Ecrittératures

13 février 2019

L’actu qui tue

Filed under: L'ACTU QUI TUE — denisdonikian @ 2:44

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Le président Erdogan, qui est considéré comme un phare de l’humanité, reçoit un coup de fil d’un autre phare de l’humanité, à savoir Poutine. Celui-ci le met en garde contre un phénomène qu’il a dû gérer avec doigté : l’arrivée des ours blancs sur son territoire. «  Des fois que des crocodiles se mettraient à traverser la Méditerranée pour envahir la Turquie. Conseil d’ami. Fais gaffe ! » Aussitôt après avoir raccroché, Erdogan va inspecter ses 132 salles de bain, voir si un crocodile du Nil ne serait pas en train de batifoler avec sa femme. Heureusement il n’aura rien vu d’anormal. Après quoi, il convoque le Mufti pour qu’à la prière du soir il mette en garde les citoyens turcs contre l’invasion des crocodiles. Le Mufti consent à faire cette déclaration de salut public et lui propose de lancer un djihad contre tous les crocodiles qui viendront se cacher sous des noms d’emprunt. « On les arrête et à la nuit tombée, on les tue tous et on en fait des conserves qu’on fera passer pour du bœuf d’Afrique à utiliser en viande hachée pour lahmejoun. – On pourrait effectivement organiser en douce un génocide de ces maudits crocodiles. Mais la commission des droits de l’homme à l’ONU nous tomberait sur le paletot. Et ce n’est pas bon pour le moment, car je dois m’en prendre aux Chinois qui sont en train de génocider les Ouïgours. – Génocider les Ouïgours ? fait le Mufti. Les salauds ! Il faut dire que c’est une honte. Que l’humanité ne peut accepter cette cruauté sans nom. Je parie que ce Chinois leur confisquent leurs biens, les jettent à la rue, les déportent dans le désert, les obligent à marcher pieds nus, les dépouillent de leur argent, les violent, les tuent, les exterminent par la soif et par la faim, sans parler de les jeter en pleine mer. J’en passe et des meilleures. – Vaste programme, lui réplique Erdogan. Mais où as-tu trouvé ces méthodes ?- Mais dans les livres d’histoire que tu as interdits. – Ah ! Pourtant j’avais demandé qu’on nettoie nos archives. Comment des historiens ont-ils fait pour inventer ce qu’on ne trouve nulle part ? – Soit c’est un coup de Gülen, soit ils ont dû lire ça dans les bibliothèques d’Europe.- C’est probable, répond Erdogan. Dans le fond, quand les crocodiles voudront se réfugier chez nous, on leur ouvrira les frontières vers l’Europe. Et comme ça ils iront boulotter des historiens. Et on les lâchera dans les bibliothèques pour leur faire bouffer du papier, surtout ceux qu’on aura imprimés avec du sang en guise d’encre ? – Bonne idée ».

 

12 février 2019

L’actu qui tue

Filed under: L'ACTU QUI TUE — denisdonikian @ 6:04

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Des ours polaires envahissent l’archipel russe de la Nouvelle-Zemble. Si ça continue, ils vont se répandre dans toute la Russie. Mais la Russie va bientôt se trouver devant un grave dilemme. Comme Poutine a récemment déclaré qu’il prenait la défense des animaux, il n’était pas question de tirer à vue, même pour se défendre, sur ces ours rendus de plus en plus agressifs par la faim, au risque de précipiter leur extinction et de provoquer la prolifération des phoques. Poutine les laissera entrer et traverser sans problème toute la Russie étant donné qu’ils n’y trouveront rien à bouffer, même dans les poubelles. Il est même prêt à créer un couloir humanitaire pour ces ours affamés jusqu’en Syrie où il a fait place nette en décimant les Syriens dans la perspective de donner à ces ours une nouvelle espérance de vie. Bachar El Assad n’a d’ailleurs pas caché qu’il préférait cette solution plutôt que d’avoir affaire à des opposants. Au moins les ours, ça ne fait pas la guerre. Ça veut juste manger un peu. Reste à savoir ce qu’ils vont trouver en Syrie, peut-être des morceaux de djihadistes en putréfaction. Mais l’ours blanc redoute ce genre de viande humaine fumée par la poudre d’une religion noire et cruelle. Dès lors, on se demande si, attirés par l’odeur de viande cuite assaisonnée au  cognac arménien Ararat, (dit le nectar des brutes), ces ours de la Nouvelle-Zemble ne vont pas se diriger vers l’Arménie, pays du khorovadz, lequel a été classé au rang de patrimoine mondial de l’UNESCO. D’autant que, depuis la révolution de velours, les Arméniens sont à la fête et font cuire des morceaux d’agneau ou de bœuf chaque jour dans les cours des immeubles et même dans les prisons. Un ancien président, incarcéré pour exercice illégal de la connerie, fait ça tous les soirs pour passer le temps, vu que son épouse n’a pas, elle, le temps de lui rendre visite depuis que, paniquée par la perspective de devoir quitter l’Arménie pour être exilée avec ou sans son mari dans l’archipel russe de la Nouvelle-Zemble, elle doit compter ses chaussures et repasser ses robes. Ça lui prend des jours et des jours et, dans la précipitation, elle se trompe fréquemment et elle doit chaque fois recommencer. Pachinian ne voit pas tout ça d’un très bon œil. En revanche, les Dachnaks sont en pourparler avec ces ours venus de la Nouvelle-Zemble dans l’idée de coopérer et de créer une alliance afin de promouvoir une Arménie juste, libre et indépendante.

