Ecrittératures

11 août 2019

Je hais Pachinian

Filed under: CHRONIQUES à CONTRE-CHANT,Denis Donikian m'agace — denisdonikian @ 3:51

chimp-rire

 

Ceux de mes lecteurs arméniens qui fréquentent assidument ce blog pour découvrir quelle saillie nouvelle m’auront inspiré l’Arménie, les Arméniens, l’arménité et le catholicos K2, auront remarqué que depuis un an ma verve n’est plus ce qu’elle était.

J’ai la plume en berne et ses érections se font rares.

Je dois avouer que je traverse une période de ménopause littéraire qui augure mal de ma santé, sachant que mes diatribes ont toujours été le signe que le mental se portait bien même en période où le corps se portait mal.

Plus rien à me mettre sous la dent.

Avec Sakissian et surtout Kotcharian, j’avais au moins de quoi bouffer de l’Arménien, de me faire les dents sur les absurdités arméniennes, sur les travers d’une société qui vous fait pleurer de rire… Mais avec Pachinian, rien.

Je hais Pachinian car ce qu’il fait est aussi lisse qu’une peau de bébé qui vient de naître. Et moi, je ne peux pas mordre un bébé beau comme le monde et joyeux comme la vie. Non je ne peux pas.

Je hais Pachinian car il ne m’offre rien ni dans ses déclarations ni dans ses actions qui puisse réveiller mes instincts pamphlétaires. Sarkissian, Kotcharian je pouvais. Quand ils faisaient quelque chose, c’était antidémocratique. Quand ils ne faisaient rien, c’était aussi antidémocratique. Par exemple ils ont fait le 1er mars et ils n’ont rien fait pour les sans-abris de l’après-séisme. Je ne parle pas des plus pauvres qu’ils ont roulés dans la poussière tandis qu’ils roulaient en 4×4.

Oui, je hais Pachinian parce qu’il me tue au fur et à mesure qu’il fait monter la sauce de sa révolution. Comme écrivain critique, j’agonise…

En fait, mon lecteur, s’il m’a bien lu, sait que dès 2011, j’avais prédit que Pachinian serait un jour à la tête du pays. ( Maintenant qu’il est là, c’est bien fait pour ma gueule) . Ceux qui se sont toujours moqués de moi parce que je bavais sur les régimes honnis de Sarkissian ou Kotcharian, et qui en réalité se sont montrés complices de leurs dégueulasseries, en ont pris pour leur grade. Maintenant j’éructe de plaisir car je peux parler de haut comme j’ai toujours fait tandis qu’ils me voyaient rouler dans le caniveau. Il est vrai que dans mon genre je prends parfois des allures de pythonisse.

En tout cas, je le hais ce Pachinian, même si je l’avais vu venir et que je me précipitais pour précipiter Sarkissian dans l’abîme.

Il faut dire qu’il a toujours été à bonne école ce Nigol, puisqu’il ne ratait aucun meeting, aucune manifestation, et qu’il n’a pas raté la case prison (chose que nos intellectuels arméniens ont passé sous silence quand moi je prenais sa défense sur ce blog).

Alors, oui, Pachinian a mis l’Arménie sur les bons rails.

A commencer par ceux de la confiance démocratique. Kotcharian et Sarkissian, mais aussi Ter Pétrossian, avaient réussi à désespérer les Arméniens qui aspiraient au bonheur démocratique. Qu’est-ce que le bonheur démocratique, me direz-vous ? Ce bonheur commence par le sentiment d’être en harmonie avec son pays et son peuple. C’est un sentiment puissant qui puise son inspiration dans la transparence et le dynamisme des actions gouvernementales.

Concernant l’Arménie, on oublie trop souvent que la renaissance révolutionnaire n’a qu’un an d’âge, que c’est un pays enclavé, qu’il est toujours en guerre d’un côté et en situation d’hostilité de l’autre.

