Ecrittératures

30 octobre 2020

DELE YAMAN

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 6:30

29 octobre 2020

Mise au poing

Filed under: ARTICLES — denisdonikian @ 7:44

 

Dans cette guerre, les drones font des ravages parmi les défenseurs de l’Artsakh. Défenseurs démunis, défenseurs défoncés. Le premier réflexe est de se demander qui a mis nos soldats dans cette galère où l’enfer du feu le dispute au foudroiement de l’éclair. Nos soldats tombent comme des sacrifiés inutiles car ils n’ont pas de « parapluie » pour se prémunir contre ces kamikazes de haute technologie.

Tout le monde savait, en Arménie comme ailleurs, que cette guerre dormante comme un volcan ferait un jour sauter son bouchon. Et pendant que l’ennemi immédiat de l’Artsakh se dotait d’armes de guerre inédites, que faisaient les Arméniens ? Je doute qu’ils n’aient été assez vigilants pour se dire que l’Azerbaïdjan, riche en pétrole et pauvre en technologie, n’aurait pas d’autre recours que d’acheter à des pays tiers ce qui lui manque pour mener à bien la reconquête de son territoire. En d’autres termes, l’Arménie savait que l’Azerbaïdjan se dotait de drones israéliens et autres, n’attendant qu’une opportunité pour les déployer.

 

Cette Arménie des tranchées aurait dû comprendre que pour se défendre ou vaincre il fallait se doter a minima des mêmes armes que l’autre. Citant Marcel Proust dans Jean Santeuil, qui évoque à travers la figure du député Couzon, le courage de Jaurès défendant les Arméniens, Vincent Duclert retient cette phrase : « La vie, et surtout la vie politique n’est-elle pas une lutte, et puisque les méchants sont armés de toutes les manières il est du devoir des justes de l’être aussi, quand ce ne serait que pour ne pas laisser périr la justice. » ( Le Monde, 28 octobre 2020).

 

Durant les trente dernières années de répit relatif qu’ont vécu les Arméniens, l’impératif catégorique du pays était qu’il se dote d’un armement capable de riposter à l’adversaire. Certes, auprès d’un Azerbaïdjan plus riche en ressources (gaz et pétrole) et plus nombreux en population, l’Arménie ne faisait pas le poids, même si elle avait la foi. Mais l’Arménie a aggravé sa faiblesse en drainant les richesses nationales vers la corruption plutôt qu’au profit de son armée. Sur ce blog, nous l’avons dénoncé mille fois : la corruption d’un pays en guerre induit l’appauvrissement de ses moyens matériels de défense. Aujourd’hui, on a beau jeu de monter en héros nos soldats qui se font faucher par des drones turc et israélien alors qu’ils auraient pu être épargnés grâce à une couverture plus adéquate. De fait, il apparaît clairement qu’ils ne sont que les laissés pour compte de la corruption qui a sévi en Arménie. Que dire de cet oligarque arménien qui donnait à ses animaux exotiques les rations destinées aux soldats ? Même si on pourrait reconnaître à sa décharge qu’il ne fournissait pas à ces mêmes soldats la nourriture faite pour des animaux.

 

Dans un post sur Facebook du 27 octobre dernier, Roman Bagdassarian (que je ne connais pas) soutient que selon les journaux paraissant en Artsakh, une trentaine d’entreprises arméniennes exploitaient des mines d’or et autres, et ce sous les régimes de Robert Kotcharian et Serge Sarkissian. L’une d’elle, la FDM aurait extrait entre 18 et 20 tonnes d’or pour la seule année 2008. De fait, l’enclave comprenait 155 champs d’exploitation : or, mercure, cuivre, plomb, zinc, plâtre, tuf, marbre, pierres précieuses, eaux minérales, boues thérapeutiques… En contrepartie, le pays ne s’est doté d’aucun missile et d’aucun drone. Ce n’est pas à Pachinian qu’il faut s’en prendre étant donné qu’il n’était pas au pouvoir, mais à Bako Sahakian, Seyran Ohanian, et bien sûr Robert Kotcharian et Serge Sarkissian.

