Ecrittératures

18 avril 2015

UN CERCLE D’HISTOIRES (11)

Filed under: UN CERCLE D'HISTOIRES — denisdonikian @ 5:50

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minuscule qui reposait sur une boule blanche, au-dessus de la mêlée. Qu’est-ce que j’y faisais ? La sieste… Je bullais sous la cloche d’un ciel qui donnait envie de chanter tellement il amplifiait mon esprit. (Oui, une souris a de l’esprit). D’ailleurs, je me souriais à moi-même dans mon sommeil. Perché sur mon nuage, je collais si bien à mon tapis que c’était merveille d’éprouver la douceur maternelle de ses fibres. La peur de glisser ne m’effleurait même pas. J’éprouvais une confiance absolue envers ce plein spatial qui appliquait sur moi la douce puissance de sa profondeur. Comment en étais-je arrivé là ? Par quel mystère avais-je été porté au sommet de cette sphère ? De quelle manière en redescendrais-je ? Ces questions ne me donnaient aucun souci. Pourtant je croyais entendre, qui montaient jusqu’à moi, par vagues ronflantes, soufflantes et remuantes, des bruits de guerre qui parasitaient le silence. Mon regard se coulait dans l’infini, tandis que les obscènes sonorités qui trahissaient le souk des intérêts sur la terre forçaient mes sens dans le but d’envahir ma jubilation mentale. Elles y réussirent

Précision :
Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, la fin de chaque texte est le début de celui qui suit. De sorte qu’il s’agit d’un livre non linéaire, mais circulaire. Le texte numéroté 1 ( par convention), est en fait dans la continuité de celui qui sera le (faux ) dernier, à savoir le 16. C’est pourquoi le titre est Un cercle d’histoires. Dans ce cas précis, les sculptures ont été faites avant, selon l’impulsion du moment. En les rangeant sur la très longue table de mon atelier, en forme de cercle, j’ai pensé que je pouvais écrire une et des histoires à partir des sculptures. Donc, dans un cessons temps,  le texte a été déterminé par les sculptures. Mais le travail achevé, il s’est avéré que l’écrit et les formes se complétaient. L’écrit déchiffrant l’énigme des formes sans pour autant les épuiser. Cette interaction permet de dire des choses et d’aller vers des inconnus.
(Je tiens à préciser que tout cela n’a rien à voir avec les Arméniens, même s’il m’arrive de faire appel à mes propres cauchemars)

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