Ecrittératures

8 novembre 2017

Trente-six vues de mont Tarara (5) 

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 6:28

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Le point de vue de Mona Lisa

 

Tiens, c’est vrai. Elle a mon sourire. Leonardo, s’il avait planté son chevalet devant elle, il aurait certainement réussi à le restituer aussi le sourire de cette montagne. Et puis, il aurait eu beaucoup de chance, car elle au moins, jamais elle ne bouge.
Jamais elle ne bouge ! m’aurait-il répliqué. Mais elle change tout le temps ! Elle tourne sur elle-même. C’est toujours comme ça avec les montagnes. L’air de rien, elles déplacent leurs lignes et disparaissent pour réapparaître autrement.

C’est à cause de la lumière peut-être, Leonardo !

Mais oui, m’aurait-il répondu, c’est à cause de la lumière. L’homme se contente de peindre les ombres. Mais la lumière, c’est Dieu. Et cette lumière-là, Lisa mia, elle est insaisissable. Elle joue avec les reliefs et se joue de nous, les peintres. C’est pourquoi, les paysages, je préfère les imaginer. Quant à planter mon chevalet dans la nature, ça non !

Pourtant, Leonardo, je lui aurais dit, tu aimes tout ce qui est virginal ! Or, quoi de plus virginal que cette montagne !

Pure, cette montagne ! Allons donc ! Cara mia ! Tous ceux qui la regardent brûlent de la grimper. Une jeune pucelle qui se sait regardée par un homme a déjà perdu sa part d’innocence, non ?

Mais Leonardo, cette montagne est de pierre ! Ce n’est pas comme moi ! Et puis tes propos ont quelque chose d’effrayant. Toi qui m’as regardée si longuement, si minutieusement pour me peindre, que cherchais-tu donc à saisir ? Dis, que cherchais-tu quand tu portais les yeux sur moi ? Tes yeux tellement patients et tellement passionnés ! Car je dois te l’avouer à présent, j’ai eu parfois l’impression, tandis que tu me peignais, d’être caressée et que mon être tout entier n’était que jouissance pure, spirituelle. Une jouissance mystique en quelque sorte.
Ce que je cherchais en toi Lisa, c’était ton humanité, toute ton humanité, c’est-à-dire cette innocence divine d’un corps menacé par les forces naturelle qui montent à travers ses veines ?

 

Voilà ce qu’il m’avait répondu un jour, Leonardo. Ce criminel ! Il donne en pâture à tous les voyeurs du monde cette image de moi qui n’est pas moi. Il m’a figée dans un sourire de vierge pour l’éternité, juste avant que je rencontre Sergio, puis Claudio, puis Alfonso. Non, Alfonso est venu avant Claudio… Dans le fond, cette montagne, je lui trouve trop de poitrine.

 

 

(2003-2017)

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14 septembre 2017

Gomidas à Aghtamar

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 9:11

Gomidas dans l’église d’Aghtamar

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 9:06

21 août 2017

Karékine II donne une messe aux nudistes arméniens

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 4:12
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Journal Le nu et le cru : Votre Sainteté, quelle impression vous a laissé cette messe consacrée à la nudité des citoyens arméniens ?

Karékine II : J’étais très inquiet durant l’office. Je n’arrêtais pas de penser à la même chose.

Journal Le nu et le cru : Quelle chose, votre Sainteté ? Comment feraient-ils pour recevoir les Saintes Huiles peut-être?

Karékine II : Pas du tout, vous n’y êtes pas.

Journal Le nu et le cru : Alors quoi ?

Karékine II : Je me demandais d’où ils allaient bien pouvoir sortir l’argent pour la quête ? A les voir, je me disais qu’aujourd’hui, ce serait un coup pour rien.

 

 

24 juin 2017

Le syndrome de la godasse ou le complexe arménien du number one.