 

J’ajoute que les intellectuels de la diaspora qui se sont abstenus de jouer leur rôle pour dénoncer la corruption en Arménie et qui aujourd’hui tremblent pour les soldats arméniens peuvent se payer une virginité à bon compte en écrivant autant d’articles qu’ils voudront pour dénoncer l’agression azérie et turque contre les Arméniens, leur réveil tardif fait d’eux des complices indirects de cette situation critique pour notre survie.

 

Sans oublier que la diaspora arménienne qui, à juste titre, donne aujourd’hui sans compter au profit de l’Arménie en guerre aurait dû être sollicitée plus tôt pour qu’elle achète des armes hauts de gamme. Mais la corruption dans laquelle macérait l’Arménie de Robert Kotcharian et Serge Sarkissian avait détruit la confiance de cette même diaspora. Il aura fallu attendre l’avènement de Pachinian pour que l’état de l’armée arménienne soit tant bien que mal corrigé.

 

A Pachinian, on ne pourra pas enlever le fait qu’il soit constamment sur la brèche en un moment où la guerre est venue s’ajouter à la pandémie, où la menace d’un second génocide implique une mobilisation générale. L’homme pleure intérieurement car il sait mieux que quiconque que l’histoire du peuple arménien est à la croisée des chemins. Malgré cela, comme il a dû apprendre à parler en chef de guerre, il arrive à faire circuler le souffle de la victoire et à inspirer confiance. Chose qu’on n’aurait pu attendre ni du madré Kotcharian ni du congelé Sarkissian, tant les nimbait le parfum noir de l’avilissement et de l’hypocrisie.

Denis Donikian

27 octobre 2020

EMPÊCHEZ LES FIRMES DE SACRIFIER LES POLLINISATEURS ET L’ALIMENTATION DE VOS ENFANTS…!

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 6:04

Chère amie, cher ami,

Au sein des plus grandes instances internationales, l’inquiétude grandit; :

avec l’extinction massive et incontrôlée des abeilles et de la majorité des pollinisateurs sauvages, la capacité de production alimentaire mondiale est menacée (1).

D’ici quelques années, il pourrait devenir impossible de savourer une courge ou un concombre, ou même d’obtenir une petite barquette de framboises, de cerises ou quelques pommes (2) autrement qu’en payant à prix d’or (3) ces denrées simples et essentielles dont regorgeaient autrefois nos potagers et nos vergers.

Des projections scientifiques montrent qu’hormis quelques privilégiés qui pourront payer rubis sur l’ongle ces mets devenus rares et précieux, la majorité de la population devra se contenter de céréales et fécules qui n’ont pas besoin de pollinisateurs pour se reproduire, comme le riz ou le blé (4).

Vous pensez que c’est impossible ? 

Les scientifiques du monde entier étudient pourtant de très près ce scénario :

D’après leurs études, les carences en vitamines et les maladies qui découleront de ce régime forcé pourraient causer 1,4 million de décès supplémentaires par an (5), sans compter les conflits pour l’accès aux ressources et à la nourriture qui surviendraient indubitablement…

Déjà :

>>> la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, met en garde contre la chute vertigineuse de la la biodiversité cultivée dans le monde, qui a diminué de 75 % en un siècle, au point d’atteindre aujourd’hui un niveau critique : près des trois quarts de l’alimentation mondiale proviennent de 12 plantes seulement, et les trois principales céréales cultivées – le riz, le maïs et le blé – fournissent à elles seules 60 % des calories et protéines végétales consommées par l’humanité (6)…

>>> Les scientifiques alertent sur le déclin alarmant des insectes : plus de 40 % des espèces mondiales sont menacées (7). Des mesures effectuées sur le terrain, en Allemagne, montrent un déclin de près de la moitié des 561 espèces d’abeilles sauvages, avec des pertes de 75 à 95 % dans le Jura souabe, la Bavière ou la région protégée du Nord-Rhin-Westphalie (8). Au total, le pays a perdu entre 76 et 82 % de sa population d’insectes volants en 27 ans, même dans les zones protégées (9). Un tiers des espèces de papillons européens sont en déclin (10), et la biomasse des insectes de prairie a chuté de deux tiers entre 2008 et 2017, en même temps que les forêts ont perdu 40 % de leur biomasse d’insectes (11). Tout ceci, principalement à cause de l’agriculture intensive et de l’utilisation d’intrants chimiques de synthèse de plus en plus violents (12).

