Ecrittératures

29 juillet 2021

Aphorisme du jour (155)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 2:58

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Si aujourd’hui, le monde appartient à ceux qui le salissent contre ceux qui le nettoient, demain il n’appartiendra ni aux uns, ni aux autres, sinon à lui-même.

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Photo de Thirdman sur Pexels.com

28 juillet 2021

Aphorisme du jour (154)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 3:32

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Toqué de Dieu, le peuple qui a subi hier le mépris, les larmes et la mort,

aujourd’hui s’abaisse aux yeux des hommes

à semer le mépris, les larmes et la mort.

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( oeuvre de D. Donikian, copyright)

27 juillet 2021

Aux confins du confinement (30)

Filed under: Aux CONFINS du CONFINEMENT — denisdonikian @ 2:17

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Un milliardaire baiseur vient de niquer un milliardaire virginal par une érection culminante dans l’espace avant qu’un troisième, spécialiste du X spatial, ne sape à son tour leurs prétentions, quitte à répandre son étron musqué sur une humanité déjà cernée par les Quatre Virus de l’Apocalypse : le Corona sinique, le Pegasus téléphonique,  le chaos climatique et la défécation plastique.

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( Les quatre cavaliers de l’Apocalypse d’Albrecht Dürer, 1498)

26 juillet 2021

« Juan I » d’Ana Arzoumanian

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 5:33

 

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Fragment du poème « Juana I » d’Ana Arzoumanian,

lecture en français : Anne- Sophie Vignobles, traduction en français : Georges Festa.

Edition : Erik Hansen

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https://youtu.be/DvFh5P1oWZQ

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( Voir également sur ce blog  Kaukasos)

Aux confins du confinement (29)

Filed under: Aux CONFINS du CONFINEMENT — denisdonikian @ 5:24

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Hier, de passage dans le quartier de Strasbourg Saint-Denis, Denis a dû exhiber son pass sanitaire pour une passe salutaire

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extravagante jeune femme ethnique en tenue excentrique parlant au telephone mobile dans la chambre

Photo de Kamaji Ogino sur Pexels.com

25 juillet 2021

Expressions toutes fêtes (13)

Filed under: EXPRESSIONS TOUTES FETES — denisdonikian @ 4:43

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« Tranche de vie »

Hommage à un humoriste disparu ce jour (23 juillet 2021) : «  Bonjour Madame ! Je voudrais une tranche de vie bien saignante.  Dans la fesse, s’il vous plaît ! »

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24 juillet 2021

Aphorisme du jour (153)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 7:53

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Après le virus Covid infectant les corps, le virus Pegasus infectant l’information. Après la Chine, Israël.  Et voilà comment qui a souffert du mal s’inscrit parmi ceux qui répandent le mal.

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statue de cheval brun

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Expressions toutes fêtes (12)

Filed under: EXPRESSIONS TOUTES FETES — denisdonikian @ 5:00

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«  Qui trop embrasse… »

Nous nous embrassons au trot, nous nous embrasons au galop et nous nous étalons.

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23 juillet 2021

Expressions toutes fêtes (11)

Filed under: EXPRESSIONS TOUTES FETES — denisdonikian @ 9:32

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« T’as d’beaux yeux tu sais ! »

 

Et encore ! T’as pas tâté mes arrières ! Lisse–les et tes mains te diront qu’ils sont comme d’beaux œufs !

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Expressions toutes fêtes (10)

Filed under: EXPRESSIONS TOUTES FETES — denisdonikian @ 3:25

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«  Décrocher la lune »

Pour se payer l’espace, deux milliardaires se payent l’espèce humaine en lui crachant du kérosène.

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Photo de SpaceX sur Pexels.com

22 juillet 2021

Expressions toutes fêtes (9)

Filed under: EXPRESSIONS TOUTES FETES — denisdonikian @ 5:32

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«Ça ne mange pas de pain tout de même ». 

