Ecrittératures

28 juillet 2019

La mauvaise foi flagrante qui voudrait que…

Filed under: APPEL à DIFFUSER,Uncategorized — denisdonikian @ 5:41

unnamed-5

Les pesticides ne seraient pas dangereux
pour la santé !

Dans sa lettre DIRECTE SANTE, Gabriel Combris décerne fort justement un diplôme de mauvaise foi au nouveau ministre de l’Agriculture, M. Didier Guillaume qui a déclaré sur RTL : « C’est aux scientifiques de faire la preuve qu’il y a des conséquences à l’usage des pesticides. Il y a peut-être des soupçons, mais il n’y a aucune preuve scientifique ».

En effet, ce responsable politique a fait la preuve soit qu’il est d’une ignorance crasse sur les sujets qu’il est censé légiférer, donc incompétent dans sa fonction publique, soit qu’il est un menteur professionnel rétribué pour entériner le feu vert aux lobbies empoisonneurs de l’humanité. Les preuves scientifiques qu’il réclame lui crèvent pourtant les yeux, montrant à quel point les pesticides représentent une gigantesque menace sanitaire.

Gabriel Combris ajoute qu’on est presque au niveau du célèbre lobbyiste de Monsanto, Patrick Moore, venu dire à la télévision qu’on pouvait parfaitement « boire du glyphosate » – l’herbicide contenu dans le Round-Up – avant de quitter le plateau, et que le journaliste lui en ait proposé un verre ! – sujet sur lequel je vais revenir plus loin.

Voici les principaux résultats officiels en question, tous de source vérifiable :

Cancer et retard mental chez les enfants

Des chercheurs de Louvain et de Toulouse ont passé en revue l’ensemble des études scientifiques sur le lien entre pesticides et cancer de l’enfant. Cette méta-analyse, présentée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a conclu à « une augmentation statistiquement significative du risque de voir apparaître des tumeurs cérébrales de même que des leucémies chez les enfants exposés ».
Ce sont les expositions directes qui ont été analysées, pour un usage domestique intérieur : pesticides, traitements d’animaux de compagnie, traitements contre les puces et les tiques, mais aussi répulsifs anti-moustiques et produits anti-moustiques.

Il est à noter qu’une étude précédente avait montré, dans l’Etat de New-York, que dans des zones traitées avec des pyréthrinoïdes pour éliminer certains moustiques, on avait constaté une augmentation de 25 % du nombre d’enfants autistes ou souffrant d’un retard de développement mental.
Par ailleurs, une autre étude sur des enfants de 8 à 15 ans a montré que ceux dont les urines contiennent le plus de résidus de pesticides organophosphorés ont un risque accru de souffrir d’un déficit de l’attention et d’hyperactivité.

Cancers chez les adultes

Une étude menée sur des femmes vivant à New York a montré un lien entre l’exposition aux pesticides domestiques et le cancer du sein. Une autre étude menée sur des agriculteurs a montré une augmentation du cancer de la prostate de 40 % chez les hommes exposés au DDT et aux pesticides organochlorés.

Enfin, une étude épidémiologique française, publiée en octobre 2018 dans la revue JAMA Internal Medicine, indique que les consommateurs habituels d’alimentation issue de l’agriculture biologique (qui n’utilise pas de pesticides) ont un risque de cancer réduit de 25 %, par rapport à ceux qui consomment du standard chimiqué de la grande distribution.

Cette relation était particulièrement marquante pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées (-34 % de risque) et les lymphomes (-76 % de risque).

Maladie de Parkinson

Les pesticides seraient en cause dans l’augmentation considérable de la fréquence de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs (+ 70 % chez les agriculteurs nord-américains).

Gabriel Combris suggère aux conseillers du ministre de l’Agriculture de lui rappeler à l’occasion, qu’en France, les autorités reconnaissent le statut de maladie professionnelle pour les agriculteurs touchés par le Parkinson.
Les principaux pesticides soupçonnés de jouer un rôle dans le déclenchement de la maladie sont le paraquat, la roténone, ou encore le chlordécone, utilisé notamment dans les bananeraies en Martinique, et à l’origine de nombreux cancers de la prostate et de myélome (et qui pose encore problème 25 ans après son interdiction en 1993).

Réduction des spermatozoïdes

Lors d’une étude sur la baisse de qualité du sperme en France, on a remarqué que les régions agricoles étaient les plus touchées par le phénomène. Pour valider l’hypothèse d’un lien avec l’exposition aux pesticides, d’autres chercheurs ont suivi 155 hommes venus consulter pour des problèmes de fertilité : ceux qui consommaient les fruits et légumes contenant le plus de résidus de pesticides avaient 49 % de spermatozoïdes en moins et un sperme de moins bonne qualité dans 32 % des cas.

Risque de diabète multiplié par deux

D’après une étude menée sur des agriculteurs, ceux qui répandent des insecticides organochlorés au moins 100 jours par an auraient entre 50 % et 100 % de risque en plus d’avoir du diabète selon le produit utilisé.

Retour sur le glyphosate

En fait, le lobbyiste de Monsanto, Patrick Moore, n’avait pas vraiment tort si l’on se rapporte à la déclaration de Monsanto : « LE ROUND UP est INOFFENSIF !… » Mais la supercherie de Monsanto a été prouvée par le Pr. Séralini.

