Ecrittératures

31 juillet 2018

Libérez Zehra Doğan

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 12:01

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Lu sur Kedistan

Un appel est lancé aux artistes plasticiens, pour une solidarité active. Zehra Doğan a aussi besoin du soutien d’artistes, pour accompagner sa résistance, et exiger sa libération.

AmiEs artistes,

L’association La Minoterie / À Pleine Voix et Kedistan organisent en septembre & octobre prochain, la première édition du Festival des Autres Mondes.

Pour aborder l’écologie sociale, le journalisme, la liberté des peuples, le féminisme, par le prisme de l’art et des artistes, il propose des rencontres et débats avec des cinéastes, auteurs, poètes, artistes, journalistes, photographes et sociologues, un mois durant, à Morlaix et ses environs.

Il est une artiste emblématique qui rassemble et fait se rencontrer toutes les thématiques que nous nous proposons d’aborder : elle s’appelle Zehra Doğan, elle est kurde, journaliste, peintre, femme, révoltée, emprisonnée.

Arrêtée en 2016, puis en 2017, pour “propagande terroriste”, elle continue de résister en prison, en créant, malgré l’interdiction de son matériel de peinture et la confiscation et destruction de certaines de ses œuvres par les autorités pénitentiaires. Vous pouvez retrouver un dossier spécial sur son parcours, son art, ses œuvres et l’actualité qui la concerne sur le site d’infos Kedistan.

Ses œuvres évadées seront exposées lors du Festival des Autres Mondes, dont vous pouvez aussi arpenter le programme ICI.

C’est pour elle, et en solidarité avec les familles de détenuEs et des populations d’Afrin, ville kurde massacrée par l’État turc cet hiver, que ce festival est organisé afin, également, de lever des fonds pour subvenir aux besoins les plus urgents des personnes qui subissent de plein fouet la politique désastreuse d’Erdoğan.

Nous lançons aujourd’hui un appel à tous et toutes les artistes qui souhaitent soutenir une de leur consœur en prison :
• Réalisez une œuvre pour Zehra, mettez-y tout ce que sa résistance inspire à votre art, ce que son art nourrit de votre résistance …
• Créez pour elle et pour ses codétenues, pour tous et toutes les prisonnierEs politiques emprisonnéEs en Turquie, pour les populations déplacées, pour multiplier les formes de soutien et les actes de résistance artistiques, à l’image de Bansky ou d’Ai Wei Wei

Vos œuvres seront vendues aux enchères et les bénéfices seront reversées aux associations de soutien des populations kurdes, en toute transparence.

Zehra Doğan, avec qui nous sommes en contact épistolaire (et surveillé), est au courant de cette initiative, et n’ayez doute que vos créations seront autant de petits espoirs qui permettront aux femmes de la prison de Diyarbakır de vivre en détention la tête haute. Vous pouvez d’ailleurs vous aussi, leur écrire.

Nous attendons avec impatience de pouvoir lui communiquer votre large participation à ce projet.

Vous avez des amiEs artistes ? Prévenez-les !
Vous êtes artiste et partantE ? Contactez-nous sans attendre !
festivalautresmondes@gmail.com

 

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22 juillet 2018

Mémorial du 24 avril

Filed under: GENOCIDE ARMENIEN — denisdonikian @ 8:35

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1 – Œuvre de Téotig, le Mémorial du 24 avril, paru aux Éditions Parenthèses en 2016 et traduit en français par Alice Der Vartanian et Houri Varjabédian, se réfère à l’édition originale de 1919, Houchartsane abril dasnemegi, publié à Istanbul. Ce livre avait pour ambition de recenser quelque 700 notices biographiques non seulement des personnalités arméniennes victimes de la rafle du 24 avril 1915 à Istanbul mais aussi des personnes exécutées les jours suivants dans les provinces orientales. Suivent les textes de Puzant Bozadjian, Vers Ayache, et Mikael Chamdandjian, Souvenirs de Tchanguere.

 

2 – Né Theodoros Labjindjian, le 5 mars 1873 à Istanbul, Téotig, diminutif choisi comme nom de plume, restera un autodidacte amoureux des lettres. C’est en 1907, avec la collaboration de son épouse Archagouhi Djezvedjian qu’il publie son premier almanach sur la communauté arménienne d’Istanbul, riche d’informations et de photographies. En 1915, l’emprisonnement comme imprimeur durant un an lui vaudra de ne pas connaître le sort des intellectuels. Arrêté en août 1916, puis enlevé par un groupe de résistants arméniens, il ne rentrera à Istanbul qu’en 1918 pour travailler à un almanach consacré aux victimes du Grand Crime. Après la mort de sa femme, en 1922, il prépare le monumental Golgotha du clergé arménien et de ses fidèles, avant de rejoindre Paris où il s’éteindra le 24 mai 1928.

 

3 – Consacrée aux biographies des déportés d’Istanbul, la première partie du livre est partagée entre les intellectuels, militants, enseignants et autres, les commerçant, les morts en déportation et les morts par pendaison. La seconde partie recense les personnalités disparues originaires des provinces orientales, puis les médecins et les membres des clergés arménien et catholique. Sans prétendre être exhaustif, cet inventaire mémoriel des personnes arbitrairement déportées ou assassinées révèle non seulement l’ampleur de l’entreprise génocidaire mais également une volonté très nettement marquée d’éliminer l’élite des Arméniens afin de les affaiblir pour pouvoir achever tranquillement le reste.

 

4 – Dans Vers Ayache, Souvenirs d’hier et d’aujourd’hui, Puzant Bozadjian raconte les circonstances de son arrestation, sachant que la presse russe avait la première évoqué le projet de déportation destiné à assurer le plan allemand d’occupation des provinces arméniennes d’Anatolie. Conduits à la gare de Haydar Pacha, les déportés sont acheminés par le train jusqu’à la prison d’Enguri où des assassins fraichement libérés devenus Tchétés allaient contribuer à détruire les Arméniens. A Ayache, les prisonniers s’organisent pour la cuisine, les soins médicaux, l’eau et les rares sorties en plein air. Ils apprennent par les journaux le plan de déportation des Arméniens. Détenu durant deux mois, Puzant Bozadjian sera libéré avec quatre autres prisonniers, tandis que ses compagnons seront voués à la mort.

