Ecrittératures

21 juillet 2018

FORTUNATOS « le retors »

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 5:38

armand-sammelian

La barque étant pleine, la révolution est en passe de la faire chavirer dans un parfum d’encens !

Le dernier frêle cordage qui la tenait est sur le point de rompre ses amarres et le colosse à la tête d’argile KARÉKINE « le retors » se noyer, emportant ses péchés, lui qui nageait dans la mélasse comme un poisson dans l’eau.

C’est qu’Il aura terni le joyau le plus sublime de notre nation, notre Sainte Église née avec le Christ, pour le Christ, par le Christ.

Il laissera une Église Apostolique Arménienne dévastée dans les mains de petits soldats démoniaques qu’il avait patiemment promus pour le servir, à défaut de prêtres expérimentés qu’il avait méthodiquement éliminés, un par un et qu’il faudra bien réintégrer.

Il faut dire que l’élection biaisée de ce petit épicier avide de fortune, avait mis en exergue sa médiocrité, raison pour laquelle il avait dégagé les caciques religieux et civils susceptibles de la dénoncer.

En vingt années, FORTUNATOS aura fait plus de mal à notre Sainte Église que durant les 70 années d’athéisme bolchévique, s’employant à saborder tout ce qu’elle comportait de subtilités, de raffinements et de lumières spirituelles afin de s’accaparer la totalité du pouvoir théocratique et faire son piètre business.

À grands coups de gueules, de ruses, d’expulsions, d’enjambements de règles séculaires et de canons camouflés en décrets de la Providence pour niveler le Bien et le Mal, le premier Serviteur de tous les Arméniens apostoliques avait fait taire les voix discordantes et bien sûr, brouillé le message biblique des portes de l’invisible.

Il avait inoculé un poison insidieux à la diaspora pour l’affaiblir, la cloisonner et la contrôler par le biais de chefaillons qu’il avait lui-même portés sur les fonts baptismaux et qui s’arrogeaient le droit de dicter leurs quatre volontés statutaires à des paroisses dont ils n’avaient cure, sous la bienveillance de l’État arménien.

Nous le remercions pour le mal qu’il ne fera bientôt plus d’autant que ce qui était insupportable au-delà des faits, c’était les auteurs des méfaits : le chef suprême, ses prêtres et leurs équipes de courtisans vendus au plus offrant, le vice vêtu de vertu dans une fausse charité !

En s’écroulant, le château de cartes a cloué le bec de tous ces corbeaux agenouillés en rang d’oignons dans sa salle d’attente, tous ces cireurs de pompes au fil à la patte, qui posaient un couvercle sur la sainte marmite pourvu qu’ils en tirent un bénéfice personnel !

Il n’en manquait pas, dans le clergé comme chez les laïcs, sans oublier les diacres qui ne trouvaient rien à redire de cette proximité avec des voyous balayant tout sur leur passage !

Épreuve dans l’épreuve, on attendait plus et mieux de notre élite PLM(*), tous ces bien-pensants qui s’étaient tu ou terré sauf à louer la grandeur de cet usurpateur inculte, incompétent, concupiscent et cupide et des gueules de travers voraces qui l’entouraient.

Mais maintenant que le mensonge cède sa place à la vérité, il ne leur reste plus qu’à patauger dans leurs concrétions en cherchant notre estime à travers le mépris qu’ils nous manifestaient !

Ainsi donc les langues se délient de tous ceux, stratèges borgnes de la déconstruction prônée le crucifix dans une main et un marteau dans l’autre, tartuffes et laquais qui nous imposaient, hier encore, le silence et l’obéissance en nous bourrant le crâne, prêts à nous le démolir si nécessaire…

Il reste que les Arméniens de velours, la foi intacte, ont mal à leur Église et ne craignent pas le grand déballage dénonçant le coffre-fort qu’était devenue SAINTE-ETCHMIADZINE avec ses apprentis-matons.

D’autant que le problème n’a jamais été leur Sainte Église mais ceux sensés la représenter, de la base à son sommet, pour donner un ordre au chaos et une promesse à la vie, au plan spirituel et pastoral.

Ce problème, qui est une interrogation, se jouait entre le corps et l’esprit, l’humain et le divin, entre ceux qui avaient perdu l’âme pour la matière en utilisant notre Sainte Église pour s’infiltrer dans tous les interstices de la société profane, tous ceux dont la foi s’était réduite à exécuter aveuglément les commandements de FORTUNATOS en échange de quelques hochets et de quelques billets.

Cette monétisation du Sacré a profané et souillé notre Sainte Église et sa messe dominicale, ce tête-à-tête et ce cœur-à-cœur que constitue la rencontre avec Dieu, transformée en distributeur de billets.

J’ai mal pour tous ces coucous qui fermaient les yeux sur ses agissements indignes, interdits à sa fonction de Guide Suprême, force trafics, malversations et strapontins et regarde amusé la volte-face de ces zozos, hier encore zélés, ces barons diocésains et leurs brigades ensoutanées ayant miraculeusement recouvré la mémoire, qu’il s’agisse du bannissement d’une cohorte de prêtres capés, de l’ordination de centaines de jeunes commandos, du train de vie de certains hiérarques et leur proximité avec les oligarques arméniens et de certains milieux mafieux, de la mise à l’écart des laïcs…

Les mêmes brillaient par leur défaut à s’émouvoir sur la société arménienne laissée pour compte par ses dirigeants depuis 25 ans.

