Ecrittératures

17 août 2018

Vers la fin du règne de Monsanto ?

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 4:36

Par Gabriel Combris, de PURE SANTE

Chère lectrice, cher lecteur,

C’est à la une de tous les journaux depuis le début de la semaine : la firme multinationale de chimie Monsanto est pour la première fois reconnue coupable et condamnée à verser 289 millions de dollars à un jardinier américain.

Rappel des faits :

Dewayne Johnson, jardinier américain âgé de 46 ans et père de deux enfants, utilise dans le cadre de son travail un herbicide (Le Roundup) que produit la firme Monsanto.

Quand il travaille, Dewayne Johnson remarque que son état de santé se détériore. Il attribue ce constat aux expositions répétées avec l’herbicide Roundup.

Finalement, le verdict tombe : Dewayne Johnson est diagnostiqué d’un cancer du système lymphatique, en phase terminale. [1]

Aujourd’hui, Dewayne vit ses derniers jours au côté de sa femme et de ses enfants.

Mais Dewayne est un homme courageux. Avant que son cancer ne l’emporte, il décide de mener un ultime combat, celui de traîner Monsanto en justice pour lui avoir volé sa vie.

Je vous l’ai dit au début de cette lettre, Monsanto a été finalement reconnu coupable et condamnée à hauteur de 289 millions de dollars pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup.

Dewayne a osé faire le premier pas

A nous maintenant d’être des milliers à le rejoindre dans ce combat !!

Si vous suivez la lettre PureSanté depuis quelques temps, vous savez que je vous informe régulièrement des dangers du Roundup et des pesticides dangereux pour la santé. Il y a quelques mois, j’ai aussi lancé une grande pétition pour interdire le glyphosate dans l’agriculture française.

A l’heure où j’écris ces lignes, cette pétition a déjà recueilli 318’183 signatures !

Aux côtés de Dewayne, nous pouvons changer le cours de l’histoire. Il faut faire EXPLOSER les compteurs de la pétition contre la folie Monsanto ! ET DIRE NON AU GLYPHOSATE !

Santé !

Gabriel Combris

P.S : une fois que vous l’aurez signée, il faut la partager un maximum autour de vous ! Vous avez la possibilité de relayer la pétition à vos amis sur Facebook ci-dessous. Un grand merci d’avance !

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14 août 2018

Histoire et dissidence intellectuelle en Turquie

Filed under: GENOCIDE ARMENIEN — denisdonikian @ 4:39
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1- Historien et sociologue, Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales ( EHESS), Hamit Bozarslan travaille sur la violence au Proche-Orient et la construction des États dans la région. Dans un entretien au journal Le Monde (du 11 Aout 2018) avec Gaïdz Minassian, il revient sur les différents usages que la Turquie officielle fait de son passé. En effet, il importe selon lui de distinguer l’histoire comme discipline du « récit officiel » qui partage le passé de la nation en trois périodes : celle de l’innocence, celle de la trahison par les minorités et celle de la délivrance par la Turquie moderne.

2- Pour autant, Recep Tayyip Erdogan, actuel président turc, croit encore à une « possible agression occidentale et à l’aliénation de ses propres élites », tandis que l’histoire, comprise comme discipline, interroge « la fondation même de la Turquie par un processus génocidaire ». Invariablement, la version officielle de l’histoire turque appréhende la Turquie comme agressée par des ennemis extérieurs et trahie par des minorités à l’intérieur, de sorte qu’en se voyant en victime elle réclame justice et se comporte en bourreau pour se venger.

3 – Souhaitant protéger la « turcité », le code pénal émit en 2005 l’article 301 visant à punir toute insulte envers la nation turque et son État, tandis que le Parlement vient de modifier son règlement intérieur, jugeant comme « dangereux » les mots « génocide » et « Kurdistan ». Pourtant depuis 2005, date du premier colloque à Istanbul où fut prononcé le « G-Word » (génocide), l’historiographie dissidente s’est sérieusement développée, tandis que depuis l’été 2015, les universitaires engagés furent qualifiés de terroristes et de traîtres au point d’être licenciés. Dès lors, soumise à la destruction, les facultés cognitives ont du mal à poursuivre quelque recherche que ce soit.

4 – De fait, il n’y a pas d’autre manière de contrer le négationnisme sinon par le développement de la recherche et l’effort pédagogique. C’est ainsi qu’à la négation de la Shoah ont répondu des « matériaux empiriques d’une grande finesse », tandis que des analyses très approfondies ont été faites sur les dimensions temporelles et spatiales du génocide.

5 – Concernant le génocide des Arméniens, l’historien Taner Akçam a porté un grand coup contre le négationnisme turc selon lequel les télégrammes de Talaat Pacha ordonnant l’extermination des Arméniens étaient des faux puisqu’ils ne respectaient pas le système de cryptage ottoman et que le haut fonctionnaire Naim Efendi qui les aurait reproduits dans ses Mémoires n’avait aucune existence réelle. Or, Taner Akçam, à la suite d’une enquête minutieuse, réussit à démontrer que Naim Efendi avait bel et bien existé, que ses Mémoires étaient authentiques et que les télégrammes étaient tout à fait conformes au système ottoman de l’époque. C’est dire combien le travail rigoureux de l’historien est la meilleure riposte au négationnisme.

13 août 2018

Monsanto « COUPABLE » ! Incroyable victoire contre le Roundup 

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 6:18
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Par Guillaume Chopin

Chers amis du Naturel,
Le 10 août 2018 est peut-être la date historique qu’on attendait tous !

Oui, je m’emballe un peu, mais il est possible que ce soit LE GRAND TOURNANT :

Vers la fin de l’agriculture ultra-intensive, ultra-chimique, ultra-OGM… et ultra-dangereuse pour l’environnement et notre santé…

Vers le grand retour des citoyens et de la vérité contre les multinationales qui trafiquent la science, manipulent les médias et empoisonnent la planète…

Et vers une nouvelle ère, favorable à une agriculture sans pesticide, raisonnée, durable et bonne pour notre santé !

Le 10 août 2018, c’est le jour de la condamnation historique de MONSANTO, le géant de l’agro-chimie.

Oui, Monsanto a été condamné par la Justice américaine pour avoir volontairement caché que son désherbant « Roundup » cause le cancer.

Je vais vous dire dans une seconde pourquoi ce jugement pourrait causer la faillite de Monsanto (désormais avalé par Bayer) et changer en profondeur nos pratiques agricoles.

Mais d’abord, je voudrais vous résumer les révélations hallucinantes que le procès a mis au grand jour :

Il asperge du Roundup dans les cours d’école… et attrape le cancer

L’homme qui a osé attaquer Monsanto est un simple jardinier, nommé Dewayne Johnson.

C’est un professionnel sérieux et appliqué, qui « aimait beaucoup son travail ».

Vingt à trente fois par an, il aspergeait les jardins d’écoles de Californie avec des centaines de litres du « Roundup », le fameux désherbant créé par Monsanto.

À au moins deux reprises, hélas, son appareil devient incontrôlable et il reçoit lui-même du Roundup directement sur la peau.

Bientôt, son corps entier est couvert de lésions graves :

En 2014, le diagnostic tombe : il est atteint d’un lymphome non hodgkinien.

C’est un cancer incurable.

Ses médecins lui donnent quelques années à vivre au maximum.

Mais plutôt que de se résigner, M. Johnson se décide à se battre.

Il veut se battre pour ses deux garçons de 10 et 13 ans. Il veut se battre pour que d’autres ne vivent pas le même malheur que lui.

Car il sait que sa maladie a été causée par le Roundup de Monsanto.

Et ce qu’il n’accepte pas, c’est que Monsanto a toujours nié les dangers de son produit.

« Je n’aurais jamais aspergé ce produit dans des cours d’école si j’avais su que cela pouvait faire du mal, a-t-il déclaré. C’est immoral, c’est mal. Les gens ne méritent pas ça ».

Alors il attaque Monsanto en Justice.

C’est David contre Goliath… un simple citoyen, en phase presque terminale, contre une firme qui fait des milliards de profits chaque année.

Mais comme dans le récit biblique, c’est David qui a gagné :

Les terribles méthodes de Monsanto pour étouffer la vérité

Le procès a duré plus d’un mois. Une véritable épreuve pour M. Johnson, mais cela en valait la peine.

Car ce procès a mis au jour les terrifiantes tactiques de Monsanto pour cacher au grand public les dangers du Roundup. [1]

En 2003, par exemple, une toxicologue de Monsanto écrit à une de ses collègues : « Vous ne pouvez pas dire que le Roundup n’est pas cancérigène… Nous n’avons pas fait les tests nécessaires sur la formule pour faire cette affirmation. » Mais bien sûr, cela n’empêchera pas Monsanto d’affirmer, année après année, que son Roundup est inoffensif.

En 2008, on peut lire dans un document interne ces deux phrases clé :

« Le Roundup de Monsanto utilisé avec des OGM est associé à des problèmes de grossesse et de reproduction et de perturbation endocrinienne »

« Le Roundup de Monsanto agit sur une étape clé de la division cellulaire, ce qui peut potentiellement mener à des cancers sur le long terme »

Monsanto savait… mais Monsanto a préféré cacher la vérité.

Et le pire, c’est que Monsanto ne s’est pas contenté d’étouffer ce qu’il savait.

D’après les « Monsanto papers » révélés au cours du procès, la firme a aussi pesé de tout son poids  pour manipuler la recherche scientifique !

La firme a rédigé elle-même des dizaines d’études « scientifiques » en faveur du Roundup, qu’il a fait signer par des professeurs d’université… ni vu, ni connu !

(Cela s’appelle le « ghostwriting », et c’est une méthode très employée par Big Pharma, pour promouvoir l’intérêt de ses médicaments et masquer leurs effets secondaires.)

Monsanto a aussi tout fait pour étouffer les études défavorables au Roundup.

Souvenez-vous de celle du Pr Seralini en France, qui avait révélé les énormes tumeurs sur des rats causées par le maïs OGM Monsanto couvert de Roundup…

..Eh bien Monsanto avait réussi à obtenir le retrait de cet article… et a tout fait pour détruire la réputation du Pr Seralini !

Un des moments cocasses du procès, c’est lorsque Monsanto a fait venir à la barre une « experte » de la prestigieuse Université de Harvard, la Pr Lorelei Mucci.

Cette « spécialiste » a déclaré que le glyphosate (ingrédient du Roundup) ne cause pas le cancer…

…mais lorsqu’elle a été « cuisinée » par l’avocat de M. Johnson, cette spécialiste a avoué que Monsanto l’avait payé 100 000 dollars pour faire cette déclaration !

Monsanto reconnu coupable de tromperie et malveillance !

Au final, le jury américain ne s’y est pas trompé.

Leur décision est accablante pour Monsanto.

À l’unanimité, les jurés ont considéré que le Roundup était « un facteur substantiel » dans l’apparition du cancer de M. Johnson.

Mais surtout, les jurés ont déclaré que le danger des produits du type Roundup « était connu ou pouvait être connu à la lumière des connaissances généralement admises par la communauté scientifique au moment de leur fabrication, de leur distribution et de leur vente ».

Monsanto aurait donc dû en informer ses clients… ce qu’il a toujours refusé de faire.

D’après la Justice, Monsanto a agi avec « malveillance » (malice, en anglais).

« Nous avons enfin pu présenter au jury les documents internes tenus secrets par Monsanto prouvant que la société savait depuis des décennies que le glyphosate, et en particulier le Roundup, pouvait être une cause de cancer », a déclaré Bret Wisner, l’un des avocats de M. Johnson.

Et ce qui est capital, c’est que cette décision pourrait faire boule de neige !

Car des centaines de gens sont dans le même cas que M. Johnson : atteints d’un cancer vraisemblablement causé par le Roundup.

Si jamais ils gagnent tous leur procès, Monsanto pourrait finir par devoir payer des dizaines de milliards de dollars… et faire faillite !

Attention : ce n’est pas encore certain, d’autant que Monsanto a fait appel – il faudra aussi gagner ce procès-là.

Mais quoi qu’il arrive, ce procès est un choc psychologique qui change la donne, y compris en France :

La France est un des plus gros utilisateurs de Roundup au monde !

Je rappelle que la France déverse chaque année près de 10 000 tonnes de Roundup sur ses terres.

Les plus grands utilisateurs sont les agriculteurs, loin devant les jardiniers.

Mais ce qui est formidable, c’est que les agriculteurs eux-mêmes commencent à réaliser qu’ils se mettent en danger eux-mêmes avec ces produits !

« Ce jugement, c’est une nouvelle fois la preuve que les pesticides sont dangereux pour la santé, des utilisateurs en premier lieu – et donc des paysans et des paysannes-, et puis par ricochet aussi de ceux qui consomment les produits », a déclaré Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne ».
Évidemment, cela implique une énorme remise en question des méthodes agricoles !

Mais il est tout à fait possible de faire sans Roundup… et le plus tôt sera le mieux !

Ce n’est pas encore fait, car d’énormes lobbys essaient encore d’éviter ça.

Alors restons mobilisés…

…mais saluons ce jugement à sa juste valeur !

Votre dévoué,
Guillaume Chopin
Association Santé Naturelle

Sources

[1] http://www.liberation.fr/planete/2018/08/07/les-documents-internes-qui-accablent-monsanto_1671428

Aphorismes pour Alain (2)

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 1:41

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Nous sommes arrivés à un âge où le billard joue avec nos boules.

12 août 2018

Aphorismes pour Alain (1)

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 12:22

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Je suis peut-être un poisson en cage, mais je suis un poisson éclairé.

31 juillet 2018

Libérez Zehra Doğan

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 12:01

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Lu sur Kedistan

Un appel est lancé aux artistes plasticiens, pour une solidarité active. Zehra Doğan a aussi besoin du soutien d’artistes, pour accompagner sa résistance, et exiger sa libération.

AmiEs artistes,

L’association La Minoterie / À Pleine Voix et Kedistan organisent en septembre & octobre prochain, la première édition du Festival des Autres Mondes.

Pour aborder l’écologie sociale, le journalisme, la liberté des peuples, le féminisme, par le prisme de l’art et des artistes, il propose des rencontres et débats avec des cinéastes, auteurs, poètes, artistes, journalistes, photographes et sociologues, un mois durant, à Morlaix et ses environs.

Il est une artiste emblématique qui rassemble et fait se rencontrer toutes les thématiques que nous nous proposons d’aborder : elle s’appelle Zehra Doğan, elle est kurde, journaliste, peintre, femme, révoltée, emprisonnée.

Arrêtée en 2016, puis en 2017, pour “propagande terroriste”, elle continue de résister en prison, en créant, malgré l’interdiction de son matériel de peinture et la confiscation et destruction de certaines de ses œuvres par les autorités pénitentiaires. Vous pouvez retrouver un dossier spécial sur son parcours, son art, ses œuvres et l’actualité qui la concerne sur le site d’infos Kedistan.

Ses œuvres évadées seront exposées lors du Festival des Autres Mondes, dont vous pouvez aussi arpenter le programme ICI.

C’est pour elle, et en solidarité avec les familles de détenuEs et des populations d’Afrin, ville kurde massacrée par l’État turc cet hiver, que ce festival est organisé afin, également, de lever des fonds pour subvenir aux besoins les plus urgents des personnes qui subissent de plein fouet la politique désastreuse d’Erdoğan.

Nous lançons aujourd’hui un appel à tous et toutes les artistes qui souhaitent soutenir une de leur consœur en prison :
• Réalisez une œuvre pour Zehra, mettez-y tout ce que sa résistance inspire à votre art, ce que son art nourrit de votre résistance …
• Créez pour elle et pour ses codétenues, pour tous et toutes les prisonnierEs politiques emprisonnéEs en Turquie, pour les populations déplacées, pour multiplier les formes de soutien et les actes de résistance artistiques, à l’image de Bansky ou d’Ai Wei Wei

Vos œuvres seront vendues aux enchères et les bénéfices seront reversées aux associations de soutien des populations kurdes, en toute transparence.

