Contradiction means conflict and conflict means
    murder, war, and massacre.
    *
    We are told by our “betters” (or is it our worst?):
    If you want the truth, adopt a lie.
    If you want to serve god, do the devil’s work.
    *
    Unmask capitalism and communism and expose greed –
    greed for wealth and greed for power.
    Six of one, half-a-dozen of the other.
    *
    Under capitalism man exploits man.
    Under communism it’s the other way around.
    *
    Once upon a time we were slaves;
    we are now slaves of former slaves.
    The more things change…
    *
    This has been said before but it bears repeating.
    If a lie is repeated,
    why not its contradiction?
    #

    Commentaire par arabaliozian — 23 juillet 2013 @ 12:14 | Réponse

    • Congratulations! Well said.

      Commentaire par Dikran — 23 juillet 2013 @ 12:57 | Réponse

  16. On demande à l’Eglise de faire ce qu’elle n’a jamais fait… de se tourner vers son peuple au lieu de s’occuper de soi-même et de sa structure. Je ne sais pas si un jour ça va changer. Cela dure depuis plus de 1700 ans, mis à part quelques exceptions dans l’histoire. Ils ne savent pas comment faire autrement. Ils ont peur de faire autrement. Ils ont peur d’avouer qu’ils ont peur. Et si c’est la peur qui nous dirige et nous dicte notre conduite, alors nous méritons cette situation.

    Commentaire par pelibossian — 23 juillet 2013 @ 1:10 | Réponse

    • C’est malheureusement bien plus grave que cela. Relisez « Les caves d’Etchmiadzine » !

      Commentaire par Dikran — 23 juillet 2013 @ 3:13 | Réponse

  17. We talk too much about God and Country
    and not enough about honesty.
    It should be the other way around.
    Only then may we count on God’s cooperation.
    #

    Commentaire par ara baliozian — 23 juillet 2013 @ 6:14 | Réponse

  18. l’Eglise Arménienne exploite le fond superstitieux du peuple arménien jusqu’aux oligarques qui construisent des églises.
    Jésus avait pourtant chassé les marchands du Temple
    les jeunes qui se pressent aux portes du séminaire n’aspirent qu’à une chose, accéder à une rente de situation.
    je le dis aussi depuis longtemps mon cher Denis le salut ne peut venir que par une Réforme, un retour aux sources
    ils feraient bien de relire nos grands mystiques
    ils feraient bien de relire Job et surtout l’Ecclésiaste

    Commentaire par sam — 27 juillet 2013 @ 1:19 | Réponse

    • right! in full agreement. sam, my man!

      Commentaire par arabaliozian — 27 juillet 2013 @ 2:13 | Réponse

    • Cette Eglise ira mieux le jour où Ara Baliozian jouera du Bach à Etchmiadzine.

      Commentaire par denisdonikian — 27 juillet 2013 @ 3:57 | Réponse

  19. et voilà qu’on apprend qu’Etchmiazine est l’un des plus gros contributeur fiscal d’Arménie.
    il va falloir qu’on s’y fasse à l’adoration du veau d’or !!!

    Commentaire par sam — 27 juillet 2013 @ 8:57 | Réponse

    • Qu’Etchmiadzine paie des impôts, voilà qui fait plaisir à entendre. Ce qui conforte l’idée que la religion pour l’Etat arménien est une excellente manière de pomper la diaspora à son profit. Car je doute que l’Eglise arménienne amasse beaucoup d’argent avec les Arméniens d’Arménie qui ont à peine de quoi pour survivre. On voit donc qu’au-delà des aides directes ou indirectes de la diaspora, il y a cette contribution via l’Eglise.

      Commentaire par denisdonikian — 28 juillet 2013 @ 1:34 | Réponse

    • Etchmiadzin is a cash cow for the Kremlin.

      Commentaire par ara baliozian — 28 juillet 2013 @ 11:23 | Réponse

  20. mauvaise pioche pour notre sainte institution.Comme personne ne peut plus contester que l’argent coule a flots depuis la denonciation de monseigneur Norvan , quelqu’un a cru bon de dire que la sainte payait des impots.Aveu surprenant s’il en est qui corrobore definitivement qu’elle fait d’abord du business au detriment du spirituel,du theologique ou de la charité au grand dam du primat de France.On pourrait se demander combien elle paye precisement , qui tient les comptes et ou se trouvent ces fameux comptes?

    Commentaire par ARMAND SAMMELIAN — 2 août 2013 @ 8:58 | Réponse

  21. Effectivement ! L’annonce très maladroite (trop et à la fois pas assez) de la contribution fiscale d’Etchmiadzine est la preuve de l’impact important du contenu de la lettre de démission de Mgr. Norvan ZAKARIAN. Elle indique clairement un désarçonnement certain du Saint Siège et l’on peut une fois de plus malheureusement regretter l’absence sidérante d’analyse critique et pertinente d’une telle information dans un tel contexte, de la part des principales instances diasporiques.

    Cela fait d’ailleurs maintenant 2 semaines que plus rien n’est publié sur ARMENEWS par exemple, au sujet de la situation de l’Eglise et du diocèse.