A Marie-Antoinette, reine de France, qui lança à son peuple affamé  qu’il devrait manger de la brioche sous prétexte que ça ne mangeait pas de pain, ce même peuple répliqua en la tranchant en deux morceaux, l’un pour s’en rassasier, l’autre pour la postérité.

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( Dessin de Michel Giraud, copyright)

 

Expressions toutes fêtes (8)

Filed under: EXPRESSIONS TOUTES FETES — denisdonikian @ 7:13

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« Les doigts dans le nez »

S’offrir du plaisir en se mettant les doigts dans le nez vaut-il mieux que faire l’amour en les mettant dans le nez d’un autre ? Je pose la question.

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21 juillet 2021

Expressions toutes fêtes (7)

Filed under: EXPRESSIONS TOUTES FETES — denisdonikian @ 2:43

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« L’homme n’est que poussière»

C’est si vrai que toutes les machines qu’il a inventées sont autant d’aspirateurs.

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fusee blanche

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Expressions toutes fêtes (6)

Filed under: EXPRESSIONS TOUTES FETES — denisdonikian @ 4:49

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« Un concours de circonstances »

C’est quand un con court dans un cirque avec constance, bandé sur le con de Constance qui court devant lui.

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photo d un homme qui court pendant la journee

Photo de Tembela Bohle sur Pexels.com

20 juillet 2021

Expressions toutes fêtes (5)

Filed under: EXPRESSIONS TOUTES FETES — denisdonikian @ 4:35

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« Cirrhose du foie »

Si Rose avait eu la foi, elle aurait bu moins d’alcool. 

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femme porter chemise rouge boire

Photo de Mauru00edcio Mascaro sur Pexels.com

17 juillet 2021

Aphorisme du jour (152)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 4:24

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Qu’un homme ordinaire se mette en tête de marcher vers son destin avec « l’assurance d’un somnambule », et c’est le monde qu’il met en marche vers sa catastrophe.

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Leçons et façons du chat (10)

Filed under: Leçons et façons du chat — denisdonikian @ 4:22

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Le chat allie la curiosité du concierge et le calme du moine au mordant du tigre.

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Sanji, Photo de M.D., copyright)

16 juillet 2021

« Paroles d’enfants arméniens 1915-1922 »

Filed under: ARTICLES,GENOCIDE ARMENIEN — denisdonikian @ 5:23

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1 – Les témoignages d’enfants arméniens rescapés du génocide (Gallimard, 2021, traduction de l’italien par Silvia Guzzi), qu’a recueillis Sonya Orfalian, « sont des voix d’une autre époque, fragmentées, qui ensemble recontruisent des récits tragiques ».  Selon le préfacier Joël Kotek, spécialiste de la Shoah, ce « livre d’effroi »exprime la « radicalité génocidaire » dans la mesure où l’enfant représente « l’ennemi incarné », comme le proclamèrent Salih Zéki, le mutassarif de Deir Ez Zor, mais aussi le général Von Trotha à propos des Hereros en 1904, Himmler à l’égard des juifs, et Léon Mugesera en 1992 dans son appel à massacrer tous les Tutsi Inyenzi. Tandis qu’Yves Ternon retrace le contexte historique de ces évocations, Gérard Chaliand montre que, malgré le déni turc actuel, le génocide arménien commence enfin à sortir « des oubliettes de l’Histoire ».

2 – Ces 36 récits, mis en chapitres selon les 36 lettres de l’alphabet arménien, forment une suite de remémorations, utilisant un présent narratif actualisant les cruautés subies par l’enfant victime et témoin. Ici, la mémoire à l’état brutparle de brutalités, concentrée sur les catastrophes d’une vie innocente aux prises avec les affres de l’extermination.  Si ces mots de Mariam : « Il n’y a que la faim et la soif », sont le filigrane de ces tragédies, ils rappellent l’animalité à laquelle les corps étaient réduits. Les terreurs sont évoquées comme un enchaînement de banalités : « Maintenant mon père va mal, très mal. /Il meurt. / Il est mort. / Mort. » (Lusine), « Aujourd’hui on me marie. / Je mets au monde une garçon. / Mon fils ressemble à son père. Ils l’ont appelé Sélim, mais au fond moi je l’appelle Kévork en souvenir de mon père. » (Archalouïs).

