Ecrittératures

11 novembre 2014

A.R.A.M.

Filed under: GENOCIDE ARMENIEN — denisdonikian @ 6:26

garbis-artin

Jean Garbis ARTIN

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1 – L’Association pour la Recherche et l’Archivage de la Mémoire Arménienne, sise à Marseille, est née en 1997 de la volonté de Jean Garbis ARTIN qui souhaitait sauvegarder tous documents relatifs à l’histoire de l’Arménie et des Arméniens. Éduqué par son père dans le respect de l’imprimé arménien et refusant la destruction à laquelle il était voué, Monsieur ARTIN eut l’idée de créer un lieu où recueillir, restaurer et archiver livres et documents. Déclarée à la Préfecture des Bouches-du-Rhône en 1998, l’association (loi 1901), outre son travail de collecte, numérise depuis 2011 les documents les plus fragiles, non seulement pour les préserver mais encore pour permettre un accès libre au plus grand nombre, grâce à son site Internet : http://www.webaram.com.

2 – L’intérêt de ce fonds documentaire est de constituer une source d’informations sur les évènements, personnalités et lieux qui ont illustré la vie en diaspora autour des activités arméniennes, qu’elles soient sportives, politiques, culturelles et cultuelles, de la fin du XIXe siècle à nos jours. A l’heure actuelle, les archives comprennent journaux, périodiques, livres, cartes, affiches, photos, documents d’état civil, témoignages manuscrits et documents sonores. Ce patrimoine, à la fois matériel et immatériel, est surtout destiné à être transmis aux nouvelles générations, en le faisant vivre par des prêts, des publications ou des expositions.

3 – Parmi les dates importantes de l’association ARAM figurent la publication de l’ouvrage Témoins de génocides impunis, Arménie 1895-1909-1915, Grands textes (2002), les expositions Dib ou Dar (Marseille – BMVR Alcazar), Trames d’Arménie (Arles – Museon Arlaten), Loin de l’Ararat (Marseille – Musée d’Histoire – Mucem) à l’occasion de l’Année de l’Arménie en France (2007), la disparition de Jean Garbis ARTIN (2012), la mise en relation avec les équipes du Madenataran (Erevan – Arménie) (2012), l’exposition de portraits de rescapés du génocide des Arméniens dans la ville de Dyarbakir en Turquie: 99 portraits de l’exil ( avril 2014).

4- Chaque année, l’association accueille de nombreux visiteurs issus du monde de la recherche (historiens, sociologues, ethnologues…), mais également des particuliers qu’ils soient étudiants, journalistes, éditeurs, réalisateurs, photographes, écrivains, conservateurs, archivistes et responsables d’institutions muséales ou d’établissements scolaires… Les demandes proviennent autant de l’hexagone que d’autres pays. La richesse du fonds permet à l’équipe de constituer des expositions thématiques et itinérantes. En novembre 2014, l’association aura lancé la première « Semaine de la Mémoire Arménienne », cycle de tables rondes, rencontres et conférences sur le concept de mémoire, s’inscrivant dans le cadre des commémorations du centenaire du génocide des Arméniens de 2015.

5- Le fonds ARAM possède des collections importantes dont certaines sont numérisées. On y trouve le Domar, composé des archives de la Prélature des Arméniens du sud de la France de 1880 à 1925, le registre du camp Oddo (Marseille) 1922 à 1927, des certificats de baptême et de naissance de 1926 à 1930, des certificats de mariage de 1926 à 1930, des actes de propriété datant de l’époque ottomane, les correspondances de la Prélature avec les églises arméniennes de France, toute la littérature génocidaire tant en français qu’en arménien. De nombreux journaux et périodiques, comme Haratch, Martgotz, Mchag, Hentchak, Abdag et autres, sont également représentés et constituent une documentation précieuse pour la recherche. Aujourd’hui l’association s’est enrichie d’une photothèque et d’une sonothèque.

© Denis Donikian

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2 commentaires »

  1. Que grâce soit rendu au regretté Garbis Artin, qui laisse un fonds documentaire de grande importance, heureusement repris par son fils et toute l’équipe de l’association ARAM

    Commentaire par Arsène — 11 novembre 2014 @ 6:04 | Réponse

  2. Voilà comment nous sommes : des gens simples avec des idées de génie et surtout un enthousiasme à briser les montagnes. Je n’ai pas pu dire dans cette fiche combien Jean Garbis Artin était habité par son projet. Il en parlait tout le temps et il en parlait bien. J’ai connu des gens comme lui, des Arméniens qui mettaient leur idée au-dessus de leur ego. Hélas, le contraire est aussi vrai.

    Commentaire par denisdonikian — 11 novembre 2014 @ 6:11 | Réponse


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