    MERCI Denis pour le relais que tu es de tous ceux qui dénoncent les sorties du Droit Chemin de ceux qui ont le devoir supérieur de rectitude morale car ils sont investis d’un pouvoir représentatif au plus haut niveau religieux, politique, assocatif…

    Il est donc urgent que les bonnes questions posées par Armand aient une réponse !

    Commentaire par Dikran — 2 août 2013 @ 9:56 | Réponse

  22. Tous ces abus, ces bassesses, ces outrages de toute sorte auxquels nous sommes manifestement nombreux à avoir assisté ici ou là, toute cette fange abjecte finira peut-être à déclencher un sursaut vital sans lequel, il y a fort à craindre que notre Eglise devienne un motif de honte et de moquerie (à l’égal de certaines de ses « soeurs » d’Orient dont les rites et l’opulence cachent mal les fautes graves commises tant envers les fidèles que Celui qu’elle devrait craindre et respecter).

    Notre Eglise reflète, une fois encore, fidèlement la cruelle réalité de son temps. Elle en est le miroir. Allons-nous avoir le courage de sortir de cette coupable apathie, laquelle équivaut à une complicité de facto avec ceux qui la dirigent ? Allons-nous exiger d’eux qu’ils aient le respect qui nous est dû comme à la dignité de la charge qu’ils prétendent assumer ?

    Franchement, je me ficherais comme d’une guigne de son destin, nos Vehapar Vazken et Karekine Ier ne pouvant revenir d’où ils sont, si nos frères ont laissé faire jusqu’à ce que les choses en arrivent à ce point, SAUF QUE — dois-je le rappeler ? — des générations et des générations d’Arméniens sont morts pour la Foi en NOTRE EGLISE !

    Cette fois c’est trop. Guepavé ! Il est plus que temps de curer les écuries d’Etchmiadzine. Et si la clique des pieds nickelés qui s’est emparée des manettes pour tenir l’Arménie à sa botte est inamovible, au moins qu’elle ne pose plus ses pattes immondes sur ce qui est sacré : notre Eglise.

    Philippe Martins,
    Français d’origine arménienne et
    niçois d’adoption (où il a vu se succéder trois Sourpazan, trois Der Hayr et quatre Conseils Cultuels depuis 23 ans)

    Commentaire par Philippe Martins — 5 août 2013 @ 7:07 | Réponse

    • Cher Philippe Martins,

      Je ne vous connais pas ou bien je ne parviens pas à vous identifier. Je suis Niçois moi aussi. Notre Conseil Paroissial a besoin de bonnes volontés que chacun peut apporter à sa mesure et selon ses compétences. Si vous êtes intéressé, indiquez-le dans votre réponse et Denis vous mettra en relation avec moi.

      DIkran

      Commentaire par Dikran — 5 août 2013 @ 7:15 | Réponse

      • Merci de tout coeur, Dikran, mais je ne crois pas que je tenterai l’expérience avant quelques temps. Après l’ére Daron, la transition Chichmanian, l’ère « Koko » et tout ce qui l’a accompagné (ainsi que sa chute lamentable), j’y réfléchirai à deux fois.
        Veuillez pardonner ma franchise, Dikran, mais je tiens à mon indépendance et ai encore du mal à oublier ce à quoi il m’est arrivé d’assister dans cette infortunée communauté (jusqu’aux célébrations du 24 avril dernier).
        Si je remettrai les pieds à Barsamian et à S. Azdvadzadzine, ce sera en compagnie de mes amis et connaissances que je tiens pour des gens honorables.
        Nous ne nous connaissons pas, étant donné que je n’ai jamais été ce qu’on pourrait appeler un « pilier » de la communauté (et me suis toujours gardé des divers clans et coteries), ce qui ne m’empêche pas d’en être proche car soucieux de ce qui peut s’y passer.

        Commentaire par Philippe Martins — 7 août 2013 @ 3:54

    • Merci pour votre réponse Philippe,

      Tout en respectant votre désir d’indépendance, je réagis néanmoins, après quelques précisions, d’abord au mot « clans » et ensuite à celui de « coteries ». Je ne suis pas d’accord avec cette vision qui nous a tant fait de mal et qui a justement servi de support et de prétexte à ceux qui depuis 4 ans se sont présentés comme des combattants volontaires auprès de Karékine II et ont entrepris avec le soutien très actif de son premier soldat le Père Vatché, de faire croire que le conseil paroissial faisait adhérer qui il voulait et refusait qui il voulait, cela bien sûr de façon tout à fait arbitraire. Dites du mal de quelqu’un, il en restera toujours quelque chose… Cet arbitraire d’exclusion, n’a jamais existé. Seuls les statuts (lois de 1901 et 1905) régissent les admissions avec principalement des critères de durée de résidence locale et d’autorisation de séjour concernant les résidents étrangers dont principalement bien sûr les Arméniens d’Arménie qui n’ont jamais été discriminés, la meilleure preuve en étant que certains d’entre eux qui avaient bien compris les règles et accepté d’attendre de remplir les conditions, ont normalement adhéré à l’association.