Avec ses collègues, le Pr Séralini a fait des analyses par spectrométrie de masse pour savoir exactement ce qu’il y avait dans le Round Up, c’est-à-dire les composés tenus sous secret industriel par le brevet. Or Monsanto n’a déclaré que le glyphosate comme principe actif, les additifs étant donc considérés sans objet. Et pourtant, ce qui a étonné nos chercheurs, c’est que les rats testés aux effets du glyphosate seul n’avaient pas de problèmes importants, alors que ceux testés aux formules Round Up souffraient d’intoxications graves apparentées à celles provoquées par les dérivés du pétrole, comme les dioxines.

Des analyses ciblées ont justement aboutit à découvrir des dérivés du pétrole couplés et brûlés avec des graisses animales, ceci générant des composés extrêmement corrosifs du type polyéthylène-amine. Ces dangereux toxiques que l’on appelle des POEA avaient été interdits dans 130 compositions de glyphosates par Ségolène Royale… mais cette interdiction n’a pas  été suivie d’effet par le géant… qui se place au-dessus des lois !
En particulier on trouve dans tous les glyphosates de l’arsenic, dangereux poison bien connu qui a été utilisé comme herbicide jusqu’après la seconde guerre mondiale, puis interdit en 1974, ce que Monsanto savait parfaitement lorsqu’il a lancé le Round Up.

Par ailleurs – des essais ayant été effectués – ont montré que l’action herbicide du glyphosate seul ne marche pas, alors que les additifs cités appliqués seuls fonctionnent parfaitement bien – ceci signifie que le glyphosate n’est qu’un leurre pour détourner et capter l’attention des organismes de contrôles – ceci confondant ROUND UP et GLYPHOSATE.

En outre les essais de toxicité demandés à Monsanto ont toujours été négatifs puisqu’ils les effectuent toujours avec le glyphosate seul sans les poisons additifs cachés ! Et personne n’a jamais relevé cette supercherie. Monsanto devrait être lourdement condamné pour fraude grave de déclaration.

   Pour nous rejoindre sur micheldogna.fr cliquez ici   

23 juillet 2019

Hommage de Georges Festa à Martine Hovanessian

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 2:01

arton15818

Je retiens son regard à la fois passionné et blessé,

ses ecrits tentant de reconstituer la trame rompue sans s’y enfermer,

et surtout ses dialogues avec d’autres diasporas dont les miennes –

Martine etait une passeuse d’espoir et de parole,

cette écharpe d’Iris qui sauve des tentations faciles de l’oubli et de la

manipulation

– aux enfers il y aura toujours un.e Orphee sauvant les mille et un.e

Eurydices que nous sommes.

Georges Festa

21 juillet 2019

Sauver la vie

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 12:13

tumblr_osktz7MXxM1rpduwho1_500

 

Les mots de FRANÇOIS RUFFIN à l’Assemblée Nationale.

« Le permafrost du Pôle Nord fond 70 ans plus tôt que prévu, et c’est une catastrophe.
Voilà la nouvelle écologique, la nouvelle dramatique du jour.
Hier, dans la ville la plus au Nord du monde, à Alert, au Canada justement, un record de chaleur a été enregistré, +21°, à Alert, donc,
une ville qui porte bien son nom, car ça devrait nous alerter.
On va crever de chaud.
On va crever tout court.
On fabrique l’enfer sur Terre, avec les température de l’enfer.
Je suis sûr que, le soir, nus, entre vos draps, dans le silence de vos consciences, vous êtes comme inquiets, angoissés pour vos enfants. Je le suis pour les miens. L’envie de chialer, quand je songe au monde dévasté qui se dessine, qu’on leur laissera.

Cette inquiétude, cette angoisse, dans vos rangs, dans tous les rangs, dans notre commune humanité, nous la partageons. Mais le matin revient, le costume, le maquillage, la fonction.

Et alors, vous nous proposez quoi ?
Le Ceta.
Le Canada Europe Trade Agreement.
Un traité de libre échange, un de plus.
Qui comporte 96 fois le mot concurrence, mais zéro fois le mot réchauffement, zéro fois biodiversité.
Dont le « grand absent est le climat ».

Et c’est pas moi qui le dis, c’est le rapport Schubert, commandé par le Premier ministre lui-même. Des experts qui tranchent franchement : oui, l’Europe pourra bien importer de la viande bovine nourrie aux farines animales, dopée aux antibiotiques, avec 46 molécules en prime, l’Acéphate, l’Amitraz, l’Atrazine, 46 molécules, qui détruisent les rivières ou refilent le cancer, 46 molécules interdites en France, interdites à nos agriculteurs, et que nous allons pourtant importer dans nos assiettes.

Contre tout ça, le rapport l’affirme clairement: « Rien n’est prévu ». Les mêmes experts redoutent, je les cite, « une harmonisation par le bas ». Et ils concluent : « Le Ceta ne donne pas la priorité à la protection de l’environnement ou à la santé ».

Mais quelle est alors votre priorité ?
Le commerce.
Le commerce.
La planète brûle, mais pour vous c’est business as usual.

« Le libre-échange est à l’origine de toutes les problématiques écologiques. Ce n’est pas en installant trois éoliennes qu’on va y arriver. » C’est pas moi qui le dis, à nouveau. C’est Nicolas Hulot. Et il poursuit : « Mais, avant que nos élites l’intègrent, je pense qu’on sera tous calcinés. »
Voilà les élites que vous êtes.
Des élites inconscientes.
Des élites qui calcinent la planète.
Des élites qui portent la mort.

