Ecrittératures

16 mai 2017

Brèves de plaisanterie (338)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 8:25

DSC01849

*

Dis-moi quel lieu sur terre magnétique

Le seul où le bonheur te vint

Où seraient tes cendres essaimées

 

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7 commentaires »

  1. Mon père y est déjà , dans le jardin de Sourp Marinée à Ashtarak …

    Commentaire par Donig — 16 mai 2017 @ 9:28 | Réponse

  2. Pas très réjouissant… mais comme disait Socrate « que philosopher c’est apprendre à mourir » Et apprendre à mourir c’est aussi apprendre à vivre et donc exister.

    Commentaire par Barsamian Alain — 16 mai 2017 @ 12:54 | Réponse

  3. Mon cher Alain , après l’ablation d’une tumeur (  » tu-meurs  » ,? ) et un nombre non négligeable de feuilles de calendrier , il faut bien envisager toutes les éventualités . Y compris de  » vivre  » son éternité dans ce merveilleux paysage que nous propose Denis dans son aphorisme du jour . Ceci bien posé , je compte bien m’y rendre en ballade ces prochaines années afin de tester in situ et de visu ce lieu magique et de m’y désaltérer à une source qui sera sur place j’en suis certain .

    Commentaire par Donig — 16 mai 2017 @ 1:14 | Réponse

  4. Mon cher Michel, J’espère vivement que tu pourras marcher sur cette route magnifique et solitaire qui autrefois était bordée de villages azéris. Je te souhaite d’avoir le même ciel bleu, puissant et absolu qui m’a accompagné. La marche n’est pas pénible, mais il arrive un moment où la route fait un coude, le paysage ne se montre pas tout de suite. Il se fait désirer. Et puis en un instant, tout à coup, c’est la révélation. Tout se donne à tes yeux, cette petite église au milieu d’un paysage qui multiplie les reliefs, les courbes, les verts à l’infini. Pour moi, c’est ma gare de Perpignan chère à Dali. Et pourtant j’en ai fait des pays. Je regrette que les Arméniens de la diaspora n’aillent pas faire cette randonnée qui peut vous mener jusqu’à Rhapan. Et pourtant j’aurai tout fait pour les y inviter.

    Cher Alain, la bonne santé nous installe dans la vie comme si c’était la norme. Non. La norme, c’est le tragique. C’est le sens du tragique qui donne la pêche aux Arméniens. L’oublier, c’est être à côté de ses pompes. Il faut se faire mal pour se rappeler que les hommes ne sont pas faits pour jouir bêtement d’un bon plat, et d’un autre et d’un autre encore. Ce qui rend une eau précieuse et succulente, c’est la soif. Car c’est le tout le corps qui la réclame…

    Commentaire par denisdonikian — 16 mai 2017 @ 1:31 | Réponse

    • Je comprends cher Denis !

      Commentaire par Alain BARSAMIAN — 17 mai 2017 @ 6:48 | Réponse

  5. Merci Denis pour ces initiations qui emportent le lecteur vers sa découverte, ses chemins familiers ou inexplorés, familiers car inexplorés. Lignes qui font songer aux visions d’Ossip Mandelstam, dans son Voyage en Arménie… Etre visionnaire ou rien, tel le pari donikien.

    Commentaire par George — 17 mai 2017 @ 10:09 | Réponse

  6. ……….Le silence , la solitude , la marche des ombres et des lumières sur la terre , la violence , la douceur du vent , le parfum de l’air , la pureté de l’eau , l’écho des vallons , le divin désarroi de l’intelligence devant les choses simples , l’architecture des mythologies . Ici rien de prédigéré , tout est à l’état natif , les essences sont intactes . La terre , l’eau , le ciel , le feu sont pour vous seul .Les paysages sont personnels ; sur certains votre oeil est le premier à se poser et disons que les autres ont été contemplés avant par cent ( tout au plus ) personnes de qualité .

    L’air que vous respirez n’a jamais été respiré , l’eau que vous buvez sort des entrailles de la terre , cet oiseau chante pour vous , vous serez seul à avoir vu cette cétoine pareille à une pépite d’or vert traverser le feuillage de ce fenouil , ces lycènes danser sur cette flaque d’eau , cette belette glisser de l’yeuse , cette couleuvre traverser le chemin , seul à entendre gronder les profondeurs du vallon , seul à imaginer ( tout naturellement ) l’assemblée des dieux sur les sommets .

    Jean GIONO le 1er juin 1961

    ( ne dirait-on pas du Denis dans Marcher en Arménie ?. )

    Commentaire par Donig — 18 mai 2017 @ 3:24 | Réponse


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