3 – Le propre d’un génocide étant d’effacer l’identité de l’Autre, le bourreau n’hésite pas à s’en prendre non seulement aux bébés : « Ils les clouent sur les branches », mais aussi à la mémoire de l’enfant : « …ils nous apprennent à oublier qui nous sommes » (Hovsep), « Je ne sais pas si je suis apatride ni ce que je suis. » (Dikran). Il pratique le viol : « Ces barbares enlèvent les filles. (…) Les hommes rient et les violent devant tout le monde », pousse au suicide et la mère à l’infanticide : « Maintenant je vois les mères qui font boire du poison à leur bébé avant d’avaler elles aussi la dernière dose » (Nevarte), « Ils obligent une mère à manger la chair de sa fille » (Sona).

4 – Dans un contexte de déshumanisation généralisée, l’esclavagisme fait de l’enfant une bête ou une marchandise : « Il dit que si je l’épouse je serai libre. /Je réfléchis, libre de quoi ?», « Il y a d’autres Arméniennes en vente comme moi » (Silva). Ici ou là, si quelques rares « justes » sauvent des enfants de l’extrême détresse, d’autres gens les soignent pour les vendre ou les livrent aux autorités pour éviter de contrevenir, sous peine de mort, à l’interdiction de secourir tout Arménien.

5 – En faisant l’expérience d’un monde fourmillant de prédateurs(Turcs, Kurdes, tchétés, zaptiés, muhadjirs) les enfants sont jetés dans les violences d’un conflit ethnique dont ils comprennent assez vite les enjeux : « Il était arménien, c’était ça son péché » (Aram), « L’exode forcé est une malédiction qui n’en finit plus, quand on sait qu’on ne pourra jamais plus rentrer chez soi. »(Eva). Certains participeront aux actes de résistance collective comme à Urfa (Hovsep) ou à Musa Ler (Aléksan) ou finiront dans des orphelinats.

Aux confins du confinement (28)

Filed under: Aux CONFINS du CONFINEMENT — denisdonikian @ 4:00

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Tout manipulés que nous soyons, n’oublions pas que le dernier mot revient au Créateur, le plus invisible, le plus silencieux et le plus secret des comploteurs marionnettistes qui punit les hommes pour avoir adoré le veau d’or érotique, numérique et atomique en nous envoyant le plus invisible, le plus silencieux et le plus secret  des virus pour nous obliger à inventer un vaccin qui n’aura d’autre effet qu’à produire des anticorps ennemis de nos anticorps naturels et ainsi, après les ravages de la pandémie, de provoquer une oxydation générale de l’humanité.

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15 juillet 2021

Le sacrifice, le témoignage et le pardon : » Le Candidat » de Zareh Vorpouni.

Filed under: ARTICLES,GENOCIDE ARMENIEN — denisdonikian @ 4:47

 

 

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1 – Pour Marc Nichanian, Le Candidat de Zareh Vorpouni (in Le génocide des Arméniens, Armand Colin, 2015) est probablement « le plus vrai » des romans représentatifs de la diaspora arméniennedès lors qu’il tente d’appréhender dans toute sa complexité la figure du survivant qui hante l’imaginaire post catastrophique.  Or, ce survivant est un « témoin mort » puisqu’il a été rendu inapte au pardon par un bourreau qui a tué le «  le témoin dans la victime ». C’est lui qui va s’exprimer au sein du roman compris comme le réceptacle littéraire d’un héritage à transmettre.

