Ecrittératures

26 février 2018

L’ACTU QUI TUE

Filed under: L'ACTU QUI TUE — denisdonikian @ 9:45

Quand on lit les paroles de la chanson Pour toi Arménie écrite après le Séisme de 1988 à Gumri et qu’on apprend que des victimes de ce séisme ne sont toujours par relogées décemment, on ne sait pas si on doit rire ou si on doit pleurer ( voir ICI)

*domiks-gyumri-eathquake1988

Paroles de la chanson Pour Toi Arménie par Charles Aznavour

(Refrain)
Tes printemps fleuriront encore
Tes beaux jours renaîtront encore
Après l´hiver
Après l´enfer
Poussera l´arbre de vie
Pour toi Arménie
Tes saisons chanteront encore
Tes enfant bâtiront plus fort
Après l´horreur
Après la peur
Dieu soignera ton sol meurtri
Pour toi Arménie

Le monde s´est levé
Le monde est avec toi
Pour toi peuple oublié
Il a ouvert son cœur
Il a tendu ses bras

(Refrain)
Tes printemps fleuriront encore
Tes beaux jours renaîtront encore
Après l´hiver
Après l´enfer
Poussera l´arbre de vie
Pour toi Arménie
Tes saisons chanteront encore
Tes enfant bâtiront plus fort
Après l´horreur
Après la peur
Dieu soignera ton sol meurtri
Pour toi Arménie

Et même si tu maudis ton sort
Dans tes yeux je veux voir
Arménie
Une lueur d´espoir

Une flamme, une envie
De prendre ton destin
Entre tes mains
A bras le corps

(Refrain)
Tes printemps fleuriront encore
Tes beaux jours renaîtront encore
Après l´hiver
Après l´enfer
Poussera l´arbre de vie
Pour toi Arménie
Tes saisons chanteront encore
Tes enfant bâtiront plus fort
Après l´horreur
Après la peur
Dieu soignera ton sol meurtri
Pour toi Arménie

Arménie
Hayastann

 

 

 

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23 février 2018

NOTRE EGLISE

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 5:30

ob_ac393d_karekine-ii-patriarche-des-catholiqued’Armand SAMMELIAN

Mes amis,

Cela fait 10 ans que le Chef suprême de notre Église exclut, tranche et humilie au gré de sa sainte humeur des laïcs et des clercs qui n’ont plus droit au chapitre sauf à survivre dans une courtisanerie inadmissible.

Il y a de la vanité et de la faiblesse dans cette servitude volontaire qui cache mal l’ambition de certains qui sont prêts à accepter le pouvoir absolu des prêtres en pensant s’élever eux-mêmes dans cette fabrique de basse-cour.

Or, il faut remettre les choses à leur juste place : l’Église c’est NOUS le peuple des fidèles ! Les prêtres sont les servants de l’Église au service de DIEU.

Autrement dit, il n’y a pas d’Église sans NOUS le peuple souverain !

C’est la raison pour laquelle le rôle des laïcs a toujours été prépondérant au sein de notre Église !

Pour autant, certains se sont déjà fait mener en bateau par nos ecclésiastiques mais n’ont toujours pas compris, malgré leur échec, que le pire est devant nous, dans toutes les paroisses de France où les nouveaux statuts paroissiaux vont soulever une tempête d’indignation et de réactions.

Les paroissiens niçois ont connu dans leur chair des dérives cléricales inimaginables qu’ils n’ont pas oubliées.

Il est grand temps de se secouer et d’ouvrir les yeux sur une réalité douloureuse : celle d’une Église et de son Chef tournés vers le formatage de nos cerveaux et de l’appropriation de nos biens, meubles et immeubles.

La naïveté et la candeur n’ont pas leur place dans cette lutte entre nos libertés et notre servitude.

LÀ EST L’ENJEU, COMME AU PREMIER JOUR, DES ÉLECTIONS PAROISSIALES À VENIR.

