Ecrittératures

6 octobre 2018

Un récital

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 4:17

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Nous avons le plaisir de vous annoncer qu’aura lieu à Paris un récital sur la littérature arménienne. au centre de Wallonie-Bruxelles le 8 octobre 2018  

Voici le texte de l’annonce concocté soit par l’un soit  par l’autre des récitants:

*

« Récits d’Arménie », par Serge Avédikian et Marianne Denicourt, dans le cadre du Festival Francophonie Métissée au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris (46 rue Quincampoix – 75004) le 8 octobre à 20h.

Les deux comédiens proposent un parcours dans la littérature arménienne, depuis le Ve siècle jusqu’à nos jours. Les extraits seront lus en français et en arménien.

Seront d’abord lus les textes des religieux Krikor Naragatsi (Xe siècle), dont les prières sont minées par les défaillances de l’âme, et Nahapet Koutchak (XXe siècle), tiraillé par l’enchantement et par les exigences de sa vocation.

Et comme la littérature française à son La Fontaine, les lettres arméniennes ont Toumanian, qui puise dans la vie ordinaire du peuple arménien tout ce qu’il faut pour parler de l’homme même, lui qui a connu les deuils personnels et ceux de toute une nation en 1915.

Des auteurs de la République soviétique, on peut retenir Aksel Bakounts, dont l’écriture à une profondeur mystérieuse, et le flamboyant Yeriché Tcharents. Tous deux ont disparu lors des purges staliniennes de 1937. Cette même république se clôt avec les ultimes poèmes de Paraouïr Sevak, écrivant avec l’intuition qu’une révolution de la vérité est à faire ou à venir. L’indépendance politique de l’Arménie devait forcément conduire ces écrivains les plus grands à prendre le contre-pied des formes compassées ou passéistes des règles soviétiques, telle Violetta Krikorian, pour qui la poésie n’est pas à vendre ou Marine Petrossian, miniaturiste de l’intime infini des choses. En France, Marc Nichanian, philosophe et écrivain, conduit une réflexion continue depuis plusieurs décennies sur le génocide dans ses rapports à l’écriture.


Ce texte n’étant pas de nous, et pour cause, nous tenons à préciser :

Que les Quatrains  de Toumanian ont été traduits par…. Denis Donikian ( actual Art)

Que Trois contes de Toumanian  ont été traduits par Varoujan Gureghian et… Denis Donikian  ( Edipol)

Que le recueil de Parouir Sévak, Que la Lumière soit ! a été traduit par… Denis Donikian ( éditions Parenthèses)

Que l’expression  » la poésie n’est pas à vendre » est le titre d’un article de… Denis Donikian

Que l’expression  » miniaturiste de l’intime infini des choses » est le titre d’un article de… Denis Donikian

Que ces deux poétesses ont été traduites par… Denis Donikian

Que Denis Donikian est tout sauf un écrivain arménien de la diaspora s’exprimant non pas en français mais en wolof, qu’il n’a écrit aucune pièce de théâtre, aucun roman, aucun recueil d’aphorismes, aucun essai sur l’Arménie ni sur la diaspora, aucun poème, ni même une encyclopédie du génocide arménien. Ce qui ne saurait faire  de lui un auteur arménien digne d’être présenté durant un récital sur la littérature arménienne d’expression française. A peine un cul-terreux… et encore.

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10 commentaires »

  1. Mais, il faut leur écrire ! Puisqu’ils ne sont pas capables d’y penser tout seuls !

    C’est incroyable quand même !! La moindre des choses est de citer l’auteur !

    Trop tard pour leur écrire : mais je vais tenter de téléphoner pour m’indigner, si je trouve leurs coordonnées téléphoniques !

    Commentaire par Dzovinar — 8 octobre 2018 @ 7:00 | Réponse

    • Heureusement que nous avons Denis pour remettre les pendules à l’heure.
      Mais aussi toi Dzovinar dont la voix porte dans le milieu hay et les réseaux sociaux.
      Je vais partager sur FB
      👍😉😘

      Commentaire par Alain BARSAMIAN — 8 octobre 2018 @ 7:31 | Réponse

  2. Voilà, j’ai eu les coordonnées du bureau et l’e-mail du responsable, à qui j’ai adressé un mail (ne pouvant l’obtenir au téléphone).