Ces Arméniens parmi les plus malins qui croient faire preuve d’intelligence en bavant leur haine sur les décisions du gouvernement Pachinian devraient apprendre à tenir leur langue. Car la vertu démocratique du citoyen est aussi d’accompagner un gouvernement démocratique normalement élu et qui ne ménage pas ses efforts pour construire le bonheur des gens.

Oui, bien sûr, Pachinian est critiquable. Il y a toujours lieu de critiquer des décisions politiques qui doivent trancher dans le tas et dans l’intérêt général. Mais à ce stade et compte tenu de la situation de l’Arménie, ce sont les critiques qui sont critiquables, car les critiques sapent la confiance et démolissent le moral au moment ou cette confiance et ce moral doivent être à la hauteur des enjeux. Les Arméniens qui sont experts en matière de division et d’autodestruction doivent apprendre à suivre le mouvement de résilience quand il est d’ampleur nationale comme aujourd’hui en Arménie.

Depuis que la république arménienne existe aucune politique de la table rase n’avait été mise en œuvre d’une manière aussi radicale. En effet, toute révolution consiste à revenir aux fondamentaux dès lors qu’ils ont subi les perversions liées à la corruption, à la fraude, au népotisme, j’en passe et des meilleurs.

Or, Pachinian a remis les pendules à l’heure en s’attaquant principalement au fléau numéro 1, à savoir la corruption. On oublie trop souvent que des gens meurent des mains de la corruption quand elle s’insinue dans les mécanismes de la santé publique ou même de l’armée. Certes, connaissant les Arméniens, on sait bien que des petits escrocs essaieront toujours de passer entre les mailles du filet. Mais entre un régime où la corruption faisait loi et un autre où elle est combattue, il faut louer celui qui se tient à la hauteur du combat.

Par ailleurs, Pachinian sait qu’il faut sortir la jeunesse arménienne d’une pédagogie obscurantiste en valorisant les vertus de son intelligence. L’orientation vers les technologies nouvelles ou de l’information pourrait conduire les Arméniens à constituer un pôle de première importance et produire de l’emploi. Cette jeunesse est vive et avide de savoirs nouveaux. Il est symptomatique de constater que sitôt qu’il est mis dans un environnement stimulant, le jeune Arménien est capable de se hisser parmi les meilleurs. Généralement, c’est à l’étranger que ces jeunes révèlent l’ampleur de leurs capacités. J’ai connu des enfants arméniens ne sachant ni lire ni écrire le français devenir les meilleurs de leur classe au bout de quelques années et franchir les obstacles qui conduisent aux grandes écoles. Dès lors, pourquoi ne pas créer cet environnement de qualité au pays même pour que les jeunes donnent la pleine mesure de leurs capacités et ce au profit de la nation ?

Tandis que la diaspora n’était aux yeux des Kotcharian-Sarkissian qu’une vache à lait, voilà que Pachinian la tient avec l’Artsakh et l’Arménie comme l’une des trois branches de la nation arménienne. Désormais la diaspora compte et s’il faut qu’elle compte la diaspora doit jouer son rôle dans cette orchestration tripartite. Cela passe par des échanges, une confiance mutuelle et raisonnée et une volonté d’unité dans le combat pour l’avenir du pays et celui pour la reconnaissance du génocide.

Oui, je hais Pachinian parce qu’il m’empêche d’écrire.

Mais c’est bien connu, un homme honnête ça s’empêche.

Denis Donikian

15 commentaires »

  1. Cet homme sera-t-il celui qui aura changé le destin de l’Arménie ?
    On peut l’espérer malgré sa présence encore trop brêve à la tête d’une nation dont la renaissance tient du miracle.
    Pour le moment, il donne une certaine confiance au peuple, celui qui attend le progrès dans son avenir.
    La jeunesse comme tu le dis Denis, a une potentialité immense à condition qu’on lui donne les moyens de l’appliquer.
    Mais il faut que Paschinyan soit épaulé, secondé par des hommes intègres.

