Ecrittératures

18 mars 2017

Vidures encore et toujours : Nubarashen

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 8:06

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( photo: Denis Donikian copyright)

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Voir les photos de Karo SAKAYAN : Nubarashen landfill: 52 lost hectares

 

 

3 février 2017

Paradjanov, le dernier collage

Filed under: APPEL à DIFFUSER,Uncategorized — denisdonikian @ 8:44

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On me signale que « Paradjanov: le dernier collage » de Ruben Kevorkiantz et Krikor Hamel sera projeté à la librairie de cinéma du Panthéon à Paris le mercredi 15 février à partir de 20h.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=8762.html

1 janvier 2017

Brèves de plaisanterie (194)

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 6:45

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Trump Poutine Erdogan

Au trio gagnant des imbéciles

Marilyn dit : Faites nous marrer en 2017

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17 novembre 2016

Brèves de plaisanterie (105)

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 4:41

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(Photo: ICI)

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Après les pluies après les pluies de la nuit

Après la remontée de lumière

L’azur L’azur pleinement

 

15 septembre 2016

Brèves de plaisanterie (3)

Filed under: APHORISMES,Uncategorized — denisdonikian @ 5:43

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Les pompiers pompent l’air

Compter les pompes

Râper les r

Puis déguster le silence

26 février 2016

Les délices du cinéma

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 4:33

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« Nous sommes nés pour regarder et écouter le monde ». C’est ce que dit Tokue la vieille dame du dernier film de Naomi Kawase : « Les délices de Tokyo »adapté du roman de Durian Sukegawa. Mais dans mon esprit, j’entends peut-être autre chose. J’entends : « Nous sommes nés pour regarder et écouter la beauté du monde ».   S’il y avait une leçon à retenir parmi tant d’autres que ce film distille avec une discrétion toute japonaise, je retiendrais celle-là. Or, cette beauté du monde, les Japonais l’accueillent avec une sensibilité aussi naïve que scrupuleuse tant elle modèle leur façon d’être. Ils savent, ces Japonais, la mettre en scène dans leurs rues et dans leurs paysages de sorte que l’Occidental les imaginent se mouvant dans un décor peint par Hokusai. Lequel donne une leçon de sobriété et de composition aux artistes d’aujourd’hui. Et en l’occurrence à Naomi Kawase.

 

Ce film est une goutte lumineuse de cinéma tant elle sert de miroir à plusieurs composantes de la réalité sociale japonaise. Kawase construit son film comme un huis clos où se confrontent trois générations : la petite vieille Tokue, les jeunes étudiantes, Sentaro le vendeur de dorayakis et sa patronne. Tokue devrait être objectivement la plus aliénée de toutes ces personnes, en raison de son âge, de sa maladie, de sa solitude et de l’ostracisme que lui fait subir la société. Mais en réalité, c’est la plus rayonnante en ce sens que sa joie de vivre irradie sur tout le film. Alors que les autres personnages plus jeunes traînent des incertitudes d’insouciants (les trois collégiennes), des fonds de contrariété (Wakana, la jeune collégienne), une dette (Sentaro), un cynisme de capitaliste (la patronne). De tous ces personnages, Tokue est la plus ouverte aux choses de ce monde : elle prend le temps d’admirer les cerisiers en fleurs et celui de parler aux haricots qui serviront à faire les dorayakis. Car Kawase joue sur les contrastes pour mettre en valeur les ingrédients les plus essentiels de son film (la beauté, la liberté, le sourire), en opposant les personnages mais aussi d’une manière plus discrète en les donnant à voir sur Tokue, malade de la lèpre tandis que son esprit jouit de la lumière du monde. Cette Tokue, c’est le vieux Japon qui se transmet aux générations souffrantes d’aujourd’hui. Que dit-elle dans le fond, sinon de sourire au monde, mais surtout de lui parler pour qu’il vous rende heureux. Si elle parle aux haricots qui cuisent, c’est pour qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes. Or, dans ce dialogue surréaliste, c’est le parleur qui s’oblige à composer avec le temps et à dépasser sa hâte afin d’ajuster ses actes au processus de la création, en l’occurrence la création culinaire des dorayakis. Ce travail perfectionniste, les Japonais le cultivent au point qu’il est devenu un élément clé de leur civilisation. Mais Tokue, dans ce domaine, est la meilleure car elle ajuste au sucré des dorayakis le sourire qu’il suscite. Elle les aime ses haricots, Tokue. Et si Sentaro ne fait pas de bons dorayakis, c’est qu’il le fait sans sourire. 3 Comment peut-on faire du sucré sans sourire ? » Le plaisir de faire bien, beau et juste suffit à faire son homme. Peu importe les lèpres de la vie, pourvu que l’homme utilise la perfection de sa machine pour les transcender en produisant de la perfection. Voilà pourquoi, malgré leurs rhumatismes, Dzovinar s’est sublimée une fois dans sa vie par le chant lyrique et Alain par la peinture. La paix soit avec eux !