Mais pourquoi, bon sang ? Pourquoi vous, votre majorité, le président de la République, la Commission européenne, pourquoi vous allez ratifier cet accord ? Parce que vous n’êtes pas au service des Français, ni de l’Europe. Vous êtes au service des lobbies. Inconsciemment, sans doute, mais vous êtes au service des lobbies.
Oui, car ce traité n’est pas né des peuples qui se seraient dits, tiens, on va se tendre la main par-dessus l’océan, et pour ça, on va négocier
2 344 pages de réglementation et signer un Trade Agreement. Heureusement, l’amitié entre les Français et les Canadiens, les échanges de chansons, de littérature, d’idées, d’amour, de soldats aussi, n’ont pas attendu cette cochonnerie de Ceta pour ça.

Non, ce traité est né d’un lobbyiste.
Je peux le nommer.
Jason Langrish, avocat d’affaires, qui préside à Toronto « la table ronde de l’Energie », c’est-à-dire le lobby du pétrole.
Et derrière lui, il a rassemblé 17 lobbies.
Je peux les nommer, aussi.
Ce sont les Canadian Manufacturers, la fédération européenne des industries pharmaceutiques, l’association canadienne de l’industrie chimique, Business Europe. Et derrière ces lobbies, Arcelor, Monsanto, Alcan, Total, Lafarge, Rio-tinto, les pires firmes.

Les clients de M. Jason Langrish, les pétroliers, peuvent d’ores et déjà se frotter les mains. Depuis l’automne 2017, depuis deux ans à peine que le Ceta est « expérimenté », les exportations de pétrole canadien vers l’Europe ont bondi : +63 % ! Du pétrole issu, pour beaucoup, des sables bitumineux qui ravagent l’Alberta, mais qu’importe. Et qu’importe, également, que ce pétrole émette moitié plus de gaz à effet de serre que le conventionnel.

Consciemment ou inconsciemment, voilà quels intérêts vous privilégiez.

Toute la société française aujourd’hui est contre cet accord.
Toute la gauche, ici.
La droite, pour l’essentiel.
Les syndicats de travailleurs, tous les syndicats de travailleurs.
Les syndicats d’agriculteurs, tous les syndicats d’agriculteurs.
Les assos environnementales, toutes les assos environnementales.
Vous êtes seuls.
Vous êtes seuls avec le Medef.
Vous êtes seuls avec Jason Langrish et ses amis, ses amis des multinationales.
Vous êtes seuls.
Je n’en appelle pas à vous.
Je n’espère rien de vous.
J’en appelle aux citoyens.
Aux citoyens français.
Aux citoyens canadiens.
Pour coopérer ensemble, bien sûr, par-dessus l’Atlantique.

Pour remettre comme priorité, naturelle, normale, évidente, l’environnement et la santé, avec loin derrière le commerce, loin derrière la balance commerciale, loin derrière le taux de croissance, loin derrière ces obsessions d’experts comptables. Pour que Alert, chez vous, au Canada, ne concurrence pas notre Côte d’Azur.

Amis canadiens, amis picards, nous ne pouvons pas laisser tous les Jason Langrish, de chez vous ou de chez nous, tous leurs amis des firmes, tous leurs larbins parlementaires, nous conduire, nous et la planète, droit dans le mur écologique.

Nous devons changer de direction. Nous devons appuyer sur le frein. Nous devons leur reprendre le volant des mains »

20 juillet 2019

SAUVER LA VIE et autres choses (62)

Filed under: APHORISMES,SAUVER LA VIE ET AUTRES CHOSES — denisdonikian @ 1:38

Capture-1879-476x480-476x480

*

Chaque fois qu’il emprisonne,  le dictateur s’emprisonne.

*

ամեն անգամ, երբ նա բանտարկում է, բռնապետը բանտարկված է

*

في كل مرة يسجن فيها ، يتم سجن الديكتاتور

*

Ne zaman hapsedilirse, diktatör hapse atılır

*

Her caran dema girtiyan, dîktator di girtîgehê de ye

*

Jedes Mal, wenn er inhaftiert wird, wird der Diktator inhaftiert

*

every time he imprisons, the dictator is imprisoned

 

*

16 juillet 2019

SAUVER la VIE et autres choses (61)

Filed under: APHORISMES,SAUVER LA VIE ET AUTRES CHOSES — denisdonikian @ 2:42

Insect love.

*

Ligne de vie : expulser les amitiés toxiques,

cultiver les amitiés toniques.

14 juillet 2019

Nocebo, c’est pas beau

Filed under: QUESTIONS de SANTE — denisdonikian @ 4:08

Jean-Baptiste Talmont  rédigé le 01 juillet 2019 à 12h52

Article paru dans le journal nº 70 ALTERNATIVE SANTE

  • L'effet nocebo serait le côté obscur de la force du placebo.

  • L’effet nocebo serait le côté obscur de la force du placebo.

Nocebo

Après avoir consacré un dossier sur l’effet placebo (AS n° 68), nous avons planché ce mois-ci sur sa contrepartie : l’effet nocebo.

Le placebo, c’est la capacité du métabolisme à entreprendre son autoguérison. Comme personne n’y comprend rien, les autorités sanitaires préfèrent parler de « vulgaires » placebo pour désigner, par exemple, toutes molécules réputées inactives ou pour refuser de reconnaître telle ou telle thérapie. Personnellement, je serais du genre à m’émerveiller de cette capacité d’activer le processus d’autoguérison, et à plébisciter toute thérapie capable de cet exploit. Et je m’étonne du mépris affiché par les autorités médicales lorsqu’elles les balayent d’un revers de main.