 

2 – Structuré selon trois « étages » autour des trois personnages que sont Vahakn, Minas et Zareh (Vorpouni, l’auteur lui-même), le roman élabore un « jeu complexe de transmissions, d’injonctions et de commandes, pour rendre lisible le témoignage d’un survivant ». En effet, incapable d’assumer l’écriture du témoignage transmis par Vahakn sous forme d’injonction, Minas va devoir confier à Zareh le soin de l’arranger et de la signer. De fait, Vahakn se supprime pour émanciper son héritier Minas, lequel pour devenir un homme devra « faire disparaître Vahakn en lui, en niant son héritage. Dès lors, le témoignage peut se comprendre comme un « lien d’injonction et d’héritage »avec un témoin mort (Vahakn étant le témoin suicidé).

 

3 – Livré à « l’anarchie du destin » (Z.V.), Vahakn, qui ne tenait en vie que par sa schizophrénie, aura la révélation de son effondrement avec Ziya (écrit Zia dans l’article), l’ami et étudiant turc, qu’il devra tuer avant de se tuer. Suicide que Vahakn justifie par cette maladie de la vengeancequi hante les Arméniens, sans qu’ils soient pour autant doués pour la haine. Or, en offrant sa mort en héritage au poète Minas, Vahakn l’initie à la vraie poésie : « Le poète est celui qui habite dans la mort » (Z.V.). Mais aussi, en faisant don de sa mort à son ami, il le sauve du turquicide « qui habite en chacun de nous », puisque « nous sommes des meurtriers en puissance »(Z.V.).

 

4 – De fait, Z. Vorpouni redoutait de manière prémonitoire les « meurtres réels » tels qu’ils ont été perpétrés durant les campagnes d’attentats terroristes des années 70, dès lors que Vahakn, en supprimant Ziya puis en se suicidant,  n’aura d’autre but que de tuer par le même coup le bourreau qu’il abrite en lui-même et qui le « constitue ». D’autant que la souillure du viol perpétré par Fatma, la femme turque qui l’avait sauvé, en installant en lui une pathologie de la fuite en fera un candidat au turquicide. A telle enseigne que se laver de cette saleté deviendra une obsession.

 

5 – L’impératif de purification par l’effacement du bourreau, par son meurtre romanesque et artificiel, qui habite Vahakn, implique donc qu’il en soit le sacrificateur. « L’ouverture du temps du pardon exige un acte sacrificiel, où sacrificateur et sacrifié se confondent ». Or, à grand échelle, l’empire fonctionnait sur la jouissance sacrificielle par le dominant. Processus sans fin, auquel, dit Vahakn, nous sommes « soumis par essence » et que perpétue Ziya en avouant aimer une Arménienne de la même manière que le fit Fatma par le viol. Dès lors, rompre son lien avec « l’objet passif de la jouissance dominante », permettra à Vahakn d’accéder à la rédemption par le sacrifice.

 

14 juillet 2021

« Le Candidat » de Zareh Vorpouni

Filed under: ARTICLES,GENOCIDE ARMENIEN — denisdonikian @ 7:50

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Le Candidat

 

1 – L’intérêt du roman Le Candidat [T’eknatsun] (Éditions Parenthèses, 2021, traduit en français par Marc Nichanian, initialement paru en 1967 à Beyrouth) de Zareh Vorpouni (né Zareh Euksuzian,1902-1980), consiste à présenter une chronique intime du survivant arménienen proie à une « maladie de la vengeance […] sans aucune sorte de haine ». Exercice littéraire évoquant les séquelles de la catastrophe par la mise en scène de ses victimes, il témoigne de l’héritage traumatique selon une transmission à trois niveaux : l’auteur et narrateur du crime sacrificiel Vahakn, l’ami et confident Minas et Zareh le récepteur final du récit, à savoir Vorpouni lui-même en train d’écrire un roman Le Candidat situé vers 1927, dans un quartier de Paris.