    Commentaire par antranik — 11 août 2019 @ 6:09 | Réponse

    • Il n’est pas d’homme providentiel mais des peuples capables de se mettre debout, et lorsque les Arméniens se sont mis debout tout a été permis, de grands événements et ce n’est pas fini, les peuples, les hommes en attestent. Alors venez vous mettre debout au pays a ses cotes, vous comprendrez l’immensité de la tache après 4 générations de femmes et d’hommes ayant subi le totalitarisme sovieto-communiste, ou l’armenite et sa culture, comme toute revendication ou expression nationale étaient proscrites sous menace d’une villégiature sibérienne. Perte d’idendite, comme la grande majorité des citoyens diasporiques … évidemment sauf la France qui ne cesse depuis 30 ans de donner des conseils grandiloquents en tous domaines avec un beau français, littéraire, quasi poétique, depuis … mais croyez je vous aime.

      Commentaire par Ardachece Barseghian — 29 août 2019 @ 10:35 | Réponse

  2. Décidément, je t’adore mon cher Denis !!

    Commentaire par Dzovinar Melkonian — 12 août 2019 @ 5:03 | Réponse

  3. Nous avons craint, dés le début de sa prise de pouvoir, que cet homme magnifique de probité soit « empêché » en effet – nous avons craint pour sa vie même ! Fasse la Providence, que ces craintes soient toujours et à jamais sans fondement !Tous nos voeux t’accompagnent Pachinian, cher sauveur de l’Arménie !

    Commentaire par Dzovinar Melkonian — 12 août 2019 @ 5:14 | Réponse

    • attendez donc un peu avant de le qualifier pompeusement de  » sauveur », sans vous, diaspora, il ne sauvera rien car la tache est LOURDE, IMMENSE avec des mentalités citoyennes post soviétiques encrées

      Commentaire par Ardachece Barseghian — 29 août 2019 @ 10:03 | Réponse

  4. Je vous adore

    Commentaire par AVAKIAN — 12 août 2019 @ 12:46 | Réponse

    • venez donc « œuvrer  » dans votre notre pays !!!!

      Commentaire par Ardachece Barseghian — 29 août 2019 @ 9:59 | Réponse

  5. Superbe , est-ce que sublime est vraiment trop fort ? , sujet de fausse controverse , Denis !
    Souhaitons que Pachinian lise ton article et puisse continuer à se convaincre que ce peuple méritait bien , enfin après tant de souffrances , que l’on se défonce ou que l’on se sacrifie pour lui .

    Commentaire par Donig — 12 août 2019 @ 5:09 | Réponse

    • Mes braves amis, vraiment vous rêvez a 4 000 km du pays que M. Pachinian va lire vos commentaires, lorsque les difficultés sont IMMENSES avec la nécessité de voir cette diaspora  » héroïque en paroles » venir au pays œuvrer a ses cotes et dans cette société déstructurée post soviétique ou règne encore le népotisme, le corruption, la mafia

      Commentaire par Ardachece Barseghian — 29 août 2019 @ 10:11 | Réponse

  6. Un grand merci tout simplement cher Denis

    Commentaire par Christine Sedef — 12 août 2019 @ 10:52 | Réponse

  7. je vous hais pour savoir, avec de belles tournures et formules décerner des bons et mauvais points, comme mes instituteurs il y a 70 ans, je vous hais parce que de votre fauteuil en cuir parisien, alors de que nos jeunes de 18 ans protège nos frontières et versent leur sang, vous portez des analyses moralisatrice et péremptoire, au nom de votre Dieu, venez donc vivre dans votre pays post soviétique au milieu de cette société déstructurée, comme moi, depuis 28 ans, nous causerons alors en Arménien de votre point de vue, mais si j’ai pu apprécié certains de vos articles politiques par le passé et croyez je ne vous hais pas tant qu’il pourrait y paraître, peut-être au contraire, parce que vous êtes bien un bon arménien … de France.