 

11 février 2019

La force de l’utopie

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Je déjeunais l’autre jour à la MCA du 15 rue Bleue à Paris, quand la salle s’est brusquement remplie des membres de l’Organisation Terre et Culture. Ils étaient en assemblée générale à l’étage au-dessus. J’ai reconnu parmi eux, certains anciens du Collège Samuel Moorat de Sèvres, dont certains comme Kégham Kévonian et Manoug Atamian avaient milité avec moi au Centre d’Études Arméniennes. Ce furent des retrouvailles.

Ces premières lignes d’un article sur l’utopie devraient suffire à formuler quelques remarques. L’une est de souligner combien les Pères qui nous ont encadrés au collège, loin d’avoir consacré leur vie en vain à une éducation arménienne de leurs élèves, ont en quelque sorte gagné leur pari en leur ayant instillé le goût de l’impossible. Si beaucoup parmi les élèves ont été happés par l’engrenage ordinaire de la vie, quelques-uns ont réussi à sortir du lot pour recevoir la cause arménienne en héritage et pour la transmettre. Je pense à Kégham Kévonian qui lançait il y a une quarantaine d’années l’Organisation Terre et Culture, laquelle aujourd’hui essaime dans le monde entier.

Je pense aussi au fait que dans cette longue chaine d’années qui commencent à la veille du cinquantenaire du génocide et voient le réveil de la lutte pour sa reconnaissance, les mouvements naissent, meurent et donnent naissance à d’autres mouvements, les uns mourant à leur tour, les autres étant portés à perdurer. Ainsi, le goût de transformer le rêve impossible en avenir réel qui animait alors les élèves les plus actifs du collège allait les conduire à adhérer à un mouvement, puis à sa mort à en intégrer un autre, sans jamais se lasser, sans jamais fléchir, car le devoir d’utopie est toujours plus puissant que l’envie de jeter l’éponge, surtout quand ce devoir est bien accroché à une âme formatée par l’histoire la plus terrible.

De fait, depuis le génocide, les Arméniens sont assignés à l’utopie tellement le malheur qui s’est abattu sur eux fut énorme et tellement l’injustice qui se perpétue semble de glace. L’utopie, c’est un lieu qui n’existe pas dans une réalité qui trahit constamment les rêves que vous faites pour réparer un mal. Or, le propre de l’homme, c’est justement de sublimer le deuil en vie, à savoir d’envisager, quoi qu’il en coûte, un stade où se réconcilient les contraires les plus violents. Les utopies font les hommes d’action et les hommes d’action font l’histoire. Certes, ils se heurtent un temps au réel, échouent, mais leur échec conduit leurs successeurs à « corriger le tir » jusqu’à ce qu’ils réussissent.

Le renversement de la monarchie française était une utopie. Le désir de voler comme un oiseau, celui de nager comme un poisson étaient des utopies. On n’arrêterait pas d’énumérer les utopies qui ont fait le monde dans lequel nous vivons, de celles qui ont défié le réel, même si aujourd’hui encore des hommes et des femmes travaillent pour ce qui paraît aux yeux du plus grand nombre du délire.