2 – Le roman s’ouvre sur la lettre de Minas à Archalouys lui annonçant le suicide de son « fiancé » (en réalité son mari) Vahakn. Or Minas, craignant d’être compris comme voulant succéder à son ami, n’est obsédé que par Nicole, une Française, tandis que Hortense, la patronne de l’hôtel qui l’emploie avec son ami Apkar, fera son « éducation amoureuse », même si elle méconnait la « petite maladie » de l’Arménien, qui pousse à un dégoût de soi mêlé de peurs (Minas) ou au meurtre. Vahakn étranglera Ziya, l’ami turc, en mal de pardon arménien : « Quelle est ma faute à moi, là-dedans ? »

3 – Point nodal du roman, la lettre de Vahakn confiée à Minas raconte le « mois à titre posthume » vécu entre le meurtre de Ziya et son suicide. Il enjoint Minas de haïr ce qui n’est pas arménien, « sinon nous sommes perdus ». Revenant sur son enfance, « une histoire de saleté », Vahakn rappelle comment, durant la déportation, arraché à sa mère, il provoqua sa mort et comment Fatma, la femme turque qui l’avait sauvé, allait, en le souillant par le viol, mettre en lui « le germe du meurtrier ». Devenu ainsi « candidat au turquicide »,Vahakn, dévoré par l’avilissement, développera une obsession de la fuite et de la purification par « du sang de Turc ». Amoureux d’une Arménienne, Ziya, devenu le double de Fatma, sera sacrifié par un Vahakn schizophrénique avant son apaisement par le suicide.

4 – Après la lettre de Vahakn, les repères de lecture se dissolvent dans le brassage des époques et parfois la volatilité des personnages, qu’ils soient défunts (Ziya, Vahakn) ou vivants (Minas, Apkar). Entre le mal d’une réappropriation identitairenourri par Vahakn (« l’art, c’est fait pour nettoyer l’âme »), les claudications physiques et intimes d’Apkar, un Minas perclus d’aliénation (« C’est Vahakn qui avait volé son âme ») ou une Archalouys minée par la phobie de la solitude, tous se tiennent inconsciemment pour de « sales Arméniens » baignant dans l’obscénité de la perteet les tortures de l’errance, à l’image de Monsieur Bentham qui, à vouloir « « sauver la patrie » avec ses poèmes », finit à Charenton.

5 – Invité par Vahakn à parachever son « brouillon de roman », Minas, en conflit avec lui-même, finit par se réfugier tant auprès de sa maîtresse Hortense que dans ses poésies, au point de fusion où onirisme et réalité se confondent. Après la lettre inaugurale du roman écrite à Archalouys, celle centrale laissée par son ami, Minas, impuissant, confie  à Zareh (Vorpouni) le soin de « faire voir l’âme » de Vahakn. Pratiquant une esthétique de la confusion, au risque d’abandonner le lecteur, Vorpouni nous plonge ainsi dans les eaux troubles de ces « restes de l’épée» arméniens qui échappèrent au génocide.

Denis Donikian

Aphorisme du jour (151)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 12:46

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Le bel écrivain aime tant jouir de sa parole qu’il perd le souci de qui en est privé.

 

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Ne pesant plus que 30 kilos, après 238 jours de  grève de la faim,  Ebru Timtik, avocate turque de 42 ans, est morte  le 27 août 2020 à l’hôpital.  Pour avoir réclamé «un procès équitable» après sa condamnation, l’an dernier, à treize ans de prison pour «appartenance à une organisation terroriste». Un genre d’ accusation devenu habituel contre les  opposants au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan.

Leçons et façons du chat (9)

Filed under: Leçons et façons du chat — denisdonikian @ 4:39

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Le chat a la grâce d’une femme qui effleure mon âme.

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( Gribouille, photo Alain Barsamian, copyright)

13 juillet 2021

Aphorisme du jour ( 150)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 6:44

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De nos jours, l’écrivain qu’on publie, qu’on paye et qu’on loue est comme une fille publique.

Il se prostitue.

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ecrivain travaillant sur machine a ecrire au bureau

Photo de Andrea Piacquadio sur Pexels.com

Aphorisme du jour (149)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 6:01

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Poisons péchés en haute mer garantis haute teneur en arsenic, cadmium, chrome et mercure.

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rhume mer nature homme

Photo de Nataliya Vaitkevich sur Pexels.com

12 juillet 2021

Aphorisme du jour (148)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 3:25

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Pour exprimer sa liberté d’expansion, l’autocrate écrase tout démocrate qui lutte pour la liberté d’expression.