NE VOUS Y TROMPEZ PAS !

Armand SAMMELIAN

Rideau noir

Filed under: PROSE POESIE — denisdonikian @ 10:21

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Rideau noir sur les arbres

En vol vers le ciel bleu

Ténèbres sur la vue

Fin du monde si vieux

Et le vivre défunt

Infinitivement

21 février 2018

Insomnie

Filed under: PROSE POESIE — denisdonikian @ 10:56

 

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( de Donatella Marraoni)

*

Avec la nuit les démons viennent

C’est le bruit de la nuit le même

Dieu de mes insomnies

Qui me ronge le sang à vie

 

 

17 février 2018

Or la joie et le cœur

Filed under: PROSE POESIE — denisdonikian @ 5:25

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( de William Blake)

*

Or la joie et le cœur

Grisé d’immeubles gris

Hors le vide et la mort

Grimés du pieux gri-gri

 

Des vieilles religions

Soumis j’étais perdu

Dépendant de légions

Souvenir de pendu

 

Démons des maladies

Déminés et maudits

Vous n’aurez pas ma peau

 

Je veux la joie et le cœur

Jeux d’amour contre peur

Voué à vivre haut

15 février 2018

Vive la censure !

Filed under: ARTICLES,CHRONIQUES à CONTRE-CHANT — denisdonikian @ 3:51

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La bêtise des politiques en matière de pensée est souvent le terreau du génie artistique. Comme chacun sait, là où il y a de la gêne peut advenir le génie. Ce que les membres de l’OULIPO ( Ouvroir de littérature potentielle) avaient bien compris. Là où il n’y a pas de gêne, il n’y a pas de jouissance esthétique. Les Japonais qui pratiquent l’érotisme des nœuds savaient ça. Plus on saucissonne le corps aimé, plus la jouissance monte des profondeurs. Ah ces Japonais ! Ils auront toujours pratiqué le minimalisme en matière d’art, d’architecture, d’horticulture et d’alimentation. Le sushi, le jardin zen et le haïku relèvent du même état d’esprit minimaliste. On élimine le superflu pour atteindre l’épure. Ce que la cuisine moderne française a compris qui propose ses plats comme du comestible visuellement poétique.

Or, c’est en s’inspirant de leur culture fondée sur la restriction que les Japonais se trouvent à l’aise dans leur vie tant le peu permet de cultiver la perfection alors que l’exubérance fait perdre la tête et la maîtrise de la matière.

Quand un peuple baroque de nature se voit imposer de l’extérieur des contraintes, il s’oblige à filer droit dans les couloirs des lois, des règles et de la peur. Ces murs symboliques qui canalisent son existence permettent aux vies de mieux couler en s’abstenant de penser dans les débordements souvent inconséquents et même dangereux.

Mais que valent alors ces contraintes extérieures en matière d’art ? Soit elles tuent l’artiste, soit elles le fécondent. Nous n’irons pas par quatre chemins, la censure politique peut être considérée comme une aubaine pour les artistes qui tombent brusquement dans le chaudron démoniaque des censeurs politiques.

Trois cas me viennent à l’esprit. Ceux de Sergueï Paradjanov, d’Artavazd Pelechian et de Jafar Panahi.

Concernant Sergueï Paradjanov, nul doute qu’il y a une nette rupture esthétique entre les Chevaux de feu et Couleur de la Grenade. C’est qu’on passe d’un monde cinématographique appris à un monde cinématographique inventé, d’un mode narratif linéaire à un mode narratif fragmenté. Après les envolées du genre cinéma soviétique, dans Couleur de la Grenade, c’est le figé qui fait sens. Sergeï Paradjanov fait en sorte que ses images regardent les yeux dans les yeux ceux qui ont cru censurer son imagination. Et voilà qu’elles leur font la nique. De fait, avec ce film, Paradjanov invente un nouveau langage, si nouveau qu’il restera unique, inimitable et puissant.