Concernant les Arméniens, quand, il y a plus de cinquante ans, avaient lieu les premiers défilés du 24 avril en France, chacun aurait considéré comme utopique l’objectif de faire de cette date une journée nationale consacrée au génocide de 1915. Il ne venait à l’idée de personne que ce jour puisse arriver. Et pourtant l’idée a fait son chemin dans les têtes les plus avancées de nos leaders. Jamais, il y a cinquante ans, on n’aurait pu penser qu’un président de la République française puisse s’aligner sur nos revendications. Et pourtant, cela s’est fait récemment au dîner annuel organisé par le CCAF. Les grandes gueules de service peuvent brailler autant qu’elles peuvent, cracher sur ceux qui ont décidé de nous représenter, ce qu’ont fait Ara Toranian et Mourad Papazian est l’histoire d’un rêve devenu réalité. Ils l’ont fait en dépit d’un défaut de représentativité au sein de la diaspora, mais sans attendre qu’ils soient légitimés, ils ont préféré agir. Et ils ont eu raison. L’urgence l’exigeait. Les Arméniens de France devraient reconnaître ce résultat à nul autre pareil et rendre grâce à ceux qui ont dû franchir maints obstacles pour y arriver.(J’ajoute que ce genre d’opération commerciale comporte toujours quelques impuretés. En l’occurrence les plus fins de ceux qui critiquent toujours tout verront que le président y trouve un bénéfice électoral certain. Et alors ? Quelle importance si les Arméniens en retirent un avantage encore plus grand, dont celui d’énerver les négationnistes).

Dans le cadre de la reconnaissance du génocide par la Turquie, tout milite depuis cent ans et aujourd’hui plus que jamais, en sa défaveur. Le négationnisme pur et dur de l’État turc semble une forteresse d’autant plus imprenable qu’il modèle les mentalités dans la haine de l’Arménien. Pour autant, des brèches ont été ouvertes au sein de l’opinion turque depuis le cinquantième anniversaire du génocide. Qui aurait pensé que des Turcs issus de la société civile et des Arméniens de la diaspora participeraient un jour à une même commémoration dans la ville même d’Istanbul ? Et pourtant, c’est bien ce qui a lieu chaque année depuis un certain temps. La vérité fait son chemin comme une eau sur les terres de la mémoire brûlées par la sècheresse.

Pour revenir à l’Organisation Terre et Culture, il faut reconnaître le caractère utopique qui consiste à reconstituer, pierre à pierre, ce qui a été détruit par le temps ou l’histoire. Mais cette logique de reconstitution devait naturellement se porter sur les dommages multiples, aussi bien humains que matériels, provoqués par le génocide de 1915. A sa création en 2004, le Collectif 2015 : Réparation pouvait sembler en pleine utopie. Il faut imaginer l’immense confiance des membres d’OTC envers leurs leaders pour avoir osé les suivre sur cette voie. Et pourtant, avec le recul, il faut admettre qu’ils avaient pleinement raison de se lancer à l’aveugle dans une course aux revendications. Pourquoi ? Car la cause de la reconnaissance par la Turquie est juste. Et peu importe que les réparations seront immenses, il faudra bien un jour que les Arméniens soient prêts, qu’ils aient en mains des documents irréfutables pour se donner les moyens d’une négociation sans condition. Or, c’est à quoi travaille le Collectif dans le calme le plus résolu.

Dans le fond, que fallait-il faire ? Se laisser aller au découragement ou agir afin que les morts de 1915 aient un nom et une sépulture ? Le Collectif 2015 : Réparation a préféré agir. C’est-à-dire, dans les conditions actuelles de la politique turque négationniste, activer l’utopie.

En Arménie, les années Kotcharian et Sarkissian avaient à ce point gelé le débat démocratique par la corruption, les fraudes et la répression que toute tentative de révolution semblait utopique. Et pourtant, les opposants n’ont cessé de protester dans d’interminables meetings sans jamais se lasser, sans jamais cesser d’y croire. Et finalement, les plus utopistes des Arméniens, avec leurs moyens dérisoires, ont réussi à balayer les signes de la désespérance au profit d’une société nouvelle. Je pense aux militants des droits de l’homme, à ceux qui ont lutté contre les fraudes électorales sans relâche dans l’espoir de faire naître une Arménie libre, juste, aspirant au bonheur.

