Ecrittératures

30 avril 2015

COMMEMORATION UNITAIRE du 25 Avril 2015

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 7:03
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Commémoration organisée sous l’égide du

COLLECTIF du REVE COMMUN

Associations signataires  (par ordre alphabétique)

– Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (L’ACORT)

– Association Audiovisuelle Arménienne (AAA)

– Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT)

– Biz-Myassine

– Collectif de Taksim de Paris

– Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe (ATIK)

– Congrès Démocratique des Peuples (HDK – Paris)

– Conseil Démocratique Kurde de France (CDKF)

– Fédération des Associations des Travailleurs et des Jeunes (DIDF)

– Fédération des Droits Démocratiques – France (FDHF)

– Fédération Union des Alévis en France (FUAF)

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29 avril 2015

Les Malatiatsi du Kemp (bis)

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 7:39

Si nous rediffusons cette photo ( voir ICI ), c’est qu’entre-temps, grâce aux efforts  d’Isabelle Daoulatian ( fille de Marie Karoghlanian, ép. Daoulatian, et petite-fille de Khatchadour et Nevart Karoghlanian )  et aux lumières de Corinne Donabédian ( fille de Marcel Donabédian) , des noms ont été retrouvés. Qu’elles en soient remerciées. Cette photo avait été prise en 1953,à la veille du départ pour l’Amérique de la famille Der Minassian.

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( tableau réalisé par isabelle Daoulatian)

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28 avril 2015

LE LIEU COMMUN (1)

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 3:53

LIEU COMMUN

( Poème écrit en 1967. A lire de bas en haut)

*

Et qui se recommence

Et tout un peuple en flamme

Pour toute résidence

La Terre invétérée

Désirs ou déraisons

Bientôt le sang des noces

*

Et l’aigreur me grandit

Et la clameur me monte

Dispute et qu’on disperse

Mon peuple encore qu’on se

Aux racines des siècles

Nul ne renoncera

*

Leur colère à plein corps

Dans l’Exil  y criant

  Dans l’exode et surgis

De ma Terre        oubliés

Encore à tous les chants

Le sang des Morts qui sèche

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UN CERCLE D’HISTOIRES (16)

Filed under: UN CERCLE D'HISTOIRES — denisdonikian @ 6:43

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dans une lumière qui n’avait pas la vulgarité des éclairages urbains et qui ne ressemblait en rien aux luminosités données par le soleil, même les plus vastes ou les plus ardentes. J’étais debout dans un décor de signes inhabituels. Je reconnus ces formes en angle ou demi-cercle qui m’avaient agité l’esprit quelques instants auparavant. Et en effet, autour de moi, s’élevaient des montagnes rondes et des triangulaires, sur la face desquelles s’étaient figées des flammes jaunes, des rouge sang et des vertes qui fusionnaient pour créer des couleurs insolites. J’étais submergé par le lieu. Je me sentais à l’unisson de cet incendie qui ne consumait rien, comme si j’avais toujours eu envie d’être là, citoyen de cet ailleurs retrouvé. Je demeurais debout, les bras ballants et j’attendais quelque chose. Mais qu’est-ce que j’attendais ? Une impression qui ne m’avait pas lâché, celle-là. J’avais un creux au plus profond. Qui doit venir me prendre ? J’étais de plus en plus perplexe, d’autant que je sentais peser sur moi un regard impossible à déterminer. Il était partout, il remplissait le temps, pas une seconde qui ne fût infusée de sa présence. J’avais beau faire… Mais qu’est-ce que je pouvais faire vraiment pour habiter ce temps moi aussi ? Plutôt, qu’avais-je fait pour être ainsi tenu à l’écart ? C’est alors que je le vis. Un œil, aussi gros que ma propre tête, était braqué sur moi,

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un œil puissant, prêt à me prendre en défaut. Il me transperçait l’esprit, il cherchait à orienter mes gestes. Suspendu dans l’air, il m’obligeait à lever la tête. Il dominait le monde…

27 avril 2015

UN CERCLE D’HISTOIRES ( 15)