Zehra Doğan, avec qui nous sommes en contact épistolaire (et surveillé), est au courant de cette initiative, et n’ayez doute que vos créations seront autant de petits espoirs qui permettront aux femmes de la prison de Diyarbakır de vivre en détention la tête haute. Vous pouvez d’ailleurs vous aussi, leur écrire.

Nous attendons avec impatience de pouvoir lui communiquer votre large participation à ce projet.

Vous avez des amiEs artistes ? Prévenez-les !
Vous êtes artiste et partantE ? Contactez-nous sans attendre !
festivalautresmondes@gmail.com

 

22 juillet 2018

Mémorial du 24 avril

Filed under: GENOCIDE ARMENIEN — denisdonikian @ 8:35

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1 – Œuvre de Téotig, le Mémorial du 24 avril, paru aux Éditions Parenthèses en 2016 et traduit en français par Alice Der Vartanian et Houri Varjabédian, se réfère à l’édition originale de 1919, Houchartsane abril dasnemegi, publié à Istanbul. Ce livre avait pour ambition de recenser quelque 700 notices biographiques non seulement des personnalités arméniennes victimes de la rafle du 24 avril 1915 à Istanbul mais aussi des personnes exécutées les jours suivants dans les provinces orientales. Suivent les textes de Puzant Bozadjian, Vers Ayache, et Mikael Chamdandjian, Souvenirs de Tchanguere.

 

2 – Né Theodoros Labjindjian, le 5 mars 1873 à Istanbul, Téotig, diminutif choisi comme nom de plume, restera un autodidacte amoureux des lettres. C’est en 1907, avec la collaboration de son épouse Archagouhi Djezvedjian qu’il publie son premier almanach sur la communauté arménienne d’Istanbul, riche d’informations et de photographies. En 1915, l’emprisonnement comme imprimeur durant un an lui vaudra de ne pas connaître le sort des intellectuels. Arrêté en août 1916, puis enlevé par un groupe de résistants arméniens, il ne rentrera à Istanbul qu’en 1918 pour travailler à un almanach consacré aux victimes du Grand Crime. Après la mort de sa femme, en 1922, il prépare le monumental Golgotha du clergé arménien et de ses fidèles, avant de rejoindre Paris où il s’éteindra le 24 mai 1928.

 

3 – Consacrée aux biographies des déportés d’Istanbul, la première partie du livre est partagée entre les intellectuels, militants, enseignants et autres, les commerçant, les morts en déportation et les morts par pendaison. La seconde partie recense les personnalités disparues originaires des provinces orientales, puis les médecins et les membres des clergés arménien et catholique. Sans prétendre être exhaustif, cet inventaire mémoriel des personnes arbitrairement déportées ou assassinées révèle non seulement l’ampleur de l’entreprise génocidaire mais également une volonté très nettement marquée d’éliminer l’élite des Arméniens afin de les affaiblir pour pouvoir achever tranquillement le reste.

 

4 – Dans Vers Ayache, Souvenirs d’hier et d’aujourd’hui, Puzant Bozadjian raconte les circonstances de son arrestation, sachant que la presse russe avait la première évoqué le projet de déportation destiné à assurer le plan allemand d’occupation des provinces arméniennes d’Anatolie. Conduits à la gare de Haydar Pacha, les déportés sont acheminés par le train jusqu’à la prison d’Enguri où des assassins fraichement libérés devenus Tchétés allaient contribuer à détruire les Arméniens. A Ayache, les prisonniers s’organisent pour la cuisine, les soins médicaux, l’eau et les rares sorties en plein air. Ils apprennent par les journaux le plan de déportation des Arméniens. Détenu durant deux mois, Puzant Bozadjian sera libéré avec quatre autres prisonniers, tandis que ses compagnons seront voués à la mort.

 

5 – Même si pour lui, «  survivre n’est pas toujours une chance », Mikaël Chamdandjian, auteur des Souvenirs de Tchanguere, fera partie des quinze personnes sur cent vingt à pouvoir finalement retourner à Istanbul. Proche de Roupen Sevag, il sera témoin de son refus de se convertir à la religion musulmane en échange d’une vie sauve. Désignés pour être transférés à Ayache, Sevag et Varoujan furent éliminés. Quant à Diran Kélékian, soutenu par l’ambassadeur d’Allemagne Wangenheim jusqu’à sa mort soudaine, il devait périr sur la route de Tchorum.

 

21 juillet 2018

FORTUNATOS « le retors »

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 5:38

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La barque étant pleine, la révolution est en passe de la faire chavirer dans un parfum d’encens !

Le dernier frêle cordage qui la tenait est sur le point de rompre ses amarres et le colosse à la tête d’argile KARÉKINE « le retors » se noyer, emportant ses péchés, lui qui nageait dans la mélasse comme un poisson dans l’eau.

C’est qu’Il aura terni le joyau le plus sublime de notre nation, notre Sainte Église née avec le Christ, pour le Christ, par le Christ.

Il laissera une Église Apostolique Arménienne dévastée dans les mains de petits soldats démoniaques qu’il avait patiemment promus pour le servir, à défaut de prêtres expérimentés qu’il avait méthodiquement éliminés, un par un et qu’il faudra bien réintégrer.

Il faut dire que l’élection biaisée de ce petit épicier avide de fortune, avait mis en exergue sa médiocrité, raison pour laquelle il avait dégagé les caciques religieux et civils susceptibles de la dénoncer.

En vingt années, FORTUNATOS aura fait plus de mal à notre Sainte Église que durant les 70 années d’athéisme bolchévique, s’employant à saborder tout ce qu’elle comportait de subtilités, de raffinements et de lumières spirituelles afin de s’accaparer la totalité du pouvoir théocratique et faire son piètre business.

À grands coups de gueules, de ruses, d’expulsions, d’enjambements de règles séculaires et de canons camouflés en décrets de la Providence pour niveler le Bien et le Mal, le premier Serviteur de tous les Arméniens apostoliques avait fait taire les voix discordantes et bien sûr, brouillé le message biblique des portes de l’invisible.

Il avait inoculé un poison insidieux à la diaspora pour l’affaiblir, la cloisonner et la contrôler par le biais de chefaillons qu’il avait lui-même portés sur les fonts baptismaux et qui s’arrogeaient le droit de dicter leurs quatre volontés statutaires à des paroisses dont ils n’avaient cure, sous la bienveillance de l’État arménien.

Nous le remercions pour le mal qu’il ne fera bientôt plus d’autant que ce qui était insupportable au-delà des faits, c’était les auteurs des méfaits : le chef suprême, ses prêtres et leurs équipes de courtisans vendus au plus offrant, le vice vêtu de vertu dans une fausse charité !

En s’écroulant, le château de cartes a cloué le bec de tous ces corbeaux agenouillés en rang d’oignons dans sa salle d’attente, tous ces cireurs de pompes au fil à la patte, qui posaient un couvercle sur la sainte marmite pourvu qu’ils en tirent un bénéfice personnel !

Il n’en manquait pas, dans le clergé comme chez les laïcs, sans oublier les diacres qui ne trouvaient rien à redire de cette proximité avec des voyous balayant tout sur leur passage !

Épreuve dans l’épreuve, on attendait plus et mieux de notre élite PLM(*), tous ces bien-pensants qui s’étaient tu ou terré sauf à louer la grandeur de cet usurpateur inculte, incompétent, concupiscent et cupide et des gueules de travers voraces qui l’entouraient.

Mais maintenant que le mensonge cède sa place à la vérité, il ne leur reste plus qu’à patauger dans leurs concrétions en cherchant notre estime à travers le mépris qu’ils nous manifestaient !

Ainsi donc les langues se délient de tous ceux, stratèges borgnes de la déconstruction prônée le crucifix dans une main et un marteau dans l’autre, tartuffes et laquais qui nous imposaient, hier encore, le silence et l’obéissance en nous bourrant le crâne, prêts à nous le démolir si nécessaire…

Il reste que les Arméniens de velours, la foi intacte, ont mal à leur Église et ne craignent pas le grand déballage dénonçant le coffre-fort qu’était devenue SAINTE-ETCHMIADZINE avec ses apprentis-matons.

D’autant que le problème n’a jamais été leur Sainte Église mais ceux sensés la représenter, de la base à son sommet, pour donner un ordre au chaos et une promesse à la vie, au plan spirituel et pastoral.

Ce problème, qui est une interrogation, se jouait entre le corps et l’esprit, l’humain et le divin, entre ceux qui avaient perdu l’âme pour la matière en utilisant notre Sainte Église pour s’infiltrer dans tous les interstices de la société profane, tous ceux dont la foi s’était réduite à exécuter aveuglément les commandements de FORTUNATOS en échange de quelques hochets et de quelques billets.

Cette monétisation du Sacré a profané et souillé notre Sainte Église et sa messe dominicale, ce tête-à-tête et ce cœur-à-cœur que constitue la rencontre avec Dieu, transformée en distributeur de billets.

J’ai mal pour tous ces coucous qui fermaient les yeux sur ses agissements indignes, interdits à sa fonction de Guide Suprême, force trafics, malversations et strapontins et regarde amusé la volte-face de ces zozos, hier encore zélés, ces barons diocésains et leurs brigades ensoutanées ayant miraculeusement recouvré la mémoire, qu’il s’agisse du bannissement d’une cohorte de prêtres capés, de l’ordination de centaines de jeunes commandos, du train de vie de certains hiérarques et leur proximité avec les oligarques arméniens et de certains milieux mafieux, de la mise à l’écart des laïcs…

Les mêmes brillaient par leur défaut à s’émouvoir sur la société arménienne laissée pour compte par ses dirigeants depuis 25 ans.

Je plains tous ceux qui lui avaient déroulé le tapis rouge et passé la brosse à reluire, notamment les groupies de la rue JEAN-GOUJON et du PRADO pendant qu’il démolissait notre Bien commun indivis le plus sacré pour lequel nos Anciens ont été décimés par centaines de milliers.

L’histoire n’étant pas celle qu’ils voudraient qu’elle soit, il est bon de la remettre à l’endroit pour en finir avec cette parenthèse désenchantée qui a fait vomir de dégoût les paroissiens niçois ensevelis sous des paquets d’ordures et qui voient aujourd’hui venir à eux les thuriféraires du grand guignol FORTUNATOS, tous ceux qui le flattaient, le badaient et le célébraient de la voix et de la plume, les plus aliénés, les plus entravés et les plus couchés, bref les plus atteints et les plus enflés qui n’en peuvent plus de rétropédaler !

Les paroissiens niçois, longtemps pris en tenailles entre Église et État arméniens, ne se tairont pas plus qu’ils n’oublieront un sort balisé de bassesses, d’intimidations et d’intrigues diocésaines monomaniaques à visée spoliatrice, procès judiciaires à l’appui…

Écartés d’un revers de manche de la vie du Diocèse de France qu’ils avaient pourtant contribué à fonder, ils s’enorgueillissent d’avoir mis en échec ces fossoyeurs de notre identité spirituelle, à la conscience télescopique et à la bouche cousue, dont l’abaissement les empêchait de regarder la vérité en face.

Ils savent dans leur chair que rien n’est plus facile que de décréter la désacralisation d’une église selon son bon vouloir mais que rien n’est plus difficile que de faire descendre l’Esprit Saint dans une autre étrangère, tout simplement parce que l’âme de la communauté apostolique arménienne de la Côte d’Azur est ancrée à SAINTE MARIE au 281 boulevard de la Madeleine depuis 90 ans que nos rescapés l’ont bâtie et que nous la chérissons !

Mais l’arbre survit en coupant ses branches comme le peuple en se révoltant pour ouvrir le cerveau des chapeaux pointus !

Maintenant que la Malédiction a bientôt fini de courir et de sévir, un immense effort de reconstruction, de réconciliation et de communion nous attend pour surmonter les dégâts causés et passer du registre de la terreur à celui de l’amour et du pardon.

La tribu bientôt rassemblée autour de son Église en toute bonne foi, il nous restera à définir ce que nous voulons devenir et partager ensemble, Arméniens de la diaspora et frères d’Arménie, dans le cadre, à la fois, du renouveau de la Mystique apostolique arménienne et de l’éthique de la Nation.

L’âme brune de FORTUNATOS démasquée, le « retors » devra restituer intégralement son immense magot et l’ensemble de ses parts sociales à la fondation HAYASTAN avant de disparaitre définitivement et retourner, nu dans sa grotte, à la méditation toute chrétienne de la vanité des biens matériels de ce bas-monde.

Un petit tour et puis exit son impérium de carton-pâte !

Le Catholicos de Cilicie ARAM 1er « le Grand » saurait rendre sa dignité perdue à cette fonction et rassembler ce qui est épars en unifiant notre Église dans le prolongement de KARÉKINE 1er « le Magnifique ».

Ainsi soit-il !

Amen…

Armand SAMMELIAN

Le 18 juillet 2018

(*) Paris-Lyon-Marseille

Los Caballos Paradjanov ( Les chevaux Paradjanov)

Filed under: ARTICLES,LIVRES,Uncategorized — denisdonikian @ 5:25
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A l’occasion  de sa traduction  par Ana Arzoumanian et Cristina Bourette publiée en Argentine.

 

 

Los caballos Paradjanov

 

J’ai écrit ce livre, Les Chevaux Paradjanov, parmi les premiers de mes livres, à un âge où je me sentais de plus en plus heurté par le monde des hommes forts. Juste avant, mes textes avaient été écrits sur le génocide des Arméniens puis sur mon expérience soviétique puisque j’avais vécu deux ans sous ce régime comme étudiant. Mon écriture est née de la conjonction de ces deux prises de conscience, le monde génocidaire et le monde totalitaire. Paradjanov est venu juste après comme un homme à sauver. Je suis encore fier d’avoir contribué à sauver Paradjanov en militant, en écrivant et en le rencontrant. Contribuer dans sa vie ne fût-ce qu’une fois à sauver un homme des griffes des hommes forts, ce n’est pas rien.

Les Chevaux Paradjanov est l’expression d’une colère inutile. D’une colère qui se sent inutile contre les hommes qui sont plus forts qu’elle. En ce sens, c’est une colère poétique. C’est de la poésie au service d’une colère. Et oui, Les chevaux Paradjanov est un livre inutile. Mais que serait un pays où tous les livres publiés seraient utiles ? Ce serait un pays invivable car tout y serait codifié. Un pays amputé de son imaginaire. Un pays où ne se publieraient que des recettes, même des recettes pour faire de la poésie. De la poésie sans colère, de la poésie aseptisée.

Qu’un pays comme l’Argentine publie Les chevaux Paradjanov est le signe que la colère y est vivace et l’imaginaire toujours d’actualité. C’est le signe qu’une poésie inutile y a encore son utilité, celle de défendre la générosité naturelle du monde contre ceux qui veulent la remplacer par la force, la force de la raison, la force de la destruction, la force de la raison destructrice telle qu’elle s’exprime à travers un régime génocidaire ou un régime totalitaire.

Il faut sauver Paradjanov !

Denis Donikian

 

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19 juillet 2018

Y a le feu aux soutanes !

Filed under: ARTICLES,CHRONIQUES à CONTRE-CHANT,E VIVA ARMENIA ! — denisdonikian @ 3:48

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Avec une chaleur estimée à 45° en ce mois de juillet dans la plaine de l’Ararat, les esprits gonflent et les soutanes brûlent par le bas. Oui, par le bas, car tout le monde sait que l’homme destiné aux enfers commence à brûler ici-bas, pour se consumer progressivement par la tête dans l’au-delà.

Voici quelques jours, chauffés à blanc par une colère trop longtemps rentrée, des opposants au PDG d’Etchmiadzine s’en sont pris directement à sa personne en bloquant sa voiture. L’homme a dû prendre son bâton de pèlerin pour finir les quelques mètres qui lui restaient sous les huées. Du jamais vu.