Soyons utopiques, quoi qu’il en coûte !

Denis Donikian

26 février 2018

L’ACTU QUI TUE

Filed under: L'ACTU QUI TUE — denisdonikian @ 9:45

Quand on lit les paroles de la chanson Pour toi Arménie écrite après le Séisme de 1988 à Gumri et qu’on apprend que des victimes de ce séisme ne sont toujours par relogées décemment, on ne sait pas si on doit rire ou si on doit pleurer ( voir ICI)

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Paroles de la chanson Pour Toi Arménie par Charles Aznavour

(Refrain)
Tes printemps fleuriront encore
Tes beaux jours renaîtront encore
Après l´hiver
Après l´enfer
Poussera l´arbre de vie
Pour toi Arménie
Tes saisons chanteront encore
Tes enfant bâtiront plus fort
Après l´horreur
Après la peur
Dieu soignera ton sol meurtri
Pour toi Arménie

Le monde s´est levé
Le monde est avec toi
Pour toi peuple oublié
Il a ouvert son cœur
Il a tendu ses bras

(Refrain)
Tes printemps fleuriront encore
Tes beaux jours renaîtront encore
Après l´hiver
Après l´enfer
Poussera l´arbre de vie
Pour toi Arménie
Tes saisons chanteront encore
Tes enfant bâtiront plus fort
Après l´horreur
Après la peur
Dieu soignera ton sol meurtri
Pour toi Arménie

Et même si tu maudis ton sort
Dans tes yeux je veux voir
Arménie
Une lueur d´espoir

Une flamme, une envie
De prendre ton destin
Entre tes mains
A bras le corps

(Refrain)
Tes printemps fleuriront encore
Tes beaux jours renaîtront encore
Après l´hiver
Après l´enfer
Poussera l´arbre de vie
Pour toi Arménie
Tes saisons chanteront encore
Tes enfant bâtiront plus fort
Après l´horreur
Après la peur
Dieu soignera ton sol meurtri
Pour toi Arménie

Arménie
Hayastann

 

 

 

11 février 2018

L’ACTU QUI TUE

Filed under: CHRONIQUES à CONTRE-CHANT,L'ACTU QUI TUE — denisdonikian @ 4:20

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A la bonne heure ! Mon cousin germain revient d’Arménie. Il avait les dents en râteau. Et le voici qu’il nous est réapparu tout sourire avec des chagnottes made in armenia, blanches comme de l’ivoire et rangées serrées comme des troufions à la parade.

Je dois dire que mon cousin avait quitté l’Arménie il y a plus de vingt ans pour vivre en France. Mais ce cher pays de France reste trop cher pour une bourse d’exilé. Donc retour au pays du sourire où les dentistes diplômés vous rectifient une dentition à un prix défiant toute concurrence.

L’État arménien s’est empressé de sonner à tout va l’excellence de la culture médicale arménienne.

Pour une rage de dent, peut-être. Mais cette excellence est loin de couvrir les autres maladies. Ce qu’on s’empresse de vous camoufler.

C’est que nos Arméniens, experts en business et ruse marketing, savent agréablement jouer sur les amalgames pour tirer la fierté nationale du jeu. Voyez Tatev, le plus long téléphérique du monde. C’est en Arménie, les gars ! C’est donc le génie arménien qui a fait ça ! ( Non, c’est le génie suisse et italien, qu’on se le dise).

Dans certains centres de dialyse en France on voit venir des Arméniens. Mais on ne fait pas de dialyse chez vous ? Oui, mais ils sont si mauvais qu’on frise la mort à tous les coups. Ceux qui peuvent se payer le voyage et le séjour en bradant le tout venant pour subvenir aux dépenses ne diront pas que l’Arménie a une excellente culture médicale. D’autant que les dentistes sont souvent passés par l’Europe pour parfaire leurs connaissances.

Quant à la greffe du rein, ce n’est pas dans leur pays que les insuffisants rénaux d’Arménie pourront espérer sortir de l’aliénation que constitue une hémodialyse. En Arménie, un rein peut se donner à l’intérieur d’une famille, pas d’un Arménien lambda à un autre Arménien lambda, décédé ou non. Ce n’est pas dans la culture compassionnelle des Arméniens, Aghper djan’ tsavet danem ( soit : « mon frère je prends ton mal ». Mon cul, oui !)