Filed under: UN CERCLE D'HISTOIRES — denisdonikian @ 8:18

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de têtes humaines, sur lequel chevauchaient des spectres armés de lances redoutables. Un froid d’acier montait vers moi me saisissant aux jambes, je me sentais devenir aussi dur que du métal. Brusquement, je me rendis compte que je marchais sur la lame d’un cimeterre géant dont la pointe recourbée rejoignait le sol. Des créatures aux bras multiples, aux mains en forme de crocs, m’offraient le spectacle de leur laideur pour m’effrayer. Elles exerçaient sur mon esprit une telle force de fascination qu’à certains moments j’éprouvais de brèves pertes de conscience. À ce jeu-là, j’étais sûr de me trouver bientôt la proie de ces shylocks. Par chance, j’étais armé d’une épée et d’une dague, et je comptais bien en user le cas échéant. Qu’est-ce que j’avais fait pour qu’une aussi violente situation, vieille comme le monde, me fût donnée ? J’étais comme un vivant dans la trame d’un livre confronté aux démons les plus intraitables ? Et visiblement, ils n’avaient pas d’autre but que de me précipiter à terre et de me faire la peau. Certes, la vie d’un homme est fleurie de dangers et de catastrophes. J’avais beau savoir ça, je me demandais encore pourquoi j’avais été désigné pour affronter cette voie dont je ne comprenais pas l’issue. Aie confiance ! me disais-je, aie confiance ! tandis que les sales gueules rôdaient autour de ma vie. Je craignais à tout moment de me trouver sur la partie courbe de la lame. Cette obsession provoquait dans ma tête des figures de cercles et d’angles qui s’entremêlaient, des profils de sphères et de pics rocheux. Je serrais si fort mon épée et ma dague qu’elles disparurent. Mes mains ainsi vidées se détendirent, et mon corps tout entier qui venait tout juste d’échapper à la frénésie du combat se retrouva plongé aussi ? Plutôt, qu’avais-je fait pour être ainsi tenu à l’écart ? C’est alors que je le vis. Un œil, aussi gros que ma propre tête, était braqué sur moi,

*

Précision :
Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, la fin de chaque texte est le début de celui qui suit. De sorte qu’il s’agit d’un livre non linéaire, mais circulaire. Le texte numéroté 1 ( par convention), est en fait dans la continuité de celui qui sera le (faux ) dernier, à savoir le 16. C’est pourquoi le titre est Un cercle d’histoires. Dans ce cas précis, les sculptures ont été faites avant, selon l’impulsion du moment. En les rangeant sur la très longue table de mon atelier, en forme de cercle, j’ai pensé que je pouvais écrire une et des histoires à partir des sculptures. Donc, dans un cessons temps,  le texte a été déterminé par les sculptures. Mais le travail achevé, il s’est avéré que l’écrit et les formes se complétaient. L’écrit déchiffrant l’énigme des formes sans pour autant les épuiser. Cette interaction permet de dire des choses et d’aller vers des inconnus.
(Je tiens à préciser que tout cela n’a rien à voir avec les Arméniens, même s’il m’arrive de faire appel à mes propres cauchemars)

26 avril 2015

Professionnels de santé et génocide de 1915

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 9:38
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 Roupen Sevag et sa femme Yani à Lausanne en 1913.

*

1 – Selon l’Union Médicale Arménienne de France (U.M.A.F.), si l’élite arménienne vivant à Constantinople comprenait environ 300 médecins, d’autres professionnels de santé habitant le reste de l’Empire s’appliquaient à soigner les populations arménienne, turque, kurde, assyrienne, arabe et autres peuples. Contribuant au développement de la médecine dans l’Empire ottoman, les Arméniens ont notamment   joué un rôle prépondérant dans la création de l’École supérieure de médecine ottomane en 1838 grâce au Docteur Manuel Chachian, affecté au service des sultans Mahmoud II et Medjid 1er, et dans celle de la Société impériale de médecine ottomane à Constantinople en 1885.