    Commentaire par Ardachece Barseghian — 29 août 2019 @ 9:48 | Réponse

    • Monsieur Barseghian, le fait de vivre en Arménie et d’avoir pris cette décision ne suffit pas à vous attribuer un diplôme d’honorabilité. Conspuer les Arméniens de la diaspora parce qu’ils vivent loin du pays, c’est inadmissible. Si ces Arméniens vivent en france ou ailleurs, ce n’est pas toujours de leur faute. Et s’ils ne décident pas comme vous de vivre en Arménie, c’est bien qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Vous n’êtes pas meilleur que nous. Mais puisque vous vous en prenez à moi, en espérant que vous avez bien lu mon texte, je tiens à vous dire que dans les années 70, plus précisément en 1969, j’étais étudiant en Arménie. Une Arménie soviétique, svp. Et je connais l’Arménie depuis plus longtemps que vous. Et je ne m’en vante pas. Sachez tout de même que à cette époque j’étais le seul étudiant venant de France. Mais j’ai vite senti que je perdais mon temps. Il faut savoir que le foyer des étudiants où je logeais à Zeitoun, c’était d’abord des toilettes qui ne comportaient pas de porte, à cause de la soupçonnite qui y régnait. Essayez de faire votre merde devant tout le venant…Je ne parle pas du reste, à savoir la propagande idéologique qu’il fallait subir à longueur de journée.
      Mais puisque nous parlons de Pachinian, sachez que durant vingt ans, j’ai critiqué violemment les régimes des trois premiers présidents. Ce qui m’a valu de la part des milieux arméniens de France une certaine forme d’ostracisme. Sachez aussi que j’ai dénoncé maintes et maintes fois le mutisme des Arméniens de France devant les injustices qui avaient lieu en Arménie. Que j’ai écrit plusieurs livres sur le pays, dont un qui a nécessité d’être sur place et de mener des enquêtes. Sans parler de mes randonnées dans l’arrière pays, et ce alors que j’étais malade et pour donner à voir par mes livres l’état des choses en province.
      Alors s’il vous plait, laissez moi vous dire que l’Arménie des trois premiers présidents n’avait certainement pas besoin de moi sur place. Et que maintenant pour moi, c’est trop tard. Je suis atteint d’une maladie que l’Arménie ne peut guérir. Mais je ne suis pas malade de l’Arménie pour autant. Et d’ailleurs, tiens, si vous tombiez gravement malade ( ce que je ne vous souhaite pas bien sûr) où iriez vous pour vous soigner ? Je vous le donne en mille.

