Ecrittératures

6 janvier 2019

Sauver la vie et autres choses (7)

Filed under: APHORISMES,SAUVER LA VIE ET AUTRES CHOSES — denisdonikian @ 12:25

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Les mots noirs qu’on nous aura jetés enfant, ils nous noircissent à vie.

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5 janvier 2019

Sauver la vie et autres choses (6)

Filed under: APHORISMES,SAUVER LA VIE ET AUTRES CHOSES — denisdonikian @ 12:34

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          Dans les temps où j’étais heureux

            Je marchais vif loin de tout nœud

            J’avais le bonheur à mes pieds

4 janvier 2019

Sauver la vie et autres choses (5)

Filed under: APHORISMES,SAUVER LA VIE ET AUTRES CHOSES — denisdonikian @ 1:31

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Tu es venue comme une eau.

Je t’ai bue comme une eau.

Tu as fui comme une eau.

3 janvier 2019

Sauver la vie et autres choses (4)

Filed under: APHORISMES,SAUVER LA VIE ET AUTRES CHOSES — denisdonikian @ 1:26

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Ne laisse pas le petit mensonge pénétrer ta parole, car alors c’est ton âme que tu empêcheras.

31 décembre 2018

Sauver la vie et autres choses (3)

Filed under: APHORISMES,SAUVER LA VIE ET AUTRES CHOSES — denisdonikian @ 8:21

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Perds-moi si tu le veux. Mais ne perds

L’esprit du pays qui nous enfanta.

29 décembre 2018

Sauver la vie et autres choses (1)

Filed under: APHORISMES,SAUVER LA VIE ET AUTRES CHOSES — denisdonikian @ 4:32

http://www.metmuseum.org/art/collection/search/436004

Gustave Courbet

Merci à toi rivière.

A tes mains sur son corps affolées,

Quand mes mains exilées

S’enchaînaient à tes pierres.

25 juillet 2017

Brèves de plaisanterie

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 7:20

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PREFACE

 

A Véronique Pittolo,

naturellement.

Si, considérant l’initiale inspiration de toutes les propositions qu’on va lire, aphoristiques, farfelues ou autres, il me fallait rendre à César ce qui lui appartient, le meilleur irait à mon amie Véronique Pittolo, femme nourrie d’urgence humaniste et pratiquant une écriture en perpétuelle quête d’étonnement, pour m’avoir mis un jour sous les yeux, par malice d’entremetteuse, les textes courts et déraisonnables d’un inconnu, ivre penseur de la dérive qui prenait l’écriture pour un mode d’émancipation privilégié. Pour lui, l’évidence des mots invitait plus à fuir l’état ordinaire de leur sens qu’à s’y soumettre, plus à s’autoriser à les dynamiter plutôt qu’à consentir aux idées consensuelles qu’ils figent dans les esprits. Mais aussi à établir avec ces mêmes mots des équilibres aussi improbables que le fit Calder avec ses mobiles. Il nous fallait ce déclenchement pour qu’aussitôt les mécanismes qui régissent les légèretés poétiques de notre cerveau se mettent à jouer et à produire de ces fulgurances, fugaces mais non moins travaillées, qui allaient témoigner d’une nouvelle façon de saisir notre vie, de savourer la présence des choses, de rapporter le meilleur des expériences advenues, des souvenirs tenaces, des nostalgies, des insoumissions, mais aussi d’exprimer ces fantaisies qui frisent les vérités fausses ou les faussetés vraies… Que sais-je encore et quoi ?

Peu à peu, s’est imposée la forme du tercet isolé plutôt qu’élaboré dans le cadre d’une histoire longue façon Dante. (D’ailleurs, qui sait si Dante ne hante pas les coulisses de nos petites égouttures de vinaigre, de vin, de lessive et de sang ? Qui sait ?) Cette contrainte, soit marquée par une forme de régularité classique, soit farouchement fiévreuse, soit follement échappée, s’est avérée d’autant plus féconde qu’elle devait devenir une horlogerie mentale, un moule conceptuel dans lequel il nous arriverait, au gré des émotions, plaisirs ou peurs, de couler des mots pour dire l’incongru et l’ambigu, et ainsi nous procurer des sortes de joies créatrices, dignes de compenser les affres d’un quotidien soumis aux griffures de la maladie.

Parfois, ça nous venait en rafale dans l’avant d’un sommeil en mal de constitution, parfois c’étaient de longs jours plats d’une inquiétante stérilité et qui empêchaient tout jaillissement ternaire. Toutefois, nous avions beau nous étonner ou nous désespérer, la confiance que la chose reviendrait sans crier gare ne nous lâchait pas. C’était notre gage de survie dans une existence souffrant le noir le plus absolu d’une pathologie en quête de grâce céleste.

Cependant, qu’on ne s’y méprenne pas : ces monstruosités et sagesses minuscules ne témoignent d’aucune solennité testamentaire. Le péremptoire et le définitif sont hors de propos. A y regarder de près, c’est l’improbable et la fragilité qui dominent dans ces variations intimes, extimes et parfois infimes du moi. Loin de fixer les choses, nos mots les inscrivent dans un décor de brume flottante et de moindre clarté. Mais si nous cultivons l’évanescent, il peut arriver que le dur tire à bout portant sur la monstruosité du monde. Le sourire importe autant que les armes. Mais l’interrogation est préférée aux certitudes, l’amour adulé plus que la peur.

Puissent ces petites bulles de mots jouir de la jouissance même du lecteur, sachant qu’il devra parfois s’y arrêter longuement avant d’en saisir le reflet irisé, car le ressassement par la lecture peut seul rejoindre le ressassement qui permit leur mise au jour. Ainsi seront probablement restitués à l’esprit de petits bonheurs enfouis, si tant est que cet esprit veuille bien chercher le point où tout se rencontre, se mue en éclat et s’éparpille en fine poussière d’eau.

Juillet 2017

 

24 juillet 2017

Brèves de plaisanterie

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 8:40

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C’est la fin des brèves.

L’auteur ayant le sentiment de se répéter a choisi de surseoir à toute prolongation de ces brèves,

lesquelles feront l’objet d’un livre,

si Dieu le veut.

17 juillet 2017

Brève de plaisanterie (462 et dernière)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 2:45

Homme-qui-marche

Plutôt qu’à habiter cherche

à marcher Plutôt qu’à marcher

cherche à vivre

16 juillet 2017

Brève de plaisanterie (462 et dernière)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 2:39

Plutôt que chercher à habiter

Cherche à marcher

Plutôt qu’à marcher cherche à vivre

 

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