Ecrittératures

19 avril 2017

Action de POLLINIS

Filed under: APPEL à DIFFUSER,L'ACTU QUI TUE,Uncategorized — denisdonikian @ 8:33
CE Bulletin

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Chère amie, cher ami,

La disparition massive des abeilles et pollinisateurs sauvages a beau être connue,…

… l’urgence à stopper cette hécatombe – qui met en danger les plantes à fleurs, la beauté de nos campagnes, les fruits et légumes, la diversité et la sécurité alimentaire – a beau être reconnue,…

… les mesures prises pour protéger les pollinisateurs restent dérisoires.

Quand elles ne sont pas carrément contre-productives.

Témoins, ces programmes de financement par la France et l’Europe de « bandes  fleuries » le long des grandes cultures – théoriquement pour améliorer la nourriture des abeilles qui ne peuvent plus se nourrir tout au long de la saison sur les zones de grandes cultures devenues de véritables déserts biologiques. (1) (2)

Or, il y a désespérément besoin des abeilles sauvages pour polliniser les gigantesques surfaces de colza ou de tournesols gavées de pesticides, et garantir la qualité et la quantité des récoltes. (3)

Résultat :

La « bande fleurie » se transforme en piège à pollinisateurs. Et les terres sont parfois tellement contaminées par les pesticides qu’on en retrouve jusque dans le nectar des fleurs soi-disant semées pour aider les abeilles. (4)

Les décisions aberrantes de ce type sont nombreuses, et ce pour une simple raison.

Elles ont l’apparence d’une solution et évitent aux pouvoirs publics de s’attaquer à la cause principale de la mortalité des pollinisateurs : le déversement massif de pesticides indispensables à l’agriculture intensive (5) (6) et la mainmise de l’industrie agrochimique sur les activités des agriculteurs, les monocultures et la disparition des haies et de la biodiversité.

C’est pour arrêter ces faux-semblants et cette politique de l’autruche dangereuse pour notre avenir à tous, que toute l’équipe de POLLINIS se bat inlassablement.

Dans notre Charte 2017 pour la Protection des Pollinisateurs, nous demandons :

1- L’interdiction de tous les néonicotinoïdes et pesticides tueurs d’abeilles – ancienne et nouvelle génération – pour arrêter d’urgence le déclin dramatique des pollinisateurs ;

2- La protection des droits des citoyens contre les abus de l’industrie agrochimique et le rejet de la Directive Secrets d’affaire qui exonère les multinationales de rendre des comptes sur les substances utilisées dans les champs ou les médicaments ;

3- La garantie que de nouvelles substances toxiques pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages ne seront plus mises sur le marché en exigeant des autorités sanitaires une contre-expertise systématique aux études remises par les entreprises agrochimiques pour l’homologation de leurs produits ;

4- L’accélération de la transition vers une agriculture respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend en réaffectant les fonds dédiés actuellement pour soutenir à bout de bras l’agriculture industrielle au financement des agriculteurs qui souhaitent évoluer vers une agriculture propre et pérenne.

Ces dernières semaines, nous avons fait feu de tout bois pour soumettre cette Charte, et les arguments qui l’étayent, aux candidats à l’élection présidentielle. Pour qu’ils s’engagent à la mettre en œuvre.

Grâce à la formidable participation des sympathisants de POLLINIS, les candidats ont vu le nombre des électeurs les exhortant à s’engager à défendre les pollinisateurs gonfler inexorablement, semaine après semaine. Deux candidats, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont d’ores et déjà ratifié la Charte. Et d’autres prises de contact sont sur le point d’aboutir.

Je vous laisse découvrir toutes ces informations dans notre Bulletin, en cliquant ici.

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Mais avant, je voudrais juste vous dire deux choses :

Toutes ces actions pour la protection des pollinisateurs et pour une agriculture qui les respecte, nous les mènerons aujourd’hui jusqu’au bout du second tour de la Présidentielle, demain à l’occasion des Législatives, et après-demain auprès de ceux qui feront la politique agricole de notre pays.

C’est pourquoi, par exemple, POLLINIS commence à initier les futurs ingénieurs agronomes à l’importance du contre-lobbying.

Et toutes ces actions, nous les menons uniquement grâce au soutien financier de donateurs comme vous.

Sans vous, sans votre soutien sans faille au combat, rien ne serait possible. Aussi, je tiens à vous remercier du fond du cœur, au nom de toute l’équipe de POLLINIS.

Pour renouveler votre soutien et permettre à POLLINIS d’intensifier ses actions en faveur des abeilles, de l’environnement, et d’une agriculture durable, respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend, vous pouvez faire un don tout en bas de la newsletter en cliquant ici.

Quel que soit le montant de votre contribution, sachez qu’elle sera une aide précieuse pour nous permettre de financer le travail de notre équipe, les grandes mobilisations citoyennes nécessaires pour faire barrage aux lobbies agrochimiques, ou encore les projets de conservation et protection de l’abeille qui ont désespérément besoin de financement.