      Clans : s’il suffit qu’un groupe médisant et malfaisant, animé par des idées anachroniques et la soif d’un pouvoir illusoire, désigne les bénévoles qui accomplissent scrupuleusement leur mission comme des ennemis de l’église en place uniquement pour servir leurs intérêts personnels, alors oui, demain n’importe qui peut apparaître comme un clan et implicitement donc, comme membre d’une coterie.

      Je regrette que vous soyez victime de cette méthode de désinformation et de rumeurs.

      Le Conseil Communautaire Arménien de la Côte d’Azur qui regroupe toutes les associations locales dont l’association cultuelle, a fait depuis des décennies un travail extraordinaire pour le rayonnement et l’image des Arméniens. Il a aussi beaucoup oeuvré au niveau national et son modèle a beaucoup inspiré.

      Il n’y a pas de chute lamentable, seulement un triste et très laid sabotage auquel nous résistons de toutes nos forces et convictions. Les derniers événements relatifs à la démission de Monseigneur Norvan, ont fait éclater au grand jour la vérité que nous crions depuis des années. Faut-il rappeler que lorsque nous dénoncions la vraie nature du Père Vatché, ceux-là mêmes qui portent les accusations de clans et autres coteries, prenaient la défense du voyou et de ses acolytes en nous désignant comme des ennemis de l’église et bien pire encore avec des accusations tendancieuses extrêmement graves à caractère raciste…

      La lettre courageuse de Monseigneur Norvan ZAKARIAN, n’est qu’un début. Nous, nous continuons dans le droit chemin.

      Sans vous engager et tout en gardant votre indépendance, je vous invite quand même à nous rencontrer pour que vous puissiez mieux nous connaître. Vous dites vous-même que vous n’avez jamais été un pilier de la communauté, c’est donc une sorte d’aveu que comme beaucoup, votre vision a été influencée par les ragots organisés, malfaisants et destructeurs.

      Commentaire par Dikran — 7 août 2013 @ 6:58 | Réponse

      • Dikran,

        Tous les beaux discours, si bien tournés soient-ils, ne valent pas un acte concret, surtout s’il est positif, constructif et encourageant.

        Résumons : vous semblez regretter de ne pas parvenir à m’identifier (si je vous ai bien compris). C’est somme toute assez normal, puisque je n’ai jamais prétendu représenter quoique ce soit au sein de la communauté niçoise. Ce qui se devine derrière votre propos en dit long quant à la légitimité que vous accordez — à quel titre et de quel droit, d’ailleurs, vous qui n’indiquez pas votre nom ? — à qui, comme moi, ose dire ce qu’il pense sans dissimuler son identité. Gare à qui ouvrira sa bouche pour dire ce qui serait susceptible de froisser tel ou tel (je connais bien cette immémorable tradition, qui ne nous est pas exclusive), peu m’importe, car comme tant d’autres Niçois, je n’ai pas l’intention de continuer à garder mes griefs pour mon entourage.

        Vous arguez de rumeurs, ragots et autres maneuvres perfides pour vous porter tort. Vous avez peut-être raison, on a peut-être été injuste avec vous, injuste et ingrat vu le « travail extraordinaire » accompli depuis des années. N’en doutez pas, je pense que tous ont pu juger du travail accompli depuis l’éviction de Me Chichmanian : il a effectivement dépasseé toutes les limites de ce qui peut être qualifié d’ordinaire. Ne croyez cependant pas que je sois jaloux d’un bilan si considérable (je ne suis qu’un parmi des milliers de membres de la communauté niçoise qui a été témoin, au cours de ces années, de faits, d’actes, de comportements et non de on-dit, ragots ou rumeurs).

        Votre réponse semble démontrer combien tous ces « hay » ont raison de se plaindre des coups pendables qui se sont tramés dans leur dos, je ne dis pas uniquement par certains membres influents du Conseil Communautaire et/ou cultuel depuis la main-mise d’un certain agent immobilier puis des sympathiques « aghpars » venus de l’infortunée patrie de nos ancêtres (Mgr Chakarian excepté, cela va sans dire) pour l’en faire partir.
        Franchement, Dikran, il faudrait cesser de prendre les Arméniens d’ici pour des naïfs (pour ne pas dire autre chose).

        J’ai écrit — et maintiens — « clans » et « coteries » justement parce qu’ils ont toujours existé, ici comme ailleurs, dans notre Communauté comme ailleurs, la preuve en est que si nous étions plus (ou capables d’être plus) unis, le grand nombre de ceux que j’entendais se plaindre, outrés qu’ils étaient des comportements du fait de ceux qui ont été à la toute origine de la situation actuelle (et qui eux, ne sont pas originaires du Caucase mais des rives du Bosphore) auraient eu le courage d’évincer ces gens à temps. Voilà, mais je doute que vous agréiez quand je prétends en parfaite connaissance de cause que cela a représenté un motif supplémentaire non seulement pour me tenir à distance des faits plus haut par moi relatés et de leurs auteurs avec lesquels — comme une majorité de Français d’origine arménienne membres de la Communauté niçoise — je ne veux avoir de rapports.

        Mais je dis peut-être n’importe quoi, influencé par des gens malveillants et manipulateurs, comme tous ces « hay » qui se sont éloignés peu-à-peu d’une église et d’un Centre communautaire où ils se sentaient jusque là chez eux, ignorant de fait, ce qu’y s’y passe réellement.