Il faut dire, et nous l’avons dit à maintes reprises contrairement à ceux qu’inhibe le tabou de l’Apostolique Église Arménienne, que le PDG d’Etchmiadzine aura tout fait pour exaspérer les esprits. A commencer par ce qu’il n’a pas fait pour soulager la misère des pauvres en se situant du bon côté du fléau Sarkissian.

Et pourtant ce n’est pas qu’il lui manquait des moyens. Il avait su mettre de côté plus d’un million de dollars dans une banque suisse en prévision des malchances qui devaient mettre à la misère des Arméniens. Or, les Arméniens victimes de malchance en Arménie sont légion. Il est vrai que ce million caché dans la banque suisse HSBC n’y suffirait pas. Mais certains pensent qu’en l’utilisant à bon escient et en bon Nersissian,  il y aurait possibilité de soulager quelques âmes nécessiteuses. Toujours est-il que ce million enfle d’année en année en faisant des petits au lieu de diminuer en volume pour soutenir les floués de l’Arménienne Église Apostolique, soit en leur offrant le gîte, soit en leur offrant le couvert. Bien sûr, en attendant que le catholicos se bouge le cul, la diaspora alimente dans l’urgence des restaurants du cœur destinés aux infortunés de la vertu patriotique pendant que l’autre braille des psaumes en pensant à sa fortune.

De fait, se conduisant comme un chef d’entreprise faute d’avoir assez d’étoffe pour se conduire en chef spirituel des Arméniens, Karékine II sent de plus en plus gronder le vent des frondes qui a su déloger en un tour de main le président et Premier Ministre Serge Sarkissian, et Taron Markarian, maire de Erevan, au retour de cette même main.

Cette tempête à coup sûr devrait  gonfler sa soutane et l’emporter dans les airs même si le bougre s’accroche aux accoudoirs de son siège et commence à avoir la nostalgie des honneurs rendus à son rang et des petits déjeuners composés invariablement d’un œuf dur pondu de frais par les poules mouillées de la diaspora et de confitures d’abricot offertes par les  ouailles confites du pays arménien.

Tout cela n’est pas réjouissant ni pour le saint homme ni pour les fervents de l’Église Arménienne Apostolique, incapables de voir d’un mauvais œil les turbulences qui secouent le Siège vu qu’ils ont toujours préféré l’aveuglement à la lucidité même quand on cherchait à leur ouvrir les yeux.

Il est vrai qu’on peut être triste au spectacle du monastère de Tatev converti en Tour Eiffel en vue d’augmenter le business de nos patriotes les plus haut placés. Triste que les couvents autrefois habités par la ferveur et le chant religieux soient depuis tant d’années livrés à la végétation sauvage et au vide actif.

Ce qui manque à l’Arménie et aux Arméniens, c’est l’Esprit. Et ce n’est pas un catholicos oligarchique qui fera changer la tendance au matérialisme dans laquelle se complait un peuple qui se targue d’être la première nation chrétienne.

L’Esprit commence par la compassion. Et ce catholicos là en manque sévèrement.

L’Esprit, c’est la compassion gratuite mais aussi la ferveur gratuite, celles qui se donnent sans compter.

Or, en Arménie tout se compte. Même les comptes à rebours pour ceux qui ont fait de l’égoïsme financier un conte personnel et un sport national.

 

Denis Donikian

18 juillet 2018

Du rotavirus à Jérôme Cahuzac

Filed under: APPEL à DIFFUSER,ARTICLES,La SANTE en QUESTIONS — denisdonikian @ 7:51

Rotavirus : le vaccin qui TUE des bébés

 

SANTE CORPS ESPRIT par Hervé Bazin

Cher(e) ami(e) de la Santé,

Imaginez que votre enfant décède simplement parce que vous avez accepté de le vacciner contre la banale « gastro-entérite ».

Vous aviez fait confiance à votre pédiatre, qui vous a prescrit le vaccin. Vous aviez fait confiance au Haut Conseil de la Santé Publique, qui avait officiellement recommandé ce vaccin pour tous les nourrissons[1].

Mais quelques jours après avoir vacciné votre nourrisson, c’est le drame : votre bébé pleure sans s’arrêter, il vomit, il a de la fièvre… et vous retrouvez du sang dans sa couche.

Vous l’emmenez en urgence à l’hôpital, où les meilleurs médecins s’activent pour le soigner.

Mais bientôt, on vous annonce la mort de votre bébé.

Ce cauchemar, il a réellement été vécu par deux familles entre 2012 et 2014.

Les graves effets indésirables du vaccin contre la gastro

C’est la très officielle Agence Nationale du Médicament (ANSM) qui l’a révélé dans un rapport publié en février 2015[2].

Après avoir analysé tous les « accidents » survenus à la suite des vaccins Rotateq et Rotarix contre le rotavirus (qui cause la gastro), elle conclut :

    • Pour le Rotarix : 161 évènements « graves », dont 35 cas d’invaginations intestinales aiguës, trois d’entre elles étant particulièrement graves : « 2 hospitalisations en réanimation et 1 décès » ;
  • Pour le Rotateq : 40 évènements graves ont été rapportés, avec 12 cas d’invaginations intestinales aiguës, « dont un ayant évolué vers le décès ».

Devant cet aveu « officiel », les titres de presse furent sans ambiguïté :

« Deux bébés sont morts après avoir été vaccinés contre la gastro-entérite » (Le Monde, 1er avril 2015)

« Des vaccins contre la gastro-entérite ont bien causé la mort de deux bébés » (Le Figaro, avec AFP, 31 mars 2015)

(Je les cite pour ceux qui croient encore que les vaccins n’ont jamais d’effet indésirable grave).

Devant le scandale, les autorités ont alors été bien obligées de faire marche arrière.

Le Pr Daniel Floret, président du Comité technique français des vaccinations a déclaré sur TF1 que « avec ces effets adverses tout à fait inquiétants, nous sommes en train de réévaluer la balance entre le bénéfice et le risque »[3].

Puis, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a fait un virage à 180 degrés :

« Du fait de l’évolution défavorable de certains cas rapportés d’invagination intestinale aiguë (décès, résections) et ne pouvant exclure que de telles situations se reproduisent, le HCSP suspend la recommandation de vaccination des nourrissons contre les infections à rotavirus en population générale »[4].

Tant mieux.

Mais cela ne fera pas revenir à la vie les nourrissons victimes de ce vaccin pourtant recommandé en 2013.

Cette affaire est particulièrement grave, car ces morts auraient dû être évitées.

Mais avant d’entrer dans les détails (terrifiants) de ce dossier, j’aimerais vous poser une question.

À la lumière de cette affaire, faites-vous une confiance aveugle à nos autorités, quand elles nous assurent aujourd’hui que les 11 vaccins obligatoires sont sans danger pour nos enfants ?

Qu’est-ce qui nous prouve qu’elles ne « changeront » pas d’avis, dans quelques années, quand d’autres scandales éclateront ?

Ce risque est d’autant plus grand que le cas du rotavirus est la preuve que quelque chose ne tourne pas rond dans le monde des vaccins.

Si vous en doutez, je vous décris en détail cette terrible affaire ci-dessous (mais si vous êtes pressé, je vous invite à passer directement à la dernière section et mon anecdote « croustillante » sur Cahuzac et Big Pharma).

On savait déjà que ce vaccin pouvait tuer !

Déjà, il faut bien comprendre que la gastro-entérite, elle, ne tue pas les nourrissons.

C’est uniquement la déshydratation causée par la gastro qui peut causer des complications.

Mais pour éviter cette déshydratation, il existe une solution très simple et peu coûteuse : il s’agit de « solutés de réhydratation orale » (SRO), vendues 6,2 euros en pharmacie !

Comme le dit bien la pédiatre, le Dr Claudina MichaTeitelbaum :

« Il ne semble pas très difficile de prescrire du SRO à tout nourrisson sortant de la maternité de la même manière qu’on lui prescrit de la vitamine D ».

Et pourtant, cela n’a jamais été recommandé, ni même envisagé !

Est-ce parce que les vaccins Rotarix et Rotateq coûtent 131 et 150 euros, donc sont beaucoup plus rentables pour les labos ?

On peut se poser la question, quand on sait que les effets secondaires graves du vaccin étaient connus depuis longtemps !

Le tout premier vaccin contre le rotavirus, le Rotashield, a été commercialisé au début des années 2 000 aux États-Unis… et a été très vite retiré du marché suite à des cas d’invaginations intestinales et du décès d’un nourrisson[5].

Exactement ce qui s’est passé en France récemment, avec les vaccins de seconde génération !

Mais on n’a voulu tirer aucune leçon de cette première expérience désastreuse.

Personne ne s’est demandé pourquoi les « essais cliniques » n’avaient pas décelé ce risque de décès de nourrissons.

La raison est pourtant simple… et vaut pour tous les vaccins : pour déceler un risque rare, il faut faire des études sur des centaines de milliers d’enfants !

Pour avoir une chance de détecter cet effet indésirable grave avant la mise sur le marché, il aurait fallu tester le vaccin sur 250 000 enfants ![6]

Or les études qui permettent de mettre un vaccin sur le marché ne sont généralement réalisées que sur 5 000 enfants maximum !

Dans ces conditions, il est impossible de déceler des décès rares causés par les vaccins (quels qu’ils soient) !

Avec un échantillon de 5 000 patients, si un bébé meurt dans le groupe qui a reçu le « vaccin », et aucun dans le groupe « placebo », les statisticiens diront forcément que cette mort est due « au hasard ».

Il a donc fallu attendre la généralisation du vaccin dans toute la population pour qu’on se rende compte qu’il pouvait tuer des bébés !

Et encore, il a fallu pour cela un « concours de circonstances » très favorable :

Ces morts qu’on ne veut pas voir

Comprenez bien une chose : si les autorités ont reconnu la responsabilité du vaccin rotavirus dans la mort des nourrissons, c’est uniquement parce qu’il ne fait aucun doute médical que ce vaccin peut causer des invaginations intestinales.

Le lien de cause à effet entre le vaccin et les invaginations est évident pour tout le monde.

Mais il existe quantité d’effets secondaires moins évidents à « relier » aux vaccins.

Par exemple, si vous lisez le rapport de l’ANSM, vous vous rendez compte que ce sont peut-être trois bébés (et non pas deux) qui sont morts des suites du vaccin anti-rotavirus :

Un cas marquant d’entérocolite nécrosante d’évolution fatale chez un enfant vacciné par Rotateq® a été discuté lors du comité technique. Un total de huit cas d’entérocolite chez les patients vaccinés par Rotateq® est enregistré dans la base de données Eudravigilance.

Conclusion des auteurs : « même si le lien entre Rotateq® et l’entérocolite ne peut être affirmé, il ne peut être exclu dans la mesure où des entérocolites sont rapportées avec le rotavirus sauvage ».

Traduction : le Rotateq est peut-être responsable de ces 8 cas d’entérocolite, dont l’un a causé la mort du bébé.

Ici, on est dans une situation intermédiaire : il y a de bonnes raisons de penser que le vaccin peut causer des entérocolites, mais on n’en est pas sûr.

Mais il y a aussi les cas où les vaccins peuvent causer des dégâts totalement inattendus – et dans ce cas, vous pouvez être sûr que personne ne s’en rendra compte !

C’est le cas par exemple du lien entre la pneumonie et le Rotarix.

Dans les études cliniques réalisées sur le Rotarix, on s’est aperçu que les bébés vaccinés avaient deux fois plus de pneumonies que les autres.

Mais comme l’échantillon était modeste, et qu’on ne connaît pas de lien biologique évident de cause à effet entre le vaccin et la pneumonie, on a « laissé couler ».

L’agence américaine du médicament, la FDA, s’est contentée d’une ligne dans un rapport, observant que, d’après une étude réalisée dans 6 pays européens :

« Les décès de nourrissons liés à une pneumonie étaient significativement plus élevés pour le groupe qui a reçu le Rotarix par rapport à celui qui a reçu le placebo »[7].

Pour une personne normalement constituée, ces résultats sont TRES inquiétants.

Mais pas pour nos « autorités », qui s’abritent derrière l’absence de lien biologique évident entre rotavirus et pneumonie.

Pourtant, ce lien n’a absolument rien d’invraisemblable, quand on sait à quel point les virus, comme les bactéries, « s’équilibrent » entre elles.

Il est tout à fait possible que les bébés infectés naturellement au rotavirus puissent bénéficier d’une protection accrue contre les infections respiratoires !

Mais comme on ne peut pas le prouver, on s’empresse de cacher ces résultats sous le tapis !

Quant à la « pharmacovigilance », c’est-à-dire aux accidents rapportés « après coup », on peut être sûr qu’elle ne fera jamais le lien !

Aucun pédiatre n’imaginera jamais que la mort d’un nourrisson par pneumonie a été causée indirectement par le vaccin contre la gastro-entérite !

Ce genre d’effets « ricochet » du vaccin ne peut être décelé que dans des études cliniques (contre placebo)… mais comme vous l’avez compris, ces études ne comportent jamais assez d’enfants pour déceler avec certitude la totalité des effets graves !

Conclusion : les effets indésirables graves des vaccins sont TOUJOURS sous-estimés !

Voilà pourquoi le principe de précaution doit être appliqué aux vaccins, qu’il ne faut utiliser qu’en cas de menace grave et évidente pour la santé publique

…ce qui n’est absolument pas le cas de la gastro du nourrisson !!

C’est du simple bon sens.

Mais hélas, le bon sens est désormais noyé sous le lobbying intense de Big Pharma !!

Et dans le cas du vaccin contre le rotavirus, on connaît au moins un des hommes qui a joué un rôle non négligeable dans son approbation :

Quand Jérôme Cahuzac s’active pour généraliser le vaccin anti-rotavirus

Si quelqu’un est « mouillé » avec l’industrie pharmaceutique, c’est bien Jérôme Cahuzac.

Pas seulement parce qu’il a été officiellement consultant du laboratoire Pfizer de 1993 à 1995.

Grâce à l’enquête des juges sur son « compte en Suisse », on en a appris de belles sur son compte !

Lorsque les juges lui ont demandé d’où venaient les millions de francs déposés sur son compte secret en Suisse, il a dit et répété que ces sommes lui avaient été virées… par des laboratoires pharmaceutiques !

D’après les juges qui l’ont interrogé :

« Il pense que les deux entrées de 817 500 francs le 4 janvier 1993 et de 504 000 francs le 7 mai 1993 proviennent de Pfizer. Mais en dehors de ces deux virements (qui représentent 1,3 million de francs sur un total de 3,2 millions de francs), Jérôme Cahuzac n’a fourni aucune explication sur l’origine des autres virements, si ce n’est qu’il a indiqué avoir travaillé pour d’autres laboratoires, tels Pierre Fabre, Roche, Sandoz, UPSA »[8].

Lors de son procès en septembre 2016, il a même lâché une petite « bombe ».

Il a déclaré que cet argent lui avait été viré par les laboratoires pharmaceutiques pour financer l’éventuelle campagne présidentielle de Michel Rocard en 1995 !

« À l’époque, c’était banal. Tout le monde l’a fait », a déclaré Cahuzac lors de son procès. « L’industrie pharmaceutique a financé tous les partis politiques »[9] !

Vous voyez le contexte ?

Maintenant, pensez-vous que ce soit un hasard si le même Cahuzac a interpellé officiellement la Ministre de la Santé en 2009 en ces termes :

M. Jérôme Cahuzac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la vaccination contre le rotavirus. En effet, le Comité technique des vaccinations a émis un avis en 2006 ne recommandant pas la vaccination contre le rotavirus généralisée (…) Les vaccins sont disponibles, efficaces et sûrs. Il demande donc à la ministre de veiller à ce que le Comité technique des vaccinations étudie à nouveau la question de la vaccination anti-rotavirus et de rendre son avis dans des délais rapides »[10].

Est-ce un hasard complet si le Haut Conseil à la santé publique va finalement lui donner raison en 2013, quelques mois après son passage dans le gouvernement de François Hollande ?

Peut-être, peut-être pas.