Voir l’article sur Armenews ICI

*

A la male heure ! Le taux de pauvreté en Arménie va augmenter en 2018 ( Voir ICI). Selon le chef de l’union des employeurs arméniens, Gagik Makaryan, les 20 000 emplois prévus par an ne suffiront pas à enrayer une pauvreté qui s’élevait à 29,8% en 2015. Il précise qu’en cette même année 2015, 900 000 personnes pauvres vivaient en Arménie. Parmi elles, 310 000 étaient très pauvres et 60 000 vivaient dans une pauvreté absolue, soit respectivement 19,4%, 8,4% et 2%.

60 000, c’est l’équivalent de deux villes comme Vienne dans l’Isère où je suis né.

On me dit : c’est la guerre.

Certes, mais cette guerre n’a pas empêché certains Arméniens de s’enrichir. Je dirai même que la guerre est souvent à la source de leur enrichissement.

Elle n’a pas empêché les trois présidents de trahir leur devoir de compassion et d’exemplarité. Quand on préside au destin de l’Arménie, on n’a pas le doit de vivre mieux et plus haut que ceux des Arméniens qui doivent supporter le froid et la faim.

Cette pauvreté est une honte qui rejaillit et sur les autorités arméniennes et sur notre diaspora.

Mais aussi sur les intellectuels d’Arménie et les intellectuels de la diaspora, ces parleurs qui creusent de leurs paroles le vide de leur propre cœur.

Mais également sur les thuriféraires patentés et lâches des autorités arméniennes, sorte de laquais de la fierté nationale, qui vivent le cul au chaud et la tête enflammée par l’exaltation permanente.

Qu’on me dise quelles réformes ont fait les ministères concernés pour sortir les pauvres  de la pauvreté !

Qu’on me dise quel usage a fait le gouvernement de l’immense manne européenne et autre qui lui tombe du ciel depuis vingt ans.

Qu’on me dise quel obstacle empêche la diaspora d’investir en Arménie, alors qu’elle n’attend que ça.

Heureusement, nous avons notre bon et généreux catholicos qui a mis 1,1 million de dollars dans une banque suisse dans la louable intention de subvenir aux besoins de ces 60 000 Arméniens les plus oubliés de la planète, même de Dieu.

Denis Donikian

7 décembre 2017

L’ACTU QUI TUE

Filed under: CHRONIQUES à CONTRE-CHANT,L'ACTU QUI TUE — denisdonikian @ 5:47

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Johnny Halliday est mort. Les industriels du tabac sont en deuil.

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Moi je n’ai rien de Johnny en moi. Suis je encore français?

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« Putain ! Si d’Ormesson et Johnny ont reçu tant d’hommages les miens vont être grandioses alors ? »

Charles Aznavour

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Selon son cuisinier personnel, Bachar El-Assad voudrait se suicider après qu’on lui a révélé les atrocités et les viols infligés à ses opposants par ses partisans.

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Trump veut faire de la Maison Blanche la capitale mondiale  de la connerie. Les Palestiniens ne sont pas d’accord.

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L’Europe a donné son feu vert à Monsanto pour qu’il remplace le sel de table par du glyphosate. Le sel, c’est mauvais pour la tension.

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Il y aurait de l’aluminium dans les vaccins mais pas dans les dosettes de café.

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Nous autres civilisations nous savons que nous sommes hantées par la jungle. La preuve : les harcèlements sexuels font du mâle un prédateur. Mais on ne nous dit pas tout. Monsanto, les labos pharmaceutiques, les industries de l’alimentaire ou de la pêche, le système de la consommation sont des entreprises de prédation massive qui vous nourrissent ou qui vous soignent par empoisonnement. Tous harcelés, tous empoisonnés. La grande bouffe.

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Le rocker commence rocker et finit millionnaire. Si c’est pas un oxymore, qu’est-ce que c’est ?

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Macron en Algérie : Bouteflika va lui apprendre à sucrer les fraises sans se pisser dessus.