>>> En 2019, la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) a mis en garde contre le fait que ce déclin se produit à un rythme sans précédent dans l’histoire de l’humanité : environ 1 million d’espèces animales et végétales dans le monde sont actuellement menacées d’extinction ! (13)

« Nous ne disposons que d’une petite fenêtre pour agir, deux ou trois décennies au maximum » (14), préviennent les scientifiques qui surveillent cette catastrophe.

Pourtant – et c’est insupportable :

Les autorités européennes ont entre les mains depuis sept ans déjà les moyens de renverser la vapeur : un rapport épais et dense élaboré par les meilleurs spécialistes des abeilles et de la toxicologie, une liste complète des moyens scientifiques et des tests à mettre en oeuvre pour connaître enfin la dangerosité réelle, avérée, testée, de chaque pesticide pour les abeilles et autres pollinisateurs essentiels…

… et pouvoir interdire que les molécules les plus dangereuses soient mises sur le marché à l’avenir, et ainsi, tenter de mettre un terme à l’extinction en cours des abeilles domestiques et sauvages, des papillons, des syrphes ou des bourdons indispensables à la pollinisation de plus de 80 % des plantes, fruits et légumes comestibles !

Ces mesures contribueraient très fortement à enrayer le déclin catastrophique des pollinisateurs et à sécuriser la production d’une alimentation saine, diversifiée et de qualité pour nous et nos enfants…

Mais sous la pression des lobbys, ces mesures n’ont jamais été mises en application.

Pire : la Commission européenne et les représentants des Ministères de l’agriculture des pays européens eux-mêmes se sont organisés pour les enterrer !

Après sept années de lutte contre l’industrie agrochimique et ses armées de lobbyistes, au coeur des rouages de l’Union européenne…

…nous sommes en train de perdre ce combat essentiel pour la vie, écrasés par la force et les moyens démesurés de leurs lobbys…

Malgré l’expertise scientifique mobilisée par nos équipes, les nuits entières passées à rédiger des notes et des rapports qui, nous le pensions, allaient convaincre nos décideurs de l’impérieuse nécessité de protéger les pollinisateurs plutôt que les profits à court terme de quelques multinationales…

… en dépit des mobilisations citoyennes, des participations aux conférencessymposiums et des consultations publiques organisés par les autorités sanitaires (15), des rendez-vous à la Commission européenne et avec les députés européens…

… l’industrie est en train de réussir en ce moment même à imposer définitivement sa loi en Europe.

Mais il reste un espoir.

Une ultime façon de contourner la mainmise des firmes sur les procédures de contrôle des molécules déversées en quantités astronomiques dans les champs :

Leur barrer la route au niveau national, en exigeant l’adoption unilatérale en France – comme dans les autres pays européens – de protocoles véritablement protecteurs des abeilles, des pollinisateurs en général, et de la vie !

Aidez-nous à exercer une pression sans précédent au plus haut niveau de l’État : rejoignez dès maintenant la mobilisation, et diffusez cette alerte autour de vous !

 JE REJOINS LA MOBILISATION 

Ce qu’il s’est passé dernièrement à Bruxelles est un véritable scandale démocratique, une insulte envers tous ceux qui tentent, à leur échelle, d’oeuvrer à la protection des pollinisateurs…

…et une mise en danger inadmissible de notre sécurité alimentaire à l’avenir !

Je vous rappelle les faits :

Alors que, depuis 2013, les scientifiques parmi les plus renommés en Europe et dans le monde avaient remis à l’EFSA, l’autorité européenne de sécurité des aliments, une série de recommandations très précises sur la façon dont doivent être évaluées les substances pesticides avant d’être commercialisées à grande échelle en Europe… (16)

… afin de mieux protéger les pollinisateurs en écartant du marché les pesticides les plus dangereux pour eux…

…alors même que tout semblait indiquer que l’agriculture européenne serait peut-être la première au monde à mettre en place une protection ambitieuse mais nécessaire des pollinisateurs à grande échelle

… les plus grandes industries de l’agrochimie, inquiètes des pertes de bénéfices que ces nouvelles réglementations pourraient engendrer, ont mobilisé toute la force et la puissance de leurs lobbys pour torpiller le texte, et affaiblir cette protection. 