Mais si elles se gaussent et raillent l’effet placebo, ces mêmes autorités se font beaucoup plus discrètes concernant l’effet nocebo. Et pour cause. L’effet nocebo serait comme le côté obscur de la Force du placebo. Une petite piqûre de rappel s’impose.

Effet nocebo : de 13 000 à 34 000 morts par an

Les effets de n’importe quelle thérapeutique administrée à un patient se divisent en deux catégories : les effets spécifiques liés au traitement (le principe actif d’une molécule, par exemple) et les effets non-spécifiques qui correspondent aux caractéristiques de l’intervention. Imaginez un médecin que vous rencontrez pour la première fois et qui, par une poignée de main franche, une écoute dédiée, un regard bienveillant, vous embarque dans une relation de confiance telle que vous en avez oublié les raisons du rendez-vous (si, si, ça existe !).

En deuxième rideau de l’effet nocebo fermente la problématique trop peu citée en rapport de la catastrophe qu’elle représente : les maladies iatrogènes. En clair, il s’agit ici de l’ensemble des effets délétères provoqués par un traitement médical. Lorsque la vie est en jeu, les autorités sanitaires parlent d’« accident iatrogène ». Notez ici que lorsqu’une prescription médicale aboutit à la mort du patient, on parle « d’accident », alors que lorsque par malheur, un médecin pratiquant les thérapies alternatives perd un patient, on parle de charlatanisme.

Et puisque nous parlons d’accident, retenez ceci : les accidents de la route occasionnent quelque 3 500 décès par an (3 684 en 2017), pour ce qui concerne les décès liés aux accidents médicamenteux, Michel Cymes lui-même, sur RTL évoquait 10 000 décès par an ! Sur le site de la sécu, on peut lire qu’ont été recensés 115 000 hospitalisations liées aux accidents iatrogènes et 7 457 décès… dans les hôpitaux. Quid de ceux qui décèdent chez eux ?

Les chiffres sont du coup très variables comme en conviennent les rédacteurs de l’étude Emir (Effets indésirables des médicaments : incidence et risque) statuant à 143 915 hospitalisations en 2007. Quant aux décès, les chiffres varient de 13 000 à 34 000 par an. Vous comprenez mieux pourquoi les autorités sanitaires ricanent moins dès lors que l’on parle d’effet nocebo ? Et peut-être que comme moi, vous voudriez interroger notre ministre de la Santé sur ses mesures pour limiter le nombre de tués par prise de médicaments, à l’instar du ministère des Transports dans sa lutte contre les décès sur la route.

Pour l’heure, et sans parler des « recommandations » inutiles et sans effet, je n’en ai recensé aucune.

En aucun cas les informations et conseils proposés sur le site Alternative Santé ne sont susceptibles de se substituer à une consultation ou un diagnostic formulé par un médecin ou un professionnel de santé, seuls en mesure d’évaluer adéquatement votre état de santé

 

12 juillet 2019

L’horreur alimentaire

Filed under: APPEL à DIFFUSER,ARTICLES,QUESTIONS de SANTE — denisdonikian @ 6:51

Lettre de NUTRI-SANTE

par Benoit Dauriac

 

Des cochons par millions… et du miel sans abeilles

… bienvenue dans l’Horreur Alimentaire !!

Très chers amis,

Que voyez-vous sur la photo ci-dessous :

  • Un hôtel de luxe dans la montagne ?

  • Une HLM dans la verdure ?

  • Un lycée construit en pleine forêt ?

Usine à cochon en Chine

Eh bien, vous êtes très loin du compte.

C’est l’élevage de porc de Guangxi Yangxiang Co Ltd en Chine.

De loin, ça a presque l’air un peu bucolique là-bas dans les montagnes du Yaji.

De près, c’est tout simplement L’HORREUR ALIMENTAIRE.

Les deux premiers bâtiments de 7 étages accueillent déjà des milliers de truies.

Quatre autres bâtiments, dont l’un fera 13 étages, accueilleront bientôt de nouveaux cochons.

Cette “usine à cochons” abritera à terme 30 000 truies… et produira jusqu’à 840 000 porcelets par an !!

En Chine, c’est la première “ferme” de cette dimension, mais elles vont éclore un peu partout pour nourrir la population.

Je suis sûr que ces usines produiront même des cochons “bio”, selon les normes locales.

Et demain peut-être, les petits porcelets finiront dans nos supermarchés…

Même si depuis le début de l’année, c’est tout l’inverse qui se produit.

Avec l’épidémie de peste porcine africaine (PPA) – non transmissible à l’homme – la Chine doit abattre des millions de porc et même importer des cochons.

Mais dès que l’agriculture chinoise aura surmonté cette crise sanitaire, on peut imaginer que des porte-containers entiers, chargés de cochons élevés dans ces usines… se déverseront dans le port du Havre ou à Rotterdam.

Et ça a déjà commencé avec des tas d’autres produits.

Si vous avez acheté du miel récemment, vous avez probablement touché du doigt, sans le savoir, “l’horreur alimentaire”.

Même si vous avez acheté du “miel de montagne” ou du « miel bio ».

Avec le jeu subtil des étiquetages, plus personne ne connaît aujourd’hui la véritable origine des aliments que l’on achète.

“Origine UE et Non UE” : cette escroquerie est légale et généralisée

Quand vous voyez un miel bio origine “Origine UE et non UE”, cela veut dire qu’il y a peut-être 10% de miel européen bas-de-gamme dans le pot, et le reste vient probablement de Chine.

Et encore, quand on parle de “miel chinois”, tous les industriels savent que c’est un affreux abus de langage.