 

5 – Même si pour lui, «  survivre n’est pas toujours une chance », Mikaël Chamdandjian, auteur des Souvenirs de Tchanguere, fera partie des quinze personnes sur cent vingt à pouvoir finalement retourner à Istanbul. Proche de Roupen Sevag, il sera témoin de son refus de se convertir à la religion musulmane en échange d’une vie sauve. Désignés pour être transférés à Ayache, Sevag et Varoujan furent éliminés. Quant à Diran Kélékian, soutenu par l’ambassadeur d’Allemagne Wangenheim jusqu’à sa mort soudaine, il devait périr sur la route de Tchorum.

 

21 juillet 2018

FORTUNATOS « le retors »

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 5:38

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La barque étant pleine, la révolution est en passe de la faire chavirer dans un parfum d’encens !

Le dernier frêle cordage qui la tenait est sur le point de rompre ses amarres et le colosse à la tête d’argile KARÉKINE « le retors » se noyer, emportant ses péchés, lui qui nageait dans la mélasse comme un poisson dans l’eau.

C’est qu’Il aura terni le joyau le plus sublime de notre nation, notre Sainte Église née avec le Christ, pour le Christ, par le Christ.

Il laissera une Église Apostolique Arménienne dévastée dans les mains de petits soldats démoniaques qu’il avait patiemment promus pour le servir, à défaut de prêtres expérimentés qu’il avait méthodiquement éliminés, un par un et qu’il faudra bien réintégrer.

Il faut dire que l’élection biaisée de ce petit épicier avide de fortune, avait mis en exergue sa médiocrité, raison pour laquelle il avait dégagé les caciques religieux et civils susceptibles de la dénoncer.

En vingt années, FORTUNATOS aura fait plus de mal à notre Sainte Église que durant les 70 années d’athéisme bolchévique, s’employant à saborder tout ce qu’elle comportait de subtilités, de raffinements et de lumières spirituelles afin de s’accaparer la totalité du pouvoir théocratique et faire son piètre business.

À grands coups de gueules, de ruses, d’expulsions, d’enjambements de règles séculaires et de canons camouflés en décrets de la Providence pour niveler le Bien et le Mal, le premier Serviteur de tous les Arméniens apostoliques avait fait taire les voix discordantes et bien sûr, brouillé le message biblique des portes de l’invisible.

Il avait inoculé un poison insidieux à la diaspora pour l’affaiblir, la cloisonner et la contrôler par le biais de chefaillons qu’il avait lui-même portés sur les fonts baptismaux et qui s’arrogeaient le droit de dicter leurs quatre volontés statutaires à des paroisses dont ils n’avaient cure, sous la bienveillance de l’État arménien.

Nous le remercions pour le mal qu’il ne fera bientôt plus d’autant que ce qui était insupportable au-delà des faits, c’était les auteurs des méfaits : le chef suprême, ses prêtres et leurs équipes de courtisans vendus au plus offrant, le vice vêtu de vertu dans une fausse charité !

En s’écroulant, le château de cartes a cloué le bec de tous ces corbeaux agenouillés en rang d’oignons dans sa salle d’attente, tous ces cireurs de pompes au fil à la patte, qui posaient un couvercle sur la sainte marmite pourvu qu’ils en tirent un bénéfice personnel !

Il n’en manquait pas, dans le clergé comme chez les laïcs, sans oublier les diacres qui ne trouvaient rien à redire de cette proximité avec des voyous balayant tout sur leur passage !

Épreuve dans l’épreuve, on attendait plus et mieux de notre élite PLM(*), tous ces bien-pensants qui s’étaient tu ou terré sauf à louer la grandeur de cet usurpateur inculte, incompétent, concupiscent et cupide et des gueules de travers voraces qui l’entouraient.

Mais maintenant que le mensonge cède sa place à la vérité, il ne leur reste plus qu’à patauger dans leurs concrétions en cherchant notre estime à travers le mépris qu’ils nous manifestaient !

Ainsi donc les langues se délient de tous ceux, stratèges borgnes de la déconstruction prônée le crucifix dans une main et un marteau dans l’autre, tartuffes et laquais qui nous imposaient, hier encore, le silence et l’obéissance en nous bourrant le crâne, prêts à nous le démolir si nécessaire…

Il reste que les Arméniens de velours, la foi intacte, ont mal à leur Église et ne craignent pas le grand déballage dénonçant le coffre-fort qu’était devenue SAINTE-ETCHMIADZINE avec ses apprentis-matons.

D’autant que le problème n’a jamais été leur Sainte Église mais ceux sensés la représenter, de la base à son sommet, pour donner un ordre au chaos et une promesse à la vie, au plan spirituel et pastoral.

Ce problème, qui est une interrogation, se jouait entre le corps et l’esprit, l’humain et le divin, entre ceux qui avaient perdu l’âme pour la matière en utilisant notre Sainte Église pour s’infiltrer dans tous les interstices de la société profane, tous ceux dont la foi s’était réduite à exécuter aveuglément les commandements de FORTUNATOS en échange de quelques hochets et de quelques billets.

Cette monétisation du Sacré a profané et souillé notre Sainte Église et sa messe dominicale, ce tête-à-tête et ce cœur-à-cœur que constitue la rencontre avec Dieu, transformée en distributeur de billets.