    Bisou.

    Commentaire par Dzovinar — 8 octobre 2018 @ 8:37 | Réponse

  3. Ma personne ne valait peut-être pas tant de remous. Mais je dois reconnaitre qu’il fallait que ça soit dit et montré. De fait, cet incident souligne à quel point les Arméniens manquent de respect vis-à-vis d’eux-mêmes et surtout au regard de la vérité des choses. Les auteurs de cette bourde délibérée ne l’auraient pas acceptée pour eux-mêmes, loin de là.
    Par ailleurs, au regard du peu de réaction que cela a suscité, on peut mesurer chez nos Arméniens – en l’occurrence les lecteurs de ce blog- le degré d’indignation dont ils sont capables. Et après ça, ils vont s’indigner à l’idée que les Turcs sont dépourvus de ce sens-là.

    Quand Aznavour, qui venait de diner avec le président en exercice Kotcharian , apprend que l’un des sbires dudit président a frappé, dans les toilettes du restaurant, un type qui lui aurait manqué de respect au point de le tuer, s’exclame : « tout le monde peut mourir d’une crise cardiaque », cela montre de quelle indignation il était alors capable. Après ça, il pourra s’insurger contre le gouvernement français qui n’aurait pas fait tout ce qu’on serait en droit d’attendre d’un pays riche pour accueillir des réfugiés syriens, cela fait sourire.

    De la même manière, les comédiens de ce récital auront beau réciter des textes indignés de Parouir Sévak, ils seront loin d’être crédibles, du moins à mes yeux, quand on sait de quoi ils sont capables…

    Mais Dzovinar, tant que toi tu seras là, nous aurons un avenir…

    Commentaire par denisdonikian — 8 octobre 2018 @ 12:58 | Réponse

  4. Je viens de prendre connaissance de vos commentaires : Alain et Denis, nous « sommes ensemble » ! Et c’est super!
    Je n’ai pas eu d’échos suite à mon intervention ; pas grave, l’essentiel est qu’elle ait eu lieu (l’intervention) – Au moins le producteur
    a compris la tendance arménienne quant au respect dû au travail de ses élites (surtout lorsqu’elles sont encore de ce monde) – encenser les morts, ça ne mange pas de pain (comme dit ma concierge) « pisque » y a plus de concurrence ! LOL !

    Commentaire par Dzovinar — 10 octobre 2018 @ 3:17 | Réponse

  5. Pour être clair, voici ce que m’écrit une amie qui était au courant et qui est intervenu sur Facebook pour une mise au point :

    « J’étais là à la lecture, tu as été nommé par Serge, en conclusion après la lecture, comme écrivain important de la diaspora.
    La liste des lectures, imprimée depuis des semaines, faisait de temps à autre référence aux traducteurs, et parfois non, n’indiquant que l’éditeur. C’était le cas des premiers textes de Sevak, que tu as traduits pour Parenthèses.
    L’erreur vient des textes imprimés sur la brochure et donc repris dans la communication et les invitations
    Bien sûr, il aurait fallu les relire et compléter les manques, et ça n’a pas été fait.
    C’est tout, c’est idiot, pas professionnel, mais ça n’est que ça. »

    Ouais… En tout cas, je crois que si Dzovinar n’était pas intervenu, il n’y aurait pas eu de changement. C’est mon sentiment.

    Commentaire par denisdonikian — 10 octobre 2018 @ 4:05 | Réponse

  6. Accorde-leur le bénéfice du doute ….

    Commentaire par Dzovinar — 12 octobre 2018 @ 9:34 | Réponse

    • Le texte qui a été envoyé aux NAM ne pouvait l’être que par quelqu’un qui en connaissait les coordonnées.
      Par ailleurs, quand on envoie un texte aux NAM on fait en sorte qu’il soit définitif.
      Or moi je m’appuie sur ce texte. Il n’y a pas de doute à avoir.

      Commentaire par denisdonikian — 12 octobre 2018 @ 12:55 | Réponse


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