2 – Parmi les 235 intellectuels arrêtés dans la nuit du 24 au 25 avril 1915, et les 800 des jours suivants dont la majorité fut supprimée sur la route de la déportation, figuraient des professionnels de santé. En 1919, L’Union des Médecins Arméniens déplorait la mort ou l’assassinat de 113 docteurs, 73 pharmaciens, 14 dentistes et 15 étudiants. Parmi eux, se trouvait le docteur et poète Roupen Sévag, 30 ans, diplômé de la Faculté de Médecine de Lausanne, assassiné le 26 avril 1915. Le Docteur Vahram Torkomian, alors président des deux organisations scientifiques et médicales susnommées, réussit à s’exiler à Paris, où il contribua à la création de l’Union Médicale Arménienne de Paris, qui devint en 1974, l’U.M.A.F.

3 – Membres du C.U.P., les médecins turcs ottomans Mehmed Nazim et Behaeddine Chakir étaient chargés d’organiser et d’exécuter déportations et massacres. Le premier, formé à Constantinople et Paris, ministre de l’Éducation Publique, fut jugé et condamné à mort le 5 juillet 1919 par le tribunal militaire d’Ankara. Le second était Professeur de médecine légale à la Faculté de Médecine de Constantinople. Justifiant ses actes, le médecin et gouverneur général de Dyarbakir, Mehmed Reshid devait déclarer : « Vous m’avez demandé comment en tant que médecin, j’avais pu tuer un si grand nombre d’hommes. Voici ma réponse : des traîtres arméniens s’étaient fait leur nid au sein de la patrie. Ils étaient des microbes dangereux. N’était-il pas du devoir d’un médecin de détruire ces microbes ? »

4 – Pendant le génocide, Hamdi Souad, professeur d’anatomie pathologique à Constantinople, formé en Allemagne, et Tewfik Salim, médecin chef du 3e Corps d’Armée, inoculèrent du sang infecté par le typhus à des centaines d’Arméniens sous prétexte de développer un vaccin. (En 1974, le Pr Souad reçut un prix d’honneur à titre posthume par la Fondation Scientifique et de Recherche Technique Turque). Ali Saïb, directeur de la santé publique et des services de santé de Trébizonde, injectait des doses mortelles de morphine à des enfants orphelins arméniens et des femmes enceintes de l’hôpital du Croissant Rouge. Les récalcitrants étaient noyés dans la Mer Noire. Des témoignages rapportent aussi son utilisation de gaz et vapeurs mortels sur des enfants.

5 – De faux certificats médicaux étaient rédigés contre les Arméniens. Monseigneur Ignace Maloyan, évêque de Mardine, tué sur la route de la déportation, aura été déclaré mort le 10 Juin 1915 par suite d’une embolie pulmonaire par les médecins turcs ottomans de Dyarbakir. Suleyman Numan Pacha, chef médical de l’armée ottomane et inspecteur des services sanitaires autorisa le meurtre des médecins arméniens civils et militaires. A ces méfaits, s’ajoutent les viols des infirmières arméniennes, comme ceux de Fethi, médecin chef de l’hôpital militaire à Silvan (Dyarbakir), qui se savait porteur d’une maladie vénérienne contagieuse.

*

Reportage sur Sevag, lire ICI.

UN CERCLE D’HISTOIRES (14)

Filed under: UN CERCLE D'HISTOIRES — denisdonikian @ 5:56

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cinq avions couchés les uns près des autres devant une statue de bouddha en état de méditation. Il ne s’agissait pas d’un cimetière pour vieux coucous mis au rancart. C’étaient de grands voyageurs endormis. Ils avaient connu des pays, traversé des espaces, accompagné des nuages, réuni des hommes. Et voilà qu’ils étaient fatigués. Ils avaient quitté leur lieu d’attache pour rejoindre cet îlot hors du temps. Ici, ils oubliaient toute frénésie liée aux envols, aux horaires, aux escales. Ils étaient comme des fidèles recueillis, soumis à la dévotion du bouddha. Ils n’entendaient plus les bruits lourds des moteurs, ni les sifflements de l’air quand leurs ailes coupaient le vent, ils n’éprouvaient plus ni vertige, ni solitude, ni ce froid qui règne dans l’espace. L’homme dieu les réconciliait avec le vide qu’ils fréquentaient quotidiennement. Leur métal ne hurlait plus. Il s’humanisait par le silence. Je me régalais de cette limpidité. Elle m’éclairait intérieurement. J’étais une souris dans la Jouvence… Mais voilà. J’ai glissé de ma boule blanche et j’ai basculé dans un autre univers. Un air glacial me brûlait la plante des pieds. J’étais debout sur une sorte de passerelle réduite à un fil, c’est dire combien était précaire ma position. Je devais me maintenir en équilibre pour éviter de tomber. Tomber où ? Allez savoir. Un sol rouge, jonché