J’ai mal pour tous ces coucous qui fermaient les yeux sur ses agissements indignes, interdits à sa fonction de Guide Suprême, force trafics, malversations et strapontins et regarde amusé la volte-face de ces zozos, hier encore zélés, ces barons diocésains et leurs brigades ensoutanées ayant miraculeusement recouvré la mémoire, qu’il s’agisse du bannissement d’une cohorte de prêtres capés, de l’ordination de centaines de jeunes commandos, du train de vie de certains hiérarques et leur proximité avec les oligarques arméniens et de certains milieux mafieux, de la mise à l’écart des laïcs…

Les mêmes brillaient par leur défaut à s’émouvoir sur la société arménienne laissée pour compte par ses dirigeants depuis 25 ans.

Je plains tous ceux qui lui avaient déroulé le tapis rouge et passé la brosse à reluire, notamment les groupies de la rue JEAN-GOUJON et du PRADO pendant qu’il démolissait notre Bien commun indivis le plus sacré pour lequel nos Anciens ont été décimés par centaines de milliers.

L’histoire n’étant pas celle qu’ils voudraient qu’elle soit, il est bon de la remettre à l’endroit pour en finir avec cette parenthèse désenchantée qui a fait vomir de dégoût les paroissiens niçois ensevelis sous des paquets d’ordures et qui voient aujourd’hui venir à eux les thuriféraires du grand guignol FORTUNATOS, tous ceux qui le flattaient, le badaient et le célébraient de la voix et de la plume, les plus aliénés, les plus entravés et les plus couchés, bref les plus atteints et les plus enflés qui n’en peuvent plus de rétropédaler !

Les paroissiens niçois, longtemps pris en tenailles entre Église et État arméniens, ne se tairont pas plus qu’ils n’oublieront un sort balisé de bassesses, d’intimidations et d’intrigues diocésaines monomaniaques à visée spoliatrice, procès judiciaires à l’appui…

Écartés d’un revers de manche de la vie du Diocèse de France qu’ils avaient pourtant contribué à fonder, ils s’enorgueillissent d’avoir mis en échec ces fossoyeurs de notre identité spirituelle, à la conscience télescopique et à la bouche cousue, dont l’abaissement les empêchait de regarder la vérité en face.

Ils savent dans leur chair que rien n’est plus facile que de décréter la désacralisation d’une église selon son bon vouloir mais que rien n’est plus difficile que de faire descendre l’Esprit Saint dans une autre étrangère, tout simplement parce que l’âme de la communauté apostolique arménienne de la Côte d’Azur est ancrée à SAINTE MARIE au 281 boulevard de la Madeleine depuis 90 ans que nos rescapés l’ont bâtie et que nous la chérissons !

Mais l’arbre survit en coupant ses branches comme le peuple en se révoltant pour ouvrir le cerveau des chapeaux pointus !

Maintenant que la Malédiction a bientôt fini de courir et de sévir, un immense effort de reconstruction, de réconciliation et de communion nous attend pour surmonter les dégâts causés et passer du registre de la terreur à celui de l’amour et du pardon.

La tribu bientôt rassemblée autour de son Église en toute bonne foi, il nous restera à définir ce que nous voulons devenir et partager ensemble, Arméniens de la diaspora et frères d’Arménie, dans le cadre, à la fois, du renouveau de la Mystique apostolique arménienne et de l’éthique de la Nation.

L’âme brune de FORTUNATOS démasquée, le « retors » devra restituer intégralement son immense magot et l’ensemble de ses parts sociales à la fondation HAYASTAN avant de disparaitre définitivement et retourner, nu dans sa grotte, à la méditation toute chrétienne de la vanité des biens matériels de ce bas-monde.

Un petit tour et puis exit son impérium de carton-pâte !

Le Catholicos de Cilicie ARAM 1er « le Grand » saurait rendre sa dignité perdue à cette fonction et rassembler ce qui est épars en unifiant notre Église dans le prolongement de KARÉKINE 1er « le Magnifique ».

Ainsi soit-il !

Amen…

Armand SAMMELIAN

Le 18 juillet 2018

(*) Paris-Lyon-Marseille

Los Caballos Paradjanov ( Les chevaux Paradjanov)

Filed under: ARTICLES,LIVRES,Uncategorized — denisdonikian @ 5:25
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A l’occasion  de sa traduction  par Ana Arzoumanian et Cristina Bourette publiée en Argentine.

 

 

Los caballos Paradjanov

 

J’ai écrit ce livre, Les Chevaux Paradjanov, parmi les premiers de mes livres, à un âge où je me sentais de plus en plus heurté par le monde des hommes forts. Juste avant, mes textes avaient été écrits sur le génocide des Arméniens puis sur mon expérience soviétique puisque j’avais vécu deux ans sous ce régime comme étudiant. Mon écriture est née de la conjonction de ces deux prises de conscience, le monde génocidaire et le monde totalitaire. Paradjanov est venu juste après comme un homme à sauver. Je suis encore fier d’avoir contribué à sauver Paradjanov en militant, en écrivant et en le rencontrant. Contribuer dans sa vie ne fût-ce qu’une fois à sauver un homme des griffes des hommes forts, ce n’est pas rien.

Les Chevaux Paradjanov est l’expression d’une colère inutile. D’une colère qui se sent inutile contre les hommes qui sont plus forts qu’elle. En ce sens, c’est une colère poétique. C’est de la poésie au service d’une colère. Et oui, Les chevaux Paradjanov est un livre inutile. Mais que serait un pays où tous les livres publiés seraient utiles ? Ce serait un pays invivable car tout y serait codifié. Un pays amputé de son imaginaire. Un pays où ne se publieraient que des recettes, même des recettes pour faire de la poésie. De la poésie sans colère, de la poésie aseptisée.

Qu’un pays comme l’Argentine publie Les chevaux Paradjanov est le signe que la colère y est vivace et l’imaginaire toujours d’actualité. C’est le signe qu’une poésie inutile y a encore son utilité, celle de défendre la générosité naturelle du monde contre ceux qui veulent la remplacer par la force, la force de la raison, la force de la destruction, la force de la raison destructrice telle qu’elle s’exprime à travers un régime génocidaire ou un régime totalitaire.