Je vous remercie par avance pour votre soutien, et vous souhaite bonne lecture de notre Bulletin d’informations !

Nicolas Laarman
Délégué Général
POLLINIS

18 mars 2017

Vidures encore et toujours : Nubarashen

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 8:06

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( photo: Denis Donikian copyright)

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Voir les photos de Karo SAKAYAN : Nubarashen landfill: 52 lost hectares

 

 

3 février 2017

Paradjanov, le dernier collage

Filed under: APPEL à DIFFUSER,Uncategorized — denisdonikian @ 8:44

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On me signale que « Paradjanov: le dernier collage » de Ruben Kevorkiantz et Krikor Hamel sera projeté à la librairie de cinéma du Panthéon à Paris le mercredi 15 février à partir de 20h.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=8762.html

1 janvier 2017

Brèves de plaisanterie (194)

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 6:45

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Trump Poutine Erdogan

Au trio gagnant des imbéciles

Marilyn dit : Faites nous marrer en 2017

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17 novembre 2016

Brèves de plaisanterie (105)

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 4:41

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(Photo: ICI)

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Après les pluies après les pluies de la nuit

Après la remontée de lumière

L’azur L’azur pleinement

 

15 septembre 2016

Brèves de plaisanterie (3)

Filed under: APHORISMES,Uncategorized — denisdonikian @ 5:43

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Les pompiers pompent l’air

Compter les pompes

Râper les r

Puis déguster le silence

26 février 2016

Les délices du cinéma

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 4:33

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« Nous sommes nés pour regarder et écouter le monde ». C’est ce que dit Tokue la vieille dame du dernier film de Naomi Kawase : « Les délices de Tokyo »adapté du roman de Durian Sukegawa. Mais dans mon esprit, j’entends peut-être autre chose. J’entends : « Nous sommes nés pour regarder et écouter la beauté du monde ».   S’il y avait une leçon à retenir parmi tant d’autres que ce film distille avec une discrétion toute japonaise, je retiendrais celle-là. Or, cette beauté du monde, les Japonais l’accueillent avec une sensibilité aussi naïve que scrupuleuse tant elle modèle leur façon d’être. Ils savent, ces Japonais, la mettre en scène dans leurs rues et dans leurs paysages de sorte que l’Occidental les imaginent se mouvant dans un décor peint par Hokusai. Lequel donne une leçon de sobriété et de composition aux artistes d’aujourd’hui. Et en l’occurrence à Naomi Kawase.

 

Ce film est une goutte lumineuse de cinéma tant elle sert de miroir à plusieurs composantes de la réalité sociale japonaise. Kawase construit son film comme un huis clos où se confrontent trois générations : la petite vieille Tokue, les jeunes étudiantes, Sentaro le vendeur de dorayakis et sa patronne. Tokue devrait être objectivement la plus aliénée de toutes ces personnes, en raison de son âge, de sa maladie, de sa solitude et de l’ostracisme que lui fait subir la société. Mais en réalité, c’est la plus rayonnante en ce sens que sa joie de vivre irradie sur tout le film. Alors que les autres personnages plus jeunes traînent des incertitudes d’insouciants (les trois collégiennes), des fonds de contrariété (Wakana, la jeune collégienne), une dette (Sentaro), un cynisme de capitaliste (la patronne). De tous ces personnages, Tokue est la plus ouverte aux choses de ce monde : elle prend le temps d’admirer les cerisiers en fleurs et celui de parler aux haricots qui serviront à faire les dorayakis. Car Kawase joue sur les contrastes pour mettre en valeur les ingrédients les plus essentiels de son film (la beauté, la liberté, le sourire), en opposant les personnages mais aussi d’une manière plus discrète en les donnant à voir sur Tokue, malade de la lèpre tandis que son esprit jouit de la lumière du monde. Cette Tokue, c’est le vieux Japon qui se transmet aux générations souffrantes d’aujourd’hui. Que dit-elle dans le fond, sinon de sourire au monde, mais surtout de lui parler pour qu’il vous rende heureux. Si elle parle aux haricots qui cuisent, c’est pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes. Or, dans ce dialogue surréaliste, c’est le parleur qui s’oblige à composer avec le temps et à dépasser sa hâte afin d’ajuster ses actes au processus de la création, en l’occurrence la création culinaire des dorayakis. Ce travail perfectionniste, les Japonais le cultivent au point qu’il est devenu un élément clé de leur civilisation. Mais Tokue, dans ce domaine, est la meilleure car elle ajuste au sucré des dorayakis le sourire qu’il suscite. Elle les aime ses haricots, Tokue. Et si Sentaro ne fait pas de bons dorayakis, c’est qu’il le fait sans sourire. 3 Comment peut-on faire du sucré sans sourire ? » Le plaisir de faire bien, beau et juste suffit à faire son homme. Peu importe les lèpres de la vie, pourvu que l’homme utilise la perfection de sa machine pour les transcender en produisant de la perfection. Voilà pourquoi, malgré leurs rhumatismes, Dzovinar s’est sublimée une fois dans sa vie par le chant lyrique et Alain par la peinture. La paix soit avec eux !