 

Denis Donikian

13 février 2016

Muscari armeniacum

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 3:55

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Muscari armeniacum, le muscari d’Arménie est originaire de l’Europe du sud-est : en Arménie comme son nom l’indique, mais aussi en Turquie et dans le Caucase. Poussant en altitude, il est totalement rustique dans nos jardins français, et supporte sans dommage les températures de -15°C, résistant parfois jusqu’à -25 °C.

Description de Muscari armeniacum

Muscari armeniacum est une plante bulbeuse de petite taille. Les feuilles sont longues et étroites, en forme de gouttière, elles forment une rosette basale d’un beau vert qui émet 3 à 5 hampe florale lorsque le bulbe est bien développé. Les hampes florales atteignent à peine 20 cm de haut. Bien dressées, elles portent 20 à 40 petites fleurs tubulaires bleues à violettes, parfumées. Il en existe une forme blanche. Ces fleurs bleues sont serrées en grappe compacte, d’où le nom donné parfois en Angleterre de ‘ jacinthe de raisin’. Souvent le bleu cobalt des fleurs est rehaussé d’une marge blanche. La pollinisation est assurée par les insectes, et des fruits trigones murissent, produisant de nombreuses graines rondes et noires.

 

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7 février 2016

Kouyr MARTHA

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 5:35

 

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Un jour, un ancien du Collège ( pour les non-initiés, le « Collège » n’est autre que le Collège Samuel Moorat, sis au 26 rue Troyon à Sèvres, juste en face des Usines Renault qui s’étendaient jusqu’à la pointe de l’île Seguin et qu’elles occupèrent de 1929 à 1992), un certain Alain Barsamian, peintre de son état et photographe, m’envoya une photo d’une certaine Kouyr Martha, me demandant si je la connaissais, vu que j’avais passé cinq années dans ce vivier où des prêtres catholiques élevaient des alevins d’Arméniens pour en faire des ichkhantsougs. Kouyr Martha… Kouyr Martha… J’avais du mal à gratter dans mes souvenirs en quête de cette Kouyr Martha qui avait la consistance d’un fantôme. Jusqu’au moment où me revint en mémoire une minuscule dame bigleuse à la voix aiguë, toute courbée, mais souriante en permanence, active comme une souris, aimante comme une mère, généreuse comme une grand-mère arménienne et riche de tous les enfants du collège qui passèrent dans ses mains. Et surtout discrète, petite qui se faisait petit, tellement qu’on ne la voyait jamais sur les photos de fin d’année sur lesquelles figuraient prêtres, professeurs et élèves. Et pourtant, je peux le dire, nous avons tous quelque chose en nous de Kouyr Martha. C’était la petite main du collège, celle qui besognait dans son coin, aidait à la cuisine à nous préparer des plats merveilleusement arméniens, et qui probablement aussi faisait la bonne pour les curés. Elle nous aimait, Kouyr Martha, et nous, nous ne le savions pas. Elle nous aimait de tout l’amour d’une survivante du génocide arménien puisqu’elle était née en 1887 du côté de Trébizonde et qu’elle échappa au génocide en fuyant vers Alep. Ainsi nous avions parmi nous une survivante et nous l’ignorions. Mais elle savait probablement qu’en nous servant la soupe elle contribuait à nourrir les voix qui plus tard allaient se mettre au service de la sienne pour dire leurs faits et leurs méfaits aux fils de bourreaux. Je pense à Patrick Devedjian, Ara Krikorian, Kegham Kévonian et tant d’autres, qu’elle a en quelque sorte élevés dans l’art de la révolte, de l’indignation et du courage. Alors, merci Kouyr Martha, au nom de tous ceux qui ont bénéficié de ton dévouement et de ton amour sans borne.

31 janvier 2016

Voilà où mènent les caprices d’un oligarque

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 7:35

 

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GUMRI (DailyMail.com) – Frappant de désespoir leurs têtes contre le mur et regardant tristement à travers les barreaux de leurs cages misérables, tels sont les pensionnaires du zoo le plus abominable au monde. Le pire parc animalier au monde est aussi probablement le plus petit. Seuls trois lions, deux ourses et deux cochons d’Inde passent leurs jours ennuyeux, tenaillés par la faim, dans de minuscules cages, montrant tous les signes de créatures rendues progressivement folles par leur existence atroce. Ce qu’il reste du caprice d’un milliardaire, achetés pour l’amusement d’un oligarque arménien afin de conforter son ego et de parader devant ses amis, lors de fêtes inspirées de la jungle.