        Gardez confiance, si vous faites le bien et êtes « dans le droit chemin », le mérite finira par vous revenir, comme tous ceux qui ont évité le boulevard de la Madeleine à cause de certaines personnes et de leurs agissements.

        En toute sincérité,

        Philippe

        Commentaire par Philippe Martins — 11 août 2013 @ 6:56

  23. Merci Philippe , tout est dit et très bien dit dans votre courrier . C’est ce que j’essaie souvent d’exprimer mais , beaucoup plus maladroitement , beaucoup moins clairement .
    Je suis entièrement d’accord avec vous à un détail prés , tout de même . Je sais bien que Karékine 1er n’est plus là , malheureusement pour l’Arménie et pour tous les arméniens du monde . Mais , essayez de retrouver , si vous ne les avez déjà , à l’Eglise arménienne de la rue Jean Goujon à Paris , son  » Recueil d’Homélies et d’Écrits  » ainsi que le texte de sa  » Première Encyclique  » qui sont traduits en français . Ce que je qualifierai de  » testament philosophique  » devrait , il me semble , nous permettre de ne pas désespérer totalement de notre Eglise qui est , vous le savez , un microcosme de notre société humaine avec ses tares et ses rayons de Lumière .
    Bien que ce soit inutile , je tiens à préciser que je suis devenu au fil des années beaucoup plus agnostique que ce qu’il me reste de croyance ou de foi . Mais je ne peux me détacher de notre Eglise .

    Commentaire par Donig . — 5 août 2013 @ 4:11 | Réponse

    • Cher Donig, je ne porterai aucun jugement sur les croyances des uns et des autres. Mais ce que je regrette c’est que cette Eglise en divinisant le peuple arménien a fait disparaître Dieu. Ce qui est une totale aberration. Cela nous vient de l’histoire certes. Mais alors qu’on ne mélange pas tout. Il faut donner à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Je plains les Arméniens qui sont les victimes innocentes de cet amalgame et surtout les prêtres qui auront consacré leur vie à un dogme national aussi pernicieux. Je plains les Arméniens parce qu’il est trop tard pour eux et que leur chef dit « spirituel » les enfonce dans cet égarement au lieu de les en sortir.
      Comprenne qui pourra.

      Commentaire par denisdonikian — 5 août 2013 @ 6:57 | Réponse

  24. Cher Denis Donikian, je vous remercie pour vos paroles fraternelles qui m’ont sincèrement touché.
    Agnostique je suis —— je ne le cacherai pas —— ce qui me porte à faire la part des choses entre les hommes qui constituent la réalité de notre Eglise apostolique arménienne et tout le corpus historique, spirituel et symbolique qu’elle représente. Ce n’est pas « Foi et Traditions », mais la réalité d’une Institution d’une part ET sa dimension sacrée, symbolique en tant qu’emblême d’une Nation.
    Si je n’y vais pas de main morte pour exposer mes griefs, c’est pour connaître aussi l’Eglise de Grèce et l’Eglise orthodoxe russe…
    Qui aime bien… D’ailleurs, savez-vous pourquoi pourquoi je ne désespère pas totalement de notre Eglise (malgré les apparences, j’en conviens) ? Parce que j’ai toujours fait davantage confiance à la majorité de ses Der Hayr qu’à ses prélats.
    En toute franchise et avec tout mon respect,

    Philippe

    Commentaire par Philippe Martins — 7 août 2013 @ 4:15 | Réponse

  25. Soûle-toi moins de sabir et mets un peu en examen ton narcissisme « arménomaniaque » de petit individu de petit peuple. Certaines choses, comme Etchmiadzine, l’Eglise, la foi, Dieu, demandent plus de révérence et une attitude de profonde humilité, et non cette moquerie pathologique constante de quelqu’un qui a besoin de croire à sa supériorité et perfection absolues.

    Commentaire par KESISYAN Khoren — 9 août 2013 @ 10:46 | Réponse

    • Le procès que vous faites à Denis DONIKIAN, est facile et caricatural. Il relève du principe « quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage… ».

      Rien, que ce soit Etchmiadzine ou autre chose, n’est plus importante que la recherche de la vérité. Pourquoi ? Parce que rien ne se construit durablement sur le mensonge qui, dans toutes les époques, a autorisé les plus abominables atrocités.

      Vous écrivez « révérence et attitude de profonde humilité », mais en réalité, vous voulez dire « totale soumission ».

      Vous écrivez « moquerie pathologique constante » et « supériorité et perfection absolues », c’est dire que vous n’avez rien compris au travail inlassable de libre expression de Denis DONIKIAN. Vous confondez cause et effets. Si nous n’étions pas confrontés à toutes ces dérives de l’Eglise, sans doute Denis DONIKIAN n’écrirait-il que des poèmes…

      Ce sont les gens qui pensent comme vous qui soumettent les peuples et les plus faibles. C’est grâce à d’autres comme Denis DONIKIAN, que les faibles peuvent se libérer du joug qui les opresse.

