Ecrittératures

30 août 2020

Aphorisme du jour (30)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 7:44

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29 août 2020

Aphorisme du jour (29)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 3:18

 

 

 

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Ta pensée n’est qu’une création de la Création, une création dans la Création, une création sur la Création…

Comme si la pensée pouvait boire l’Océan.

Aphorisme du jour (28)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 3:44

 

 

Quand un Japonais regarde voler des pétales de cerisier, il oublie qu’il est japonais.

 

 

22 août 2020

Aphorisme du jour (27)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 5:47

 

 

 

Si le médicament ne tue pas la maladie, il finit toujours par tuer le malade.

18 août 2020

PHOTOBIOGRAPHIES (1)

Filed under: ECRIT EN COURS — denisdonikian @ 5:38

 

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1 – Le 19 mai 1942, un mardi, à 19 heures, 19 minutes et 27 secondes tapantes, dans l’hôpital perché au sommet d’une colline à Vienne (Mais non ! Pas en Autriche !), bâtiment maternité, 8 secondes après avoir montré le sommet de son crâne, apparut en intégralité, éjecté des entrailles de madame Takouhie Tchétakian, épouse Donikian, qui, pour avoir par deux fois affuté son passage vaginal, accusa moins de souffrances et moins de joies, sanguinolent, couvert de morves, aussi étonné de se voir venir au monde que contrarié d’avoir été soustrait à son bain amniotique, un garçon à peau blanche né sous les signes conjugués et antinomiques du Taureau et de la répétition, celle-ci propice aux habitudes, celui-là destiné à les encorner. Deux jours plus tard, dans la salle à manger dont la porte était masquée par des quartiers de bœuf, se posa le casse-tête de la prénomination du nouveau venu pour l’administration française, à Iskender, boucher de son état, et à son épouse pour avoir épuisé leur stock avec Michel et Simone, premiers du nom, et se trouver brusquement nez à nez avec le trou noir de leur responsabilité. Mais que faisiez-vous durant ces neuf derniers mois, semblait leur demander ce fils ? Neuf mois durant qu’elle grossissait la parturiente, le ventre en proue et le cul en poupe, n’était-ce pas suffisant pour vous hâter à me coller une appellation, sachant qu’en se dégonflant un jour par le fuite inexorable de ses eaux, elle lâcherait l’objet du délit ? Mais non ! Chacun vaquait à ses occupations pour se divertir des obligations qu’il aurait à assumer, à commencer par ce prénom. Or, à ce moment-là, soit deux jours après l’apparition du fils, tandis qu’elle roulait des feuilles de vigne farcies à la viande et au riz et qu’elle roulait dans son esprit le nom de famille Donikian, Simone, la plus éveillée de tous, elle aussi poursuivant la quête de ses parents, brusquement illuminée par le génie de l’imitation, lança : «  Denis ! Et si nous l’appelions Denis ? » Sachant que pour leur langue naturelle, les parents de ce futur Denis avaient déjà appliqué à sa personne le prénom d’un ancêtre mort dans les affres d’un génocide, à savoir Donabed, le pauvre petit devait sans le savoir ni le vouloir, et toujours sans rien avoir demandé à personne, recevoir l’onction d’un psittacisme propre à traduire en velléités les audaces de sa vie. Ainsi donc, Denis Donabed Donikian, né un 19 Mai 1942, à 19 heures, 19 minutes et 19 secondes, bébé rondelet et dodu, voué à tourner en rond dans les refrains de son existence, était déterminé à lutter contre l’enfer du répétitif pour le restant de ses jours s’il voulait éviter l’asphyxie, soit par des échappées voyageuses, soit par des révolutions poétiques.

(10/08/2020)

17 août 2020

TAUREAUNAVIRUS

Filed under: CHRONIQUES à CONTRE-CHANT — denisdonikian @ 5:29

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La concierge et lui.

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Elle : Qu’est-ce qui vous est encore arrivé ?

Lui : Quoi donc ?

Elle : Ce pansement sur le front ? Ne me dites pas que c’est à cause de votre chat, qu’il aurait attrapé un oiseau et qu’en voulant libérer la pauvre bête – je veux parler de l’oiseau, bien sûr – vous vous êtes cogné le front au sol ?

Lui : Que nenni ! Vous n’y êtes pas du tout. Mais vraiment pas du tout du tout. Là, vous êtes au pôle nord.

Elle : Mais alors, quoi ?

Lui : Si je vous le dis, vous ne me croiriez pas tellement c’est inhabituel.