Je plains tous ceux qui lui avaient déroulé le tapis rouge et passé la brosse à reluire, notamment les groupies de la rue JEAN-GOUJON et du PRADO pendant qu’il démolissait notre Bien commun indivis le plus sacré pour lequel nos Anciens ont été décimés par centaines de milliers.

L’histoire n’étant pas celle qu’ils voudraient qu’elle soit, il est bon de la remettre à l’endroit pour en finir avec cette parenthèse désenchantée qui a fait vomir de dégoût les paroissiens niçois ensevelis sous des paquets d’ordures et qui voient aujourd’hui venir à eux les thuriféraires du grand guignol FORTUNATOS, tous ceux qui le flattaient, le badaient et le célébraient de la voix et de la plume, les plus aliénés, les plus entravés et les plus couchés, bref les plus atteints et les plus enflés qui n’en peuvent plus de rétropédaler !

Les paroissiens niçois, longtemps pris en tenailles entre Église et État arméniens, ne se tairont pas plus qu’ils n’oublieront un sort balisé de bassesses, d’intimidations et d’intrigues diocésaines monomaniaques à visée spoliatrice, procès judiciaires à l’appui…

Écartés d’un revers de manche de la vie du Diocèse de France qu’ils avaient pourtant contribué à fonder, ils s’enorgueillissent d’avoir mis en échec ces fossoyeurs de notre identité spirituelle, à la conscience télescopique et à la bouche cousue, dont l’abaissement les empêchait de regarder la vérité en face.

Ils savent dans leur chair que rien n’est plus facile que de décréter la désacralisation d’une église selon son bon vouloir mais que rien n’est plus difficile que de faire descendre l’Esprit Saint dans une autre étrangère, tout simplement parce que l’âme de la communauté apostolique arménienne de la Côte d’Azur est ancrée à SAINTE MARIE au 281 boulevard de la Madeleine depuis 90 ans que nos rescapés l’ont bâtie et que nous la chérissons !

Mais l’arbre survit en coupant ses branches comme le peuple en se révoltant pour ouvrir le cerveau des chapeaux pointus !

Maintenant que la Malédiction a bientôt fini de courir et de sévir, un immense effort de reconstruction, de réconciliation et de communion nous attend pour surmonter les dégâts causés et passer du registre de la terreur à celui de l’amour et du pardon.

La tribu bientôt rassemblée autour de son Église en toute bonne foi, il nous restera à définir ce que nous voulons devenir et partager ensemble, Arméniens de la diaspora et frères d’Arménie, dans le cadre, à la fois, du renouveau de la Mystique apostolique arménienne et de l’éthique de la Nation.

L’âme brune de FORTUNATOS démasquée, le « retors » devra restituer intégralement son immense magot et l’ensemble de ses parts sociales à la fondation HAYASTAN avant de disparaitre définitivement et retourner, nu dans sa grotte, à la méditation toute chrétienne de la vanité des biens matériels de ce bas-monde.

Un petit tour et puis exit son impérium de carton-pâte !

Le Catholicos de Cilicie ARAM 1er « le Grand » saurait rendre sa dignité perdue à cette fonction et rassembler ce qui est épars en unifiant notre Église dans le prolongement de KARÉKINE 1er « le Magnifique ».

Ainsi soit-il !

Amen…

Armand SAMMELIAN

Le 18 juillet 2018

(*) Paris-Lyon-Marseille

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2 commentaires »

  1. Sur la même ligne et du même calibre que « Y a le feu aux soutanes « . Pas besoin d’en dire plus. Grand merci à vous deux Denis et Armand. J’espère que vos deux articles auront beaucoup de lecteurs, dont les délégués diocésains, les présidents des paroisses et les dirigeants du CCAF. Il est temps qu’ils ouvrent leurs yeux et qu’ils fassent leur mea culpa d’être restés silencieux quand nous, paroissiens niçois, les avions appelés  » Au secours ! « . Que dire de plus ?…

    Commentaire par Dikran TIMOURDJIAN — 21 juillet 2018 @ 6:19 | Réponse

  2. Quel bonheur de vous lire tous , Denis Donikian , Dikran Timourdjian et , bien entendu , Armand Sammelian . Vous avez été de formidables  » lanceurs d’alertes  » , de responsables et fraternelles  » balises  » de sécurité pour toute notre vieille société arménienne qu’elle soit intra ou extra muros . Mais aussi et surtout au bénéfice de tout notre Nor Séround qui est l’ Avenir de notre chère vieille Patrie . Que tous les cœurs s’unissent , s’oublient définitivement , et ne pensent plus qu’au futur de notre chère Arménie .

    Commentaire par Donig — 22 juillet 2018 @ 10:18 | Réponse


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