      Dikran TIMOURDJIAN

      Commentaire par Dikran — 10 août 2013 @ 5:39 | Réponse

  26. C’est effectivement un texte essentiel, Denis. Rien à ajouter aux commentaires, sinon ceci : nous sommes au troisième millénaire, puisque les uns et les autres vous entreprenez enfin une critique de l’institution qu’est notre église, il serait temps d’aborder son exclusion des femmes. Qu’elle puisse exclure les « zavale », les démunis, oui les prêtres qui ne rampent pas devant le Vehapar choque à juste titre. Mais cette même Eglise considère toujours qu’avoir des chromosomes XX, une poitrine qui permet d’allaiter les bébés arméniens et un utérus qui fabrique lesdits petits Arméniens, rend ipso facto un être humain définitivement indigne de servir Dieu et de dire la messe – mais attention : tout à fait digne de l’honneur de balayer une église et d’en faire les poussières, d’y passer la serpillière et de repasser les chemises des ecclésiastiques mâles. Et cela n’émeut quasiment personne. Les femmes, elles sont chassées de la prêtrise avant même d’y accéder, dès la naissance, et non pour une faute réelle ou supposée comme dans le cas de vartabeds. Il faut croire que dans cette affaire, le cerveau et le coeur ne sont rien, c’est la possession de testicules et de tapis de poils sur les pectoraux et les mollets qui font qu’un Arménien est autorisé à célébrer le Christ. La femme la plus croyante, la plus versée en théologie, la plus honnête, désintéressée et fidèle aux enseignements du Seigneur est écartée de l’autel d’office, pour la seule raison qu’elle est du même sexe que la Mère de Dieu, à qui nos pères phallocrates n’ont pas trouvé ironique de dédier tant de leurs églises. Si ce n’est pas de la discrimination, on se demande ce que c’est. Médecins, chirurgiennes, avocates, ministres, conductrices de tracteurs, pilotes, femmes de ménages, prostituées et danseuses du ventre ? Oui. Prêtresses, évêques? Pas question, mesdames, vous êtes des fidèles de deuxième classe. Et qu’on ne me parle pas de Paul, que certains appellent saint, le misogyne par excellence, qui trouvait les femmes fort consommables tant que ça le chatouillait, avant d’avoir vu la lumière. Ses épîtres ne sont pas la parole de Jésus, et ont fait beaucoup pour l’assujettissement de la moitié féminine du monde arménien. Mais tout le monde n’est pas aussi rétrograde : les églises protestantes – non arméniennes, évidemment – qui vivent avec leur temps et ont depuis un moment des clergés mixtes n’ont pas noté d’effondrements de bâtiments, et n’ont pas été frappées par la foudre, On n n’a pas noté une augmentation des AVC chez les croyants qui assistent à des messes dites par des femmes, ni une augmentation de naissances anormales chez les couples mariés par des pasteures. Chez nous, loin de progresser, on régresse : dans les années soixante-dix, hormis quelques rares vieilles dames, aucune femme ne se couvrait les cheveux à la messe. Mes grands-mères nonagénaires, au mieux ou au pire, mettaient un petit chapeau, et du rouge à lèvres. Pour communier aussi, nous étions têtes nues. Or depuis un certain nombre d’ années, on voit prospérer les foulards, à Paris notamment. Les dernières fois où j’y suis allée, on – un mâle de l’espèce, cela va sans dire, autoproclamé haute autorité – flanquait une sorte de foulard en dentelle synthétique dans les mains des femmes de tous âges qui allaient communier si elles n’arrivaient pas équipées. En France même, nos cheveux sont redevenus honteux après avoir cessé de l’être. Alors si le désir d’une gestion démocratique de l’Eglise arménienne va inclure la lutte pour l’égalité des sexes, laquelle fait partie de l’idéal démocratique dans tout autre contexte que celui-ci, et si la fin de la discrimination est au programme du combat, qu’on nous le fasse savoir, et je trouverai bien un peu d’énergie pour y participer comme à d’autres luttes. Mais tant que les messieurs trouveront très bien qu’une croyante arménienne ne soit bonne, tout au plus, qu’à faire le ménage après la messe, ou à chanter sans qu’on la voie, j’ai décidé de ne pas me sentir concernée. Cela m’est égal que des vartabeds soient homosexuels, aient une vie amoureuse, et restent inclus dans l’Eglise tant qu’ils ne font de mal à personne. Cela me dérange qu’il y ait des gens qui soient exclus, sans avoir commis de faute, parce que femmes. La liturgie est belle, mais cela ne me suffit plus. Denis Donikian, qui est préoccupé par le sort des femmes en Arménie, sera, je l’espère, de mon avis. Et ce serait un sacré message à une société où tabasser à mort une jeune maman de 20 ans fait partie des moeurs, et où en dépit d’une égalité professionnelle des sexes, être une femme est un destin si peu enviable que l’Arménie vient en deuxième position derrière la Chine pour les avortements de foetus féminins. Eh oui, notre Eglise n’aime pas les femmes, les hommes arméniens auxquels elle donne la préséance maltraitent ces mêmes femmes, et les futures mères préfèrent ne pas infliger la vie à des petites filles – sans que leur élimination au stade foetal gêne les hommes, :on n’a pas entendu qu’il y ait eu des manifs d’hommes arméniens contre cette pratique, n’est-ce pas? Ils ne hurlent pas dans les rues : « Je veux des petites filles ! Halte aux avortements sélectifs! »? Avec tout le respect dû à Monseigneur Zakarian, j’aurai envie de retourner à l’église quand nous aurons UNE archevêque, et qu’une prêtresse baptisera les bébés en alternance avec un prêtre.