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Précision :
Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, la fin de chaque texte est le début de celui qui suit. De sorte qu’il s’agit d’un livre non linéaire, mais circulaire. Le texte numéroté 1 ( par convention), est en fait dans la continuité de celui qui sera le (faux ) dernier, à savoir le 16. C’est pourquoi le titre est Un cercle d’histoires. Dans ce cas précis, les sculptures ont été faites avant, selon l’impulsion du moment. En les rangeant sur la très longue table de mon atelier, en forme de cercle, j’ai pensé que je pouvais écrire une et des histoires à partir des sculptures. Donc, dans un cessons temps,  le texte a été déterminé par les sculptures. Mais le travail achevé, il s’est avéré que l’écrit et les formes se complétaient. L’écrit déchiffrant l’énigme des formes sans pour autant les épuiser. Cette interaction permet de dire des choses et d’aller vers des inconnus.
(Je tiens à préciser que tout cela n’a rien à voir avec les Arméniens, même s’il m’arrive de faire appel à mes propres cauchemars)

25 avril 2015

IN MEMORIAM 24 AVRIL/24 NISAN

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 6:42

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Concert à Istanbul le 23 avril 2015 en hommage aux martyrs de 1915 ( durée 4 heures)

24 avril 2015

24 AVRIL

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 9:14

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23 avril 2015

UN CERCLE D’HISTOIRES (13)

Filed under: UN CERCLE D'HISTOIRES — denisdonikian @ 6:36

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se cabrait devant une meute de violons agressifs qui baignaient dans le sang. Des figures de noyés tantôt émergeaient des flots, tantôt plongeaient dans les profondeurs. Une lutte impitoyable se livrait dans mon imagination entre deux puissances antagonistes. Le cheval s’énervait en frappant des sabots pour éviter l’encerclement, tandis que les archets brandissaient leurs pointes pour l’atteindre au ventre. Du sang coulait sur la robe de l’animal et sa vue le rendait plus fou que jamais. Brusquement, il s’abattit sans crier gare sur le premier violon qui avait rampé pour le toucher au flanc gauche. Les cordes lancèrent un gémissement désarticulé. D’autres prenaient aussitôt la relève et tentaient une approche. Mais le cheval rendait leurs mouvements hésitants par ses attaques imprévisibles. Le spectacle des violons fracassés et de la bête en proie à leurs assauts me causait une sombre agitation. Que voulaient signifier ces charges instrumentales contre un animal qui défendait sa vie ? Au même instant, une mutation s’opéra dans mes images. À la place des violons et du cheval, apparurent

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Précision :
Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, la fin de chaque texte est le début de celui qui suit. De sorte qu’il s’agit d’un livre non linéaire, mais circulaire. Le texte numéroté 1 ( par convention), est en fait dans la continuité de celui qui sera le (faux ) dernier, à savoir le 16. C’est pourquoi le titre est Un cercle d’histoires. Dans ce cas précis, les sculptures ont été faites avant, selon l’impulsion du moment. En les rangeant sur la très longue table de mon atelier, en forme de cercle, j’ai pensé que je pouvais écrire une et des histoires à partir des sculptures. Donc, dans un cessons temps,  le texte a été déterminé par les sculptures. Mais le travail achevé, il s’est avéré que l’écrit et les formes se complétaient. L’écrit déchiffrant l’énigme des formes sans pour autant les épuiser. Cette interaction permet de dire des choses et d’aller vers des inconnus.
(Je tiens à préciser que tout cela n’a rien à voir avec les Arméniens, même s’il m’arrive de faire appel à mes propres cauchemars)
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