Mais ce qui est sûr, c’est que Jérôme Cahuzac n’est qu’un relais parmi des milliers d’autres du puissant réseau d’influence des géants de la pharmacie.

Et voilà comment on a autorisé et même conseillé de donner à des nourrissons un vaccin dangereux pour les protéger contre une maladie qui ne l’est pas !

Bonne santé,

Xavier Bazin

PS : je ne voulais pas être trop long, mais pour être parfaitement complet sur ces fameux vaccins rotavirus, sachez que :

    • 40 % seulement des gastro-entérites des nourrissons sont dues au rotavirus – les autres peuvent être causées par des bactéries ou d’autres virus ;
    • Il existe de nombreuses souches du rotavirus, mais le vaccin ne protège que contre un quart d’entre elles : il faut donc s’attendre à ce que les autres souches prennent la place des quatre visées par le vaccin, comme cela s’est produit dans d’autres cas ;
  • Et en 2010, on a appris que les vaccins anti-rotavirus avaient été contaminés par de l’ADN et des particules virales de circovirus porcin(bien entendu, les autorités se sont empressées de déclarer que ce n’était pas bien grave).


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13 juillet 2018

« Quand l’autre disparaît… »

Filed under: GENOCIDE ARMENIEN — denisdonikian @ 4:48
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armenie1915arminwegner

1 -Paru sous le titre Quand l’âme disparaît…  dans le numéro 6-7 de la revue L’Intranquille (Paris, 2001), l’article de Hélène Piralian, auteur de Génocide et transmission (Paris, L’Harmattan, 1994), traite du concept d’effacement « dans le registre de l’Histoire » à travers le processus génocidaire, à savoir ce qui fait disparaître « à la fois le projet de disparition, le sens de ce projet et la communauté qui en fait l’objet ». Convoquant différents textes pour étayer sa démonstration, l’auteur va chercher à les lier pour comprendre les mécanismes de destruction.

 

2 – « Génocide parfait » qui « n’a jamais eu lieu », selon les termes de Jean-Marie Carzou (Arménie 1915, Flammarion, 1975), les « déportations-disparitions », rapportées par Leslie A. Davis dans son livre La Province de la mort (Éditions Complexe, 1994), provoquent cependant des réapparitions «  dans la vie des vivants, sous la forme dans laquelle [ces morts-là] ont été tués et déniés avoir été tués ». De fait, les hallucinations dont sera victime le héros de Nedim Gürsel, écrivain turc, dans Un long été à Istanbul, se produisent lorsque que les évènements liés à la mort n’étant pas reconnus, les morts reviennent « plus forts que les vivants ».

 

3 – Les Musulmans massacrés par les Serbes dans l’enclave de Srebrenica furent victimes de mesures « prises pour que rien ne puisse être repérable », afin ni de retrouver ni de reconnaître les cadavres. De la sorte seront soigneusement organisées « la non-existence passée », la non-inscription du mort dans la généalogie et l’impossibilité du deuil. Or, plus le disparu aura fait l’objet d’un effacement, plus ses proches entretiendront son omniprésence, au point de le rendre plus vivant que mort. En somme toute extermination sera d’autant plus absolue qu’elle fera des vivants et des morts « des morts-vivants et des vivants-morts ».

 

4 – L’absence voulue des familles croates ou musulmanes lors des exhumations de charniers dirigées par Haglung, anthropologue spécialisé en médecine légale, sur les sites des Balkans, aura eu pour effet de déshumaniser le processus, alors qu’en Amérique latine ou au Kurdistan les proches des disparus établissant des échanges avec les enquêteurs transformaient chaque exhumation en réappropriation, sorte de « restauration des morts en un espace à la fois privé et social ». Dès lors que le deuil devient réalisable, « les morts prennent alors leur place de morts dans le champ de l’Histoire ».

 

5 – Ainsi devient évidente la nécessité non seulement de réinstituer la loi, mais aussi de châtier les coupables et de reconnaître les disparus, sans quoi les pays désymbolisés seront livrés à la barbarie. En effet, « il existe une circulation des crimes contre l’humanité » telle que « l’impunité du génocide arménien a conforté Hitler en son mirage de pouvoir exterminer ».

12 juillet 2018

Viticulteurs expulsés : la mobilisation commence à payer !

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 3:51

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Chers amis du Naturel,

Il y a quelques jours, je vous demandais de vous signer une pétition pour soutenir un jeune couple de vignerons japonais de Banyuls-sur-Mer.

Ces deux jeunes travailleurs sont en passe d’être expulséssimplement parce qu’ils font du vin « naturel », en biodynamie.

« Pas assez rentable », a déclaré la Préfecture, qui a signé leur arrêté d’expulsion le 3 avril dernier !

Mais je viens d’apprendre une nouvelle encourageante. Selon une dépêche AFP :

« Le préfet des Pyrénées-Orientales a indiqué jeudi 5 juillet, dans un communiqué, qu’il a décidé « de réexaminer la situation administrative de M. et Mme Shoji » en leur demandant de communiquer de nouveaux « éléments techniques et financiers » sur leur exploitation. »
Cela veut dire que les autorités nous on entendus !

Mais ATTENTION, RIEN N’EST ENCORE GAGNÉ.

« Réexaminer la situation », cela ne veut pas dire que nous avons gagné.

Il est possible que le Préfet essaie de gagner du temps… et décide d’expulser le couple au milieu du mois d’août, au moment où la mobilisation est retombée !

Alors s’il vous plaît, continuez à vous mobiliser, c’est ultra-urgent !

Si vous ne l’avez pas encore fait, signez vite la pétition de soutien ci-dessous.

Et transmettez-là vite à tous vos contacts, par email et sur Facebook !

C’est notre devoir de défendre le bio et la biodynamie contre tous les lobbys…

…et c’est aussi notre d’humanité à l’égard de ces deux jeunes gens qui valorisent notre patrimoine et font honneur à la France !

Je compte sur votre action.

Votre dévoué, Guillaume Chopin

_______________________________________________________________

 

9 juillet 2018

REVOLTANT !

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 3:05

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Un coup de poignard du lobby CHIMIQUE ?

SCANDALE ! La préfecture des Pyrénées-Orientales veut expulser deux viticulteurs japonais qui produisent un vin bio 100% naturel

Urgent : plus que quelques jours pour empêcher cette injustice !

Chers amis du Naturel,

Ce message est capital et urgent.

La préfecture des Pyrénées Orientales a émis le 3 avril dernier un arrêté d’expulsion contre un couple de Japonais, Rié et Hirofumi Shoji.

Ce jeune couple admirable de viticulteurs Japonais
est menacé d’être expulsé 
Ce sont pourtant des jeunes gens EXEMPLAIRES :
    • Depuis leur arrivée en France en 2011, ils n’ont pas reçu un seul centime de l’Etat (ni de la CAF, des ASSEDIC, etc.) ;
    • Au contraire, ils ont toujours travaillé dur, d’abord comme ouvrier agricoles et employés de cave en Bourgogne et dans le Bordelais,
    • En 2017, ils ont investi toutes leurs économies (plusieurs dizaines de milliers d’euros) pour revivifier une vigne sur les hauteurs de Banyuls sur Mer ;
    • Ils n’ont demandé aucune aide, aucune subvention, ils valorisent le terroir français, ils sont à jour de cotisation ;
  • Et leur première cuvée 100 % bio, 100 % naturelle, faite à la main, en biodynamie est considérée comme un « vin d’exception » qui se vend déjà très bien…
…Mais la Préfecture des Pyrénées orientales a décidé de les expulser manu militari !!!!
Le jeune couple est sur le point de tout perdre : leurs économies, leur vigne, le fruit de leur travail acharné !
Et c’est pourquoi je vous demande de vous mobiliser EN URGENCE pour empêcher ce scandale !
Signez vite la pétition maintenant en cliquant sur le bouton ci-dessous :

Découvrez et SIGNEZ la Pétition

Car savez-vous ce qu’on leur reproche ?

Leur « crime » ? Produire du vin « NATUREL » !
Pour leur avocat, Me Jean Codognès, les choses sont clair.
Il s’agit ni plus ni moins d’une « stigmatisation des vins nature et de biodynamie ». [1] 
Car le jeune couple sont des grands partisans du zéro chimie, 100 % nature.
Leur vin admirable est :
    • Fabriqué sans le moindre intrant ;
    • En conversion « bio » ;
    • Sans sulfite ;
  • Élevé sous bois ;
Et tout est fait à la main !  Pas de mécanisation possible, c’est de l’artisanat de haut niveau, qui demande un travail acharné !
Le problème, c’est que la Préfecture voit ces vins « nature » d’un très mauvais œil !
Pour Alain Potié, auteur de la Bible des fins du Roussillon, cette affaire est « la caricature parfaite de la difficulté des jeunes vignerons qui s’installent pour faire des vins nature ».

Oui, on leur met des bâtons dans les roues, sous prétexte que ce n’est pas rentable !

Pas rentable ?! Le prétexte honteux de la préfecture !
Selon la Préfecture, ce type de vin « nature » serait difficilement « valorisable économiquement ». La Préfecture prétend que le couple ne pourra donc pas subvenir à ses propres besoins.
Mais c’est totalement absurde !
    • Il faut savoir qu’une banque a déjà prêté 50 000 euros à ce jeune couple pour lancer leur vin – et croyez-vous vraiment que des banques prêtent une somme d’argent facilement !
    • Dans le vin, comme dans la plupart des domaines, il faut d’abord investir avant de toucher les fruits de votre travail – comment la préfecture peut juger qu’ils ne sont pas rentables alors qu’ils viennent de se lancer ?!
  • Et surtout, c’est d’autant plus invraisemblable que leur vin se vend déjà comme des petits pains !
Leur vin, « Pedres Blanques » est même en rupture de stock sur le site « vinnouveau », qui en fait la « découverte de l’année » !

Alors s’il vous plaît, agissez avec moi pour empêcher l’expulsion de ce couple admirable !

Signez-maintenant notre grande pétition nationale adressé au Préfet !

Découvrez et SIGNEZ la Pétition

Pour moi, ce n’est pas une banale « négligence ».

C’est bien l’agriculture naturelle, en biodynamie, qui est visée !

C’est exactement comme le cas d‘Emmanuel Giboulot, poursuivi en Justice parce qu’il avait refusé d’épandre des pesticides sur sa vigne !

Souvenez-vous de ce viticulteur condamné parce qu’il refusait de polluer !

Emmanuel Giboulot, lui aussi, cultivait sa vigne en biodynamie, sans le moindre produit chimique.

Et lui aussi s’est fait traîner en Justice par la Préfecture !

Heureusement pour lui, il était français – il n’a donc pas été expulsé du territoire.

Mais il a été convoqué au Tribunal Correctionnel et condamné pénalement par le Tribunal de Dijon à en 2014 !

Heureusement pour lui, Emmanuel Giboulot a bénéficié d’une mobilisation populaire exceptionnelle : plusieurs centaines de milliers de personne ont signé une pétition pour le défendre.

Résultat : en 2015, il a été relaxé et blanchi en appel !

Aujourd’hui, il faut se mobiliser à nouveau !

C’est vraiment urgent.
Nous ne devons pas laisser l’Etat expulser ces jeunes Japonais :

Il font honneur à la France !

Ils valorisent notre patrimoine !

Et ils protègent notre planète !

Alors ne perdez pas une seconde, signez maintenant notre grande pétition et transférer la à tous vos contact, par email et sur Facebook !

Découvrez et SIGNEZ la Pétition

Je compte sur vous.

Votre dévoué,

Guillaume Chopin
Association Santé Naturelle


Sources

[1] http://www.terredevins.com/actualites/roussillon-un-couple-de-vignerons-japonais-menace-dexpulsion/

7 juillet 2018

keghart.com

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 5:12

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Notre article De la passion patriotique sur keghart.com

 

30 juin 2018

A nos mères arméniennes, rescapées du génocide

Filed under: GENOCIDE ARMENIEN — denisdonikian @ 12:21

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Prise à l’entrée du fameux « Kemp » de Vienne (voir le livre de Jean Ayanian, Le Kemp, Editions Parenthèses), cette photo qui date de 1947 , rassemble les mères arméniennes vivant au Kemp ou dans les environs, à savoir le quartier d’Estressin, à l’occasion du départ pour l’Arménie soviétique de Chnorig Hovivian ( en haut première à droite). Elles ont connu l’exil après le génocide. Elles sont toutes originaires des différentes villes de l’Arménie anatolienne. De sorte qu’on peut dire qu’elles résument par leur destin l’Arménie perdue et l’Arménie qui continue de vivre. Je les ai pratiquement toutes connues. Elles font partie du paysage de mon enfance. Et maintenant qu’elles ne sont plus de ce monde, je leur dis merci d’avoir tenu bon et de nous avoir donné la vie malgré tout.

17 juin 2018

Հայրենասիրական մոլության մասին

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 4:33

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Ֆրաներենից թարգմանեց Նվարդ Վարդանյանը

 

 

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Տարօրինակ բան է հայրենասիրական մոլությունը։

 

Ամենաքիչ բանը, որ կարող ենք ասել, այն է, որ Հայաստանի արդի դեպքերը թույլ տվին զննել, թե որքան էին աշխարհի հայերը հակամարտության զգացմունքներովհամակված։ Երեք շաբաթվա ընթացքում ոչ միայն մասնակից եղանք իրավիճակի կտրուկ փոփոխության, այլ նաև շրջադարձերի հատու վերաբերմունքի, որքան այնտեղ, այնքան էլ սփյուռքում։ Այսպիսով, հակառակ Սարգսյանի իշխանության հանդեպ տածած նման պաշտամունքի, փոխվում է միանգամից հայկական հարցի հանդեպքննադատությունն այն աստիճան, որ նրա պահպանողական միտքը հնչում է ուժգին՝ երիտասարդության բերած հարվածից, որ Երևանում թնդաց։ Ինչ վերաբերում է այնառարկողներին՝ իրենց առաջնորդի հանդեպ ունեցած խելագար սիրո համար, տեսնում էին մեկ ակնթարթում, ինչպես է բարձրանում արգահատանքի մի շարժումպատգամավորների և օլիգարխ միապետների դեմ, ովքեր քսան տարուց ավելի խաբել էին նրանց։ Ասես նոր պաշտամունքը սահմանվել էր, սկսած հանդարտ ու վստահատելությունից։ Ասես քսան տարուց ավելի զգացած արհամարհանքին պատասխանում էին բնազդային և նախապես մշակված արհամարհանքով։ Ասես յուրաքանչյուրխանդավառ մարդու մեջ համատեղ ապրում էին երկրի սերն ու ատելությունը, որ հակասում էին նրանց սիրուն։ Այն մետաղադրամի պես, որ ճարպկորեն ցուցադրում են միակնթարթում, գիրն ու անմիջապես հետո ղուշը, այդպես էլ հայրենասիրական մոլությունը բավականին ճկուն է՝ համբուրելու ձեր այտը և հրամցնելու իր հետույքը, ըստ այնամենի դա հարգանք ներշնչում է ձեզ, թե ոչ։

 

(Այն ընթերցողը, որ այս պահին կարդում է հոդվածը և անձամբ մենք, որ գրում ենք, նույնքան անգիտակ ենք այդ մոլությանը, որ գոյություն ունի միայն մեր կողմից, այնդարձնելով մեզ կենդանի մի կապ հայ ազգի հետ։ Այդ ժամանակից ի վեր, եթե մենք այն մարդն ենք, որ կարդում կամ գրում ենք հայկական իրականությունների մասին, պետք էդիտենք նաև որպես այս մոլության միևնույն ենթական, որ տեսնում է և մասնակցում է)։

 