    Commentaire par Marie — 10 août 2013 @ 11:52 | Réponse

    • Merci Marie pour ce long et utile plaidoyer. Mais Karékine II a rejeté dès le début de son pontificat la possibilité aux femmes d’intégrer l’Eglise Apostolique et d’y remplir des fonctions traditionnellement réservées aux hommes. De fait, les Arméniens ont un type de société qui n’est que le reflet de leur mentalité. Karékine II, c’est nous. Cette Eglise telle qu’elle est aujourd’hui est à notre image. Il faut attendre un renouvellement des générations pour espérer des changements dans cette Eglise. On ne voit pas pourquoi la misogynie qui sévit actuellement en Arménie ne se retrouverait pas dans l’enceinte d’Etchmiadzine. Et pourtant, cette Eglise qui n’est pas à une contradiction près, célèbre Sainte Hripsimé ( et même lui a consacré une église à l’entrée d’Etchmiadzine), mais aussi admet trois religieuses rattaché à l’Eglise Sainte Gayané( si mes informations sont encore bonnes). Ce qui veut dire que les femmes d’hier ( Hripsimé et Gayané) et celles d’aujourd’hui ( les trois religieuses en question) ont beaucoup donné à cette Eglise et rien reçu en retour. D’ailleurs quand je pense à ces trois religieuses, je n’ai pas la même appréhension qu’avec des prêtres. Je les sens plus honnêtes, plus dévouées, plus fidèles aux Evangiles que nos perroquets dont la soutane et la capuche semblent faites pour dissimuler on ne sait quelles intentions.

      Commentaire par denisdonikian — 11 août 2013 @ 3:38 | Réponse

  27. Merci Marie pour cette magnifique et très utile contribution . Vivant en milieu français à Avignon , nous allions assister à la messe ( de temps en temps pour ma part ….) à l’église catholique du quartier . Ma mère y faisait le ménage , remettait tout en ordre aprés l’office , elle remplaçait les fleurs fanées , faisait régulièrement les repas des deux jeunes prêtres etc…
    Eglise Catholique ou Eglise Apostolique , il est vrai que jamais je ne me posais jamais la question telle que vous la pointez sévèrement du doigt , avec raison .
    Ces progrès sont obligatoires . L’Eglise réformée a pris une belle avance effectivement .

    Commentaire par Donig . — 11 août 2013 @ 6:54 | Réponse

    • Et oui… Ce soir il y avait sur la 2 une comédie américaine légère et plaisante, « Un mari de trop » : le pasteur qui devait marier Uma Thurmann était une pasteure… Dans un film grand public. Par ailleurs, il vaut mieux que le clergé arménien – 100% masculin – continue à s’abstenir de se mêler, comme le Vatican se le permet, de ce qui concerne le corps des femmes, la sexualité des humains, et la fin de vie. Au moins notre Eglise a cela de bien, qu’elle se tait sur ce qui ne la regarde pas. Et vu sa mentalité, il est préférable qu’elle n’y réfléchisse même pas. Sans façon. L’utilisation du préservatif, du stérilet, l’IVG, le divorce, la légitimité des couples de même sexe, le destin des transsexuels, le soulagement des mourants, il ne manquerait plus que vartabeds et évêques jouent les experts sur ces sujets, eux aussi. Ils font moins de mal à rouler en Bentley! Qui a envie que les curés, arméniens lui interdisent de demander aux médecins de débrancher leur vieux père ou leur vieille mère qui agonise atrocement depuis des semaines, ou encouragent les jeunes et moins jeunes à risquer d’attraper ou de transmettre le SIDA, avec le risque de mettre au monde des nouveaux-nés infectés ou promis à se trouver rapidement orphelins, parce que le préservatif ne seraient pas en odeur de sainteté? Il y bien d’autres choses que les religieux peuvent faire pour être utiles au peuple…

      Commentaire par Marie — 11 août 2013 @ 10:45 | Réponse

      • Marie, vous avez tout à fait raison concernant les curés arméniens. Ils n’ont même pas de réponse concernant la pauvreté en Arménie alors que tout est dans les Evangiles. Concernant, la femme, oui, mieux vaut qu’ils roulent en Bentley car c’est une chose qu’ils savent faire. Pour le reste ils sont aveugles. Santini a eu un bon mot disant que le pape ne sachant pas ce qu’était un préservatif, il l’avait mis à l’index.

        Commentaire par denisdonikian — 12 août 2013 @ 12:06

  28. Philippe Martins,
    Vous m’avez mal compris. Je ne vous reproche nullement l’usage d’un pseudo.
    Si vous voulez connaître ma réelle identité, il vous suffit de relire mes commentaires. Vous constaterez que celui qui repond à Khoren, je l’ai signé de mon nom.