Il faut sauver Paradjanov !

Denis Donikian

 

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19 juillet 2018

Y a le feu aux soutanes !

Filed under: ARTICLES,CHRONIQUES à CONTRE-CHANT,E VIVA ARMENIA ! — denisdonikian @ 3:48

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Avec une chaleur estimée à 45° en ce mois de juillet dans la plaine de l’Ararat, les esprits gonflent et les soutanes brûlent par le bas. Oui, par le bas, car tout le monde sait que l’homme destiné aux enfers commence à brûler ici-bas, pour se consumer progressivement par la tête dans l’au-delà.

Voici quelques jours, chauffés à blanc par une colère trop longtemps rentrée, des opposants au PDG d’Etchmiadzine s’en sont pris directement à sa personne en bloquant sa voiture. L’homme a dû prendre son bâton de pèlerin pour finir les quelques mètres qui lui restaient sous les huées. Du jamais vu.

Il faut dire, et nous l’avons dit à maintes reprises contrairement à ceux qu’inhibe le tabou de l’Apostolique Église Arménienne, que le PDG d’Etchmiadzine aura tout fait pour exaspérer les esprits. A commencer par ce qu’il n’a pas fait pour soulager la misère des pauvres en se situant du bon côté du fléau Sarkissian.

Et pourtant ce n’est pas qu’il lui manquait des moyens. Il avait su mettre de côté plus d’un million de dollars dans une banque suisse en prévision des malchances qui devaient mettre à la misère des Arméniens. Or, les Arméniens victimes de malchance en Arménie sont légion. Il est vrai que ce million caché dans la banque suisse HSBC n’y suffirait pas. Mais certains pensent qu’en l’utilisant à bon escient et en bon Nersissian,  il y aurait possibilité de soulager quelques âmes nécessiteuses. Toujours est-il que ce million enfle d’année en année en faisant des petits au lieu de diminuer en volume pour soutenir les floués de l’Arménienne Église Apostolique, soit en leur offrant le gîte, soit en leur offrant le couvert. Bien sûr, en attendant que le catholicos se bouge le cul, la diaspora alimente dans l’urgence des restaurants du cœur destinés aux infortunés de la vertu patriotique pendant que l’autre braille des psaumes en pensant à sa fortune.

De fait, se conduisant comme un chef d’entreprise faute d’avoir assez d’étoffe pour se conduire en chef spirituel des Arméniens, Karékine II sent de plus en plus gronder le vent des frondes qui a su déloger en un tour de main le président et Premier Ministre Serge Sarkissian, et Taron Markarian, maire de Erevan, au retour de cette même main.

Cette tempête à coup sûr devrait  gonfler sa soutane et l’emporter dans les airs même si le bougre s’accroche aux accoudoirs de son siège et commence à avoir la nostalgie des honneurs rendus à son rang et des petits déjeuners composés invariablement d’un œuf dur pondu de frais par les poules mouillées de la diaspora et de confitures d’abricot offertes par les  ouailles confites du pays arménien.

Tout cela n’est pas réjouissant ni pour le saint homme ni pour les fervents de l’Église Arménienne Apostolique, incapables de voir d’un mauvais œil les turbulences qui secouent le Siège vu qu’ils ont toujours préféré l’aveuglement à la lucidité même quand on cherchait à leur ouvrir les yeux.

Il est vrai qu’on peut être triste au spectacle du monastère de Tatev converti en Tour Eiffel en vue d’augmenter le business de nos patriotes les plus haut placés. Triste que les couvents autrefois habités par la ferveur et le chant religieux soient depuis tant d’années livrés à la végétation sauvage et au vide actif.

Ce qui manque à l’Arménie et aux Arméniens, c’est l’Esprit. Et ce n’est pas un catholicos oligarchique qui fera changer la tendance au matérialisme dans laquelle se complait un peuple qui se targue d’être la première nation chrétienne.

L’Esprit commence par la compassion. Et ce catholicos là en manque sévèrement.

L’Esprit, c’est la compassion gratuite mais aussi la ferveur gratuite, celles qui se donnent sans compter.

Or, en Arménie tout se compte. Même les comptes à rebours pour ceux qui ont fait de l’égoïsme financier un conte personnel et un sport national.

 

Denis Donikian

18 juillet 2018

Du rotavirus à Jérôme Cahuzac

Filed under: APPEL à DIFFUSER,ARTICLES,La SANTE en QUESTIONS — denisdonikian @ 7:51

Rotavirus : le vaccin qui TUE des bébés

 

SANTE CORPS ESPRIT par Hervé Bazin

Cher(e) ami(e) de la Santé,

Imaginez que votre enfant décède simplement parce que vous avez accepté de le vacciner contre la banale « gastro-entérite ».

Vous aviez fait confiance à votre pédiatre, qui vous a prescrit le vaccin. Vous aviez fait confiance au Haut Conseil de la Santé Publique, qui avait officiellement recommandé ce vaccin pour tous les nourrissons[1].

Mais quelques jours après avoir vacciné votre nourrisson, c’est le drame : votre bébé pleure sans s’arrêter, il vomit, il a de la fièvre… et vous retrouvez du sang dans sa couche.

Vous l’emmenez en urgence à l’hôpital, où les meilleurs médecins s’activent pour le soigner.

Mais bientôt, on vous annonce la mort de votre bébé.

Ce cauchemar, il a réellement été vécu par deux familles entre 2012 et 2014.

Les graves effets indésirables du vaccin contre la gastro

C’est la très officielle Agence Nationale du Médicament (ANSM) qui l’a révélé dans un rapport publié en février 2015[2].