Selon leurs propres calculs, plus des deux tiers des pesticides actuellement utilisés dans les champs, et qui déciment probablement sans discernement des millions d’insectes auxiliaires de l’agriculture, ne passeraient pas ces nouveaux tests ! (17)

Les firmes et les grands cabinets de lobbying qu’elles emploient à Bruxelles et dans tous les États européens ont alors mis en place une double stratégie :

>>> d’un côté, user de leur influence auprès des représentants des États membres pour s’assurer que le « Bee Guidance Document » et ses « tests abeilles » soient systématiquement rejetés (18) par un comité obscur mais incontournable dans la chaîne décisionnelle européenne : le SCoPAFF (le Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et de l’alimentation animale). Avec succès : sans caméra ni détail du vote, ce comité a rejeté plus de 30 fois de suite les protocoles proposés par les scientifiques et pourtant validés par l’EFSA et la Commission européenne… (19)

>>> de l’autre, réussir à faire adopter à la place leurs propres objectifs de « protection » des abeilles à miel (20), qui préconisent par exemple d’accepter qu’une molécule puisse décimer 20 % des abeilles d’une colonie (21), et de renoncer à mener des tests de toxicité sur les pollinisateurs sauvages…

… des propositions qui sont sur le point d’être définitivement approuvées par les autorités européennes et les représentants des États membres ! (22)

Pour empêcher les firmes d’obtenir carte blanche pour déverser encore plus de pesticides tueurs de pollinisateursdans les champs européens, précipiter l’extinction des insectes sauvages et amorcer une catastrophe alimentaire mondiale, il ne nous reste plus beaucoup d’options : 

notre meilleure chance de réussir à les stopper tant qu’il est encore temps, c’est d’obliger les responsables politiques français à s’opposer à cette décision européenne inacceptable qui sera bientôt adoptée.

La France est l’un des rares pays qui soutient l’adoption des protocoles proposés dès 2013 par les scientifiques pour mieux protéger les pollinisateurs. 

Ils savent qu’il y a urgence.

La France est l’un des plus gros consommateurs de pesticides en Europe, avec 86 000 tonnes déversées dans les champs chaque année ! (24)

Forcer l’adoption unilatérale de protocoles d’évaluation plus protecteurs des abeilles et autres pollinisateurs en France reviendrait à barrer l’accès à l’industrie à l’un de ses marchés les plus fructueux

… mais aussi à créer un précédent en Europe qui pourra être suivi par d’autres États membres : un à un, nous pouvons faire tomber les bastions de l’industrie des pesticides !

Mais tout cela, à une condition : gagner d’abord la bataille en France.

C’est pour cela que nous vous demandons de signer dès maintenant la pétition, et de transmettre ce message aussi largement que possible.

 J’EXIGE DES #TESTSPESTICIDES 

C’est vital pour notre avenir à tous :

alors que les plus grandes institutions internationales sonnent l’alerte sur la disparition des pollinisateurs et les conséquences dramatiques et imminentes sur notre alimentation et notre capacité à nourrir nos enfants à l’avenir…

… alors que la protection de ces insectes indispensables à la production agricole devrait être la priorité n°1 des politiques publiques…

… il est inadmissible que les institutions européennes décident de faire tout le contraire, et de sacrifier les abeilles, les pollinisateurs et la sécurité alimentaire de toute la population pour sauvegarder les intérêts de quelques multinationales milliardaires !

S’il vous plaît, aidez-nous à créer un raz de marée de protestation à travers le pays, en diffusant ce message d’alerte autour de vous – par email, sur FacebookTwitter ou WhatsApp, ou en postant ce texte sur les blogs et forums que vous fréquentez.

Beaucoup de personnes sont aujourd’hui informées de la disparition inquiétante des abeilles… 

…mais peu sont réellement conscientes du cataclysme alimentaire qui se profile – pas seulement dans les pays en développement mais aussi chez nous en France et en Europe, si on laisse les décideurs publics continuer à défendre les intérêts de l’industrie plutôt que l’intérêt général

Chaque citoyen, individuellement, a peu de chance d’obtenir l’oreille attentive des responsables politiques. 