 

Denis Donikian

13 février 2016

Muscari armeniacum

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 3:55

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Muscari armeniacum, le muscari d’Arménie est originaire de l’Europe du sud-est : en Arménie comme son nom l’indique, mais aussi en Turquie et dans le Caucase. Poussant en altitude, il est totalement rustique dans nos jardins français, et supporte sans dommage les températures de -15°C, résistant parfois jusqu’à -25 °C.

Description de Muscari armeniacum

Muscari armeniacum est une plante bulbeuse de petite taille. Les feuilles sont longues et étroites, en forme de gouttière, elles forment une rosette basale d’un beau vert qui émet 3 à 5 hampe florale lorsque le bulbe est bien développé. Les hampes florales atteignent à peine 20 cm de haut. Bien dressées, elles portent 20 à 40 petites fleurs tubulaires bleues à violettes, parfumées. Il en existe une forme blanche. Ces fleurs bleues sont serrées en grappe compacte, d’où le nom donné parfois en Angleterre de ‘ jacinthe de raisin’. Souvent le bleu cobalt des fleurs est rehaussé d’une marge blanche. La pollinisation est assurée par les insectes, et des fruits trigones murissent, produisant de nombreuses graines rondes et noires.

 

La suite ICI 

7 février 2016

Kouyr MARTHA

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 5:35

 

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Un jour, un ancien du Collège ( pour les non-initiés, le « Collège » n’est autre que le Collège Samuel Moorat, sis au 26 rue Troyon à Sèvres, juste en face des Usines Renault qui s’étendaient jusqu’à la pointe de l’île Seguin et qu’elles occupèrent de 1929 à 1992), un certain Alain Barsamian, peintre de son état et photographe, m’envoya une photo d’une certaine Kouyr Martha, me demandant si je la connaissais, vu que j’avais passé cinq années dans ce vivier où des prêtres catholiques élevaient des alevins d’Arméniens pour en faire des ichkhantsougs. Kouyr Martha… Kouyr Martha… J’avais du mal à gratter dans mes souvenirs en quête de cette Kouyr Martha qui avait la consistance d’un fantôme. Jusqu’au moment où me revint en mémoire une minuscule dame bigleuse à la voix aiguë, toute courbée, mais souriante en permanence, active comme une souris, aimante comme une mère, généreuse comme une grand-mère arménienne et riche de tous les enfants du collège qui passèrent dans ses mains. Et surtout discrète, petite qui se faisait petit, tellement qu’on ne la voyait jamais sur les photos de fin d’année sur lesquelles figuraient prêtres, professeurs et élèves. Et pourtant, je peux le dire, nous avons tous quelque chose en nous de Kouyr Martha. C’était la petite main du collège, celle qui besognait dans son coin, aidait à la cuisine à nous préparer des plats merveilleusement arméniens, et qui probablement aussi faisait la bonne pour les curés. Elle nous aimait, Kouyr Martha, et nous, nous ne le savions pas. Elle nous aimait de tout l’amour d’une survivante du génocide arménien puisqu’elle était née en 1887 du côté de Trébizonde et qu’elle échappa au génocide en fuyant vers Alep. Ainsi nous avions parmi nous une survivante et nous l’ignorions. Mais elle savait probablement qu’en nous servant la soupe elle contribuait à nourrir les voix qui plus tard allaient se mettre au service de la sienne pour dire leurs faits et leurs méfaits aux fils de bourreaux. Je pense à Patrick Devedjian, Ara Krikorian, Kegham Kévonian et tant d’autres, qu’elle a en quelque sorte élevés dans l’art de la révolte, de l’indignation et du courage. Alors, merci Kouyr Martha, au nom de tous ceux qui ont bénéficié de ton dévouement et de ton amour sans borne.

31 janvier 2016

Voilà où mènent les caprices d’un oligarque

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 7:35

 

Lionsduzoo

GUMRI (DailyMail.com) – Frappant de désespoir leurs têtes contre le mur et regardant tristement à travers les barreaux de leurs cages misérables, tels sont les pensionnaires du zoo le plus abominable au monde. Le pire parc animalier au monde est aussi probablement le plus petit. Seuls trois lions, deux ourses et deux cochons d’Inde passent leurs jours ennuyeux, tenaillés par la faim, dans de minuscules cages, montrant tous les signes de créatures rendues progressivement folles par leur existence atroce. Ce qu’il reste du caprice d’un milliardaire, achetés pour l’amusement d’un oligarque arménien afin de conforter son ego et de parader devant ses amis, lors de fêtes inspirées de la jungle.

 

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