      Commentaire par denisdonikian — 29 août 2019 @ 12:33 | Réponse

      • Votre réponse me satisfait quant a savoir que vous avez connu le pays, SOVIÉTIQUE, souffrez que l’on puisse vous apporter la controverse, je vous ai souvent lu avec intérêt, sans procéder par l’amalgame avec une quelconque prétention a honorabilité ou que sais-je. Votre expérience de quelques courtes années estudiantines sous le régime totalitaire, n’a absolument rien a voir avec cette Armenie post-soviétique destructurée après une véritable révolution. Passer d’un régime centralise a une économie de marche cela mérite un accompagnement certain avec des compétences et de expérience que la diaspora maîtrise, a votre exemple en littérature politique. Seule l’échange et la coopération sur des programmes au pays, comme engage par M. Devedjian au Tavouch, permettra a M. Pachinian de sortir de l’ornière dans laquelle est plongée le pays depuis 30 ans de toutes les violences en gouvernance, celles que vous avez connu, autocratie, népotisme, rapine financière, internationale, primauté de la force sur le droit. J’affirme qu’il n’ai pas possible de porter une analyse juste donc une réponse appropriée sans vivre parmi la société, ne serait-ce que quelques mois par an et j’affirme encore une fois que nombreux sont les retraites de France qui peuvent goutter du bonheur de vivre au pays aux cotes des siens, séparés, isolés, interdits de tout contact durable avec sa diaspora, entre autres, depuis trop longtemps. Car seule la relation avec l’autre, l’altérité, permettra le développement économique, social, culturel, politique comme civil, en faveur d’une confiance conquise encourageant l’autre a venir s’installer (voir Carrefour). Changer les mentalités nécessite une coopération non pas touristique mais de vivre avec nos compatriotes, sans quoi, le tiers monde, l’exode massif et tous les dangers que j’exprime, a ma manière nous guettent (vous pouvez me corriger) sans aucune prétention autre que de servir selon mes moyens … AU PAYS. Je veux simplement dire qu’un grand nombre de retraites de la diaspora, française, peuvent s’ils le veulent, se qualifiant ARMÉNIEN, passer quelques mois dans leur pays, a quelques heures de la France et des siens. Enfin, nous ne nous connaissons pas, que dans la seule volonté de nous rendre utile au pays, vous ne connaissez pas mon parcours au pays inclus Artsakh, j’ai côtoyé suffisamment de HÉROS qui ont offert leur vie pour notre dignité en mémoire de tous nos martyrs, ainsi ma fin de vie, étape incontournable, ne me préoccupe absolument pas, c’est plutôt le développement tous azimuts de notre pays, avec vos semblables en compétences et expériences, ouvriers, cadres, spécialistes, artistes, avec la crainte fondée qui explique mon appel au secours, oui  » la Patrie est en danger « . Biensur je vous souhaite comme a tous le meilleur, ou que vous soyez, espérant une rencontre … au Pays. J’ai tant a dire sur nos rêves d’antan prôné dans le cadre de rivalités positives mais je constate, aujourd’hui, que la réalité est tout autre, grave. Soyez assure de mon affection

        Commentaire par Ardachece Barseghian — 30 août 2019 @ 7:37

  8. Malheureusement dès l’implosion précipité du système soviétique, les populations (non pas les citoyens qui ne maîtrisaient pas leurs droits) étaient des exécutants du centre moscovite non pas des décideurs, alors c’est JUSTEMENT a ce moment que le pays avait besoin de personnes comme vous pour aider le/les premiers gouvernants d’adopter les bonnes voies de développement et les quelques rares conseilleurs de la diaspora ont été royalement bernés, le Parti qui aurait du être en mesure d’accompagner en Armenie s’est totalement gravement fourvoyé. Peu importe (si l’on peut dire…) aujourd’hui il faut impérativement accompagner M. Pachinian par l’omniprésence de la diaspora. Je veux rendre hommage aux activités politiques vitales de nos compatriotes des US et leurs antennes internationales, tant en faveur de l’Arménie que de l’Artsakh, Mais, je le répète avec une forte conviction que sans la présence diasporique AU PAYS avec ses savoirs, savoirs-faire, oui savoir-vivre, nous côtoyons tous les dangers au plan sécurité nationale, économique, social puis de tomber dans le quart monde, ce que nous ne voulons pas nous le méritons pas, alors …