Հաճախ են ասել, որ ատելությունը կարող է լինել սիրո այլ տեսակի արտահայտում։ Փաստացիորեն, ատելությունը որոշիչ մոլության մի մասն է։ Հայկական հարցում, ինչպես նաևամենուր, ուր զարգանում է հայրենասիրական կիրքը, երևույթն այնպիսին է, որ կարող է տիրել նույն անձին, որ դարձել է այսպիսով պաթոլոգիայի զոհ, որը դիպչում էմիաժամանակ նրա մտածողությանն ու գործողություններին։ Հանուն իր ժողովրդի կամ երկրի, հայը կարող է թույլ տալ իրեն տանջել, խաբել կամ ոչնչացնել մի այլ հայի։ Տվյալդեպքում չարիք հասցնելու այս իրավունքը հատուկ է բոլոր նրանց, ովքեր ամեն կերպ պաշտպանում են իրենց հայրենիքը։ Հայերը զարմանում են, որ Էրդողանը խաբում էհայկական ցեղասպանության հարցում։ Բայց ինչու՞ Էրդողանը պիտի կեղտ լցներ այն գաղափարի վրա, որ ունի Թուրքիայի հանդեպ, ցեղասպանությամբ։ Իբր թե հայերը չէինխաբում պահպանելու համար այն պատկերը, որ ունեն հենց իրենց մասին։ Փաստորեն, նմանատիպ պատկերացման դեպքում ամեն ինչ դառնում է թույլատրելի, ավելի շուտ, դաբարոյազանցություն է, քան անբարոյականություն։ Այսպիսով, հայրենասիրական ամեն տեսակի բարոյականություն պարտավորություն էր ունենալու, եթե ոչ՝ իրավունք, ոտնահարելու տիեզերական բարոյականությունը, ապահովելու համար ազգությունը։

 

Հայոց պատմությունը նշանավորված է խոսքի վրա հիմնված թշնամանքներով, գաղտնի կամ բացահայտ մրցակցություններով, դավաճանություններով։ Հարցն այն է, որ հայրենիքի գերագույն շահն է, որ չպետք է տուժի, այնքան որ դա վերին աստիճանի նվիրական բան է։ Յուրաքանյուրն, ով փոխակերպված է զգում իրեն աչալրջության հայրենասիրական առաքելությամբ, թույլ է տալիս իրեն նզովել հանուն ազգային շահի կամ բացարձակ վկայակոչումների, որ հարկ է համարում մարմնավորել։ Պատճառն այն է, որ սերը հայրենիքի հանդեպ փոխարկվում է միանգամից ատելության նրանց կողմից, ովքեր շեղում են ճանապարհը։ Սակայն նրանք ովքեր շեղում են այն, իրենց հերթին հավատում են, որ իրենց չարախոսողը հենց ինքը ազգային ունեցվածքի թշնամին է։ Այսպիսով, միևնույն ցեղից սերող մարդիկ թացը չորին են խառնում, ոգևորված մեկը մյուսի հանդեպ ունեցած նույն թշնամանքից ելնելով, բայց արտահայտելով ազգության միակ միևնույն շահի հակամարտական տեսակետները։ Համայնքական ամեն տեսակի ֆորում տալիս է բուռն հակասությունների ներկայացում, որտեղ յուրաքանչյուրը մրցակցում է յուրաքանչյուրի հետ ազատության հետ կապ ունեցող լավ բառերով կամ գաղափարներով, որ ստեղծում են այնքան առաքելական ուղերձներ՝ արժանի հասարակական վայրերին։

 

Երբ այդ ձայները ոչ մեկին ոչ մի տեղ չեն ուղեկցում, ոչնչից զավեշտ, սնափառություն են ստեղծում։ Յուրաքանչյուր ոք իրեն խորհրդանշական կարևորություն է տալիս, որից զուրկ է իրական կյանքում։ Պատասխանատու լինելով իր հայրենասիրական առողջ բանականության հարցում, այն ցնցումը, որ ջանում է առաջացնել հայրենասերների հարաբերության մեջ, ովքեր տարբեր ձևով են մտածում, այսինքն՝ ոչ լավ, նրա աչքին բարձրացնում է իր ինքնասիրությունը, եթե անգամ հարկ լինի ծիծաղի պոռթկում առաջացնել այն հանդիսատեսի մոտ, որ մի կողմ է քաշված չնչին տիտանների այդ մրցախաղերից։

 

Իրականում յուրաքանչյուր ազգություն սնվում է այս անհրաժեշտ չարիքից՝ արժեքավորել տալու համար, ավելի շուտ, այդպիսի հետաքրքրությունները, քան նմանատիպ ուրիշները։ Այսպիսին պետք է տեսնել խորհրդարանային ակտիվությունը, որտեղ հակասական ձայներն արտահայտվում են հանուն հայրենիքի բարձրագույն շահի։ Բայց այստեղ բանավոր մարտնչումները, եթե ոչ՝ քաղաքակիրթ, այլ տեղում կարող են ահարկու ֆիզիկական դիմակայությունների առիթ տալ։ Չկա մի խորհրդարան, որտեղ բանավոր հռետորական մրցակցումը մեկ օրից մյուսը չվերածվի տուրուդմփոցի։ Հայաստանում խորհրդարանը նույնիսկ հաջողության է հասել խոսել տալ, իհարկե, արտաքին ուժերի ձեռքին գտնվող զենքերի մասին, սակայն որոնք հավանաբար ֆինանսավորված են քաղաքական պատասխանատու անձանց կողմից, ովքեր ցանկանում են ուժով ստանձնել դա։

 

Իրականում, ազգի համար յուրաքանչյուր պատասխանատու անդամ իրեն ընդունում է որպես վերապրողի պես մի դերակատար։ Հայրենասիրական անհատական մոլությունը չունի այլ նպատակ, քան այն, որ ապահովի ժողովրդի երկարատևությունը։ Այս իրավունքով ամեն ոք համաձայն է տալ որևէ բան իրենից, նպաստելու համար այդ առաքելության հաջողությանը։ Տվյալ առաքելությունը ինչ-որ ձևով դաջված է անհատների գեներում տարբեր չափանիշներով։ Որոշ անձանց մոտ դա կօժտի անհատի ամբողջականությունը։ Այլոց մոտ այն կարտահայտվի միայն հատվածաբար։ Բայց չմասնակցել իր գոյությամբ սեփական ժողովրդի հավերժությանը, հավասարազոր կլինի այդ ժողովրդի մասը չկազմելուն։ Այս դեպքում իր համայնքից կտրված մարդը վտանգում է իրեն վերածվելու անկայուն էակի, այսինքն, ամեն տեսակի կապվածությունից ազատագրված անդամի, որը սակայն մեկուսացած է յուրայինների տևողության մեջ գրանցվելու հնարավորությունից։ Համայնքի սրտում այս ներառվածությունը գոյությանը տալիս է կողմնորոշում՝ արդեն ոչ պատահական ծննդի և արդեն ոչ մահացու մահվան միջև։ Մի խոսքով, յուրաքանչյուր անհատ ընկալվում է որպես անմահ՝ անմահության փաստից ելնելով, ենթադրված ժողովրդի կողմից, որ սնել է այդ հավերժության գաղափարն իր մտայնություններից, իր գործողություներից, իր ագրեսիվությունից և իր սիրուց։

 

Արիություն պետք է ունենալ ընդունելու դատարկության մեջ կախված լինելու հարցը։ Արա Բալիոզյանի նման գրողը տարիներ շարունակ աշխատում է անսասան նվիրվածությամբ։ Մնում է իմանալ, արդյո՞ք տաբուլա ռազայի վերածելու այդ կամքը՝ ազատագրվելով հայ ժողովրդին պատկանող ճոռով դարձվածքների խորհրդանշանից, խորքում չէր լինելու մի այլ ձևի դրսևորմամբ, տեղի տալու իր արմատներին և պահպանելու դրանք։ Հիրավի, Արա Բալիոզյանի սուր քննադատություններն ուղղված հայ ժողովրդի դեմ սև հումորով ծածկված բառեր են, բայց, այնուհանդերձ, սիրո վրա հիմնված բառեր։ Կարծես թե լավագույն ձևը սիրելու համար իր ժողովրդին պետք է արյուն հանելու աստիճան մտրակվել, արնաշաղախ անելու աստիճան մտրակելով նրան։

 

Այս ասելուց հետո նշենք, որ հայ ազգը պրոբլեմատիկ ազգ է, որը ծնունդ է տալիս խնդիրներ ունեցող երեխաների։ Նա այն հազվագյուտ ժողովուրդներից է, որ ցեղասպանության պատճառով ջախջախված է մնում, այսինքն սգապատ, ում վերքը չի փակվում։ Բացի այդ, հայ ազգը տառապում է փշուր-փշուր լինելու պատճառով, որի կտորտանքները մշակույթի առումով, մեկը մյուսից այնքան են հեռացել, որ կարող են հույս փայփայել ունենալու իրական և կառուցողական մի միավորում։ Գոյություն ունի մի անդունդ Հայաստանի հայի և սփյուռքի որևէ հայի միջև։ Մեկի արժեքները չեն ծածկում մյուսների բոլոր արժեքները։ Եվ եթե ցեղասպանությունն ընդունել տալու պայքարը սփյուռքի համար առաջնահերթություն է, նույնը չի կարելի ասել Հայաստանի հայերի մասին։ Այսպես, եթե սփյուռքում հայականության գերազանցության չափանիշը ցեղասպանության ճանաչման պայքարն է, Հայսատանում մարդիկ պայքարում են իրենց երջանկության համար, նրանց միակ մտահոգությունը պահպանելն է ապահով կյանքը և իրենց հողատարածքները։

 

Հայերը բողոքելու տեղ կունենային, ծնված լինելով խելագարության հասցրած մասայական սպանդի ենթարկված մի աշխարհում և այդ կոտորածի ժխտողականության պատճառով խելագարության են հասցնում, եթե չհիմնվեին իրենց մարդկայնության վրա, փոխհատուցման արժեքների միջից, ինչպես ապրելու բերկրանքը, որ բացում է նրանց առջև մոռացության փակագծեր։ Այդքանի դիմաց նրանց վրա ծանրանում է պարտավորությունը՝ հիշեցնելու աշխարհին 1915 թվի իրենց մարդկության կորստի մասին ։ Յուրաքանչյուր հայ, ով աշխատում է մոտից կամ հեռվից ցեղասպանության ճանաչման հարցում, փաստորեն աշխատում է, որ ճանաչում ստանա իր սեփական անձը, միչդեռ ժխտողականության շարունակման մերժումը, որի հարցում ինքը և յուրայինները եղել և մինչև հիմա զոհ են։ Այս կատաղությունը, որ ուզում է ներգրավել մարդկանց աշխարհը, նրանց գժվեցնում է։ Հայկական հայրենասիրական մոլությունը միաժամանակ տառապանքի հարցն է, որին անարդարացի կերպով ենթարկվել է և՝ նվաճելու թողության հարցն է

 

2

 

Այսպիսին է հայրենասիրական մոլությունը, երկդիմայնությունը, ինչպես Յանուսի տարբեր կողմեր շրջված երկու դեմքերն են, նույնքան սեր, որքան ատելություն, միաժամանակ սեր, որքան ատելություն, ատելի սեր կամ սիրո ատելություն, ինչպես կամենաք։

 

Երևանում մայիսի մեկին ամբոխները պահանջում էին Փաշինյանին, ում ելույթները ուղիղ վերահեռարձակում էին ազգային ժողովի ամբիոնից։ Բայց երբ այդ նույն ամբոխները լսում էին Սարգսյանի ռեժիմին հարող մի պատգամավորի, որ փակում էր իրենց սիրեցյալի ճանապարհը, շրջում էին դեպի ներքև բթամատը որպես մահվան դատապարտելու նշան։ Դրանք նույն տղամարդիկ ու կանայք էին, որ մի ակնթարթում անցնում էին ուրախ հիստերիայից ատելության հիստերիայի։ Որպես թե հայ ժողովրդի սաստկացած սիրո զգացմունքը հենց իր համար կարող էր մեխանիկորեն մարտի մղել իր ատելության բաժինը, երբ անմիջապես հակառակվում էին նրան։ Յանուսը՝ մեն միակ ու նույն դեմքով։ ՍԵրը՝ սնվելով նույն մարմինն ունեցող ատելությունից, այսինքն՝ Հայաստանը։

 

Հայրենասիրական խանդավառությունը այսպիսով պարում է նախ մեկ մի ոտքի վրա, ապա՝ մյուսի, արտահայտելով մի հուզում, որը նրան հավաստիապես դարձնում է մեծարժեք և օրինակելի իր միջավայրի և աշխարհի աչքին, բայց խորքում նրան թույլ չի տա ցմահ շունչ քաշելու ոչ մի հնարավորություն, ոչ էլ հնարավորություն։ Հայրենասիրական մոլությունը այսպիսով լինելու է մի տեսակ նույնականության պաթոլոգիա այն չափով, որ բանականությանը խելագարության է հասցնում և արգելում է ողջախոհության բռնկումը։ Ուրեմն, մի մտքի համար, որ ավելի շուտ կուզենար ձգտել դեպի սերը, քան կցանկանար շրջվել ատաելության կողմը, այս քննադատական անկայունությունը պիտանի չէ։ Գանդին որոշել էր տվյալ հարցը բողոքի դեմ հացադուլ անելով կամ ոչ սաստիկ հակաճառություն ցուցաբերելով բռնությանը։ Հնդկաստանը, որ սիրում եմ, ինձ չի գցի այն մարդու հանդեպ ունեցածս ատելության գիրկը, ով խանգարում է ինձ այդ սերը։ Իսկ Մանդելան հասկացել էր, որ հաշտությունը թույլ էր տալիս ավելի լավ առաջ տանել քաղաքացիական խաղաղությունը, քան առճակատումը՝ խտրականություն կիրառող պատենդավորված մասնագետների հետ։ Դասեր, որ Փաշինյանը հաշվի առավ ծրագրավորելով՝ կողմորոշել կիբեռնետիկայով հագեցած մի սերնդի դեպի այն գաղափարը, որ պահպանի սերը հայ ժողովրդի սրտում, քան կառուցել իր երկիրը վրեժխնդրության անդունդի վրա։ Ավելի շուտ իրավունք առանց ատելության, քան ատելություն իրավունքի սրտում։

 

Փաստացիորեն, հայրենասիրական կիրքը ցուցադրում է անմաքրությունն այն ամենի, ինչ մարդկայինի հետ է առնչվում։ Եթե մեր զգացմունքները մաքուր չեն, նշանակում է շաղախված են ցեխով ու լույսով։ Մշակույթի ենթարկվածության տակ ընդգծվում է բնազդների գայթագղությունը։ Ուրեմն, առաջին բնազդը, որ քնած է հայրենասիրական մոլության տակ, դա պահպանողության բնազդն է։ Վայրկենական փոփոխությունը, իր հանդեպ ունեցած սիրո մյուսի ատելությամբ, ցանկանալով դիպչել այդ սրբազանությանը, որ ներկայացնում է հայրենիքի շիտակ պայքարը, ինքն է։

Պետք է ընդունել, որ հայրենիքի ֆաշիստական մոլության մեջ մյուսի ատելությունն արտահայտվում է իր սիրո հակումից այն կողմ։ Այնքանով որքանով, այդ կիրքը շարունակ զգում է իրեն հարձակման ենթարկված։ Ոչ միայն նա զգաստ վիճակում է պահում իրեն, այլ կարգի չի հրավիրվում այլևս հայրենիքի հանդեպ ունեցած առաջին սիրո կողմից։ Այն դեպքում, երբ նրանք, որ առաջնություն են տալիս այդ սիրուն, գիտեն, որ ամեն տեսակի ատելություն, որ ավելի ուժգին ձևով կարտահայտվի, քան ինքը կկարողանա հենց այդ հայրենիքը ավերել։ Դա է պատճառը, որ Փաշինյանի հեղափոխությունը, ընդհանուր առմամբ, հռչակվեց թավշյա հեղափոխություն։ Նախագահ Արմեն Սարգսյանը սխալմամբ այն կուղղեր՝ անվանելով հայկական հեղափոխություն, կարծելով թե այդ հեղափոխությունը իր ակունքը վերցնում է մեր մշակույթից։ Ի՜նչ արած, մոռանում են, թե այն սերունդը, որ Փաշինյանի հետ կառուցել է հիմնավոր փոփոխման աննախադեպ ձև, ուրիշներից է յուրացրել (Գանդի, Մանդելա, ոչ կոպիտ ձևով․․․) իրագործելու այս փոփոխությունը լիովին պահպանելով քաղաքացիական խաղաղությունը։ Իմանալով, որ այդ քաղաքացիական խաղաղությունը միայն կարող էր խուսափել սահմանները թուլացնելուց։ Որ այդ քաղաքացիական խաղաղությունը երաշխիքն էր մի տևական կայունության, անընդհատ սպառնալիքի տակ գտնվող սահմանների համար։