Après avoir analysé tous les « accidents » survenus à la suite des vaccins Rotateq et Rotarix contre le rotavirus (qui cause la gastro), elle conclut :

    • Pour le Rotarix : 161 évènements « graves », dont 35 cas d’invaginations intestinales aiguës, trois d’entre elles étant particulièrement graves : « 2 hospitalisations en réanimation et 1 décès » ;
  • Pour le Rotateq : 40 évènements graves ont été rapportés, avec 12 cas d’invaginations intestinales aiguës, « dont un ayant évolué vers le décès ».

Devant cet aveu « officiel », les titres de presse furent sans ambiguïté :

« Deux bébés sont morts après avoir été vaccinés contre la gastro-entérite » (Le Monde, 1er avril 2015)

« Des vaccins contre la gastro-entérite ont bien causé la mort de deux bébés » (Le Figaro, avec AFP, 31 mars 2015)

(Je les cite pour ceux qui croient encore que les vaccins n’ont jamais d’effet indésirable grave).

Devant le scandale, les autorités ont alors été bien obligées de faire marche arrière.

Le Pr Daniel Floret, président du Comité technique français des vaccinations a déclaré sur TF1 que « avec ces effets adverses tout à fait inquiétants, nous sommes en train de réévaluer la balance entre le bénéfice et le risque »[3].

Puis, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a fait un virage à 180 degrés :

« Du fait de l’évolution défavorable de certains cas rapportés d’invagination intestinale aiguë (décès, résections) et ne pouvant exclure que de telles situations se reproduisent, le HCSP suspend la recommandation de vaccination des nourrissons contre les infections à rotavirus en population générale »[4].

Tant mieux.

Mais cela ne fera pas revenir à la vie les nourrissons victimes de ce vaccin pourtant recommandé en 2013.

Cette affaire est particulièrement grave, car ces morts auraient dû être évitées.

Mais avant d’entrer dans les détails (terrifiants) de ce dossier, j’aimerais vous poser une question.

À la lumière de cette affaire, faites-vous une confiance aveugle à nos autorités, quand elles nous assurent aujourd’hui que les 11 vaccins obligatoires sont sans danger pour nos enfants ?

Qu’est-ce qui nous prouve qu’elles ne « changeront » pas d’avis, dans quelques années, quand d’autres scandales éclateront ?

Ce risque est d’autant plus grand que le cas du rotavirus est la preuve que quelque chose ne tourne pas rond dans le monde des vaccins.

Si vous en doutez, je vous décris en détail cette terrible affaire ci-dessous (mais si vous êtes pressé, je vous invite à passer directement à la dernière section et mon anecdote « croustillante » sur Cahuzac et Big Pharma).

On savait déjà que ce vaccin pouvait tuer !

Déjà, il faut bien comprendre que la gastro-entérite, elle, ne tue pas les nourrissons.

C’est uniquement la déshydratation causée par la gastro qui peut causer des complications.

Mais pour éviter cette déshydratation, il existe une solution très simple et peu coûteuse : il s’agit de « solutés de réhydratation orale » (SRO), vendues 6,2 euros en pharmacie !

Comme le dit bien la pédiatre, le Dr Claudina MichaTeitelbaum :

« Il ne semble pas très difficile de prescrire du SRO à tout nourrisson sortant de la maternité de la même manière qu’on lui prescrit de la vitamine D ».

Et pourtant, cela n’a jamais été recommandé, ni même envisagé !

Est-ce parce que les vaccins Rotarix et Rotateq coûtent 131 et 150 euros, donc sont beaucoup plus rentables pour les labos ?

On peut se poser la question, quand on sait que les effets secondaires graves du vaccin étaient connus depuis longtemps !

Le tout premier vaccin contre le rotavirus, le Rotashield, a été commercialisé au début des années 2 000 aux États-Unis… et a été très vite retiré du marché suite à des cas d’invaginations intestinales et du décès d’un nourrisson[5].

Exactement ce qui s’est passé en France récemment, avec les vaccins de seconde génération !

Mais on n’a voulu tirer aucune leçon de cette première expérience désastreuse.

Personne ne s’est demandé pourquoi les « essais cliniques » n’avaient pas décelé ce risque de décès de nourrissons.

La raison est pourtant simple… et vaut pour tous les vaccins : pour déceler un risque rare, il faut faire des études sur des centaines de milliers d’enfants !

Pour avoir une chance de détecter cet effet indésirable grave avant la mise sur le marché, il aurait fallu tester le vaccin sur 250 000 enfants ![6]

Or les études qui permettent de mettre un vaccin sur le marché ne sont généralement réalisées que sur 5 000 enfants maximum !

Dans ces conditions, il est impossible de déceler des décès rares causés par les vaccins (quels qu’ils soient) !

Avec un échantillon de 5 000 patients, si un bébé meurt dans le groupe qui a reçu le « vaccin », et aucun dans le groupe « placebo », les statisticiens diront forcément que cette mort est due « au hasard ».

Il a donc fallu attendre la généralisation du vaccin dans toute la population pour qu’on se rende compte qu’il pouvait tuer des bébés !

Et encore, il a fallu pour cela un « concours de circonstances » très favorable :

Ces morts qu’on ne veut pas voir

Comprenez bien une chose : si les autorités ont reconnu la responsabilité du vaccin rotavirus dans la mort des nourrissons, c’est uniquement parce qu’il ne fait aucun doute médical que ce vaccin peut causer des invaginations intestinales.

Le lien de cause à effet entre le vaccin et les invaginations est évident pour tout le monde.

Mais il existe quantité d’effets secondaires moins évidents à « relier » aux vaccins.

Par exemple, si vous lisez le rapport de l’ANSM, vous vous rendez compte que ce sont peut-être trois bébés (et non pas deux) qui sont morts des suites du vaccin anti-rotavirus :

Un cas marquant d’entérocolite nécrosante d’évolution fatale chez un enfant vacciné par Rotateq® a été discuté lors du comité technique. Un total de huit cas d’entérocolite chez les patients vaccinés par Rotateq® est enregistré dans la base de données Eudravigilance.