    Commentaire par Dikran — 11 août 2013 @ 6:05 | Réponse

  29. Denis Donikian sonde et juge l’arménité et l’univers, et ne retrouve que lui-même. Tout le monde est taré à divers degrés. Il vitupère, se moque et profère des jugements assassins. Son sabir prétendument intellectuel (n’est pas Narégatsi qui veut), lui sert à cacher ses complexes pathologiques, son ignorance ahurissante des réalités arméniennes et la pauvreté de sa pensée qui est en fait largement faite de lieux communs : Les « Caves d’Etchmiadzine », « Eglise de l’indifférence, de l’arrogance et de l’obscurantisme qui distille des superstitions, diffuse des fables, s’octroie des saintetés artificielles. ». « Quelles réflexions mène-t-elle sur la bioethique, l’avortement, la contraception ? » Et le couperet final : « En somme, Eglise qui baptise, qui marie, qui enterre et qui empoche. » Et cela prétend être juste et pieux.
    Cette attitude méprisante envers tout entretient en fait une autre pathologie, qui n’est pas seulement arménienne, mais dans notre cas elle est grave de conséquences : tous des nuls, des pourris, on est condamné ! C’est en cela que ce qu’écrit Denis Donikian est malsain. Pourtant, aujourd’hui avec l’internet, à défaut de les rencontrer, il aurait pu découvrir en Arménie des personnes et des groupes admirables dans tous les domaines culturels, religieux et d’action sociale, et qui, eux, loin des postures verbeuses, doivent gérer une situation extrêmement difficile et complexe, et n’ont pas peur de mettre la main dans le cambouis. Pour aider Donikian, je ne citerais que quelques-uns. Le groupe préparlement arménien http://preparliament.org/ dans le domaine social et politique. Voulez-vous découvrir une réalisation magnifiques dans le domaine d’élaboration de projet éducative allez sur le site http://www.aybschool.am/. Traitez-vous de moyenâgeuse l’Eglise Arménienne, allez sur le site http://www.vem.am et découvrez que le magnifique héritage de la théologie arménienne peut répondre à toutes les questions de la pensée, des sciences et des questions sociales. Découvrez aussi l’action des prêtres dévoués et d’une grande culture, comme Le Père Mesrop Aramian, directeur des Editions Gantsassar, de la radio Vem et co-fondateur de la Fondation Educative Ayb. Ou encore le Père Krikor Hovhannissian de l’Eglise Sourp Sarkis d’Argavand, le Père Tovma Andréassian de l’Eglise Sourp Sarkis de Nor-Nork, le Père YéssaÏ Arténian, de l’Eglise Sourp Yerrortoutioun du quartier d’Antranik à Yérévan, le Père Guregh Talian de l’Eglise Sourp Gatoghiké de Djervéj, le Père Vrtanès Baghalian d’Otsoun… La liste n’est pas exhaustive. Continuez après à mépriser et insulter si vous voulez l’Eglise et ceux qui luttent et construisent l’avenir de l’Arménie.
    Un dernier mot : J’étais déjà de ceux qui en 1999 avaient lutté activement contre l’élection de Nersissian d’Abaran. Pour moi cette créature, serviteur du système maffieux criminel en Arménie, est une malédiction pour l’Eglise et le Peuple Arméniens. Mais l’Eglise Arménienne n’est pas réduite à ses semblables, et il sera chassé. En ce qui concerne Monseigneur Norvan, je me suis exprimé de façon très violente dans les forums contre son exclusion.