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 11:51

article du 4 août 2010

Rendons à César ce qui revient à César et aux Arméniens cette chaussure de cuir récemment découverte d’environ 5 500 ans. Et qu’on ne me demande pas si les Arméniens existaient en ce temps-là comme Arméniens aussi bien qu’ils existent aujourd’hui. Et si oui, s’ils étaient hier ce qu’ils sont encore maintenant. Ni si le pied droit qui porta cette chaussure il y a 5 500 ans était un pied arménien. Ni s’il y a 5 500 ans, des frontières délimitaient un pays qui se serait appelé Arménie où auraient vécu exclusivement des Arméniens. Mais surtout qu’on n’aille pas me dire que d’autres chaussures plus anciennes ont été découvertes avant celle-ci. Comme ces « sandales en corde et autres matières organiques vieilles de 7 000 ans, mises au jour dans la grotte d’Arnold Research Cave, dans l’Etat de Missouri (Etats-Unis) en 1975, et leurs quasi contemporaines exhumées en 1993 dans une cavité du désert de Judée, en Israël », ainsi qu’ose le stipuler la méchante revue Sciences et Avenir. C’est scandaleux que ces sandales ! On parle de cuir ici, et non de corde.  Alors que le lecteur arménien, outré par des assertions qui humilient une fois encore la nation arménienne écrive pour protester à la rédaction de Sciences et Avenir (33 rue Vivienne 75083 Paris cedex 02. e-mail : redaction@sciences-et-avenir.com, téléphone : 01 55 35 56 00). Y en a marre ! C’est du négationnisme de cordonnier. Non content de nous nier par l’histoire, voici qu’on nous nie par la science. Que dis-je ? C’est le génie des Arméniens qu’on veut  passer à la trappe. Intolérable ! Y en a marre ! Marre de marre !

Comme hier ils furent réduits à n’être rien, aujourd’hui les Arméniens voudraient être tout, même ce qu’ils ne sont pas. Mais comme ils ne peuvent être tout, ils cherchent partout des motifs qui les mettent au premier rang des hommes. Car être premier, c’est être quelque chose. Et tout d’abord, c’est faire mentir l’histoire qui a cru rabaisser les Arméniens au niveau le plus bas de l’humanité, là où trottent les chiens et où se faufilent les cafards.

Aujourd’hui les Arméniens n’ont de cesse qu’ils dépassent les autres peuples, multipliant les exemples qui prouveraient leur excellence, quitte à transformer la réalité en fiction et à mettre les choses au diapason de leur mythologie.

C’est ainsi qu’ils se targuent d’être la première nation au monde à avoir embrassé le christianisme comme religion d’Etat.  Embrassé l’embrassement du prochain comme soi-même dans l’élan furieux d’une révélation. Comme si brusquement, à un moment donné de leur histoire, sous le coup d’une grâce divine sans pareille, ils étaient tous passés unanimement dans le camp de la nouvelle religion. Jetant aux orties leurs vieilles croyances, leurs mythes archaïques, leur mentalité terrienne pour ne pas dire paysanne. Comme si la « chose » avait eu lieu sans heurt, sans réticence, sans bataille. Comme si le sang n’avait pas été versé pour que s’impose l’ordre chrétien. Comme si les religions d’alors n’étaient pas en concurrence. Comme si les hommes animés d’intérêts farouches s’étaient soudainement convertis à l’amour de l’homme et à la paix en Dieu. Alors que les affrontements furent atroces, armées contre armées, haines contre haines. Certes, une date est une date. 301 après Jésus Christ restera toujours 301 après Jésus-Christ. Mais le mensonge sur l’histoire est tel qu’aujourd’hui les Arméniens ont du mal avec leur conversion générale spontanée. Ils en viennent même à rejeter comme non arméniens tous ces Arméniens convertis à l’Islam. Sans compter qu’aujourd’hui, en Arménie, l’amour de soi coiffe à chaque seconde l’amour de l’autre au poteau.