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Expressions toutes fêtes (4)

Filed under: Expression toutes fêtes — denisdonikian @ 2:56

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« Portez-vous bien ! »

Et comment ! Depuis ma naissance de misère, je me porte dans mon sac à dos et je bosse comme un chameau, m’exilant de désert en désert.

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homme en sac a dos noir pendant l heure d or

Photo de Kun Fotografi sur Pexels.com

11 juillet 2021

Expressions toutes fêtes (3)

Filed under: Expression toutes fêtes — denisdonikian @ 4:38

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« C’était une belle tranche de vie ».

La vie c’est comme du jambon. Elle vient à vous par tranches. Quand vous avez dévoré l’une, une autre lui succède. Après ça, étonnez-vous d’avoir du cholestérol et de la tension.

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tranches de viande et de pain sur le dessus du tableau noir

Photo de Torsten Dettlaff sur Pexels.com

9 juillet 2021

Leçons et façons du chat (8)

Filed under: Leçons et façons du chat — denisdonikian @ 4:28

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Le chat choisit des exils élevés pour toiser de haut les petitesses des hommes.

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(Fuki, photographie D.Donikian, copyright)

Leçons et façons du chat (7)

Filed under: Leçons et façons du chat — denisdonikian @ 4:03

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Chat : animal de compagnie éphémère qui laisse derrière soi une trace de soie.

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( Photographie Alain Barsamian, copyright)

8 juillet 2021

Chant traditionnel arménien (1)

Filed under: Chant traditionnel arménien — denisdonikian @ 5:12

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Transcription
Kanchoum em ari ari,
Yar boyit mernem
Ches gali mukhet mari
Asa inch anem

Punjerov vart em kaghel,
Yar boyit mernem
Ko dardzin jampin shaghel
Asa inch anem

Varteri shakhov tatsen,
Yar boyit mernem
Shakhere sirdis latsne
Asa inch anem

 Texte      Traduction (D. Donikian)

Կանչում եմ արի, արի         Je t’implore ! Viens à moi ! Viens !
Եար պոյիդ մեռնեմ
                Adorée tant ta grâce me tue !
Չես գալի մուխդ մարի
          Maudite sois-tu si tu ne viens !
Ասա ինչ անեմ:                       Avoue ! A quoi m’obliges-tu ?

Փնջերով վարդ եմ քաղել
          J’ai cueilli une rose à épines
Եար պոյիդ մեռնեմ
          Adorée tant ta grâce me tue !
Քո դարձին ճամբին շաղել
         Me voici sous la rosée, mutine !
Ասա ինչ անեմ:         Avoue ! A quoi m’obliges-tu ?

Վարդերը շաղով թացեն
         Les roses se mouillent de rosée
Եար պոյիդ մեռնեմ
            Adorée tant ta grâce me tue !
Շաղերը սրտիս լացն է
         Et mon cœur pleure de ces rosées
Ասա ինչ անեմ:         Avoue ! A quoi m’obliges-tu ?

7 juillet 2021

Leçons et façons du chat (6)

Filed under: Leçons et façons du chat — denisdonikian @ 4:27

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Le ronron du chat est un message cardiaque.

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(Photo M. D. Copyright)

6 juillet 2021

Leçons et façons du chat (5)

Filed under: Leçons et façons du chat — denisdonikian @ 3:29

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Le jazz des oiseaux brise le chat zen.

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Leçons et façons du chat (4)

Filed under: Leçons et façons du chat — denisdonikian @ 3:44

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À chaque pause, le chat pose et mérite photographie.

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(Sanji, Photo M. D. copyright)

5 juillet 2021

Leçons et façons du chat (3)

Filed under: Leçons et façons du chat — denisdonikian @ 4:25

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Le chat s’extrait trop souvent du temps à dormir pour qu’il ne soit suspecté de jouir d’un autre monde que le nôtre.