Mais tous ensemble, unis derrière une pétition de 100 000, 200 000, voire 500 000 ou un million de signaturesnous pouvons peser plus lourd dans la balance que les firmes de l’agrochimie et les millions de budget de leurs lobbys !

 JE REJOINS LA MOBILISATION 

Rejoignez dès maintenant la mobilisation, et sonnez l’alerte autour de vous !

Bien cordialement,

L’équipe POLLINIS

POUR ACCÉDER À LA PÉTITION, CLIQUEZ ICI

 

Références :

  1. « In fact, throughout the world, agricultural production and agro-ecosystem diversity are threatened by declining populations of pollinators. »COP 6 Decision VI/5

  2. Insect Atlas 2020. Heinrich Böll Stiftung & Amis de la Terre Europe p13 : sans pollinisation, déclin de plus de 90% de la production des pastèques, citrouilles et cacao, entre 40 et 90 % de la production de concombres, prunes, cerises, pommes et amandes

  3. Kevan, P. G. and T. P. Phillips. 2001.The economic impacts of pollinator declines: an approach to assessing the consequences. Conservation Ecology 5(1): 8.

    Rapid Assessment Of Pollinators’ Status A Contribution To The International Initiative For The Conservation And Sustainable Use Of Pollinators – FAO 2008

  4. World Economic Forum,The Global Risks Report 2020, 15th Edition, 15 January 2020.

  5. Smith, Matthew R; Singh, Gitanjali M; Mozaffarian, Dariush; Myers, Samuel S.Effects of decreases of animal pollinators on human nutrition and global health: a modelling analysis. The Lancet VOLUME 386, ISSUE 10007, P1964-1972, NOVEMBER 14, 2015 

  6. https://action.pollinis.org/go/18919?aktmid=tm1065494.J45CQD&akid=a13652326.1309488.nIsAp_&t=22&source=confLa biodiversité au service de l’humanité, FAO

  7. Sánchez-Bayo, Wyckhuys, 2019.Worldwide decline of the entomofauna: A review of its drivers. Biological Conservation

  8. Insect Atlas 2020. Heinrich Böll Stiftung & Amis de la Terre Europe.

  9. Hallmann CA, Sorg M, Jongejans E, Siepel H, Hofland N,et al. (2017) More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas. PLOS ONE 12(10): e0185809.

  10. Van Swaay, C., Van Strien, A., Harpke, A., Fontaine, B., Stefanescu, C., Roy, D., … & Švitra, G. (2013).The European grassland butterfly indicator: 1990–2011. Published by the European Environment Agency

  11. Insect Atlas 2020. Heinrich Böll Stiftung & Amis de la Terre Europe

  12. Task Force on Systemic Pesticides :impact sur les insectes pollinisateurs

  13. IPBES,Global assessment report on biodiversity and ecosystem services, 2019

  14. La sixième extinction de masse des animaux s’accélère– Audrey Garic, Le Monde 10 juillet 2017

  15. Tests abeilles : POLLINIS face à l’agrochimie au sein du comité consultatif de l’EFSA – POLLINIS 10.2019

  16. EFSA Guidance Document on the risk assessment of plant protection products on bees (Apis mellifera, Bombus spp. and solitary bees)EFSA Journal 2013;11(7):3295

  17. Miles, M., Alix, A., Becker, R., Coulson, M., Dinter, A., Oger, L., … & Weyman, G. (2018).Improving pesticide regulation by use of impact analyses: a case study for bees. Conference paper. Hazards of pesticides to bees, 13th international symposium of the ICP-PR Bee protection group, October 2017, Valencia (Spain), Julius-Kühn-Archiv, (462), 86-90.

  18. Rapport de POLLINIS sur le blocage au niveau européen des « tests abeilles » – POLLINIS 05.2019

  19. Pesticides et pollinisateurs : la commission et les états membres sont-ils en train de céder aux pressions de l’agrochimie ? – POLLINIS 07.2019

  20. ECPA (2017).Proposal for a protective and workable regulatory European bee risk assessment scheme based on the EFSA bee guidance and other new data and available approaches. , voir en particulier p. 9

  21. Thorbek, P., Campbell, P. J., Sweeney, P. J., & Thompson, H. M. (2017).Using BEEHAVE to explore pesticide protection goals for European honeybee (Apis mellifera L.) worker losses at different forage qualities. Environmental Toxicology and Chemistry, 36(1), 254–264.