Conclusion des auteurs : « même si le lien entre Rotateq® et l’entérocolite ne peut être affirmé, il ne peut être exclu dans la mesure où des entérocolites sont rapportées avec le rotavirus sauvage ».

Traduction : le Rotateq est peut-être responsable de ces 8 cas d’entérocolite, dont l’un a causé la mort du bébé.

Ici, on est dans une situation intermédiaire : il y a de bonnes raisons de penser que le vaccin peut causer des entérocolites, mais on n’en est pas sûr.

Mais il y a aussi les cas où les vaccins peuvent causer des dégâts totalement inattendus – et dans ce cas, vous pouvez être sûr que personne ne s’en rendra compte !

C’est le cas par exemple du lien entre la pneumonie et le Rotarix.

Dans les études cliniques réalisées sur le Rotarix, on s’est aperçu que les bébés vaccinés avaient deux fois plus de pneumonies que les autres.

Mais comme l’échantillon était modeste, et qu’on ne connaît pas de lien biologique évident de cause à effet entre le vaccin et la pneumonie, on a « laissé couler ».

L’agence américaine du médicament, la FDA, s’est contentée d’une ligne dans un rapport, observant que, d’après une étude réalisée dans 6 pays européens :

« Les décès de nourrissons liés à une pneumonie étaient significativement plus élevés pour le groupe qui a reçu le Rotarix par rapport à celui qui a reçu le placebo »[7].

Pour une personne normalement constituée, ces résultats sont TRES inquiétants.

Mais pas pour nos « autorités », qui s’abritent derrière l’absence de lien biologique évident entre rotavirus et pneumonie.

Pourtant, ce lien n’a absolument rien d’invraisemblable, quand on sait à quel point les virus, comme les bactéries, « s’équilibrent » entre elles.

Il est tout à fait possible que les bébés infectés naturellement au rotavirus puissent bénéficier d’une protection accrue contre les infections respiratoires !

Mais comme on ne peut pas le prouver, on s’empresse de cacher ces résultats sous le tapis !

Quant à la « pharmacovigilance », c’est-à-dire aux accidents rapportés « après coup », on peut être sûr qu’elle ne fera jamais le lien !

Aucun pédiatre n’imaginera jamais que la mort d’un nourrisson par pneumonie a été causée indirectement par le vaccin contre la gastro-entérite !

Ce genre d’effets « ricochet » du vaccin ne peut être décelé que dans des études cliniques (contre placebo)… mais comme vous l’avez compris, ces études ne comportent jamais assez d’enfants pour déceler avec certitude la totalité des effets graves !

Conclusion : les effets indésirables graves des vaccins sont TOUJOURS sous-estimés !

Voilà pourquoi le principe de précaution doit être appliqué aux vaccins, qu’il ne faut utiliser qu’en cas de menace grave et évidente pour la santé publique

…ce qui n’est absolument pas le cas de la gastro du nourrisson !!

C’est du simple bon sens.

Mais hélas, le bon sens est désormais noyé sous le lobbying intense de Big Pharma !!

Et dans le cas du vaccin contre le rotavirus, on connaît au moins un des hommes qui a joué un rôle non négligeable dans son approbation :

Quand Jérôme Cahuzac s’active pour généraliser le vaccin anti-rotavirus

Si quelqu’un est « mouillé » avec l’industrie pharmaceutique, c’est bien Jérôme Cahuzac.

Pas seulement parce qu’il a été officiellement consultant du laboratoire Pfizer de 1993 à 1995.

Grâce à l’enquête des juges sur son « compte en Suisse », on en a appris de belles sur son compte !

Lorsque les juges lui ont demandé d’où venaient les millions de francs déposés sur son compte secret en Suisse, il a dit et répété que ces sommes lui avaient été virées… par des laboratoires pharmaceutiques !

D’après les juges qui l’ont interrogé :

« Il pense que les deux entrées de 817 500 francs le 4 janvier 1993 et de 504 000 francs le 7 mai 1993 proviennent de Pfizer. Mais en dehors de ces deux virements (qui représentent 1,3 million de francs sur un total de 3,2 millions de francs), Jérôme Cahuzac n’a fourni aucune explication sur l’origine des autres virements, si ce n’est qu’il a indiqué avoir travaillé pour d’autres laboratoires, tels Pierre Fabre, Roche, Sandoz, UPSA »[8].

Lors de son procès en septembre 2016, il a même lâché une petite « bombe ».

Il a déclaré que cet argent lui avait été viré par les laboratoires pharmaceutiques pour financer l’éventuelle campagne présidentielle de Michel Rocard en 1995 !

« À l’époque, c’était banal. Tout le monde l’a fait », a déclaré Cahuzac lors de son procès. « L’industrie pharmaceutique a financé tous les partis politiques »[9] !

Vous voyez le contexte ?

Maintenant, pensez-vous que ce soit un hasard si le même Cahuzac a interpellé officiellement la Ministre de la Santé en 2009 en ces termes :

M. Jérôme Cahuzac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la vaccination contre le rotavirus. En effet, le Comité technique des vaccinations a émis un avis en 2006 ne recommandant pas la vaccination contre le rotavirus généralisée (…) Les vaccins sont disponibles, efficaces et sûrs. Il demande donc à la ministre de veiller à ce que le Comité technique des vaccinations étudie à nouveau la question de la vaccination anti-rotavirus et de rendre son avis dans des délais rapides »[10].

Est-ce un hasard complet si le Haut Conseil à la santé publique va finalement lui donner raison en 2013, quelques mois après son passage dans le gouvernement de François Hollande ?

Peut-être, peut-être pas.

Mais ce qui est sûr, c’est que Jérôme Cahuzac n’est qu’un relais parmi des milliers d’autres du puissant réseau d’influence des géants de la pharmacie.