Dans le même ordre d’idée, celle où les Arméniens furent excellents, l’expression « premier génocide du XXème siècle ». À croire que nous aurions fait de sacrés efforts pour ça. C’est dire que les Juifs auraient été moins rapides que nous dans la course à l’extermination par les maîtres de guerre et qu’ils n’ont qu’à aller se rhabiller. Ils auront beau faire et beau dire, c’est nous qui avons souffert les premiers d’une volonté d’anéantissement. D’aucuns, encore des négationnistes mal intentionnés, affirment qu’en 1904 les Héréros de l’actuelle Namibie auraient subi un génocide quand la culture allemande représentée sur le terrain par le général Lothar von Trotha s’avisa de les civiliser.  D’accord. Une date est une date. 1904 après Jésus-Christ restera toujours 1904 après Jésus-Christ. Et non 1915. Mais nous, nous avons le nombre de notre côté. Le quantitatif engendre le qualitatif, non ? C’est incontournable. 1 500 000. Les Héréros n’ont qu’à s’accrocher derrière notre locomotive, il n’y aura jamais de place pour eux tellement nos wagons pour l’enfer étaient pleins à craquer.

Et quand un Arménien est au sommet de l’humanité, reconnu par tous les hommes pour telle prouesse ou telle performance, c’est comme si tous les Arméniens en leur entier ressuscitaient dans l’estime des nations. Aznavour par exemple. Ne disons pas qu’Aznavour est arménien. Aznavour est tous les Arméniens. Il est aussi bien Garabed, l’épicier de la rue Beaumont à Marseille que Robert Kotcharian, ex président de la république d’Arménie. Peu importe d’ailleurs que celui-ci ait utilisé sa période présidentielle pour se mettre un magot de 4 milliards de côté. D’ailleurs, l’épicier Garabed l’y a certainement aidé en donnant un peu de ses économies au fonds arménien. Il est vrai que si ce même Garabed avait été aussi célèbre qu’Aznavour, il aurait pu faire mieux pour Kotcharian en demandant à l’Union européenne de mettre la main à la poche pour secourir la pauvrette Arménie. D’ailleurs quand Aznavour chante sur les scènes du monde entier, c’est tout bénèf pour les Arméniens. Même pour Kotcharian qui n’a pas la même voix que lui, vu qu’il a une voix de fausset. Je n’ai pas dit de falsificateur. En tout cas, la voix d’Aznavour, c’est la voix de tous les Arméniens. Quand il parle pour nous, on dirait que c’est nous qui parlons. Comme le jour où  il a déclaré que tout le monde pouvait mourir d’une crise cardiaque, au moment où, au sortir du Paplavok, boîte de jazz à Erevan, un sbire de son ami Kotcharian venait de tabasser à mort un certain Boghos Boghossian, dans les chiottes (auxquelles on avait affecté la vieille Siranouch pour les nettoyer, histoire de lui compléter sa retraite par les pourboires). Une voix d’or, Aznavour. Et qu’on ne s’avise pas de nous le salir, notre monument de sagesse, d’art et de charité.

Dans le domaine du rare, les Arméniens ont Geghart. La moindre mouche touristique arménienne ne peut faire que d’y coller sa trompe à pomper de la merveille. Ah ! Oh ! Ih ! Ah ! On lui montre une église creusée dans la roche à mains nues et elle croit que c’est elle qui a fait ça. De fait, comme les Arméniens n’ont d’autre culture qu’une culture du soi, tout ce qu’on leur montre d’original comme arménien fait miroir. Un Arménien se voit dans Geghart comme dans Aznavour (pas forcément dans Kotcharian, je vous l’accorde). C’est que tout Arménien qui se respecte, même celui qui a la possibilité de voyager loin,  ne s’embarrasse pas du relatif. Le jugement arménien est d’autant plus entier que tout objet arménien est forcément un objet absolu. Ainsi, pour un Arménien, s’extasier sur Geghart suppose qu’on ne doit pas venir lui troubler son plaisir avec Petra. D’ailleurs, il trouverait toujours de quoi mettre Geghart au-dessus de Petra, même si Petra pourrait contenir des dizaines de Geghart. Sans quoi, c’est son esprit qui dégringolerait dans le caniveau en se faufilant comme un cafard cherchant un trou où se cacher. Or, l’Arménien a besoin d’extraordinaire pour rester arménien. C’est pourquoi il a peur de quitter ses frontières. Dérian, Tcharents, Parouïr Sevak seraient-ils des génies si on les comparait à Verlaine, Maïakovski ou Claudel ? La culture arménienne est nationale, car c’est une question vitale.