  22. Review of the Guidance Document for the risk assessment for bees Supporting document for Risk Managers consultation on Specific Protection Goals for bees– EFSA 22.06.2020. C’est l’approche n°2, qui utilise le modèle algorithmique BEEHAVE partiellement financé par l’entreprise agrochimique Syngenta pour évaluer la mortalité « naturelle » des colonies d’abeilles, qui a été retenue par les Etats membres.

  23. AVIS de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à l’évolution de la méthodologie d’évaluation du risque vis-à-vis des abeilles domestiques et des insectes pollinisateurs sauvages dans le cadre des dossiers de demande d’autorisation de mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, ANSES Saisine n° 2019-SA-0097 juillet 2019

 

 

POLLINIS Association Loi 1901

10, rue Saint Marc 75002 Paris 

17 octobre 2020

Sémantique quand tu nous tiens.

Filed under: ARTICLES — denisdonikian @ 5:49

 

de Mooshegh Abrahamian

*

Or donc tous les médias rapportent des combats » meurtriers » ( y en a-t-il de différents?) entre un Etat et ses  » séparatistes ».

Ce légitimisme fera plaisir à tous les panturquistes qui depuis 1 siècle et demi oeuvrent à l’extermination totale des Arméniens sur des terres qui sont leurs depuis la nuit des temps quand leurs voisins islamisés étaient encore des tribus nomades en Asie Centrale.

Cela répond-il à une volonté de nuire à la cause de la survie des Arméniens?

Même pas. 80% des journalistes ne sachant pas où se trouve le Karabakh, vont sur Internet et voient sur toutes cartes une région de l’Azerbaïdjan, depuis Staline et ses découpages pervers.

Les autres, par idéologie mondialiste, pasdamalgamiste, anti-colonialiste, anti-raciste, se gardent bien de prendre parti pour les Arméniens, certains ayant même tenté (via Libé) de rendre la cause arménienne infréquentable puisque soutenue par « l’extrême droite ».

Voilà pourquoi les appels à la  » paix » sont dans toutes les bouches, les journaux, les déclarations.

Or ce combat est la continuation de la prise de Constantinople en 1453 et même de la prise d’Ani en 1064, la capitale arménienne aux 1000 églises ainsi que de la bataille de Mantzikert en 1071 (près du lac de Van, haut-lieu de la civilisation ourartou et arménienne). Erdogan, dont la structure mentale et politique est bien enracinée dans l’idéologie historique turciste, nous l’a rappelé.

L’Islam et ses combattants sont persévérants et patients.

L’Occident est ignorant et indifférent, il ne cultive pas son histoire mais l’immédiateté des faits.

Ce qui l’autorise à toutes les alliances contre nature avec l’Islam sunnite, oubliant que sans le christianisme et ses princes, il aurait perdu sa liberté et son identité.

Le premier de ces « princes sans foi ni loi » ayant été François 1er qui en 1543 fait le siège de Nice alors au duc de Savoie, avec l’aide de la flotte ottomane !!

Mais voilà que par un effet boomerang, l’histoire (et donc l’Islam) revient en force là où on l’avait crue effacée à jamais.

L’avant-poste arménien de ce combat millénaire pour la civilisation chrétienne tiendra-t-il jusqu’à la prise de conscience des nations occidentales seules capables de stopper ce rouleau compresseur qui atteint désormais leurs rives ?

Mooshegh Abrahamian

Venasque le 28/09/2020

 

15 octobre 2020

JE BOYCOTTE LES PRODUITS TURCS

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 5:40

Je venais de remplir mon sac de noisettes, quand, au moment de les peser, j’ai jeté un coup d’œil sur leur provenance. Turquie. Brusquement, une sorte d’électricité est venue allumer l’ampoule rouge dans mon esprit, cette ampoule qui diffuse du sang, des cris et des larmes du fond des ténèbres. Non, vraiment, j’ai beau aimer les noisettes, mais là, je ne pouvais pas. Et désormais, je ne pourrai plus pour tous les produits turcs. Même ceux que vendent les magasins arméniens.