Et voilà comment on a autorisé et même conseillé de donner à des nourrissons un vaccin dangereux pour les protéger contre une maladie qui ne l’est pas !

Bonne santé,

Xavier Bazin

PS : je ne voulais pas être trop long, mais pour être parfaitement complet sur ces fameux vaccins rotavirus, sachez que :

    • 40 % seulement des gastro-entérites des nourrissons sont dues au rotavirus – les autres peuvent être causées par des bactéries ou d’autres virus ;
    • Il existe de nombreuses souches du rotavirus, mais le vaccin ne protège que contre un quart d’entre elles : il faut donc s’attendre à ce que les autres souches prennent la place des quatre visées par le vaccin, comme cela s’est produit dans d’autres cas ;
  • Et en 2010, on a appris que les vaccins anti-rotavirus avaient été contaminés par de l’ADN et des particules virales de circovirus porcin(bien entendu, les autorités se sont empressées de déclarer que ce n’était pas bien grave).


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13 juillet 2018

« Quand l’autre disparaît… »

Filed under: GENOCIDE ARMENIEN — denisdonikian @ 4:48
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1 -Paru sous le titre Quand l’âme disparaît…  dans le numéro 6-7 de la revue L’Intranquille (Paris, 2001), l’article de Hélène Piralian, auteur de Génocide et transmission (Paris, L’Harmattan, 1994), traite du concept d’effacement « dans le registre de l’Histoire » à travers le processus génocidaire, à savoir ce qui fait disparaître « à la fois le projet de disparition, le sens de ce projet et la communauté qui en fait l’objet ». Convoquant différents textes pour étayer sa démonstration, l’auteur va chercher à les lier pour comprendre les mécanismes de destruction.

 

2 – « Génocide parfait » qui « n’a jamais eu lieu », selon les termes de Jean-Marie Carzou (Arménie 1915, Flammarion, 1975), les « déportations-disparitions », rapportées par Leslie A. Davis dans son livre La Province de la mort (Éditions Complexe, 1994), provoquent cependant des réapparitions «  dans la vie des vivants, sous la forme dans laquelle [ces morts-là] ont été tués et déniés avoir été tués ». De fait, les hallucinations dont sera victime le héros de Nedim Gürsel, écrivain turc, dans Un long été à Istanbul, se produisent lorsque que les évènements liés à la mort n’étant pas reconnus, les morts reviennent « plus forts que les vivants ».

 

3 – Les Musulmans massacrés par les Serbes dans l’enclave de Srebrenica furent victimes de mesures « prises pour que rien ne puisse être repérable », afin ni de retrouver ni de reconnaître les cadavres. De la sorte seront soigneusement organisées « la non-existence passée », la non-inscription du mort dans la généalogie et l’impossibilité du deuil. Or, plus le disparu aura fait l’objet d’un effacement, plus ses proches entretiendront son omniprésence, au point de le rendre plus vivant que mort. En somme toute extermination sera d’autant plus absolue qu’elle fera des vivants et des morts « des morts-vivants et des vivants-morts ».

 

4 – L’absence voulue des familles croates ou musulmanes lors des exhumations de charniers dirigées par Haglung, anthropologue spécialisé en médecine légale, sur les sites des Balkans, aura eu pour effet de déshumaniser le processus, alors qu’en Amérique latine ou au Kurdistan les proches des disparus établissant des échanges avec les enquêteurs transformaient chaque exhumation en réappropriation, sorte de « restauration des morts en un espace à la fois privé et social ». Dès lors que le deuil devient réalisable, « les morts prennent alors leur place de morts dans le champ de l’Histoire ».

 

5 – Ainsi devient évidente la nécessité non seulement de réinstituer la loi, mais aussi de châtier les coupables et de reconnaître les disparus, sans quoi les pays désymbolisés seront livrés à la barbarie. En effet, « il existe une circulation des crimes contre l’humanité » telle que « l’impunité du génocide arménien a conforté Hitler en son mirage de pouvoir exterminer ».

12 juillet 2018

Viticulteurs expulsés : la mobilisation commence à payer !

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 3:51

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Chers amis du Naturel,

Il y a quelques jours, je vous demandais de vous signer une pétition pour soutenir un jeune couple de vignerons japonais de Banyuls-sur-Mer.

Ces deux jeunes travailleurs sont en passe d’être expulséssimplement parce qu’ils font du vin « naturel », en biodynamie.

« Pas assez rentable », a déclaré la Préfecture, qui a signé leur arrêté d’expulsion le 3 avril dernier !

Mais je viens d’apprendre une nouvelle encourageante. Selon une dépêche AFP :

« Le préfet des Pyrénées-Orientales a indiqué jeudi 5 juillet, dans un communiqué, qu’il a décidé « de réexaminer la situation administrative de M. et Mme Shoji » en leur demandant de communiquer de nouveaux « éléments techniques et financiers » sur leur exploitation. »
Cela veut dire que les autorités nous on entendus !

Mais ATTENTION, RIEN N’EST ENCORE GAGNÉ.

« Réexaminer la situation », cela ne veut pas dire que nous avons gagné.

Il est possible que le Préfet essaie de gagner du temps… et décide d’expulser le couple au milieu du mois d’août, au moment où la mobilisation est retombée !

Alors s’il vous plaît, continuez à vous mobiliser, c’est ultra-urgent !

Si vous ne l’avez pas encore fait, signez vite la pétition de soutien ci-dessous.

Et transmettez-là vite à tous vos contacts, par email et sur Facebook !

C’est notre devoir de défendre le bio et la biodynamie contre tous les lobbys…

…et c’est aussi notre d’humanité à l’égard de ces deux jeunes gens qui valorisent notre patrimoine et font honneur à la France !

Je compte sur votre action.

Votre dévoué, Guillaume Chopin

_______________________________________________________________

 

9 juillet 2018

REVOLTANT !

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 3:05

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Un coup de poignard du lobby CHIMIQUE ?