Cette tendance à vouloir se hisser à tout prix et à la moindre occasion au premier rang des hommes relève du pathologique. C’est le syndrome de la godasse, par référence à cette vieille chaussure qu’on situerait comme la plus ancienne de l’humanité. Il n’y a que les gogos pour y croire. Combien de fois ne m’a-t-on pas dit en Arménie que De Gaulle était arménien ? (Ou né en Arménie, ce qui suppose qu’il avait quelque chose d’arménien). Et même Chirac. Et que le lieu géographique du paradis biblique serait l’Arménie. (Au point où nous en sommes, pourquoi pas ?) De fait, cette propension de l’imaginaire arménien à s’élever au sommet par le truchement d’hommes célébrés par toute la terre montre à quel point les Arméniens se sentent encore rabaissés. Et ceux qui systématisent dans des journaux internes à la communauté ce complexe arménien du number one sont d’autant plus malades qu’ils le propagent en entretenant ce ridicule comme un signe de santé nationale. Il est vrai qu’il ne faut pas dire qu’à l’époque soviétique les chaussures fabriquées en Arménie avaient la réputation de ne durer que trois jours. Un record.

Denis Donikian

26 mai 2017

Brèves de plaisanterie (375)

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 2:38

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Un jour  fort battu par le temps des horloges

A celle qui narguait les forçats de l’usine

Il  mit sa revanche en pleine gueule

21 mai 2017

Halte à la pollution par le plastique

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 9:50

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Chers amis, chères amies,

En 2050, il y aura plus de plastique que de poisson dans nos océans.

C’est une honte. La moitié du plastique que nous fabriquons n’est utilisée qu’une seule fois, puis jetée, étouffant ainsi nos océans et les animaux qui y vivent.

Mais dans quelques jours, nos gouvernements pourraient faire refluer cette marée et s’engager pour des océans propres au cours d’un sommet historique. La pression de l’opinion publique vient de forcer le 2ème pollueur au monde, l’Indonésie, à promettre de réduire de 70% ses déchets plastiques! Aujourd’hui, nous devons forcer la main d’autres grands pollueurs.

Si un million d’entre nous rejoint cet un appel international, le Directeur du Programme des Nations Unies pour l’environnement annoncera notre pétition depuis la tribune du Sommet et oeuvrera à nos côtés afin de pousser les pays à interdire les plastiques à usage unique, pour que nos océans puissent respirer de nouveau. Signez ici:

https://secure.avaaz.org/campaign/fr/end_plastic_pollution_fr/?toFtulb&v=500316028&cl=12650390782&_checksum=2ef2e9128dc8d1663d6b985a656c897164978d9417f9230ef228bd25bbe2b25b

Où que nous vivions, chaque bouffée d’air nous connecte aux océans. Ils génèrent la majeure partie de notre oxygène. Ils régulent notre climat, transforment l’eau en nuages qui nous donnent de la pluie. Et ils hébergent près de 80% des espèces vivantes de la planète. Nous ne pouvons pas survivre sans les océans.

Mais aujourd’hui, nos océans ne survivront pas sans nous.

Les humains ont ruiné la santé de nos océans et nous devons la restaurer. La bonne nouvelle, c’est qu’à peine 5 pays sont responsables de plus de la moitié des déchets plastiques marins. Si nous braquons l’attention du monde entier sur les plus gros pollueurs dès aujourd’hui, nous pouvons changer la donne au niveau mondial pour des mers enfin débarrassées du plastique. Ce qui manque? La motivation. Et c’est là que nous intervenons.