Dans le même ordre d’idée, Artavazd Pelechian contourne la censure en prenant le matériau des archives soviétiques – donc autorisé – pour bâtir à coup de ciseaux des films d’un genre inédit, propre à satisfaire la censure. Or, le génie de Pelechian, c’est de faire émerger du sens à partir des images décousues, furtives comme l’éclair qu’il fait cracher sur l’écran.

Avec Taxi Téhéran, Jafar Panahi se moque de ceux qui l’auront condamné en 2011, en lui interdisant de réaliser des films pour une période de vingt ans. Mais il faut bien travailler. Le réalisateur s’improvise chauffeur de taxi transformant sa voiture en studio dans lequel les clients vont devoir exprimer les effets secondaires d’un système politique absurde. Dès lors, cette voiture va esquisser le portrait d’une ville engoncée dans ses débrouilles, ses traditions aberrantes et les formatages d’un pouvoir qui cherche à imposer une idée de la vie qui n’a rien à voir avec la vie même. Le tour de force de ce film, c’est qu’on ne sait jamais si on est dans le réel vrai ou le réel scénarisé. Et c’est ce qui lui confère aussi son originalité.

Bien sûr, on aurait rêvé que des cinéastes arméniens, qu’ils soient de la diaspora ou d’Arménie s’emparent avant Jafar Panahi de ce taxi cinématographique pour dire la ville de Erevan telle que la vivent les gens. Hélas, la censure en Arménie est si peu draconienne que les artistes éprouvent encore un sentiment de liberté. Du moins, sont-ils assez lâches pour croire qu’ils sont libres et pour rester aveugles sur les modes désespérés que le pouvoir impose à la vie. Quant aux cinéastes de la diaspora, ils n’ont pas assez de couilles ni de talent pour être à la hauteur d’un Paradjanov ni d’un Panahi.

 

Denis Donikian

Aux marges de la mer

Filed under: PROSE POESIE — denisdonikian @ 8:25

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Qui je fus sur ta peau comme un ver qui vibrait

A chercher sa raideur sous le feu noir de l’homme

Mol émoi en désir d’insondable absolu

Qui barattait mon sang amoureux de ton sang

Jusqu’au point culminant où la cime est éclat

J’étais comme un cheval au galop sur la plage

Aux marges de la mer et aux rives du sable

14 février 2018

Mon corps ne le connais

Filed under: PROSE POESIE — denisdonikian @ 6:48

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( de Pawel Kuczynsky)

 

Mon corps ne le connais

Que ces cris qu’il m’arrache

La nuit dans mes draps seul

Le jour dans mes silences

L’esprit ailé de ma jeunesse

A fondu dans le plomb

Las d’espérer le grand air

De survivre au déclin

Grand large des mers et des cimes

Souffle dans mes voiles malades

Vers où tu voudras que je sois

 

13 février 2018

Des hauts et des bas

Filed under: PROSE POESIE — denisdonikian @ 5:25

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Quand tu montres ta bouche Oh

J’imagine ta bouche Ah

Quand tes cheveux Oh

Vois tes cheveux Ah

Car ainsi vont mes yeux

De tes hauts vers tes bas

Impénitent  est ce dieu 

Qui te pense comme ça

11 février 2018

L’ACTU QUI TUE

Filed under: CHRONIQUES à CONTRE-CHANT,L'ACTU QUI TUE — denisdonikian @ 4:20

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A la bonne heure ! Mon cousin germain revient d’Arménie. Il avait les dents en râteau. Et le voici qu’il nous est réapparu tout sourire avec des chagnottes made in armenia, blanches comme de l’ivoire et rangées serrées comme des troufions à la parade.

Je dois dire que mon cousin avait quitté l’Arménie il y a plus de vingt ans pour vivre en France. Mais ce cher pays de France reste trop cher pour une bourse d’exilé. Donc retour au pays du sourire où les dentistes diplômés vous rectifient une dentition à un prix défiant toute concurrence.