    Commentaire par KESISYAN Khoren — 14 août 2013 @ 9:50 | Réponse

    • Arménomaniaque. Le sieur Khoren Kesisyan que je semble avoir mis en furie, c’est l’illustration par l’exemple. On parle du loup, il sort des bois. En tout cas, notre homme connaît le mot sabir. Qu’on se le dise ! J’écrirais dans un tel sabir qu’il arrive quand même à me citer. C’est donc qu’il comprend quelque chose, le bougre. Même si je n’écris pas comme Naregatsi, son unique référence littéraire, semble-t-il. Le pauvre !
      Bref, comme toujours, Denis Donikian salope l’arménité. Il ne sait faire que ça. Le voilà pris jusqu’à l’étouffement, coincé entre les fachos de service et les bondieusards en soutane.
      Les Arméniens qui ont le poil sensible critiquent mon manque de sérieux à partir de leur propre manque de sérieux. Avant de m’inviter à mieux m’informer, ils feraient mieux de s’informer eux-mêmes sur ce que j’ai écrit par ailleurs. Ces thuriféraires, ou porteurs d’encensoir, qui font profession de hauteur éthique, devraient d’abord commencer par mettre en pratique l’honnêteté intellectuelle à laquelle ils prétendent.
      Ils auraient alors constaté qu’avant Karékine II j’ai rarement parlé de l’Eglise dans les termes d’aujourd’hui. Et s’ils avaient lu « Arménie, La croix et la bannière » ils auraient remarqué que j’ai expressément distingué l’Eglise comme institution ( respectable, mais dont la vocation reste à mes yeux chargée d’ambiguïté) et son représentant actuel. S’ils m’avaient lu, ils auraient remarqué tout le bien que je pense de certains représentants de la société civile. Et puisqu’on me cite des noms de religieux, je citerais des noms de femmes comme Larissa Alaverdian, Zarouhie Postandjian, Hranouche Kharatian ( qui a donné, à l’occasion de la démission de Norvan Zakarian, une interview majeure sur l’esprit rétrograde de l’Eglise arménienne), comme la regrettée Amalia Kostanian (qui a œuvré sans relâche contre la corruption jusqu’à sa mort, comme directrice locale de Transparency International). Que je sache, ces femmes ne méprisent pas l’Arménie quand elles montent au créneau. Pour les hommes, je citerais Artour Sakounts, Vartkès Gaspari, Avedik Ishkhanian ( responsable du « Comité Helsinki) et d’autres encore bien sûr. Parmi les écrivains ( que j’ai même traduits pour certains d’entre eux), j’ai évoqué les noms de Vahan Ishkhanian, de son fils Hovhannès Ishkhanian, mais aussi Violette Krikorian, Mariné Pétrossian, Tigran Paskevitchian… Concernant les jeunes, que n’ai-je dit sur l’admirable Centre Tumo ? Sans parler du reste ( voir mon article E Viva Armenia ! Durant mes randonnées dans le Siounik, le Tavouch et le Zanguezour combien de personnes elles aussi admirables n’ai-je pas évoqué ? Et pour les mouvements civiques, il suffit de regarder une récente video postée le 4 juillet dernier intitulée « SOS, on salit l’Arménie ». Et je précise que la version arménienne de « Vidures » sera dédiée aux journalistes d’investigation et d’opposition en Arménie. Je pense aux journaux Aravot, Haykakan Jamanak, Hetq, Hraparak, 1ine lratvakane.
      Non, je ne suis pas un contempteur compulsif de l’arménité chère à Khoren Kesisyan qui peut voir que moi aussi je sais reconnaître ce qui est admirable chez nous.
      Mais comme je le disais plus haut, notre admirateur de Narégatsi ( qui, s’il était né papou, n’aurait d’admiration que pour le chant korowai, sans aucune attention pour « Les Paroles à Dieu » – traduction de d’Annie et Jean-Pierre Mahé), me fait l’honneur de me citer. Retenant de ma mauvaise prose ceci : « Eglise de l’indifférence, de l’arrogance et de l’obscurantisme qui distille des superstitions, diffuse des fables, s’octroie des saintetés artificielles. ». « Quelles réflexions mène-t-elle sur la bioethique, l’avortement, la contraception ? » « En somme, Eglise qui baptise, qui marie, qui enterre et qui empoche. » Eh bien, je lui dis à notre Khoren, que je persiste et signe.
      Indifférence ? Oui. A la pauvreté qui sévit en Arménie car elle est bien trop riche et trop acoquinée avec le pouvoir en place. Qu’on me dise au moins que sur l’Avenue Abovian elle va construire des restaurants pour les plus démunis ou un centre d’accueil ou de distribution de vivres et je changerai d’avis.
      Arrogante ? Car elle se déplace dans des voitures hors de prix.
      Obscurantiste ? Car elle joue sur mes mécanismes mentaux archaïques et nous raconte des légendes pour enfant. Au passage, je remarque que le Père d’Odzun fait croire, car il y croit lui–même, que l’image de la Vierge avec l’enfant Jésus tracée dans une pierre serait la plus ancienne représentation de Marie qui soit connue. Voilà un esprit critique submergé par un surcroît de nationalisme.
      Saintetés artificielles ? Comment peut-on dire votre sainteté à ce catholicos et à ses subalternes ?
      Et puisqu’il faut parler de sainteté, n’est-ce pas ce à quoi doit tendre tout religieux. Si c’était le cas dans l’Eglise arménienne, on le saurait au fait qu’on aurait au moins un cénobite consacrant sa vie à la prière dans l’un des multiples monastères qui pullulent en Arménie. Mais non ? Rien.
      Khoren Kesisyan ne devrait pas nier qu’on a réduit Tatev à une valeur marchande. Comment rester silencieux devant cette perversion du sacré ?

      En somme, je voudrais quand même être compris pour une chose. Personne ne peut nier qu’en Arménie la corruption domine. L’émigration est la preuve flagrante de ses méfaits. Si je m’en prends à l’Eglise aussi violemment, c’est qu’elle ne constitue plus un lieu où les valeurs d’humanisme et de compassion seraient préservées. Je veux bien admettre qu’il y ait des individualités qui démentent ce que j’avance. Et je suis le premier à m’en réjouir. Mais j’estime que mon rôle en tant qu’écrivain, je dis bien en tant qu’écrivain et admirateur de Naregatsi, c’est de montrer du doigt comment les agissements des privilégiés et des puissants engendrent des souffrances chez les plus démunis. En ce sens l’Eglise arménienne doit être porteuse d’un message qui devrait retirer à César ce qu’elle doit à Dieu.
      Ce qui est regrettable dans tout ça, c’est qu’on ne voit pas derrière mes critiques, mes rancoeurs et mes ressentiments, combien le destin de l’Arménie me tient à cœur sans pour autant m’interdire distance et réflexion.

      Commentaire par denisdonikian — 15 août 2013 @ 2:35 | Réponse


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