13 octobre 2020

COMME UN SEUL HOMME…POUR TOI ARMÉNIE

Filed under: ARTICLES — denisdonikian @ 8:24

 

 

*

 

 

Cette épée de Damoclès suspendue dans le ciel arménien a fini par tomber en orage de feu. Situation anormale qui n’empêchait pas de vivre normalement. Même si l’angoisse a semblé se rétracter avec les années, alors que des soldats tombaient au front, il fallait s’y attendre. Attendre en s’y préparant…

 

Depuis dix jours, dix jours de guerre, dix jours de morts, dix jours d’incertitudes, dix jours de rages, dix jours d’impuissances, dix jours, depuis dix jours, c’est la sidération. C’est à peine si aujourd’hui, cette quête compulsive de nouvelles sur le front se réveille de son cauchemar. Dix jours durant, l’écriture était à l’arrêt, étouffée par les serres d’une intranquillité venue du fond de l’inconscient, jusqu’à aujourd’hui où des mots ont commencé à frétiller vers une issue à cette sidération.

 

Or, passé ces dix jours, les représentants des différentes communautés arméniennes dans le monde ont commencé à se libérer par la parole. Parole forte, parole drue, parole d’engagement soucieux de reconnaissance, de justice et de paix. Mais s’ils sont pacifistes, les Arméniens ne sont pas passifs. Partout dans le monde, absolument partout, ils se sont réveillés comme un seul homme. Des fleuves d’Arméniens en colère ont déferlé dans les rues des capitales comme on ne les y attendait pas. Et jamais l’impuissance géographique des Arméniens de la diaspora n’aura généré conscience économique et conscience réquisitoriale plus fortes en symbiose avec la conscience combative des Arméniens d’Arménie et de l’Artsakh. Dans cette guerre qui se réveille aujourd’hui plus terrible qu’hier, les Arméniens auront déjà gagné la chose la plus précieuse à leurs yeux, leur unité, pour défendre la chose la plus précieuse à leur cœur, leurs terres.

 

Incapable de retenir ses pulsions d’ogre expansionniste, Erdogan aura au moins permis aux Arméniens ce qu’il n’avait pas prévu, qu’au-delà de leurs divisions, ils se serrent comme les cinq doigts des continents où les ont jetés les Jeunes-Turcs, pour devenir un seul poing. Grâce à Erdogan, les Arméniens de la diaspora et les Arméniens d’Arménie viennent de se reconnaître dans une même conscience nationale, une conscience armée, capable de rendre coup pour coup. Erdogan qui s’appuie sur le passé ottoman de la Turquie pour se faire plus grand qu’il n’est, ne pourra pas se débarrasser des Arméniens comme l’ont fait ses pères experts en ingénieries génocidaires pratiquées sur des femmes, des vieillards et des enfants sans défense. Car il a devant lui des Arméniens armés de l’expérience tragique qui marque toujours leur mémoire et qui innerve leur combativité, l’expérience du mensonge et de la ruse qui utilise le langage des promesses pour camoufler les noires intentions d’un grand crime. Aujourd’hui, les Arméniens montrent au monde entier que la duplicité turque s’est jouée des Occidentaux et que la bouche d’Erdogan dribble avec les mots comme avec un ballon de football. Aujourd’hui le monde est suspendu aux lubies d’un homme d’État qui aime à ce point son peuple qu’il préfère mettre le feu chez ses voisins plutôt que d’œuvrer pour son bonheur.

 

Lui qui considère ses démocrates comme des terroristes en raison de leur proximité avec les légitimes revendications des Kurdes, forcément terroristes eux aussi, ne voit aucune contradiction à avoir soutenu Daesh et à envoyer aujourd’hui des djihadistes et des supplétifs syriens en Azerbaïdjan. Or, le voilà qui rejoue 1915 en utilisant des esprits ensauvagés, tchete d’un nouveau genre, contre les Arméniens en vue d’accomplir l’idéal génocidaire des Turcs erdoganisés sans avoir à se salir les mains.