 

3

Այն ինչ հաջողվեց Անկախ Հայաստանի երեք նախագահներին, ատելություն կուտակելն էր հայ ժողովրդի սրտում, իրենց ունեցած լիազորությունների ընթացքում։ Այս ատելությունն հզոր ձևով բարձրացավ, այն աստիճան, որ չարաշահումները անամոթաբար էին արտահայտվում և տարածվում էին հասարակության մեջ հրապարակայնորեն, այն մարդկանց անպատժելիությամբ, ովքեր իշխանությունը պահում էին իրենց գրպանում։ Ինչպես բազում առիթների դեպքում ենք ասել, կարող են որոշ ժամանակ բռնանալ ժողովրդին, բայց ամեն անգամ չեն կարող։ Հասնում է պահը, երբ ոխակալության զանգվածայնությունը նողկանքի է փոխվում ու վերարտադրվում է։ Այս նախագահները չէին հասկացել, որ իշխանության վատթար թշնամին հարգանքի պակասն է, որից կարող են տառապել նրանք, ովքեր ընդունում են ծայրաստիճան գարշանքով ծառայողական դիրքի և անարդարությունների չարաշահումներ (դրամական միջոցների յուրացումների տեսքով), պաշտպանվելու ոչ մի հնարավորություն չունենալով։ Նույնիսկ, եթե հաջողվեր նրանց պաշտպանվել, առանց կարողանալու շրջել երևույթների ընթացքը։

 

Սփյուռքի հայերը բազմիցս, ճամփորդության ընթացքում ստիպված են եղել դեմ առ դեմ կանգնել այդ դառնությանը։ Ո՞վ չի լսել տեղացիներին՝ բողոքելիս մի իշխանության դեմ, որի միակ նպատակետը երկիրը կողոպտելն է եղել։ Դա դարձել էր ծեծված արտահայտություն, որ շատ բան էր ասում հայածված հայերի հոգեբանական վիճակի մասին, մշտապես ապրելու իրենց ղեկավարների անզոր հակակրանքի մեջ։

 

Ժամերով քայլելով Կիրանցի անտառում՝ մի եկեղեցի գտնելու հույսով, ահա մենք ընկնում ենք մեղվաբույծների վրա։ Մեզ հրավիրում են սուրճ խմելու։ Եվ ինչի՞ մասին են խոսում այս հրապուրիչ միջավայրում։ Իհարկե, ոչ իրենց հրաշալի մասնագիտության մասին, ոչ էլ բնության մեջ անցկացրած կյանքի մասին։ Ոչ, նրանք խոսում են այն մասին, որով Սարգսյանի կառավարությունը հանդես է գալիս հայ ժողովրդի կյանքը քայքայելու համար՝ գողանալով նրանից նրա երջանկությունն ու պատիվը։ Մի բառ է շարունակ հայտնվում մեղվապահի բերանում, ինչպես նաև՝ մյուսների․ «թալան», որ նշանակում է կողոպուտ։ Այս զբոսանքից վերադառնալիս, մեզ վերցրեց բերնեբերան բեռնավորված փայտ տեղափոխող ռուսական մի հին բեռնատար ավտոմեքենա։ «Փայտահատները» Սարիգյուղի հայ բնակիչներ են, վերջին գյուղը նախքան անտառ հասնելը։ Ծառերի բուները լիովին ապօրինի էին տեղափոխվում։ Բայց թշվառությունն է պարտադրում այդպես վարվել։ Իսկ եթե ոստիկանների հանդիպե՞ն։ Ինչ արած, բավական է նրանց բռան մեջ մի բան խցկել։ Քանի որ այդպես էր «գործում» փոքր ժողովուրդը Սարգսյանի օրոք, որ օրինակ էր վերցրել գողության մեջ ավելի փորձառու վարպետներից։ Շատ լավ իմանալով, որ աղքատ հայերը գողություն իրագործում էին վերապրելու համար, իսկ հարուստ հայերը՝ ճոխ ապրելու համար։ Զանգեզուրում՝ Տաթևում, օրը ցերեկով տեսանք քաջառողջ տղամարդկանց, որ խաղաքարտով էին զբաղված, գործ չունենալու պատճառով։ Ուրիշների էլ, որ նման էին թափառող ուրվականների, մինչդեռ որոշ մարդիկ էլ խելագարի պես դես ու դեն էին ընկնում «օրվա հաց» հայթայթելու համար։ Տաթևը, որ ճոպանուղի ունի, ապահովված չէ գազով, ստիպում է բնակիչներին թալանել շրջակա անտառները ձմռանը տաքանալու համար։ Նման մի այլ գյուղում՝ Որոտանում, ավելի հստակորեն ոմն մի անձնավորություն՝ սովետական շրջանում հարստացած լինելով ձկնաբուծությամբ զբաղվելով, այն աստիճան էր ընկճված, որ մտածում էր հավաքել ունեցած-չունեցածը, Ռուսաստան մեկնելու՝ ոտքի կանգնելու համար։ Ժողովրդի երրորդ մասն ապրում է աղքատության շեմին, մինչդեռ առողջ տղամարդիկ գնացել են շրջակա երկրներում աշխատելու։ Չխոսենք կանանց մասին, որ պոռնկությամբ են զբաղվում Թուրքիայում։ Ի՞նչ մտքեր կարող են սնել մի կնոջ, ում ամուսինը ապրում է Ռուսաստանում՝ ընտանիքը սնելու համար կամ այդ կինն ապրում է խարխուր մի դոմիկում, քանի որ բացակայում է շինարար ձեռքը և ապրում է այրու պես առանց այրի լինելու։ Սպիտակի երկրաշարժից հետո շատ տուժած զոհեր մինչև հիմա չեն կարողացել համեստ մի տուն ունենալ։ Ո՞վ է մտահոգվել դրա համար։ Այդ ընթացքում ազգային ժողովը ավելի հրատապ գործեր ուներ։ Պատգամավորները դիմացինի հանդեպ քրիստոնեական վերաբերմունք չէին ցուցաբերում՝ վերադարձնելու ամենաթշվառ վիճակում ապրողների արժանապատվությունը։ Մի անտարբերություն, որ Սարգսյանը թանկ գնով վճարեց։ Վաղ թե ուշ նա դատապարված էր ընկնել իր ծառից, ինչպես արևի տակ փտած միրգը։

 

Այս օրինակներն հատկանշական են այն հիմնավորումով, թե ինչպիսին եղավ հայ հասարակության ընդհանուր վիճակը անկախության առաջին տասնամյակների ընթացքում։ Կողմնային վնասների մեջ ի հայտ են գալիս քայքայման ենթարկված ընտանեկան պատմություններ։ Փաստորեն, Սարգսյանի հրաժարականին նախորդող օրերին, եթե ոչ՝ ամիսներին, հայ ժողովրդին բորբոքող ատելությունը հասել էր գագաթնակետին։ Այս խայտառակ իշխանության հանդեպ ունեցած ատելությունն էր հոշոտում սրտերը, գրեթե ընդհանուր ձևով։ Եթե Սարգսյանը իշխանությունը նորից ղեկավարեր, հայերի ահավոր վիճակը վտանգավոր կերպով վատթարանալու էր։ Որոշ մարդիկ, ովքեր կարողացել էին, արտասահման էին փախել։ Այլոք զանգվածաբար հետևելու էին նրանց։ Նրանք, ովքեր կարողացել էին, ինքնասպանություն էին գործել։ Մյուսները դեռ հետևելու էին սրանց։ Որոշ մարդիկ գնացել էին Ռուսաստան աշխատելու։ Մյուսները նույն ուղին էին ընտրելու։ Հայաստանը հասել էր այն կետին, որ հայերի համար դադարել էր հայրենիք լինելուց։ Մի խոսքով, խորթ հայրենիք էր դարձել։ Հիրավի, նախագահական երեք մանդատների ժամանակահատվածում հայերն զգացին, որ անելանելի դրության մեջ են հայտնվել, իրենց երկրի հանդեպ տածած սիրո պարտականության և իշանության հանդեպ ունեցած ատելության կուտակումների միջև։

 

Իր արդի պատմության մեջ հայ ժողովուրդը բազմաթիվ մոլությունների միջով է անցել (այս անգամ բառը կիրառվում է բուն իմաստով՝ տառապանքի, ինչպես Քրիտոսի Չարչարանքը)․ ցեղասպանություն, հանրության խորհրդայնացում և երեսնամյա տառապալից անկախություն։ Միայն խորհրդային վարչակարգի վերջում էր, որ հայերն սկսեցին գտնել թվացյալ կայունություն և լավ զգացողություն՝ դեմոկրատական ազատության համար իրենից համարյա ոչինչ չներկայացնող շատ մեծ գնով։ Այնուհետև մտան անկախության մեջ դժոխքի երեք դռներով․ երկրաշարժ, Ղարաբաղյան պատերազմ և խորհրդային վարչակարգի փլուզում։ Այս երեք աղետների անդրադարձումները չդադարեցին ծանրանալ հայերի վրա առ այսօր։ Իսկ երեք նախագահները, հեռու չլինելով օգուտ քաղել միջազգային օգնությունից կամ սփյուռքի օգնություններից՝ լուծելու համար հրեշավոր խնդիրներ, որոնց հետ առերեսվել էին, նրանց բարոյազրկեցին, մի քանիսի օգտին, ի վնաս հայ ժողովրդի։

 

Դա փոքրագույն մոլություն էր, որ վշտացրեց սփյուռքի հայերին այն չափով, որ նրանց ճակատագիրը հիմնականում առճակատվել էր բնական արտաքսման հետ, եթե նկատի առնենք ցեղասպանության առաջին սերնդի մասնակիցներին, այնուհետև՝ խորհրդանշական արտաքսում, հաշվի առնված այն փաստից, որ հաջորդ սերունդները ժառանգեցին իրենց ծնողներից առաջին վտարանդիության արդյունքները, այնքան էլ լավ չճանաչելով իրենց պատկանող հողատարածքը։ Այս իմաստով, արմատախիլ լինելու հանգամանքն է, այնուհետև անհրաժեշաբար տրվող հարմարեցումը և վերջապես այն հարատև զգացողությունը, թե հայրենազուրկ են, այսինքն՝ սեփականազրկված, որ կազմեցին այն, ինչ անվանում են ճշգրիտ կերպով՝ սփյուռքահայության մոլություն։

 

Հայաստանի հայերը և սփյուռքի հայերը տարբեր պատճառներ ունեին ատելությամբ լցվելու պատմության հանդեպ, որ նրանց անհաջող աստղի տակ էր ծնել։ Երբ Հայաստանի հայերին հաջողվեց սուբլիմացնել իրենց ատելությունը հույսով, սփյուռքի հայերը նույն թեթևության զգացողությունն ունեցան։ Քանզի այդ ժամանակ հայկական հողը միանգամից բացվում էր աշխարհով մեկ սփռված բոլոր հայերի դիմաց։ Կարծես պատմության դիալեկտիկան վերջապես բացվում էր վերահաշտվողականության համադրության վրա, որ մինչ այդ չէր կարողացել որոշակի դառնալ։

 

Պետք է այս պարագայում ընդունել Փաշինյանի հանճարը, որ նրա պատենտավորված, զգացողությունից կուրացած զրպարտողները չէին կարող կանխատեսել։ Փաշինյանը «տեսավ», ատելության վրա հիմնված, որ քայքայել էր հայ ժողովրդի հոգին, վատ վերաբերմունքների պատճառով զոհաբերվելով երեք առաջին նախագահների կողմից, որ ոչ մի երկիր չէր կարող կառուցվել տևականորեն։ Դիտավորյալ կերպով որոշեց տեղադրել Հայստանը ոչ միայն իրավական պատվանդանի վրա, այլ նաև սիրո վրա հիմնված պատվանդանին։ Հայաստանի հայերի սերն իրար հանդեպ։ Հայաստանի հայերի և սփյուռքի հայերի հանդեպ սեր։ Հայերի սերը իրենց հողի և երկրի հանդեպ։ Այս փոխարկումը մնում է թավշյա հեղափոխության հիմնական առանցքը։ Եվ մնում է հավաստիացնել, եթե մարդիկ հետևում են ազգային այս նոր կարգուկանոնին, Հայաստանում մթնոլորտը, հեռու գտնվելով կործանարար լինելուց, իրական եղբայրության մթնոլորտ կդառնա։

 

Այն ինչ պակասում էր հայերին, Հավատքն էր։ Հույսը և Հավատը։ Ահա, վերադարձել են դրանք՝ մոգերի նման ողջունելու երկրի նոր ծնունդը։

 

Դընի Դոնիկյան

 

16 juin 2018

Faut-il excommunier Karekine 2 ?

Filed under: CHRONIQUES à CONTRE-CHANT — denisdonikian @ 7:10

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Le temps n’est-il pas venu à l’arroseur de se faire arroser à son tour ?

Celui qui, en quelques années, a mis au ban de l’Église apostolique arménienne tant de dignitaires que leur nombre aura dépassé largement celui des excommuniés des siècles passés, ne mérite-t-il pas lui aussi de subir le sort de Serge Sarkissian dans l’ordre d’une révolution d’assainissement moral en Arménie ?

C’est aux laïcs, aux religieux et au peuple arménien de le dire.

Si les évêques inféodés à Karekine 2 se sont prononcés contre l’infaisabilité d’une telle révocation sous prétexte que les statuts de l’Église apostolique arménienne relatifs à l’élection du catholicos le leur interdisent, ils seraient bien avisés de se demander si les modalités liées à l’élection de ce même catholicos ont pleinement respecté les dits statuts. De fait, chacun sait que cette élection fut politique tandis que d’autres subodorent des tractations si peu catholiques que le résultat après plusieurs années de règne a démontré la profonde inanité du personnage, pour ne pas dire son inadéquation avec la charge pleine et entière, nationale et spirituelle qu’il lui incombait d’assumer. Quel esprit tordu pouvait choisir de mettre à la tête d’une institution aussi sacrée que celle de l’Église apostolique arménienne un tempérament aussi peu enclin à la tolérance, à la pauvreté et à la mystique ? En effet, tous les échos qui nous parviennent depuis des années d’Etchmiadzine sont si négatifs qu’ils font honte aux Arméniens. Ces échos ont fait l’objet de plusieurs articles sur notre blog et n’ont cessé de circuler de par le monde sans que pour autant Karékine 2 ne s’en trouve ébranlé.

Mais l’impunité ne dure qu’un temps. Et voici qu’avec la révolution de velours, le temps est venu à notre Hercule Pachinian de nettoyer les écuries d’Augias… Comprendre les caves d’Etchmiadzine.

Retenons toutefois que notre propos n’incrimine en aucune manière l’Église apostolique arménienne en tant qu’institution mais ceux qui sont censés la représenter. Or il se trouve que cette représentation est pour le moins en contradiction non seulement avec le message évangélique qu’elle prétend incarner mais également avec les intérêts du peuple arménien. De fait, le catholicos actuel n’est ni un exemple de vertu, ni un exemple de sagesse, ni un exemple d’amour. Encore moins l’interface entre Dieu et les hommes qu’il aurait vocation à symboliser.