SCANDALE ! La préfecture des Pyrénées-Orientales veut expulser deux viticulteurs japonais qui produisent un vin bio 100% naturel

Urgent : plus que quelques jours pour empêcher cette injustice !

Chers amis du Naturel,

Ce message est capital et urgent.

La préfecture des Pyrénées Orientales a émis le 3 avril dernier un arrêté d’expulsion contre un couple de Japonais, Rié et Hirofumi Shoji.

Ce jeune couple admirable de viticulteurs Japonais
est menacé d’être expulsé 
Ce sont pourtant des jeunes gens EXEMPLAIRES :
    • Depuis leur arrivée en France en 2011, ils n’ont pas reçu un seul centime de l’Etat (ni de la CAF, des ASSEDIC, etc.) ;
    • Au contraire, ils ont toujours travaillé dur, d’abord comme ouvrier agricoles et employés de cave en Bourgogne et dans le Bordelais,
    • En 2017, ils ont investi toutes leurs économies (plusieurs dizaines de milliers d’euros) pour revivifier une vigne sur les hauteurs de Banyuls sur Mer ;
    • Ils n’ont demandé aucune aide, aucune subvention, ils valorisent le terroir français, ils sont à jour de cotisation ;
  • Et leur première cuvée 100 % bio, 100 % naturelle, faite à la main, en biodynamie est considérée comme un « vin d’exception » qui se vend déjà très bien…
…Mais la Préfecture des Pyrénées orientales a décidé de les expulser manu militari !!!!
Le jeune couple est sur le point de tout perdre : leurs économies, leur vigne, le fruit de leur travail acharné !
Et c’est pourquoi je vous demande de vous mobiliser EN URGENCE pour empêcher ce scandale !
Signez vite la pétition maintenant en cliquant sur le bouton ci-dessous :

Découvrez et SIGNEZ la Pétition

Car savez-vous ce qu’on leur reproche ?

Leur « crime » ? Produire du vin « NATUREL » !
Pour leur avocat, Me Jean Codognès, les choses sont clair.
Il s’agit ni plus ni moins d’une « stigmatisation des vins nature et de biodynamie ». [1] 
Car le jeune couple sont des grands partisans du zéro chimie, 100 % nature.
Leur vin admirable est :
    • Fabriqué sans le moindre intrant ;
    • En conversion « bio » ;
    • Sans sulfite ;
  • Élevé sous bois ;
Et tout est fait à la main !  Pas de mécanisation possible, c’est de l’artisanat de haut niveau, qui demande un travail acharné !
Le problème, c’est que la Préfecture voit ces vins « nature » d’un très mauvais œil !
Pour Alain Potié, auteur de la Bible des fins du Roussillon, cette affaire est « la caricature parfaite de la difficulté des jeunes vignerons qui s’installent pour faire des vins nature ».

Oui, on leur met des bâtons dans les roues, sous prétexte que ce n’est pas rentable !

Pas rentable ?! Le prétexte honteux de la préfecture !
Selon la Préfecture, ce type de vin « nature » serait difficilement « valorisable économiquement ». La Préfecture prétend que le couple ne pourra donc pas subvenir à ses propres besoins.
Mais c’est totalement absurde !
    • Il faut savoir qu’une banque a déjà prêté 50 000 euros à ce jeune couple pour lancer leur vin – et croyez-vous vraiment que des banques prêtent une somme d’argent facilement !
    • Dans le vin, comme dans la plupart des domaines, il faut d’abord investir avant de toucher les fruits de votre travail – comment la préfecture peut juger qu’ils ne sont pas rentables alors qu’ils viennent de se lancer ?!
  • Et surtout, c’est d’autant plus invraisemblable que leur vin se vend déjà comme des petits pains !
Leur vin, « Pedres Blanques » est même en rupture de stock sur le site « vinnouveau », qui en fait la « découverte de l’année » !

Alors s’il vous plaît, agissez avec moi pour empêcher l’expulsion de ce couple admirable !

Signez-maintenant notre grande pétition nationale adressé au Préfet !

Découvrez et SIGNEZ la Pétition

Pour moi, ce n’est pas une banale « négligence ».

C’est bien l’agriculture naturelle, en biodynamie, qui est visée !

C’est exactement comme le cas d‘Emmanuel Giboulot, poursuivi en Justice parce qu’il avait refusé d’épandre des pesticides sur sa vigne !

Souvenez-vous de ce viticulteur condamné parce qu’il refusait de polluer !

Emmanuel Giboulot, lui aussi, cultivait sa vigne en biodynamie, sans le moindre produit chimique.

Et lui aussi s’est fait traîner en Justice par la Préfecture !

Heureusement pour lui, il était français – il n’a donc pas été expulsé du territoire.

Mais il a été convoqué au Tribunal Correctionnel et condamné pénalement par le Tribunal de Dijon à en 2014 !

Heureusement pour lui, Emmanuel Giboulot a bénéficié d’une mobilisation populaire exceptionnelle : plusieurs centaines de milliers de personne ont signé une pétition pour le défendre.

Résultat : en 2015, il a été relaxé et blanchi en appel !

Aujourd’hui, il faut se mobiliser à nouveau !

C’est vraiment urgent.
Nous ne devons pas laisser l’Etat expulser ces jeunes Japonais :

Il font honneur à la France !

Ils valorisent notre patrimoine !

Et ils protègent notre planète !

Alors ne perdez pas une seconde, signez maintenant notre grande pétition et transférer la à tous vos contact, par email et sur Facebook !

Découvrez et SIGNEZ la Pétition

Je compte sur vous.

Votre dévoué,

Guillaume Chopin
Association Santé Naturelle


Sources

[1] http://www.terredevins.com/actualites/roussillon-un-couple-de-vignerons-japonais-menace-dexpulsion/

7 juillet 2018

keghart.com

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 5:12

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Notre article De la passion patriotique sur keghart.com

 

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