“ Là-bas, chez nos fournisseurs, je n’ai jamais vu de ruches ! Juste des laboratoires qui fabriquaient des sucres liquides. En réalité, c’est un assemblage de sirop de glucose et de différents sucres, de colorants, arômes, pollens et diverses substances mystérieuses dont seuls les Chinois connaissent le secret !”

Celui qui révèle ce scandale, c’est Christophe Brusset.

Cet homme est un “repenti” de la mondialisation alimentaire.

Il a été “trader” dans l’agro-alimentaire pendant 25 ans.

Il a monté les pires escroqueries… acheté les produits les plus infâmes… trouvé les astuces les plus ignobles pour tromper le consommateur…

… avant de tout arrêter, écoeuré par ce qu’il a fait et vu pendant toutes ces années.

Vous vous demandez peut-être comment il est possible qu’en France, du miel vendu en supermarché puisse être du “faux miel”, fabriqué sans la moindre abeille…. dans une usine chinoise ?

C’est très simple.

Je vais vous expliquer.

Les industriels ont une imagination sans limite : ils envoient du mauvais miel chinois au Brésil, et il revient comme “Miel d’Amazonie”

Par exemple, pour réussir à importer du “faux miel” chinois aux Etats-Unis, voici la technique employée par un gros fournisseur allemand :

« Il exporte massivement du miel chinois dans des pays comme l’Argentine, le Vietnam ou l’Inde. Là-bas, il change les étiquettes, et le réexporte tel quel avec un faux certificat d’origine”.

On a la même chose dans les rayons des supermarché en France.

Si vous voyez “Miel d’Amérique latine”, méfiance.

Ces pays exportent leur vrai miel vers les Etats-Unis, pas en Europe : il y a beaucoup de chance pour que ce soit du miel chinois ré-étiqueté, et expédié depuis le Mexique.

Hélas, il n’y a pas que le miel qui est “traficoté”.

Il vous arrive peut-être de craquer pour une bonne tartine à la confiture de fraises.

Si vous la faites vous-même, très bien : elle sera sûrement moins gorgée de sucre, et puis les fraises seront… des fraises.

Mais si vous achetez un pot de confiture dans un supermarché, c’est une autre histoire.

Il y beaucoup de chances qu’au lieu de manger de la fraise, de la framboise, ou des cerises, vous mangiez du… sureau.

Même la confiture de fraise est truquée

Oui, c’est un des concentrés de fruits les plus vendus au monde : et bizarrement, personne n’en a jamais entendu parler.

Mais pourquoi diable mettraient-ils du sureau dans notre confiture de fraises ?

« La réponse est simple : le jus de sureau est le moins cher des jus de fruits rouges. Il est très coloré, son goût pas très marqué, il se mélange donc très bien, très discrètement avec les autres fruits rouges. Il est très fréquent que du jus de sureau remplace tout ou partie de fruits plus chers (comme les fraises, les framboises, les cerises ou les groseilles) dans les coulis, confitures et autres préparations aux fruits».

Même chose avec les délicieuses glaces à la vanille. Sur la liste des ingrédients, vous verrez sûrement “gousses de vanilles épuisées”.

Et personne ne se demande jamais ce que c’est. Eh bien, je vais vous le dire.

Ce n’est rien d’autre qu’un déchet.

C’est ce qui reste de la vanille, après l’extraction chimique des arômes (à l’hexane, une substance cancérigène).

“C’est une poudre noire sans saveur, comme du marc de café, qui ne sert que de « marqueur visuel », c’est-à-dire faire croire qu’on a mis de la vraie bonne vanille pour donner le goût”.

Je ne vais pas lister ici toutes les techniques perfides de l’industrie alimentaire : vous les retrouverez dans le dernier livre de Christophe Brusset : Et maintenant on mange quoi ?

Si je vous dis ça, c’est parce qu’il faut prendre conscience (je suis sûr que c’est déjà votre cas à vous) – qu’on est arrivé dans l’ère de l’horreur alimentaire.

Il me semble qu’il est de notre devoir à chacun d’informer le maximum de personnes de ce qu’il y a dans nos assiettes :

“L’Aile ou la Cuisse” ce n’est plus du cinéma : informez vos proches de ce qu’ils achètent

Vous qui vous intéressez déjà à la santé, vous êtes sûrement déjà conscient de tout ça.

Alors, parlez-en autour de vous, alertez vos enfants, petits-enfants, amis…

Il y a 10 ans encore, les gens souriaient poliment quand on tenait ce genre de propos.

Mais aujourd’hui, même les plus réfractaires à l’alimentation saine, commencent à ouvrir les yeux.

Et ils ont raison, car c’est “L’Aile ou la Cuisse” tous les jours au supermarché.

Vous vous souvenez de ce film de Claude Zidi, avec Louis de Funèset Coluche ?

Hélas, les usines Tricatel sont aujourd’hui partout.

Et le pire, c’est qu’elles prétendent proposer des produits sains : “sans gluten”, “végétarien”, “bio”, etc.

Alors qu’elles produisent des produits de plus en plus transformés et pollués.

Alors que faire ?

Réflexe de survie n°1 : se « désaccoutumer » du supermarché

La meilleure chose à faire pour sa santé aujourd’hui, c’est de se tenir à l’écart de son supermarché.

Au premier abord, cela parait compliqué, parce qu’on a l’habitude d’y aller, c’est une sorte de rendez-vous hebdomadaire.

Certains apprécient ce tour des rayons qui débordent d’emballages aguicheurs… d’autres détestent, mais tout le monde y va !