Sous son règne, les sectes profitant des manques de l’Église apostolique arménienne n’ont jamais trouvé terrain plus favorable. Sans parler de l’athéisme qui s’est introduit dans les esprits en remplaçant une mystique de Dieu par une mystique de la nation, une mystique de l’intemporel par une mystique de l’histoire. Car la perversion d’une Église dite nationale conduit nécessairement au nationalisme plutôt qu’à la foi en l’Esprit saint. D’ailleurs, il n’est que d’entendre qualifier de saints les héros de la guerre du Karabagh pour se persuader de cette dérive.

En outre, l’une des merdes qui entachent l’Église apostolique arménienne dirigée par Karékine 2 est la propension de ce dernier à se comporter comme un des représentants d’une oligarchie honnie par le peuple arménien. Le scandale a été révélé par les Panama Papers sur le compte caché de sa Sainteté Karékine 2, catholicos de tous les Arméniens s’il vous plaît ! dans la banque suisse HSBC, parmi les rangs de gens aussi peu recommandables que Saddam Hussein. Or, qu’a répondu notre catholicos à cette révélation ? Que c’était de l’argent destiné aux pauvres qui seraient dans le besoin. Un argent qui dormait du sommeil du juste tandis que ces pauvres qu’il était censé soulager dormaient la faim au ventre dans des conditions autrement plus précaires que l’hôtel séculaire où vit le pacha d’Etchmiadzine, lequel a beaucoup trop tendance à se penser en propriétaire des biens de l’Église apostolique arménienne. Si cet argent dissimulé qui repose dans une banque suisse est bien destiné au peuple arménien, le gouvernement Pachinian serait légitimé pour le restituer à qui de droit. Dans le fond, les oligarchies ont cela de bon qu’elles accumulent des richesses jusqu’au jour où une révolution les oblige à rendre au peuple ce qu’elles lui ont volé.

Parmi tous les griefs dont on serait en droit d’accabler le chef de l’Église apostolique arménienne, émerge celui d’avoir fossilisé le message évangélique et de produire aux yeux du peuple l’image d’une théâtralisation de la nation plutôt que l’incarnation de la Parole. Qui n’a entendu dire de cette Église qu’elle était une coquille vide ? Il est vrai que 70 ans de propagande marxiste ont fini par avoir raison du spirituel en Arménie. Aujourd’hui les églises se visitent comme des vestiges du passé non comme des témoignages vivants d’une foi millénaire. C’est que ces vestiges sont à ce point habités par le vide qu’ils semblent faire écho à l’image des religieux dont l’unique vertu est de savoir psalmodier des rituels magiques lors d’un baptême, d’un mariage ou d’un enterrement. De sorte que le peuple arménien, autrefois premier peuple à avoir adopté le christianisme comme religion d’État, est devenu aujourd’hui un peuple aux croyances plus nationales que religieuses, sinon religieuses mâtinées de nationalisme. Et le catholicos, en éjectant les membres les plus honorables de l’Église apostolique arménienne,( forcément puisque le vice déteste être surveillé par la vertu) n’a réussi qu’à façonner une armée de mafieux à son image et à son service.

Or, si la diaspora arménienne a longtemps laissé trainer les choses malgré les différents scandales qui ont émaillé l’histoire des agissements de Karékine 2, c’est en raison d’un vieux réflexe qui consiste à tenir pour tabou l’institution qui représenterait un des piliers de notre identité. Mais chacun sait que tant que cette peur d’avoir à renverser les icônes sacrées du peuple arménien subsistera, surgiront des Arméniens pour l’exploiter à leur profit. C’est le cas du catholicos qui tient sa position dominante au respect aveugle et hypocrite que lui voue une bonne partie de la diaspora en dépit des îlots d’insurrection que l’on trouve soit à Nice soit en Californie et ailleurs. Ainsi s’est développée au sein de l’Église apostolique arménienne une politique de l’impunité en dépit des manques flagrants et dommageables qui salissent une institution qui devrait davantage s’inspirer de Krikor Naregatsi que de Dodi Gago.

Il faut espérer qu’au plus tôt la révolution du peuple arménien, après avoir évincé Serge Sarkissian, s’en prenne à la chefferie d’Erevan puis à la mafia d’Etchmiadzine.

 

Denis Donikian

 

 

29 mai 2018

De la passion patriotique (3 et fin)

Filed under: ARTICLES,CHRONIQUES à CONTRE-CHANT — denisdonikian @ 1:54

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Ce qu’ont réussi les trois présidents de l’indépendance de l’Arménie, c’est d’avoir accumulé de la haine au sein du peuple arménien durant leurs mandats. Cette haine est montée en puissance à mesure que les abus s’exprimaient sans vergogne et s’étalaient sur la place publique avec l’impunité de ceux qui ont le pouvoir dans leur poche. Comme nous l’avons déjà dit à maintes occasions, on peut  violer le peuple un temps, on ne le peut tout le temps. Arrive le moment où la masse de rancœur se traduit en répulsion. Ces présidents n’avaient pas compris que le pire ennemi du pouvoir est le manque de considération dont peuvent souffrir ceux qui subissent malversations et injustices ad nauseam sans avoir la possibilité de se défendre. Ou même s’il leur arrivait de se défendre, sans parvenirà renverser le cours des choses.

Les Arméniens de la diaspora ont dû maintes fois à chaque voyage être confrontés à cette rancœur. Qui n’a entendu les autochtones se plaindre d’un pouvoir qui n’avait d’autre objectif que de piller le pays ? C’était devenu une rengaine qui en disait long sur l’état psychologique des Arméniens, acculés à vivre en permanence dans l’aversion impuissante de leurs dirigeants.

Marchant des heures dans la forêt de Girants à la recherche d’un monastère, voici que nous tombons sur des apiculteurs. Ils nous invitent à boire du café. Et de quoi nous parlent-ils dans ce cadre enchanteur ? Non pas de leur merveilleux métier, ni de leur vie en pleine nature. Non ! Ils nous parlent de la manière dont le gouvernement Sarkissian s’emploie pour pourrir la vie du peuple arménien en lui volant son bonheur et son honneur. Un mot viendra souvent dans la bouche de l’apiculteur comme dans d’autres : « talan’ », à savoir pillage. Au retour de cette randonnée, nous serons pris en charge par un vieux grumier russe, chargé à bloc. Les « bûcherons » sont des Arméniens habitant Sarigyugh, le dernier village avant la forêt. Les troncs d’arbres ont été prélevés en toute illégalité. Mais la misère oblige à ça. Et s’ils rencontraient des policiers ? Eh bien, il leur suffira de leur graisser la patte. Car c’est ainsi que « fonctionnait » le petit peuple sous Sarkissian, qui avait pris exemple sur plus experts que lui en matière de vol. Sachant que les Arméniens pauvres pratiquaient un vol de survie, et les Arméniens riches un vol de luxe. Dans le Zanguezour, à Tatev, nous avons vu en pleine journée des hommes valides jouer aux cartes faute de travail, d’autres qui ressemblaient à des âmes errantes, tandis que certains se démenaient comme des diables pour sauvegarder le « pain du jour ». Tatev dont les habitants sont contraints de trouver leur bois de chauffage dans les forêts environnantes, par manque de gaz. Dans tel autre village, à Vorotan  plus précisément, telle personne, autrefois enrichie par la pisciculture, était à ce point déprimée qu’elle envisageait de plier bagage pour se refaire en Russie. Un tiers du peuple arménien vit sous le seuil de pauvreté, tandis que les hommes valides sont partis travailler dans les pays environnants. Sans parler des femmes qui se prostituent en Turquie. Quelles pensées peut nourrir une épouse dont le mari doit vivre en Russie pour nourrir sa famille, ou qui habite un domik sinon une maison délabrée faute d’entretien, et qui vit comme une veuve sans être veuve ? Depuis le tremblement de terre de Spitak, certaines victimes n’ont toujours pas bénéficié d’un logement décent. Qui s’en est inquiété ? Pendant ce temps, le parlement est soumis à d’autres urgences. Les députés n’ayant pas le souci chrétien de l’autre pour rendre leur dignité aux plus pauvres. Une indifférence que Sarkissian a payée au prix fort. C’est que tôt ou tard, il était voué à tomber de son arbre comme un fruit gâté par le soleil.

Ces exemples sont symptomatiques de ce que fut l’état général de la société arménienne durant les premières décennies de l’indépendance. Parmi les dommages collatéraux, figurent des histoires de famille soumises au délabrement. De fait, dans les jours, sinon les mois qui précédèrent la démission de Sarkissian, la haine qui animait le peuple arménien était à son comble. C’est la haine de ce pouvoir honni qui dévorait les cœurs d’une manière quasi générale. Si Sarkissian était resté au pouvoir, la mal-être des Arméniens se serait aggravé dangereusement. Certains qui le pouvaient avaient déjà fui à l’étranger. D’autres les auraient suivis en masse. Certains qui le pouvaient s’étaient suicidés. D’autres l’auraient fait encore. Certains étaient déjà partis travailler en Russie. D’autres auraient pris le même chemin. L’Arménie en était arrivée au point où elle avait cessé d’être une patrie pour les Arméniens. Marâtre patrie en somme. Effectivement, en l’espace de trois mandats présidentiels, les Arméniens se sont sentis pris en étau entre un devoir d’amour envers leur pays et une accumulation de haine envers le pouvoir.

Dans son histoire récente, le peuple arménien a subi plusieurs passions ( le mot étant pris cette fois au sens premier de souffrance, comme dans la Passion du Christ) : le génocide, l’ère soviétique et ces trente années de souffrante indépendance. C’est seulement sur la fin de l’ère soviétique que les Arméniens commencèrent à trouver un semblant de stabilité et de bien-être, fût-ce au prix fort d’une liberté démocratique quasiment nulle. Puis, ils entrèrent dans l’indépendance par les trois portes de l’enfer : le séisme, la guerre du Karabakh et l’effondrement du système soviétique. Les répercussions de ces trois catastrophes n’ont pas cessé de peser sur les Arméniens jusqu’à aujourd’hui. Et les trois présidents, loin de tirer avantage de l’aide internationale ou des secours de la diaspora pour résoudre les problèmes monstrueux auxquels ils étaient confrontés, les ont pervertis au profit de quelques-uns et au détriment du peuple arménien.

C’est une passion moindre qui affecte les Arméniens de la diaspora dans la mesure où leur destin a été pour l’essentiel confronté à l’exil physique, si l’on s’en tient aux premières générations du génocide, puis à un exil symbolique compte tenu du fait que les générations suivantes ont hérité de l’exil premier de leurs parents sans pour autant avoir connu leur territoire d’appartenance. En ce sens, c’est le déracinement, puis la nécessaire adaptation, et enfin le sentiment permanent d’être apatride, à savoir d’une dépossession de soi, qui constituèrent ce qu’on peut appeler à juste titre la passion des Arméniens de la diaspora.

Arméniens d’Arménie et Arméniens de la diaspora avaient des raisons différentes de haïr l’histoire qui les avait fait naître sous de mauvaises étoiles. Quand les Arméniens d’Arménie ont réussi à sublimer leur haine en espérance, les Arméniens de la diaspora ont éprouvé un même sentiment de légèreté. Car alors, la terre arménienne devenait brusquement ouverte à tous les Arméniens dispersés de par le monde. Comme si la dialectique de l’histoire s’ouvrait enfin sur la synthèse d’une réconciliation.

Il faut ici reconnaître à Pachinian un coup de génie que ses détracteurs patentés, aveuglés par le ressentiment, ne pouvaient entrevoir. Pachinian a « vu » que sur la haine qui avait pourri l’âme du peuple arménien en proie aux maltraitances de ses trois premiers présidents, nul pays ne pouvait se construire durablement. Il a délibérément décidé d’arrimer l’Arménie non seulement sur le socle du droit mais aussi sur celui de l’amour. Amour des Arméniens d’Arménie entre eux. Amour entre les Arméniens d’Arménie et les Arméniens de la diaspora. Amour des Arméniens envers leur terre et leur pays. Cette conversion demeure l’axe capital de la révolution de velours. Et il reste à parier que si les hommes suivent ce nouvel ordre national le climat en Arménie, loin d’être délétère, sera de réelle fraternité.

Ce qui manquait aux Arméniens, c’était la Foi, l’Espérance et la Confiance. Les voici revenues comme des mages pour saluer la nouvelle naissance d’un pays.

Denis Donikian

 

 

 

27 mai 2018

De la passion patriotique (2)

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 5:46

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Ainsi est la passion patriotique, bifrons (deux têtes) comme Janus, amour autant  que haine, amour en même temps que haine, amour haineux ou bien haine amoureuse comme on voudra.

Le premier mai à Erevan les foules acclamaient Pachinian dont on retransmettait en direct les déclarations à là tribune du parlement. Mais quand ces mêmes foules entendaient un  député du régime Sarkissian faire barrage à leur chouchou, ils retournaient le pouce vers le bas en guise de mise à mort. C’étaient les mêmes hommes et les mêmes femmes qui, en un clin d’œil, passaient d’une hystérie joyeuse à une hystérie haineuse. Comme si le sentiment d’amour exacerbé du peuple arménien pour lui-même pouvait mécaniquement dégainer sa part haineuse sitôt qu’on venait à le contrarier. Janus en une seule et même tête. L’amour se nourrissant d’une haine ayant le même corps, à savoir l’Arménie.

Le passionné patriotique danse ainsi tantôt sur un pied tantôt sur l’autre, exprimant une agitation qui le rend certes précieux et exemplaire aux yeux de son monde et du monde mais qui dans le fond ne lui permettra aucun répit ni équilibre jusqu’à sa mort. La passion patriotique serait donc une sorte de pathologie de l’identité dans la mesure où elle affole la raison et interdit l’accès à la sagesse. Or pour un esprit qui voudrait tendre vers l’amour plutôt qu’il ne souhaiterait verser dans la haine, cette instabilité critique n’est pas tenable. Gandhi avait résolu le problème en pratiquant le jeun protestataire ou la riposte non violente à la violence. L’Inde que j’aime ne me  jettera pas dans la haine de celui qui m’interdit cet amour. Et Mandela avait compris que la réconciliation permettait de mieux promouvoir la paix civile que l’affrontement avec les praticiens patentés de la discrimination. Leçons  que Pachinian a retenues en se donnant pour programme d’orienter une génération cyberinformée  vers l’idée de préserver l’amour au sein du peuple arménien plutôt que de bâtir son pays sur l’abîme de la vengeance. Plutôt le droit sans haine que la haine au sein du droit.

De fait, la passion patriotique démontre l’impureté de tout ce qui touche à l’humain. Si nos sentiments sont impurs, c’est qu’ils sont mêlés de boue et de lumière. Sous l’astreinte de la culture pointe la fascination des instincts. Or le premier instinct qui sommeille sous la passion patriotique est l’instinct de conservation. La mutation instantanée de l’amour de soi en haine de l’autre qui voudrait toucher à cette chose sacrée que représente le pré carré de la patrie, c’est lui.

Il faut reconnaître que dans la passion fasciste de la patrie, la haine de l’autre s’exprime au-delà de son pendant amoureux. D’autant que cette passion se sent constamment agressée. Non seulement elle se tient sur le qui-vive, mais elle n’est plus rappelée à l’ordre par l’amour premier de la patrie. Alors que ceux qui privilégient cet amour savent que toute haine qui s’exprimerait plus fort que lui pourrait détruire la patrie même. C’est pourquoi la révolution de Pachinian s’est qualifiée d’emblée de velours. Le président Armen Sarkissian aura rectifié à tort en la nommant révolution arménienne croyant que cette révolution prenait sa source dans notre culture. Allons donc ! C’est oublier que la génération qui a construit avec Pachinan un mode inédit de changement radical a appris des autres (Gandhi, Mandela, non violence…) à produire ce changement  tout en préservant la paix civile. Sachant que cette paix civile pouvait seule éviter de fragiliser les frontières. Que cette paix civile était le garant d’une stabilité durable aux frontières constamment menacées.

 

Denis Donikian

26 mai 2018

De la passion patriotique (1)

Filed under: CHRONIQUES à CONTRE-CHANT,E VIVA ARMENIA ! — denisdonikian @ 5:37

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Étrange chose que la passion patriotique.

