Ecrittératures

28 avril 2015

LE LIEU COMMUN (1)

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 3:53

LIEU COMMUN

( Poème écrit en 1967. A lire de bas en haut)

*

Et qui se recommence

Et tout un peuple en flamme

Pour toute résidence

La Terre invétérée

Désirs ou déraisons

Bientôt le sang des noces

*

Et l’aigreur me grandit

Et la clameur me monte

Dispute et qu’on disperse

Mon peuple encore qu’on se

Aux racines des siècles

Nul ne renoncera

*

Leur colère à plein corps

Dans l’Exil  y criant

  Dans l’exode et surgis

De ma Terre        oubliés

Encore à tous les chants

Le sang des Morts qui sèche

*

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UN CERCLE D’HISTOIRES (16)

Filed under: UN CERCLE D'HISTOIRES — denisdonikian @ 6:43

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dans une lumière qui n’avait pas la vulgarité des éclairages urbains et qui ne ressemblait en rien aux luminosités données par le soleil, même les plus vastes ou les plus ardentes. J’étais debout dans un décor de signes inhabituels. Je reconnus ces formes en angle ou demi-cercle qui m’avaient agité l’esprit quelques instants auparavant. Et en effet, autour de moi, s’élevaient des montagnes rondes et des triangulaires, sur la face desquelles s’étaient figées des flammes jaunes, des rouge sang et des vertes qui fusionnaient pour créer des couleurs insolites. J’étais submergé par le lieu. Je me sentais à l’unisson de cet incendie qui ne consumait rien, comme si j’avais toujours eu envie d’être là, citoyen de cet ailleurs retrouvé. Je demeurais debout, les bras ballants et j’attendais quelque chose. Mais qu’est-ce que j’attendais ? Une impression qui ne m’avait pas lâché, celle-là. J’avais un creux au plus profond. Qui doit venir me prendre ? J’étais de plus en plus perplexe, d’autant que je sentais peser sur moi un regard impossible à déterminer. Il était partout, il remplissait le temps, pas une seconde qui ne fût infusée de sa présence. J’avais beau faire… Mais qu’est-ce que je pouvais faire vraiment pour habiter ce temps moi aussi ? Plutôt, qu’avais-je fait pour être ainsi tenu à l’écart ? C’est alors que je le vis. Un œil, aussi gros que ma propre tête, était braqué sur moi,

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un œil puissant, prêt à me prendre en défaut. Il me transperçait l’esprit, il cherchait à orienter mes gestes. Suspendu dans l’air, il m’obligeait à lever la tête. Il dominait le monde…

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