L’État arménien s’est empressé de sonner à tout va l’excellence de la culture médicale arménienne.

Pour une rage de dent, peut-être. Mais cette excellence est loin de couvrir les autres maladies. Ce qu’on s’empresse de vous camoufler.

C’est que nos Arméniens, experts en business et ruse marketing, savent agréablement jouer sur les amalgames pour tirer la fierté nationale du jeu. Voyez Tatev, le plus long téléphérique du monde. C’est en Arménie, les gars ! C’est donc le génie arménien qui a fait ça ! ( Non, c’est le génie suisse et italien, qu’on se le dise).

Dans certains centres de dialyse en France on voit venir des Arméniens. Mais on ne fait pas de dialyse chez vous ? Oui, mais ils sont si mauvais qu’on frise la mort à tous les coups. Ceux qui peuvent se payer le voyage et le séjour en bradant le tout venant pour subvenir aux dépenses ne diront pas que l’Arménie a une excellente culture médicale. D’autant que les dentistes sont souvent passés par l’Europe pour parfaire leurs connaissances.

Quant à la greffe du rein, ce n’est pas dans leur pays que les insuffisants rénaux d’Arménie pourront espérer sortir de l’aliénation que constitue une hémodialyse. En Arménie, un rein peut se donner à l’intérieur d’une famille, pas d’un Arménien lambda à un autre Arménien lambda, décédé ou non. Ce n’est pas dans la culture compassionnelle des Arméniens, Aghper djan’ tsavet danem ( soit : « mon frère je prends ton mal ». Mon cul, oui !)

Voir l’article sur Armenews ICI

*

A la male heure ! Le taux de pauvreté en Arménie va augmenter en 2018 ( Voir ICI). Selon le chef de l’union des employeurs arméniens, Gagik Makaryan, les 20 000 emplois prévus par an ne suffiront pas à enrayer une pauvreté qui s’élevait à 29,8% en 2015. Il précise qu’en cette même année 2015, 900 000 personnes pauvres vivaient en Arménie. Parmi elles, 310 000 étaient très pauvres et 60 000 vivaient dans une pauvreté absolue, soit respectivement 19,4%, 8,4% et 2%.

60 000, c’est l’équivalent de deux villes comme Vienne dans l’Isère où je suis né.

On me dit : c’est la guerre.

Certes, mais cette guerre n’a pas empêché certains Arméniens de s’enrichir. Je dirai même que la guerre est souvent à la source de leur enrichissement.

Elle n’a pas empêché les trois présidents de trahir leur devoir de compassion et d’exemplarité. Quand on préside au destin de l’Arménie, on n’a pas le doit de vivre mieux et plus haut que ceux des Arméniens qui doivent supporter le froid et la faim.

Cette pauvreté est une honte qui rejaillit et sur les autorités arméniennes et sur notre diaspora.

Mais aussi sur les intellectuels d’Arménie et les intellectuels de la diaspora, ces parleurs qui creusent de leurs paroles le vide de leur propre cœur.

Mais également sur les thuriféraires patentés et lâches des autorités arméniennes, sorte de laquais de la fierté nationale, qui vivent le cul au chaud et la tête enflammée par l’exaltation permanente.

Qu’on me dise quelles réformes ont fait les ministères concernés pour sortir les pauvres  de la pauvreté !

Qu’on me dise quel usage a fait le gouvernement de l’immense manne européenne et autre qui lui tombe du ciel depuis vingt ans.

Qu’on me dise quel obstacle empêche la diaspora d’investir en Arménie, alors qu’elle n’attend que ça.

Heureusement, nous avons notre bon et généreux catholicos qui a mis 1,1 million de dollars dans une banque suisse dans la louable intention de subvenir aux besoins de ces 60 000 Arméniens les plus oubliés de la planète, même de Dieu.

Denis Donikian

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