Mais en fait, si on recentre son alimentation autour des seuls produits bruts, vous allez voir que c’est beaucoup plus simple de se passer de son supermarché.

L’ennemi, ce sont les produits transformés, cuisinés à votre place.

Si vous achetez des produits simples, les risques sont déjà beaucoup plus limités.

    • Pour les fruits et les légumes, il y a le marché (étals bio), le magasin bio, ou les circuits courts type “Amap” ;

    • Pour la viande ou le poisson, c’est encore possible de trouver des bons artisans qui s’approvisionnent auprès des meilleurs éleveurs ou pêcheurs ;

    • Pour les produits laitiers, si vous avez la chance d’avoir accès à des producteurs, n’hésitez pas ; prenez du bio au supermarché ou au magasin bio ;

    • Vous pouvez acheter des oeufs bio assez facilement aujourd’hui, même au supermarché ;

    • Pour les céréales, légumineuses, mais aussi les épices, herbes, condiments ou encore les huiles végétales vierges, allez plutôt au magasin “bio” ;

  • Pareil pour les produits d’épicerie comme le chocolat noir, le thé ou le café, le sucre et le café.

Tout le reste, ce sont des produits qui ne sont pas nécessaires :

Faites-les vous même ! (et chassez ces cochonneries de vos placards)

C’est une habitude très récente que d’acheter autant de produits tout faits.

Il y a 30 ans à peine, vous aviez moitié moins de produits industriels dans les placards de votre cuisine.

Un des premiers « intrus » à faire son entrée de façon massive dans les foyers, c’était la sauce tomate en pot, à la fin des années 80.

Bien sûr, il faut accepter de passer quelques minutes à couper et faire cuire vos tomates, à les faire revenir à feux doux avec un peu d’ail, des oignons et de l’huile d’olive.

Cela demande 15 minutes de préparation, et vous aurez une délicieuse sauce tomate, plutôt que d’acheter un pot de sauce tomate, truffé de conservateurs, de sucres, d’arômes… ou de tomates concentrées venues de Chine, bourrées d’additifs chimiques et de pesticides.

Pour les biscuits, même chose : en 20 minutes seulement, vous aurez de délicieux cookies au chocolat maison qui régaleront vos enfants ou petits-enfants.

Et c’est incomparablement meilleur que toutes les cochonneries que vous trouverez dans les rayons des supermarchés : Pepito, Granola, Choco BN, et autres…

Bien sûr, tout ça demande plus de temps et c’est parfois un peu plus cher.

Mais croyez-moi, c’est un des gestes les plus importants que vous pouvez faire pour votre santé.

Et ce geste  fait aussi du bien à la planète (pensez aux usines et aux emballages qui produisent toutes ces denrées)… ;  et aux animaux (pensez une seconde au petit million de porcelets entassés dans les 13 étages de l’usine à cochons chinoise).

Et surtout, en abandonnant tous les produits transformés, vous verrez des effets spectaculaires très vite sur votre santé, même en quelques semaines.

Ça pourrait être votre défi de l’année ==> “Objectif : zéro produits transformés”.

Bon appétit et à très vite !

Benoit Dauriac

Cette lettre vous a plu ?

Pour vous abonner gratuitement à La Lettre Nutri-Santé, merci de vous rendre sur cette page.


Pour être sûr de bien recevoir La Lettre Nutri-Santé à chaque envoi, et éviter qu’elle ne se perde dans votre boîte e-mail, merci de bien vouloir ajouter benoit.dauriac@lettre-nutri-sante.email à votre carnet d’adresses.

10 juillet 2019

Génocides des abeilles, ça continue !

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 4:50
tumblr_osktz7MXxM1rpduwho1_500

MESSAGE de POLLINIS

Chère amie, cher ami,

C’est une bataille au coude à coude contre les lobbys de l’agrochimie qui est en train de se jouer à Bruxelles, et POLLINIS a besoin de vous aujourd’hui, de votre engagement et de votre soutien financier pour arriver au bout de ce combat pour sauver les abeilles, la nature et le monde que nous laisserons demain à nos enfants…

… Il y a urgence.

Le 16 juillet prochain, un vote décisif aura lieu à Bruxelles, qui décidera ni plus ni moins de la survie des pollinisateurs en Europe.

Ce vote, c’est celui des « tests abeilles » (1) pour lesquels nous nous battons sans relâche depuis des années…

Ces nouvelles procédures d’évaluation des pesticides, élaborées par des scientifiques inquiets du déclin des pollinisateurs en Europe, et validées par les autorités sanitaires françaises (ANSES) et européennes (EFSA), permettraient – enfin ! – de connaître la toxicité réelle des pesticides sur les abeilles.

… avant qu’ils soient autorisés sur le marché et déversés en quantité astronomique dans nos champs…

Très concrètement : ces « tests abeilles » sont aujourd’hui notre SEULE chance d’en finir avec les pesticides tueurs d’abeilles, notre unique espoir de stopper le massacre dramatique des pollinisateurs et du vivant…

… Mais l’industrie de l’agrochimie en a décidé autrement…

Déterminés à continuer de vendre massivement leurs produits, les puissants lobbys de Bayer-Monsanto, BASF, Syngenta-ChemChina et des autres multinationales de l’agrochimie, infiltrés partout à Bruxelles, exercent en ce moment même des pressions énormes sur les responsables politiques pour faire enterrer ces procédures d’évaluations – malgré les enjeux colossaux pour les abeilles, l’environnement et la santé de toute la population.