    Commentaire par Ardachece Barseghian — 30 août 2019 @ 8:19 | Réponse

  9. J’accorde toute mon admiration et respect aux organisations ‘CHEN’ et ‘FONDS HAYASTAN’ qui, entre autres m’ont servi d’exemple patriotique et j’ai souffert pour M. TERZIAN de s’être fait humilié, maltraite et au nom de toute la diaspora et amis, par son directeur exécutif d’Arménie dit Arménien. Cette soif démesurée d’argent, par tous moyens, touche toutes les couches de la société ce qui induit de tels comportements sociétaux, jusqu’au sein des familles, trouvent ses explications; Tout d’abord en héritage du système de l’époque soviétique, le besoin d’argent comme principe de survie et pour corrompre tous les services de l’Etat, puis des l’implosion du système les premiers dirigeants dits Arméniens, issus de cette école de gouvernance, nommés par la Russie, ont entretenu ce virus en l’amplifiant car cette fois le dieu DOLLAR avait librement cours; Les mafias, les monopoles, crypto-communistes reconvertis se sont organisés avec l’assentiment systémique des Gouvernants comme tous les responsables de la fonction publique, de la maternelle a l’Université (délivrance de diplôme contre paiement …) comme du directeur d’usine a l’Ouvrier Kolkhozien jusqu’au Président, en passant par les services Sante, Justice, Education … une corruption et vol en forme de règle ou système tolérée. 5 ou 6 générations d’individus nourris par la force du régime a cette soupe, isolées du monde extérieur hormis par la télé (imaginez, séries indiennes, brésiliennes, violences, Mercedes, I phone) … alors peut-on dire que M. Pachinian est en charge d’une tache quasi impossible ? Car la Société est en rupture sociale et reste ENCORE persuadée du bien fonde de ce type d’agissement, soit pour survivre a l’extrême pauvreté. Tous les services de l’Etat sont payants (ex: pour une fiche d’état civile a la mairie, si tu as une dette fiscale – 80% dans ce cas, la loi dit tu ne dois pas délivrer, mais un peu d’argent, le tampon tombe, ma troisième carte d’identité décennal – pour la diaspora inscrite comme  » citoyen aux conditions particulières » hadouk garkavidjag, soit pas le droit d’élire ou être élu avec obligation de produire un certificat de baptême de l’Eglise .. Apostolique … ton seul droit sous entendu est d’amener ton fric, j’ai du payer 140 000 drams …) , la santé inaccessible a 80% des familles qui pour une appendicite doivent vendre leur maison pour pays CASH ces médecins inhumains bafouant leur serment, corrompus jusqu’à l’os … Sauf LA solution de placer à ses cotés les compétences et sens de l’Etat des membres de la Diaspora, compétents, expérimentée et PROPRE, respectueuse du Droit, de la PATRIE. Sommes nous d’accord ? Mon postulat est qu’il n’y a pas de pays sans paysan socialement économiquement pourvu. C’est bien la force de la France, oui ? Ces 3 dangereux irresponsables et leur bande ont tue délibérément la famille rurale pour devenir de richissimes mafieux en milliards de dollars et propriétés immenses, alors que, entendez-moi, 90% des paysans, aujourd’hui sont endettés auprès des banques (comme des commerçants ou auprès leurs proches) à des taux allant de 20 a 40%, étranglés, ils s’expatrient, maison terrain hypothéqués, menacés ou vendus. Ayant compris les menaces qui s’imposaient à nous tous, dès l’implosion du système, ayant vécu et participe au Pays aux diverses périodes noires des années 90, ayant servi quelques années aux cotes de nos intellectuels et spécialistes dans leurs luttes dans le cadre des Nations Unies à Genève (ayant adopte 1985 la résolution reconnaissant le Génocide), et j’en passe de diverses expériences françaises, alors un appel irrépressible s’est exercé en moi pour comprendre qu’il n’y a pas plus beau dans la vie que de vivre dans son pays et le servir. Nous sommes d’accord ? Je n’attends aucun titre que de pouvoir me regarder dans une glace en me souvenant de notre passe séculaire et récent fait de souffrances et d’injustices incommensurables, subies par tous nos Parents, victimes des pires trahisons, humiliations INTERNATIONALES qui nous a été donne en héritage. Je vous dis simplement venez aider ICI le pays, vous avez tant de savoirs et d’expériences à offrir M. Pachinian, arrêtons de parler après 30 ans d’errance du Peuple, pas seulement se faire une bonne conscience avec quelques euros, sans quoi …

    Commentaire par Ardachece Barseghian — 31 août 2019 @ 10:21 | Réponse


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