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Dans le cadre d’une politique d’accroissement démographique de l’Arménie voulue par le président Sarkissian,  La ministre de la diaspora, Hranouch Agopian m’a écrit comme au  » fer de lance de la diaspora de France » ( dixit) pour venir engrosser les filles du pays. J’ai répondu que je manquais de fer et que ma lance était trop molle pour besogner qui que ce soit. Elle m’a répliqué en colère qu’elle serait obligée dans ce cas de faire appel à des homosexuels. Mais mon ami Chouchou déteste faire ça avec une fille, même pour une cause nationale aussi urgente. Bref ! On n’est pas dans la merde !

*

Poutine va se représenter aux prochaines élections sur le modèle des poupées russes. Vous retirez la plus grande et vous tombez sur une  autre chaque fois plus petite. Et c’est vrai, d’une élection à l’autre, Poutine est chaque fois plus petit mais ne disparaît pas.

 

19 avril 2017

Action de POLLINIS

Filed under: APPEL à DIFFUSER,L'ACTU QUI TUE,Uncategorized — denisdonikian @ 8:33
CE Bulletin

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Chère amie, cher ami,

La disparition massive des abeilles et pollinisateurs sauvages a beau être connue,…

… l’urgence à stopper cette hécatombe – qui met en danger les plantes à fleurs, la beauté de nos campagnes, les fruits et légumes, la diversité et la sécurité alimentaire – a beau être reconnue,…

… les mesures prises pour protéger les pollinisateurs restent dérisoires.

Quand elles ne sont pas carrément contre-productives.

Témoins, ces programmes de financement par la France et l’Europe de « bandes  fleuries » le long des grandes cultures – théoriquement pour améliorer la nourriture des abeilles qui ne peuvent plus se nourrir tout au long de la saison sur les zones de grandes cultures devenues de véritables déserts biologiques. (1) (2)

Or, il y a désespérément besoin des abeilles sauvages pour polliniser les gigantesques surfaces de colza ou de tournesols gavées de pesticides, et garantir la qualité et la quantité des récoltes. (3)

Résultat :

La « bande fleurie » se transforme en piège à pollinisateurs. Et les terres sont parfois tellement contaminées par les pesticides qu’on en retrouve jusque dans le nectar des fleurs soi-disant semées pour aider les abeilles. (4)

Les décisions aberrantes de ce type sont nombreuses, et ce pour une simple raison.

Elles ont l’apparence d’une solution et évitent aux pouvoirs publics de s’attaquer à la cause principale de la mortalité des pollinisateurs : le déversement massif de pesticides indispensables à l’agriculture intensive (5) (6) et la mainmise de l’industrie agrochimique sur les activités des agriculteurs, les monocultures et la disparition des haies et de la biodiversité.

C’est pour arrêter ces faux-semblants et cette politique de l’autruche dangereuse pour notre avenir à tous, que toute l’équipe de POLLINIS se bat inlassablement.

Dans notre Charte 2017 pour la Protection des Pollinisateurs, nous demandons :

1- L’interdiction de tous les néonicotinoïdes et pesticides tueurs d’abeilles – ancienne et nouvelle génération – pour arrêter d’urgence le déclin dramatique des pollinisateurs ;

2- La protection des droits des citoyens contre les abus de l’industrie agrochimique et le rejet de la Directive Secrets d’affaire qui exonère les multinationales de rendre des comptes sur les substances utilisées dans les champs ou les médicaments ;

3- La garantie que de nouvelles substances toxiques pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages ne seront plus mises sur le marché en exigeant des autorités sanitaires une contre-expertise systématique aux études remises par les entreprises agrochimiques pour l’homologation de leurs produits ;

4- L’accélération de la transition vers une agriculture respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend en réaffectant les fonds dédiés actuellement pour soutenir à bout de bras l’agriculture industrielle au financement des agriculteurs qui souhaitent évoluer vers une agriculture propre et pérenne.

Ces dernières semaines, nous avons fait feu de tout bois pour soumettre cette Charte, et les arguments qui l’étayent, aux candidats à l’élection présidentielle. Pour qu’ils s’engagent à la mettre en œuvre.

Grâce à la formidable participation des sympathisants de POLLINIS, les candidats ont vu le nombre des électeurs les exhortant à s’engager à défendre les pollinisateurs gonfler inexorablement, semaine après semaine. Deux candidats, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont d’ores et déjà ratifié la Charte. Et d’autres prises de contact sont sur le point d’aboutir.