Et voici pourquoi :

Si ces nouveaux « tests abeilles » sont votés et adoptés en Europe, 77% des pesticides actuellement commercialisés et utilisés sur nos terres seraient définitivement interdits, au vu des risques sérieux qu’ils représentent pour les abeilles et l’ensemble des pollinisateurs ! (2)

On ne parle pas d’un ou de deux pesticides… mais bel et bien de 7 pesticides sur 10 qui ne passeraient pas les nouveaux tests !!!

Une bonne nouvelle pour les abeilles et tous les pollinisateurs sauvages qui meurent par milliards chaque année… mais un véritable coup de massue pour l’agrochimie qui risquerait de voir ses millions d’euros de bénéfices fondre comme neige au soleil !

Alors pour s’assurer que ces tests ne soient jamais appliqués et que personne ne découvre les réels effets délétères de leurs pesticides sur les abeilles, les autres pollinisateurs et tous les organismes vivants, les lobbys de l’agrochimie ont sorti l’artillerie lourde :

Ils multiplient les moyens de pression sur la Commission européenne, font du chantage à la délocalisation, promettent à tort des menaces bio-invasives et un retour à une agriculture moyenâgeuse, dépensent des millions pour produire des études biaisées et blanchir leurs produits, décrédibilisant ainsi le travail de scientifiques indépendants, s’infiltrent à la Commission européenne et participent aux prises de décisions concernant leurs produits…

… les mêmes techniques bien rodées qui ont autrefois servi à couvrir les plus gros scandales sanitaires comme l’amiante, le Médiator, les pesticides néonicotinoïdes…

Et malheureusement, leurs manœuvres aussi insupportables que scandaleuses fonctionnent toujours :

  • Pour gagner du temps et continuer à vendre leurs pesticides toxiques, les lobbys de l’agrochimie sont parvenus à repousser 27 fois le vote des « tests abeilles » depuis 2013…

  • Pire encore : leur dernier coup de maître leur a permis d’obtenir avec la bénédiction de la Commission européenne – et contre l’avis des scientifiques de l’EFSA, l’autorité sanitaire européenne – une révision des procédures d’évaluation afin que soient supprimés de la liste, TOUS les tests qui compromettraient la présence de leurs pesticides sur le marché…

… balayant ainsi d’un revers de main des années de recherches scientifiques pour construire des tests de toxicité fiables qui protègent réellement les abeilles ; piétinant des années de combats d’ONG comme la nôtre et de mobilisation citoyenne, pour voir ces procédures appliquées…

Nous ne pouvons pas laisser les lobbys saboter notre seul espoir d’enrayer le déclin catastrophique des pollinisateurs et de protéger notre environnement, et la santé de toute la population !

S’il vous plaît, faites dès maintenant un don à POLLINIS pour nous aider à organiser la résistance sans tarder, et forcer la Commission européenne à adopter les « tests abeilles » dans leur totalité.

Et il n’y a pas une minute à perdre :

Il ne se passe pas une semaine sans qu’une nouvelle étude scientifique confirme ce que nous dénonçons depuis des années, et légitime le combat que nous menons ensemble…

La dernière en date est une étude australienne, dont les conclusions font froid dans le dos : plus de 40% des insectes du monde entier sont en déclin, dont près de 80% des insectes volants en Europe ! A ce rythme-là, une grande partie des pollinisateurs pourraient avoir totalement disparu dans quelques décennies… (3)

… et les conséquences seraient tragiques, comme le rappelle le dernier rapport de l’IPBES : « plus de 75% des principales cultures mondiales destinées à l’alimentation dépendent d’une manière ou d’une autre de la pollinisation animale » – et plus de 80% des plantes à fleurs, des buissons et des arbres de notre continent …

Il y a urgence à agir pour stopper cette catastrophe…

Aujourd’hui, plus que jamais, notre temps est compté : il ne nous reste que quelques jours pour affûter nos armes avant le vote crucial des « tests abeilles » qui aura lieu à Bruxelles le 16 juillet.

Pour organiser une riposte citoyenne efficace et avoir une chance contre les puissants lobbys de l’agrochimie, qui sacrifieraient sans vergogne l’environnement, l’ensemble de la biodiversité et même la santé de la population pour protéger leurs millions…

nous ne pouvons pas espérer rivaliser sans un minimum de moyens.

C’est pourquoi aujourd’hui je fais appel à vous et à votre engagement de toute urgence pour nous aider à bannir une fois pour toutes les pesticides tueurs d’abeilles de notre territoire avant qu’il ne soit trop tard…

► JE FAIS UN DON

Grâce à la générosité de nos précieux donateurs, et au soutien de citoyens déterminés comme vous à sauver les pollinisateurs, notre travail a déjà porté ses fruits :

  • Nous avons enquêté sur le scandale des  « tests abeilles » bloqués depuis 2013, et publié un rapport complet diffusé partout en Europe auprès des élus et des autres organisations ;

  • Nous avons mis en lumière la stratégie des lobbys de l’agrochimie et dénoncé publiquement les pressions colossales exercées sur les institutions européennes pour faire enterrer les  « tests abeilles » ;

  • Nous avons multiplié les conférences de presse, les articles et les tribunes, et nos enquêtes ont été largement reprises par les médias ;

  • Nous avons été auditionnés par la Commission du Parlement européen chargée de plancher sur la réforme du système d’homologation des pesticides (Commission PEST) et fait adopter par tout le Parlement un article exigeant l’adoption rapide des « tests abeilles » au niveau européen ;