 

Malheureusement pour les négationnistes de tout poil, les médias n’auront jamais autant parlé du génocide. En pointant du doigt l’implication de la Turquie dans le contentieux de son complice avec le Karabakh, les Arméniens jette à la face de l’Occident la preuve que l’impunité du crime de 1915 encourage la nation criminelle, plus de cent ans après, à parachever leur extermination. Le 4 octobre 2020, Devlet Bahceli, leader de la deuxième force politique en Turquie et membre la coalition pro-Erdogan,  déclare : « L’Arménie est cruelle, meurtrière et devrait être noyée dans le sang qu’elle a versé ». Ces propos qui défigurent les faits historiques reflètent l’esprit tordu du croyant Erdogan qui invoque Allah aussi bien dans ses discours politiques que dans une Sainte Sophie maquillée en mosquée et ne laisse aucun doute sur le peu de considération qu’il accorde aux créatures du Créateur, dès lors qu’elles ne sont pas turques. D’ailleurs, son petit frère en matière d’éradication, Ilham Aliyev, n’est pas en reste qui voudrait un Karabakh sans Karabakhtsi, à savoir sans Arméniens. Ce fameux Aliyev, dont un journaliste de la télévision turque Halk TV, Levant Gyultekin osera affirmer, à son corps défendant : « L’Azerbaïdjan est-il un pays ? Non, ce n’est pas un pays, ce n’est pas un pays, c’est un groupe tribal. En Azerbaïdjan, il n’y a pas de loi, pas de démocratie, pas de choix. Il y a un gouvernement autoritaire qui nage dans l’argent. Jusqu’à présent, il n’y avait pas de pays humain ». C’est dire qu’un président aussi corrompu, usurpateur, qui n’a aucun scrupule à offrir à la cause de la guerre de l’argent volé aux hommes et aux femmes de son pays, fait référence au droit international pour ramener dans son giron une terre dont il méprise les habitants légitimes. Quel homme ne voudrait pas se battre pour s’épargner de vivre sous la coupe d’un persécuteur et d’un voyou ? A fortiori, un Arménien qui n’a de commun avec un Azéri, ni la religion, ni la culture, ni l’histoire ? C’est que l’esprit démocratique dont ont fait preuve les Arméniens de l’Artsakh, sur des terres où leurs églises datent de plusieurs siècles, n’est pas soluble dans l’inhumaine pétrocratie de l’actuelle Azerbaïdjan. En ce cens, en toute objectivité, en toute humanité, les Arméniens sont en droit de répondre par des actes d’autodéfense élémentaires en décidant, fût-ce par les armes, de s’en détacher. Et de gérer eux-mêmes leur propre vie collective sur des terres où ils ont toujours vécu.

 

Par ailleurs, les fourberies de l’insultant Erdogan qui ne donne aucune limite à son arrogance, qui passe outre les lignes rouges du langage diplomatique en méprisant ceux qui ont fait droit à la reconnaissance du génocide, sont devenues à ce point manifestes que l’exaspération contre la Turquie est devenue générale tant dans les médias que dans le monde. En ce sens, la Turquie aura gravement perdu en crédibilité auprès des instances internationales, de sorte que les répercussions joueront en faveur de son isolement et contre ses intérêts.

 

Les Européens n’ont pas encore compris que le cas du Karabakh, c’est Charlie-Hebdo à l’échelle de deux nations, puisque un despote impulsif épaulé par des fanatiques de la pureté s’en prend à un petit pays du bout du monde habité par l’esprit du monde libre. Ce qui se passe aux frontières du Karabakh est un problème civilisationnel, comme le soulignait à juste titre Sahag Sukiasyan dans un récent article. Cette frontière où s’affrontent avec acharnement deux éthiques, deux philosophies absolues du monde et de son expression, deux humanités où l’une ne peut ni ne veut se dissoudre dans l’autre, sans manifester, comme on le prétend, les relents d’une guerre de religion, n’en demeure pas moins une limite où se disputent deux manières d’être au monde, pour ne pas dire deux perceptions de la gestion politique d’un pays. Une limite entre une démocratie pleinement établie et respectée, et une non-démocratie qui étouffe, qui écrase, qui ment et qui tue.

 

Denis Donikian

 

 

 

 

 

 

 

 

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