 

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10 novembre 2015

Entretien autour d’une décharge. Arménie (6)

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 3:12

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Christopher Atamian : Parlons maintenant de sa réception dans la diaspora. Comment la qualifier étant donné le nombre dérisoire des Arméniens qui lisent. En Arménie aussi d’ailleurs les gens lisent peu.

DD : Il faut s’entendre d’abord sur ce que lisent les Arméniens de la diaspora. On remarque déjà que les parutions autour du génocide ne tarissent pas depuis cinquante ans. Nos historiens du génocide occupent le haut du pavé. Ils sont sollicités dans les conférences, colloques, radios et journaux. A l’autre extrémité, les écrivains arméniens proprement dits, si je prends l’exemple de la diaspora en France, se comptent sur les doigts d’une main. Quand je parle d’écrivains arméniens, je ne fais pas allusion aux origines, mais à la thématique de leurs livres. L’écrivain arménien écrit essentiellement sur l’état présent du peuple arménien. C’est son champ de prédilection. D’autres n’écrivent qu’épisodiquement sur les Arméniens, le gros de leur production n’ayant rien à voir avec les Arméniens. Entre les deux extrêmes, il y a une littérature hybride, écrite par des auteurs occasionnels, et qui mêle document historique et imagination, celle-ci venant compléter les défauts et les manques de celui-là. C’est le cas des récits familiaux dans lesquels l’auteur va retracer les tribulations d’un grand-parent durant le génocide et après. C’est presque devenu un genre à part entière auquel des jurés, arméniens ou sensibles à la cause arménienne, qui sont étrangers à la littérature, s’empressent de donner un prix. Ouvrages qui se ressemblent au point d’être parfois interchangeables. Mais chez les écrivains arméniens, au sens strict du terme, on constate également quelque chose d’hybride tellement pèse le poids du génocide sur eux et leur communauté. C’est qu’ils s’adressent à un lectorat formaté par le traumatisme génocidaire et qui n’a aucun goût pour la divagation romanesque. D’ailleurs, ils ont du mal à concilier écriture pure et veine génocidaire, dansant tantôt d’un côté et tantôt de l’autre. Si je regarde mon cas, à côté de Vidures figurent ma Petite encyclopédie du génocide arménien, mais également des essais portant aussi bien sur la situation politique de l’Arménie, que sur le négationnisme et la diaspora. Des œuvres qui ont demandé un travail d’écriture diamétralement opposé. Les uns étant de pure imagination, d’autres relevant du document ou de la polémique.

Je songe avec une certaine nostalgie à mes débuts quand mes livres de poèmes donnaient lieu à des articles dans les différentes revues communautaires, à commencer par la double page de Midk yèv Arvest du journal Haratch. Aujourd’hui, ce serait impossible tellement les esprits se sont tournés vers le document historique. Concernant la diaspora arménienne de France, l’un des effets de la lutte pour la reconnaissance du génocide a été le déplacement du lectorat communautaire vers l’histoire au détriment de sa littérature, si tant est que celle-ci ait eu une réelle consistance après la disparition de la génération d’écrivains arméniens issus du génocide.

Sans vouloir faire un historique de cette évolution, on pourrait voir dans La retraite sans fanfare de Chahan Chahnour (1929) relatant l’histoire d’une dégradation collective des Arméniens en exil et dans Le Bois de Vincennes de Nicolas Sarafian (1946-1947) s’interrogeant sur la dilution d’identité, les signes avant-coureurs d’une agonie de la littérature arménienne en diaspora. Par la suite, certains écrivains iront jusqu’à se ré-enraciner dans la langue française, à commencer par ce même Chahan Chahnour devenant Armen Lubin et d’autres comme Victor Gardon. Une manière pour ces deux écrivains venus d’ailleurs de constater l’épuisement du lectorat arménien et de se mettre à en conquérir un autre. Combat d’autant plus pathétique qu’il allait se doubler d’une obligation de compromission pour se couler dans la nouvelle réalité. Mais si Armen Lubin s’invente une personnalité littéraire en vue d’intéresser un nouveau lectorat, Victor Gardon universalise son histoire arménienne en la transcendant par une sorte de réalisme magique. Le premier pas de leur conversion fut de s’installer dans la langue de l’autre, qui était déjà en passe de devenir la langue des Arméniens en exil. Cette conversion fut à mes yeux d’autant plus réussie que, même au prix de grands efforts, elle a probablement élargi le champ de leur inspiration et celui de leur public.