Elle : Vous me mettez l’eau à la bouche. Accouchez sinon je vous frappe le front contre la porte vitrée.

Lui : Du calme ! Voyons !

Elle : Je vous écoute.

Lui  : C’est une corne qui me pousse sur le front.

Elle : Une corne ? Quelle sorte de corne ? De vache ? De cerf ? De zébu ? De cocu ?

Lui : Une corne de taureau.

Elle : じ罷倅ス↓∞★⊆#仝

Lui : Ah ! Vous voyez !

Elle : Vous en êtes sûr ?

Lui : Sûr comme je vous vois. En fait, il s’agit d’une vengeance.

Elle : Une vengeance ?

Lui : Oui, mon père était toréador. Une fois, un taureau qu’il avait harcelé durant deux heures et qui venait de recevoir le coup de grâce, au moment de s’abattre sur le sol, a regardé mon père fixement dans les yeux. Mon père m’a avoué avoir entendu une voix rauque et agonisante lui dire : «  Maudit sois-tu dans ton engeance de massacreurs ! » Et cette corne qui me vient est probablement la concrétisation de cette vengeance.

Elle : Et que faites-vous pour qu’elle ne sorte pas ?

Lui : Je la frappe au maillet chaque jour 24 fois.

Elle : Pourquoi 24.

Lui : Ce taureau est mort un 24 de je ne sais quel mois.

Elle : Ca vous fait saigner ?

Lui : Oui, ce qui explique ce pansement. Mais le pire, c’est que l’autre côté du front, je sens comme une brûlure. On dirait que l’autre corne veuille sortir.

Elle : Quelle histoire ! Mon Dieu quelle histoire !

Lui : Pire que ça, vous voyez mon cou. Il a gonflé. Et même je me sens attiré par l’herbe dès que je côtoie un champ.

Elle : Vous avez envie de brouter, c’est ça ?

Lui : C’est ça. Mais j’ai aussi d’autres envies qui me viennent que je ne maîtrise pas. Surtout quand je vois une femme dans une robe rouge.

Elle : Mais je porte une robe rouge !

Lui : Vous voyez, c’est ce que je disais. Ma troisième corne a elle aussi envie de s’y mettre.

Elle : Se mettre où ?

Lui : Devinez !

Elle : Je suis confuse… Je jubile d’avance… Je rougis…

Lui : Et moi je rugis… Grrrrr…..

Aphorisme du jour ( 26)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 4:21

mouvement rapide moto vitesse

Photo de Mridul Pradeep sur Pexels.com

La vitesse est l’extase périssable des impatients, la lenteur l’extase invariable des méditants.

15 août 2020

L’ACTU QUI TUE : ERDO GAGNE…

Filed under: APHORISMES,Uncategorized — denisdonikian @ 3:18

building architecture eglise cathedrale

Photo de Levent Yu00fccelman sur Pexels.com

 

 

 

AGHIA SOPHIA : Les conquérants passent, les monuments restent…

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AGHIA SOPHIA : Les minarets du ridicule ne tueront pas une basilique de gravité.

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AGHIA SOPHIA : Au premier tremblement de terre venu, quel monument s’écroulera le premier : celui à base réduite ou celui à base large ?

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AGHIA SOPHIA : On veut convertir une basilique comme si en habillant une belle femme d’un drapeau on pouvait nationaliser sa beauté.

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Les peuples se partagent en deux catégories : Les uns survivent par leurs inventions et les autres par la destruction de ces inventions.

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Les prédateurs d’une terre qui ne leur appartient pas font la leçon aux défenseurs d’une terre qu’ils ont toujours habitée.

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L’art du prédateur, c’est d’accuser l’autre de prédateur.

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Si les Européens en avaient, au chantage migratoire seriné par les Turcs ils répondraient d’un renvoi purgatoire destiné à leurs Turcs.

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La langue ottomane n’a pas d’os et tourne toujours dans le sens du viol non dans le sens du sens.

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Prier Dieu n’empêche pas de tuer ceux qui participent de la même prière.

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Dieu réduit à un sabre destiné à tuer ses créatures.

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L’idéal du dictateur illimité est que tout citoyen ait l’idéal de l’imiter. Le sale con qui s’y refuse sera exilé, emprisonné ou tué. Seuls les ânes restant des ânes seront épargnés de l’exil, du cachot et de la mort.

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Le conquérant prie à Sainte Sophie pour que  son Dieu conduise ses fils à prier un jour à Notre-Dame.

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