  • Nous avons saisi la Médiatrice européenne pour dénoncer l’opacité inadmissible du processus décisionnel européen et obtenir des documents tenus secrets ; la Médiatrice nous a donné raison, attaquant la Commission pour “mauvaise administration”, et publiant un avis qui pourrait faire condamner à l’avenir l’opacité des comités européens ;

  • Nous avons déjà alerté et mobilisé près de 250 000 citoyens avec la pétition pour l’adoption des tests abeilles lancée en France et en Europe ;

  • Nous avons mis la pression au nom des citoyens sur les députés européens, et les responsables politiques, en France et en Europe… interpellé la Commission européenne et rencontré son Président, Jean-Claude Juncker… croisé le fer plusieurs fois avec l’ANSES, l’autorité sanitaire française, qui a fini par prendre position en faveur des  « tests abeilles »… participé à Bruxelles au groupe de travail de la Commission sur les pesticides pour y faire entendre la voix des citoyens et défendre les tests face à l’industrie des pesticides…

Aujourd’hui, nous devons mettre les bouchées doubles avant le vote du 16 juillet pour faire face aux lobbys et les empêcher de saboter la mise en place des tests abeilles, proposés par les autorités sanitaires…

Et nous ne pouvons compter que sur vous pour poursuivre ce travail de titan :

>> Étendre nos campagnes d’alerte et de mobilisation à travers l’Europe, pour que tout le monde soit au courant de ce qui est en train de se jouer à Bruxelles au dépend des abeilles, de l’ensemble des pollinisateurs, et de toute la biodiversité de notre continent…

>> Agir au plus près des institutions européennes, et rallier les scientifiques, les politiques, les médias, les apiculteurs derrière notre combat…

>> Combattre pied à pied les arguments fallacieux de l’industrie, avec NOS études, NOS experts scientifiques, NOS juristes !

>> Dénoncer publiquement les manœuvres des lobbys et les tuer dans l’œuf – avant qu’elles ne mettent en péril l’alimentation et la santé de toute la population !

Mais pour tout cela, il nous faut rémunérer ces juristes et ces avocats spécialisés, ces ingénieurs et ces chercheurs capables de faire ce travail indispensable pour contrer le plan macabre des lobbys….

Nous pouvons réussir si chaque personne qui se soucie des abeilles et de tous les pollinisateurs, ou plus généralement de l’environnement et des pesticides que nous retrouvons dans notre alimentation, l’eau que nous buvons ou l’air que nous respirons, participe à hauteur de ses moyens.

Aussi, je me permets de vous demander : pouvez-vous, s’il vous plaît, contribuer dès aujourd’hui, par votre don, à organiser cette contre-offensive aux lobbys, en France et en Europe ?

La bataille qui s’annonce dans les jours qui viennent promet d’être rude, mais une chose est sûre : notre petite équipe est prête ! Nous ne lâcherons rien tant que les pesticides ne seront pas correctement testés et que les tueurs d’abeilles continueront d’être autorisés !

Nous avons déjà remporté une grande victoire face aux lobbys l’année dernière, en obtenant de haute lutte l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes

Nous pouvons donc, par notre nombre et notre détermination sans faille, contrer à nouveau le plan des lobbys et obtenir le vote essentiel des  « tests abeilles » qui aura lieu dans quelques jours !

Alors s’il vous plaît, ne perdez pas un instant et aidez-nous dès maintenant à agir !

Si nous ne nous dressons pas d’urgence, tous ensemble, face à l’industrie agrochimique et son armée de lobbyistes, si nous les laissons faire la loi impunément à Paris et à Bruxelles, la voie restera libre our qu’ils puissent faire passer n’importe quelle nouvelle substance dévastatrice pour les pollinisateurs, la nature et la santé humaine !

Rien ne pourra plus arrêter le déclin vertigineux des abeilles, des pollinisateurs sauvages et de l’ensemble de la biodiversité qui en dépend… avec des conséquences terribles sur notre système alimentaire, pour nous aujourd’hui, et pour les générations à venir.

Arrêtons le massacre, dès maintenant.

Je compte sur vous, et vous remercie par avance pour votre engagement et votre soutien dans ce combat crucial pour empêcher les firmes agrochimiques de sacrifier les abeilles, l’environnement et l’ensemble de la chaîne alimentaire, pour satisfaire leurs profits à court terme.

Nicolas Laarman

Délégué général

► JE FAIS UN DON

Pour faire un don à POLLINIS, cliquez ici

Références :

(1) Guidance document (Gd) on the risk Assessment of plant protection products on bees (Apis mellifera, Bombus spp. and solitary bees) EFSA Journal 2013;11(7):3295

(2) Bee Guidance Document and Practical Approach, ECPA 2017 « En pratique, cela voudrait dire que même en ne prenant en compte que les abeilles à miel, 77% de toutes les substances ne passeraient pas les tests du tier 1 et nécessiteraient des études des tiers supérieurs, qui demandent beaucoup de ressources »

(3) Worldwide decline of the entomofauna: A review of its drivers, Francisco Sánchez-Bayo, Kris A.G.Wyckhuys, Biological Conservation Volume 232, April 2019, Pages 8-27

9 juillet 2019

Sauver la vie et autres choses (60)

Filed under: APHORISMES,SAUVER LA VIE ET AUTRES CHOSES — denisdonikian @ 2:05

coeur-aile-2

*

Pleurez, mes yeux, sur la beauté des choses.

Pleurez, mes yeux, sur leur destruction.

Propulsé par WordPress.com.