Faisons entendre un immense tollé à nos gouvernements pour cesser d’étouffer nos océans. Une fois que nous aurons atteint un million de signatures, Avaaz lancera des campagnes ciblant les plus grands pollueurs afin de les mettre sous pression jusqu’à ce qu’ils agissent.

https://secure.avaaz.org/campaign/fr/end_plastic_pollution_fr/?toFtulb&v=500316028&cl=12650390782&_checksum=2ef2e9128dc8d1663d6b985a656c897164978d9417f9230ef228bd25bbe2b25b

Notre mouvement s’est battu courageusement pour protéger de magnifiques forêts vierges et de grandes aires océaniques. Aujourd’hui, l’heure tourne pour avoir raison de la pollution au plastique, avant qu’elle n’ait raison de nous.

Avec espoir et détermination,

Dalia, Lisa, Alice, Carol, Danny et toute l’équipe d’Avaaz

POUR PLUS D’INFORMATIONS:

Les océans pollués par des particules invisibles de plastique (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/02/22/les-oceans-pollues-par-des-particules-invisibles-de-plastique_5083321_3244.html

En 2050, les océans compteront plus de plastique que de poisson (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/sciences/2016/01/25/01008-20160125ARTFIG00358-en-2050-les-oceans-compteront-plus-de-plastique-que-de-poisson.php

L’océan Arctique, cul-de-sac pour la pollution plastique (Sciences et Avenir)
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/l-ocean-arctique-cul-de-sac-pour-la-pollution-plastique_112383

Des particules de micro-plastiques dans les sel marins (Santé Belgique)
https://www.health.belgium.be/fr/news/des-particules-de-micro-plastiques-dans-les-sel-marin#article

La carte interactive de la Nasa qui illustre le désastre de la pollution en mer (Atlantico)
http://www.atlantico.fr/decryptage/carte-interactive-nasa-qui-illustre-desastre-pollution-en-mer-2295528.html#PL0vOgI7Pxq7KFDT.99

L’Indonésie ambitionne de réduire sa pollution marine de 70% d’ici 2025 (Kombini)
http://www.konbini.com/fr/tendances-2/lindonesie-ambitionne-de-nettoyer-pollution-marine-de-70-dici-2025/

19 avril 2017

Action de POLLINIS

Filed under: APPEL à DIFFUSER,L'ACTU QUI TUE,Uncategorized — denisdonikian @ 8:33
CE Bulletin

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Chère amie, cher ami,

La disparition massive des abeilles et pollinisateurs sauvages a beau être connue,…

… l’urgence à stopper cette hécatombe – qui met en danger les plantes à fleurs, la beauté de nos campagnes, les fruits et légumes, la diversité et la sécurité alimentaire – a beau être reconnue,…

… les mesures prises pour protéger les pollinisateurs restent dérisoires.

Quand elles ne sont pas carrément contre-productives.

Témoins, ces programmes de financement par la France et l’Europe de « bandes  fleuries » le long des grandes cultures – théoriquement pour améliorer la nourriture des abeilles qui ne peuvent plus se nourrir tout au long de la saison sur les zones de grandes cultures devenues de véritables déserts biologiques. (1) (2)

Or, il y a désespérément besoin des abeilles sauvages pour polliniser les gigantesques surfaces de colza ou de tournesols gavées de pesticides, et garantir la qualité et la quantité des récoltes. (3)

Résultat :

La « bande fleurie » se transforme en piège à pollinisateurs. Et les terres sont parfois tellement contaminées par les pesticides qu’on en retrouve jusque dans le nectar des fleurs soi-disant semées pour aider les abeilles. (4)

Les décisions aberrantes de ce type sont nombreuses, et ce pour une simple raison.

Elles ont l’apparence d’une solution et évitent aux pouvoirs publics de s’attaquer à la cause principale de la mortalité des pollinisateurs : le déversement massif de pesticides indispensables à l’agriculture intensive (5) (6) et la mainmise de l’industrie agrochimique sur les activités des agriculteurs, les monocultures et la disparition des haies et de la biodiversité.