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(Photo D. Donikian Copyright)

4 juillet 2021

Leçons et façons du chat (2)

Filed under: Leçons et façons du chat — denisdonikian @ 4:59

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Le minimalisme du chat fait ressortir notre propension au superflu.

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(D’Alain Barsamian, Copyright)

3 juillet 2021

Expressions toutes fêtes (2)

Filed under: Expression toutes fêtes — denisdonikian @ 4:40

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« Tout doit disparaître »

Mot d’ordre lancé par le Covid 19 pour solder les êtres humains en rendant à chacun sa mort accessible à tout moment et à moindres frais, lui épargnant de subir les années de vieillesse, l’angoisse des maladies chroniques ou les feux du réchauffement climatique.

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Leçons et façons du chat (1)

Filed under: Leçons et façons du chat — denisdonikian @ 4:45

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Heureux qui rend son chat heureux.

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( d’Alain Barsamian, 1996, copyright)

2 juillet 2021

Expressions toutes fêtes (1)

Filed under: Expression toutes fêtes — denisdonikian @ 2:42

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Antonie : Les carottes sont cuites. 

Ludwig : Si elles ne sont que huit, ma neuvième sera symphonique.

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1 juillet 2021

Aphorisme du jour (147)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 7:25

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La masturbation pour une femme consiste à ouvrir une fermeture éclair pour se faire rire. Pour un homme à y entrer pour y pleurer.

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pantalon en denim bleu

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Aphorisme du jour (146)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 4:37

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Grâce à Dieu, l’interdiction prochaine du confinement en cage des animaux ne s’appliquera pas à celui des hommes dans leur usine, leur travail, leur conjoint, leur plats préférés, leur journal, leur voiture, le salaire de leurs peurs, leurs cigarettes ou leurs toilettes,  ce lieu d’échappatoire et d’échappements.

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groupe de poule a l interieur de la cage

Photo de Artem Beliaikin sur Pexels.com

30 juin 2021

Aphorisme du jour (145)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 5:49

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Pour un écrivain, il n’y a pire exil que d’être ignoré des siens. Ni de plus doux.

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Paradjanov roi

Paradjanov en majesté ( oeuvre de D. Donikian, copyright)

29 juin 2021

Aphorisme du jour (144)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 8:11

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L’eau nous aime et nous offre sa pureté. La montagne nous aime et nous offre son silence. Le ciel nous aime et nous offre son immensité. Le soleil nous aime et nous offre sa puissance.

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silhouette de personne levant la main

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Aphorisme du jour (143)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 3:13

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On accède dans l’anxiété à la vie une fois par l’étroit canal utérin, puis par l’oppressant tunnel de la mort. Et chaque fois de même en traversant des inquiétudes au cours de son existence.

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femme couchee a l interieur de la salle d accouchement

Photo de Jonathan Borba sur Pexels.com

28 juin 2021

Aphorisme du jour (142)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 2:40

Que vos amis vous trahissent et vos proches vous trompent ne vous oblige

ni à vous trahir ni à les tromper.

femme en debardeur blanc a cote de femme en chemise blanche

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27 juin 2021

Aphorisme du jour (141)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 6:22

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Les femmes mettent plus de sincérité et de douceur à s’aimer entre elles que d’être sous l’emprise d’un mâle naturellement séducteur, intrinsèquement prédateur et potentiellement tueur.

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Aphorisme du jour (140)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 5:05

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Quand l’enthousiasme vit avec la tiédeur, l’affadissement se noie dans la grisaille.

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26 juin 2021

Aphorisme du jour (139)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 2:52

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« La vie ne vaut rien sans le cul et le cul ne vaut rien sans le vit ». (K. Rékine Demédeux)

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19 juin 2021

Aphorisme du jour (138)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 4:24

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Si de l’homme sortent la parole et la merde, chez le con la merde se mêle à sa parole.

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Aphorisme du jour (137)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 4:15

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La Beauté voudrait bien sauver le monde, mais elle n’en peut plus d’être salie.

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