Aujourd’hui, le rapt de la littérature en diaspora par l’histoire s’est opéré progressivement au cours des cinquante dernières années avec les revendications arméniennes contre le négationnisme. Si ma plume hésitait entre littérature pure ( Voyages égarés) et littérature « nationale » ( Le lieu Commun, Ethnos) durant les années 60-70, lesquelles coïncidaient avec le cinquantenaire du génocide, elle évoluera franchement vers des thématiques plus strictement arméniennes, mais avec l’idée de considérer le peuple arménien comme une étude de cas applicable à d’autres. Le Peuple Haï sera publié grâce à la Fondation Léa et Napoléon Bullukian qui lui octroie le Prix littéraire Arménie 1994. Le jury était composé mi-partie par des Arméniens, mi-partie par des Français. C’est dire qu’à l’époque, la jeune littérature arménienne avait, dans l’esprit de Monsieur Bullukian, assez de sens pour être encouragée. Mais après moi, le prix ne sera plus renouvelé. Vingt ans plus tard, c’est un jury français qui permet à Vidures d’être choisi au festival du premier roman de Chambéry. Même si le roman fait l’objet de plusieurs articles dans la presse communautaire, si Gérard Malkassian l’invite à ses conférences du salon, il sera boudé par nos institutions culturelles en dépit d’un accueil favorable par les radios françaises (France-Culture, France-Inter, RFI…). Il faut dire que, dans les salons du livre où il est invité, l’écrivain arménien est plus souvent réduit à un vendeur de soupes qu’au créateur d’une œuvre de l’esprit. Parfois relégué dans un coin, c’est à peine si on lui propose un verre d’eau. Échaudés, certains jureront de ne plus se laisser prendre à ce jeu de dupes. En étant publié, par une grande maison d’édition française, en l’occurrence Actes Sud, je sortais du statut d’écrivain arménien confidentiel pour retrouver une reconnaissance que ne m’accordait pas ma communauté. En témoigne la manifestation « Arménie-Arménies, Terre, diaspora et littératures » organisée en octobre 2011 par le Centre National du Livre pour honorer l’écrivain arménien. Cette différence de traitement en dit long sur la place de l’écrivain dans notre culture. Pour exemple, il se trouve que les premières lignes de Vidures, où Gam’ se soulage au petit matin, auront été lues lors de mon passage sur France-Inter en octobre 2011, mais aussi sur Radio Ayp. Alors que Tania de Montaigne lit le texte d’une traite, la lectrice de Radio Ayp s’interrompt pour signaler aux auditeurs que c’est bien l’auteur qui écrit ce « genre de choses ». Ce fait souligne assez de quelle manière sont traités par les Arméniens eux-mêmes ceux de leurs écrivains qui usent de leur liberté de parole. Dans le fond, ici, comme en Arménie, c’est le même état d’esprit qui prévaut. On ne pardonne pas à l’écrivain arménien de toucher à la sacro-sainte arménité.

Dès lors, il faudrait être aveugle pour ne pas reconnaître que l’écrivain arménien en diaspora est une espèce en voie de disparition. En France, cette mort est programmée. En tout cas, à ce jour, la relève n’est visible nulle part. On voit mal d’ailleurs un écrivain arménien, même avec les moyens modernes de diffusion, accepter d’écrire sans obtenir des retours. Qui plus est, d’écrire pour une communauté qui le méprisera. Un peuple a les écrivains qu’il mérite. S’il ignore que les livres d’écrivains sont les miroirs dans lesquels vit son image et survit sa mémoire, c’est qu’il n’a d’autre issue que la disparition en tant que peuple. Cet achèvement culturel signe en fait l’achèvement du génocide. Nos institutions qui ont donné à l’histoire la place qui revenait à la culture sont les fossoyeurs des écrivains arméniens. On multiplie les centres de la mémoire au lieu de faire vivre des centres culturels. Encore faut-il savoir ce qu’est la culture et ce qu’elle peut. Quand on méprise les écrivains, c’est qu’on ne le sait pas.

Dans le fond, et après coup, je me demande si le petit monde de la décharge décrite dans Vidures ne serait pas aussi la métaphore de la diaspora. Située dans un espace qui échappe à la conscience des autochtones, la diaspora est enlisée dans les déchets du capitalisme, souffrant d’une arménité appauvrie et culturellement inféconde.

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