Je vous laisse découvrir toutes ces informations dans notre Bulletin, en cliquant ici.

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Mais avant, je voudrais juste vous dire deux choses :

Toutes ces actions pour la protection des pollinisateurs et pour une agriculture qui les respecte, nous les mènerons aujourd’hui jusqu’au bout du second tour de la Présidentielle, demain à l’occasion des Législatives, et après-demain auprès de ceux qui feront la politique agricole de notre pays.

C’est pourquoi, par exemple, POLLINIS commence à initier les futurs ingénieurs agronomes à l’importance du contre-lobbying.

Et toutes ces actions, nous les menons uniquement grâce au soutien financier de donateurs comme vous.

Sans vous, sans votre soutien sans faille au combat, rien ne serait possible. Aussi, je tiens à vous remercier du fond du cœur, au nom de toute l’équipe de POLLINIS.

Pour renouveler votre soutien et permettre à POLLINIS d’intensifier ses actions en faveur des abeilles, de l’environnement, et d’une agriculture durable, respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend, vous pouvez faire un don tout en bas de la newsletter en cliquant ici.

Quel que soit le montant de votre contribution, sachez qu’elle sera une aide précieuse pour nous permettre de financer le travail de notre équipe, les grandes mobilisations citoyennes nécessaires pour faire barrage aux lobbies agrochimiques, ou encore les projets de conservation et protection de l’abeille qui ont désespérément besoin de financement.

Je vous remercie par avance pour votre soutien, et vous souhaite bonne lecture de notre Bulletin d’informations !

Nicolas Laarman
Délégué Général
POLLINIS

5 décembre 2015

Valeurs françaises d’une sainte arménienne

Filed under: L'ACTU QUI TUE — denisdonikian @ 6:07

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Grâce à Dieu, l’Arménie a le culte des enfants. Pour preuve, entre 2015 et 2030, plus de 370 écoles seront construites pour résister aux tremblements de terre. En attendant, ces enfants continuent de faire pipi ou caca au vu et au su de leurs camarades. Pourquoi ? Car on a omis de mettre des portes à leurs toilettes. Des fois qu’ils comploteraient contre le pouvoir, ces bambins. En fait, il faudrait un séisme culturel pour qu’on mette à l’abri d’une porte celui qui fait ses besoins. On pouvait l’admettre à l’époque où tout devait être mis en commun, mais en ces temps du capital… Justement, avant de mettre une porte aux toilettes, il faut la faire. Et ça, ça a beau être capital, ça mord sur le capital. Depuis que je connais l’Arménie, j’ai vu des toilettes publiques, des toilettes de restaurant, des toilettes en foyer d’étudiants et des toilettes d’école… sans porte. Mais ce n’est pas toujours le cas, bien sûr. Et vu la force des habitudes, je doute que les bâtisses de l’époque communiste aient été dotées de toilettes décentes avec l’indépendance. Les régimes changent, les hommes restent.

 

Récemment, l’Ambassadeur de France, M. Jean-François Charpentier, a remis à Sœur Arousiak (Jeannette Sajonian), Supérieure de l’établissement, les insignes de chevalier dans l’ordre national du mérite. Dans son discours, l’Ambassadeur a souligné la force de l’engagement spirituel et humaniste de Sœur Arousiak, manifestée dans son œuvre éducative et sociale, en particulier en faveur des enfants les plus défavorisés d’Arménie qu’elle accueille au Centre éducatif Notre-Dame d’Arménie. D’origine libanaise, parfaitement francophone, Sœur Aroussiak incarne au plus haut niveau les valeurs de fraternité, de tolérance et de solidarité qui sont aussi celles de la République française.

 

Surprenante et humiliante information.

 

On s’attendait plutôt à voir l’Église arménienne faire ce geste au nom de ses valeurs chrétiennes et humanistes. Mais si elle ne l’a pas fait bien avant qu’un officiel de la République laïque française n’en prenne l’initiative, c’est donc que cette Église arménienne n’est ni franchement chrétienne, ni ouvertement humaniste. Et si elle n’a pas reconnu ces valeurs, c’est sans doute pour ne pas vexer le président qui aurait pris cette mise à l’honneur d’une religieuse engagée en faveur des enfants les plus défavorisés d’Arménie comme une insulte à sa politique sociale. C’est dire que le représentant de cette Église et le représentant du pouvoir en Arménie sont bien comme cul et chemise dans leur responsabilité envers les plus pauvres. Enfin, s’il faut qu’une Arménienne vienne du Liban pour apprendre aux Arméniens à s’aimer entre eux, c’est bien que l’Arménie est incapable de produire une femme engagée comme elle par des valeurs chrétiennes et humanistes.