C’est pour arrêter ces faux-semblants et cette politique de l’autruche dangereuse pour notre avenir à tous, que toute l’équipe de POLLINIS se bat inlassablement.

Dans notre Charte 2017 pour la Protection des Pollinisateurs, nous demandons :

1- L’interdiction de tous les néonicotinoïdes et pesticides tueurs d’abeilles – ancienne et nouvelle génération – pour arrêter d’urgence le déclin dramatique des pollinisateurs ;

2- La protection des droits des citoyens contre les abus de l’industrie agrochimique et le rejet de la Directive Secrets d’affaire qui exonère les multinationales de rendre des comptes sur les substances utilisées dans les champs ou les médicaments ;

3- La garantie que de nouvelles substances toxiques pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages ne seront plus mises sur le marché en exigeant des autorités sanitaires une contre-expertise systématique aux études remises par les entreprises agrochimiques pour l’homologation de leurs produits ;

4- L’accélération de la transition vers une agriculture respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend en réaffectant les fonds dédiés actuellement pour soutenir à bout de bras l’agriculture industrielle au financement des agriculteurs qui souhaitent évoluer vers une agriculture propre et pérenne.

Ces dernières semaines, nous avons fait feu de tout bois pour soumettre cette Charte, et les arguments qui l’étayent, aux candidats à l’élection présidentielle. Pour qu’ils s’engagent à la mettre en œuvre.

Grâce à la formidable participation des sympathisants de POLLINIS, les candidats ont vu le nombre des électeurs les exhortant à s’engager à défendre les pollinisateurs gonfler inexorablement, semaine après semaine. Deux candidats, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont d’ores et déjà ratifié la Charte. Et d’autres prises de contact sont sur le point d’aboutir.

Je vous laisse découvrir toutes ces informations dans notre Bulletin, en cliquant ici.

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Mais avant, je voudrais juste vous dire deux choses :

Toutes ces actions pour la protection des pollinisateurs et pour une agriculture qui les respecte, nous les mènerons aujourd’hui jusqu’au bout du second tour de la Présidentielle, demain à l’occasion des Législatives, et après-demain auprès de ceux qui feront la politique agricole de notre pays.

C’est pourquoi, par exemple, POLLINIS commence à initier les futurs ingénieurs agronomes à l’importance du contre-lobbying.

Et toutes ces actions, nous les menons uniquement grâce au soutien financier de donateurs comme vous.

Sans vous, sans votre soutien sans faille au combat, rien ne serait possible. Aussi, je tiens à vous remercier du fond du cœur, au nom de toute l’équipe de POLLINIS.

Pour renouveler votre soutien et permettre à POLLINIS d’intensifier ses actions en faveur des abeilles, de l’environnement, et d’une agriculture durable, respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend, vous pouvez faire un don tout en bas de la newsletter en cliquant ici.

Quel que soit le montant de votre contribution, sachez qu’elle sera une aide précieuse pour nous permettre de financer le travail de notre équipe, les grandes mobilisations citoyennes nécessaires pour faire barrage aux lobbies agrochimiques, ou encore les projets de conservation et protection de l’abeille qui ont désespérément besoin de financement.

Je vous remercie par avance pour votre soutien, et vous souhaite bonne lecture de notre Bulletin d’informations !

Nicolas Laarman
Délégué Général
POLLINIS

18 mars 2017

Vidures encore et toujours : Nubarashen

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 8:06

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( photo: Denis Donikian copyright)

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Voir les photos de Karo SAKAYAN : Nubarashen landfill: 52 lost hectares

 

 

3 février 2017

Paradjanov, le dernier collage

Filed under: APPEL à DIFFUSER,Uncategorized — denisdonikian @ 8:44

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On me signale que « Paradjanov: le dernier collage » de Ruben Kevorkiantz et Krikor Hamel sera projeté à la librairie de cinéma du Panthéon à Paris le mercredi 15 février à partir de 20h.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=8762.html

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