 

Heureusement, diront mes frères et sœurs d’Arménie, nous avons Sœur Thérésa qui était pour partie arménienne. Certes, mais ce n’est pas parce que l’Arménie a le plus long téléphérique au monde qu’elle peut s’enorgueillir de l’avoir construit. Il lui faut moins de temps pour faire croire aux gogos que c’est à elle que revient la construction de ce téléphérique que pour arriver à en fabriquer un qui inspire assez confiance pour lui confier sa vie et plus encore de temps pour qu’elle sorte ses pauvres de la pauvreté.

 

Pourquoi me direz-vous ?

 

Il suffit de voir dans quelle belle maison vit le frère du président et dans quelles bâtisses vivent encore des Arméniens en Arménie. (Voir ICI, juste après la pub)

30 novembre 2014

L’ACTU QUI TUE

Filed under: CHRONIQUES à CONTRE-CHANT,L'ACTU QUI TUE — denisdonikian @ 5:26

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Les Turcs ont Tayyip Erdogan, les Arméniens ont Kim Kardashian. Car si le premier vient de découvrir le nouveau monde, l’autre découvre son corps au monde en permanence.

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En Arménie, les bébés tigres courent les rues. Après ça, dites que ce n’est pas la jungle.

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Avec ses tigres en cage et autres bestioles, l’Arménie pourrait bientôt battre le record des pays ayant le plus d’êtres vivants en voie de disparition au m2, Arméniens compris.

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Depuis qu’on a vu un bébé tigre courir dans les rues d’Etchmiadzine, les mauvaises langues se demandent qui est le père : l’ancien ministre de la défense ou le dernier ministre de Dieu ?

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Si en Arménie les tigres restent dans leur cage, c’est qu’ils ont peur d’en sortir.

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Dans cette affaire de trafic de bêtes sauvages, l’environnementaliste arménienne Silva Adamian affirme que la loi sur la faune ne fonctionne pas du tout. Forcément, les tigres humains ne peuvent que défendre les tigres sauvages. C’est une question d’aghpéroutioun.

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Bonne nouvelle : l’Arménie est en pleine croissance. La pauvreté en 2013 (indice de pauvreté à 5,9%) a battu le record de 2008 (indice à 5,1 %). Mais les tigres et les lions en cage à Etchmiadzine et à Erevan sont toujours correctement nourris.

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Heureusement, on a retrouvé les douze piliers de l’identité arménienne. Ils étaient enterrés quelque part. Ce sont eux qui soutiennent la nation. Mais les pauvres d’Arménie n’en ont rien à foutre. Ils ne sont soutenus par personne. D’ailleurs, ils seraient prêts à manger du tigre ou du lion si on leur en donnait au petit déjeuner. Reste à savoir si les gardiens de ces tigres et lions voudraient les faire abattre. Je veux dire abattre ces tigres et ces lions, pas ces Arméniens affamés.

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Au contact des plus grandes civilisations d’Orient et d’Occident les Arméniens auraient créé une culture originale d’une richesse surprenante. Leur génie les a conduits à mettre en cage des animaux sauvages pour leur épargner de mourir de faim ou d’être dévorés par les plus grands prédateurs de  la nation arménienne.

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En Arménie, l’industrie du tourisme a besoin de spécialistes pour épargner aux visiteurs d’être arnaqués par des spécialistes ou agressés par l’industrie de la pauvreté.

19 mai 2013

ACTU 9

Voici résumé l’état actuel du peuple arménien.

Les riches cherchent le pardon de Dieu en construisant une église.

Et l’Eglise bénit leur œuvre.

En bénissant cette nouvelle église, elle bénit aussi l’argent.

Mais quel argent ?

Celui qui oblige le peuple à se contenter des restes.

Quel Arménien de la diaspora peut encore trouver une excuse à cette honte nationale ?

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