 

Le moins qu’on puisse dire, c’est que les récents événements d’Arménie ont permis d’observer combien les Arméniens du monde entier étaient en proie à des sentiments antagonistes. En trois semaines, non seulement nous avons assisté à des renversements de situation mais aussi à des virevoltes de comportement tant là-bas qu’en diaspora. Ainsi, par dépit amoureux, tel thuriféraire du pouvoir Sarkissian se changeait brusquement en contempteur de la chose arménienne tellement son esprit conservateur restait sonné par le coup de jeunesse que lui avait assené Erevan. Quant à ces protestataires, fous amoureux de leur leader, on les voyait, en un clignement, se soulever dans un même mouvement d’exécration envers les députés et potentats oligarchiques qui les auront menés en bateau durant 20 années et plus. Comme si le terreau de la nouvelle idolâtrie s’était constitué à partir d’une lente et sûre détestation. Comme si au mépris subi durant plus de vingt ans on répondait par un mépris unanime et concentré. Comme si en chaque passionné cohabitaient l’amour du pays et la haine de ce qui contrarie cet amour. Comme une même pièce de monnaie habile à montrer en un clin d’œil tantôt sa face et tantôt son envers, la passion patriotique est assez agile pour vous baiser la joue ou vous offrir son cul selon que vous la respectez ou pas.

 

Le lecteur qui nous lit en ce moment et nous-même qui écrivons sommes d’autant plus inconscients de cet passion qu’elle n’existe que par nous et nous constitue comme un attachement animal à la nation arménienne. Dès lors, si nous sommes des sujets lisant ou écrivant sur la chose arménienne, nous devons être aussi regardés comme les objets mêmes de cette passion parce que nous sommes l’œil autant que le spectacle.

 

On a souvent dit de la haine qu’elle pouvait être une autre forme de l’amour. De fait, la haine est constitutive de la passion. Dans le cas arménien, et d’ailleurs partout où se développe la passion patriotique, la chose est telle qu’elle peut s’emparer d’une même personne devenue ainsi victime d’une pathologie touchant à la fois ses pensées et ses actes. Au nom de son peuple ou de son pays, un Arménien peut  s’autoriser à torturer, à mentir ou à trucider un autre Arménien. En l’espèce, ce droit à faire le mal est le propre de tous ceux qui défendent bec et ongle leur patrie. Les Arméniens s’étonnent que Erdogan mente sur le génocide arménien. Mais en quoi Erdogan viendrait salir l’idée qu’il a de la Turquie par un génocide ? Comme si les Arméniens ne mentaient pas pour préserver l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. De fait, dans ce cas de figure, tout devient permis, l’amoralité plutôt que l’immoralité. Ainsi, toute morale patriotique aurait le devoir, sinon le droit, de transgresser la morale pour sauvegarder la nation.

 

L’histoire arménienne est jalonnée d’animosités verbales, d’inimitiés sanglantes, de rivalités secrètes ou déclarées, de trahisons. C’est que le bien de la patrie ne souffre pas d’autre conduite que suprême tant il est chose éminemment sacrée. Chacun qui se croit investi d’une mission patriotique de vigilance s’autorise à jeter des anathèmes au nom de l’intérêt national ou en fonction de références absolues qu’il estime incarner. C’est qu’en lui l’amour de la patrie se convertit au quart de tour en haine de ceux qui le dévoient. Mais ceux qui le dévoient croient à leur tour que leur contempteur est lui-même l’ennemi du bien national. Ainsi se mêlent dans un même panier de crabes des hommes relevant d’une même origine, animés d’une même animosité les uns envers les autres mais exprimant des visions antagonistes de l’intérêt national. Tout forum communautaire offre le spectacle de chaudes confrontations où chacun rivalise avec chacun de bons mots et d’idées salvatrices qui constituent autant de messages messianiques dignes d’un café du commerce.

 

Quand ces voix ne conduisent nulle part, elles produisent du rien, du ridicule et de la vanité. Chacun se donne une importance symbolique dont il est dépourvu dans la vie réelle. Garant de sa santé patriotique, le choc qu’il cherche à provoquer au contact de compatriotes qui pensent différemment, donc mal, rehausse à ses yeux son amour-propre, quitte à faire rire aux éclats un spectateur tenu à l’écart de ces joutes de petits titans.

 

En réalité, toute nation se nourrit de ce mal nécessaire pour faire valoir tels intérêts plutôt que tels autres. C’est ainsi qu’il faut voir l’activité parlementaire où des voix discordantes s’expriment au nom du bien supérieur de la patrie. Mais si ici les combats oratoires sont codifiés, sinon policés, ailleurs ils peuvent faire l’objet d’affrontements physiques redoutables. Il n’y pas de parlement où la joute oratoire ne se mue un jour ou l’autre en pugilat. En Arménie, le Parlement a même réussi à faire parler des armes tenues certes par des éléments de l’extérieur mais qui étaient probablement commandités par des responsables politiques désireux de s’imposer par la force.
En vérité, chaque membre soucieux du destin de la nation s’estime comme un acteur de sa survie. La passion patriotique individuelle n’a pas d’autre objectif que celui de garantir la pérennité du peuple. A ce titre, chacun consent à donner de sa personne pour contribuer à la réussite de cette mission. Laquelle mission est en quelque sorte inscrite dans les gênes des individus à des degrés divers. Chez certains elle investira la totalité de la personne, chez d’autres elle ne s’exprimera que de manière épisodique. Mais ne pas participer par son existence à l’éternisation de son peuple équivaudrait à ne pas faire partie de ce peuple. En ce cas, l’homme coupé de sa communauté prend le risque de devenir un être flottant, à savoir un membre libre de toute attache mais qui s’est retranché de la possibilité de s’inscrire dans la durée des siens. Cette insertion au sein d’une communauté offre une orientation à l’existence, entre une naissance qui n’est plus de hasard et une mort qui n’est plus mortelle. Bref, chaque individu se perçoit comme immortel du fait de l’immortalité supposée du peuple qu’il a nourrie de ses pensées et de ses actes, de son agressivité et de son amour.

 

Il faut du courage pour accepter d’être suspendu dans le vide. Un homme comme Ara Baliozian y travaille avec constance depuis des années. Reste à savoir si cette volonté de faire table rase en se débarrassant des oripeaux symboliques de l’appartenance au peuple arménien ne serait pas dans le fond une autre manière de décliner ses origines et de les chérir. De fait, les diatribes d’Ara Baliozian contre le peuple arménien sont des mots d’amour habillés d’humour noir, mais des mots d’amour quand même. Comme si la meilleure façon d’aimer son peuple serait de se fouetter jusqu’au sang en le fouettant jusqu’au sang.

 

Cela dit, la nation arménienne est une nation problématique qui engendre des enfants problématiques. Elle est de ces peuples rares qui restent écrasés par le contentieux d’un génocide, à savoir un deuil dont la plaie n’est toujours pas refermée. Par ailleurs, la nation arménienne souffre d’être une nation éclatée dont les fragments sont culturellement assez éloignés les uns des autres pour espérer une unité réelle et constructive. Il existe un fossé entre un Arménien d’Arménie et n’importe quel Arménien de la diaspora. Les valeurs des uns ne recouvrent pas les valeurs des autres. Et si le combat pour la reconnaissance du génocide est une priorité pour la diaspora, ce n’est pas le cas pour les Arméniens d’Arménie. Ainsi donc en diaspora le critère d’excellence en arménité serait ce combat pour la reconnaissance alors qu’en Arménie les gens qui se battent pour leur bonheur n’ont d’autre souci que de préserver leur survie et leur territoire.

 

Les Arméniens seraient à plaindre qui naissent dans un monde qui les a rendus fous par le meurtre de masse et qui les rend fous par la négation de ce meurtre, s’ils ne puisaient un peu de leur humanité dans des valeurs de compensation, comme la joie de vivre qui leur ouvre des parenthèses d’oubli. Pour autant, pèse sur eux l’obligation de rappeler leur humanité au monde pour l’avoir perdue en 1915. Tout Arménien qui œuvre de près ou de loin pour la reconnaissance du génocide œuvre en fait pour que soit reconnue sa propre personne tandis que perdure par le négationnisme le rejet dont lui et les siens furent et sont encore victimes. Cette rage de vouloir intégrer le monde des hommes rend fou. La passion patriotique arménienne est à la fois l’histoire d’une souffrance injustement subie et l’histoire d’une rédemption à conquérir.

 

Denis Donikian

25 mai 2018

L’Appel des Professeurs Luc Montagnier et Henri Joyeux

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 5:14

L’Appel des Professeurs Luc Montagnier et Henri Joyeux pour un principe de précaution en matière médicale et Santé dans la Constitution Française

Chère lectrice, cher lecteur,

Savez-vous qu’en France aujourd’hui, le « principe de précaution » s’applique pour nos cours d’eau, nos forêts, nos sols, les animaux… mais pas pour la santé des êtres humains ???

Hé oui, c’est la réalité : les projets industriels, techniques, commerciaux, qui menacent l’environnement sont soumis au principe de précaution… mais pas ceux qui menacent directement votre vie et celle de vos proches.

Lors de la dernière réforme constitutionnelle, en 2005, le Président Chirac avait fait inscrire dans la Constitution le principe de précaution en matière d’environnement. Ce principe a permis de stopper de nombreux projets potentiellement catastrophiques pour l’écosystème.

Mais il n’avait rien mis pour protéger directement la médecine et la santé des personnes humaines.

La raison est simple :

  • d’un côté, des associations efficaces, mobilisées, organisées pour la défense de l’environnement et des animaux. Elles ont obtenu gain de cause auprès des pouvoirs publics ;
  • de l’autre, en matière médicale et de santé, c’est presque le vide absolu.

Non seulement les associations qui défendent votre santé sont peu nombreuses, et mal prises en considération par les Autorités.

Mais le domaine de la médecine et de la pharmacie est occupé par de puissants lobbies industriels et professionnels, qui font passer leurs profits avant votre santé et même les vies humaines. Il y a en effet énormément d’argent en jeu.

Mais nous avons aujourd’hui une occasion historique de mettre fin à cette aberration.

Avec le Professeur Luc Montagnier, prix Nobel de Médecine, et le Professeur Henri Joyeux, demandons au Président de la République d’inscrire dans notre Constitution le principe de précaution en médecine et en santé.

Plus de 48 000 personnes se sont déjà mobilisées pour les soutenir. J’ai signé l’Appel et j’espère que vous joindrez votre signature aux nôtres en cliquant ici.

Le Président Emmanuel Macron réunit dans quelques jours nos parlementaires à Versailles pour réformer notre Constitution

Les conditions sont réunies pour élargir le principe de précaution à la médecine et à la santé humaine. Il suffit qu’Emmanuel Macron ajoute cette mesure à l’ordre du jour.

Il n’est pas normal que l’environnement et les animaux soient protégés, mais pas la santé des patients.

C’est exactement ce qui se passe avec les vaccins pour les animaux du fabricant Mérial : ils n’ont plus l’adjuvant aluminium en France dans le vaccin pour les animaux, alors que l’aluminium est présent dans le vaccin pour les nourrissons !!!

Souvenez-vous des scandales de la Thalidomide, du Distilbène, du Médiator, des produits dérivés du sang et de l’hormone de croissance contaminés, du Vioxx, de la Dépakine…

Chaque fois, on a donné à des personnes innocentes, qui ne se doutaient de rien (elles ne pouvaient pas savoir) des médicaments qui leur ont fait plus de tort que de bien. À la clé, des milliers de malformations, de souffrances, de décès (nous y revenons plus loin).

Et vous ne savez pas ce qui peut arriver avec les médicaments que vous prenez en ce moment.

  • D’inquiétantes réactions sont observées pour les médicaments contre l’insomnie, l’anxiété, la petite déprime… qui augmenteraient le risque d’Alzheimer.
  • Des cardiologues s’inquiètent des effets possibles des statines (médicaments anti-cholestérol), qui peuvent provoquer de graves maladies (rhabdomyolyse, pertes de mémoire, douleurs musculaires). Ils savent aujourd’hui qu’avoir donné des fibrates (autres médicaments contre le cholestérol) pendant des années fut une erreur.
  • Les gynécologues ne sont plus trop sûrs des effets de la pilule hormonale sur les femmes : elle supprime la fertilité, oui, mais elle pourrait aussi faire « flamber » des cancers et provoquer des embolies pulmonaires (potentiellement mortelles) !!

Des millions de personnes en France prennent pourtant ces médicaments quotidiennement.

Parce que le principe de précaution en matière de santé n’existe pas dans notre Constitution, vous constatez la présence, aujourd’hui dans les pharmacies, de nombreux médicaments autorisés, remboursés même par la Sécurité Sociale, alors qu’ils présentent autant ou plus de dangers que de bienfaits potentiels pour les patients !!

Cette terrible réalité est connue de tous : Autorités de Santé, Ministère, professions médicales, grand public, même.

Elle a fait l’objet d’un célèbre livre des Professeurs Bernard Debré et Philippe Even, le « Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux » :

Ce livre sur les 4000 médicaments dangereux, inutiles, ou utiles pour la santé, a été diffusé à plus de 300 000 exemplaires.

Je vous parlais moi-même, à l’instant, de la liste des 90 médicaments qui font plus de mal que de bien, selon la revue Prescrire.

Et pourtant, le sujet semble ne pas intéresser réellement les Autorités de Santé.

Quand un scandale éclate, la Justice met des années, voir des décennies à se prononcer. Bien souvent, les responsables ne sont pas condamnés. Les victimes ne sont pas indemnisées.

L’affaire des hormones de croissance contaminées a duré si longtemps que tous les protagonistes ou presque sont morts entre temps ! En 2016, après 25 ans de procès (un des plus longs de l’histoire de la justice française), les derniers responsables vivants ont tous été relaxés. Aucune victime n’a été indemnisée alors que 111 enfants sont morts, après d’atroces souffrances, de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (maladie de la vache folle).

L’avocat des parties civiles, Me Bernard Fau, s’exprimant au nom des vingt et une parties civiles a dénoncé un « naufrage » et l’ « incapacité de la justice française à appréhender ce type de grand scandale sanitaire ». « Il n’y a aucune logique [dans la décision], aucune », a-t-il conclu. [1]

Et de fait, l’imprudence des responsables n’a pas été sanctionnée.

Mais en nous unissant aujourd’hui, nous pouvons obtenir enfin une protection contre ces abus.

Le projet de réforme constitutionnelle du Président Emmanuel Macron contient de nombreux points : réduction du nombre de députés et sénateurs, cumul des mandats, statut de la Corse ainsi qu’une dizaine d’autres mesures.

Rien ne serait plus simple que d’en ajouter une supplémentaire : le principe de précaution en matière de santé !

Mais pour cela il est nécessaire de nous manifester massivement auprès des Autorités en signant l’Appel au Président de la République en cliquant ici.

En effet, personne n’a intérêt (nous voulons dire, intérêt financièrement), à faire passer le principe de précaution en matière de santé dans notre Constitution.

Seuls les patients et leurs soignants sont motivés, car leur santé, leur vie même parfois, sont en jeu.

C’est pourquoi ce mouvement ne fera boule de neige que par la mobilisation de chacun d’entre nous.

Signez cet appel, et faites tout votre possible pour mobiliser votre entourage.

Il s’agit d’une grande initiative démocratique, manifestation pacifique et la force du nombre est essentielle.

Plus nous aurons de voix, plus nous serons légitimes.

Le professeur Luc Montagnier et le professeur Henri Joyeux interviendront en nos noms, mais il est indispensable de nous mobiliser maintenant pour manifester concrètement notre soutien à cette initiative.

Nous serons entendus par le Président Emmanuel Macron si nous sommes assez nombreux à signer cet appel.

Pour cela, nous n’avons aucun autre moyen que votre mobilisation et votre solidarité, via Internet et les réseaux sociaux.

Attention, tout va se jouer dans les jours qui viennent :

La réforme constitutionnelle est aujourd’hui en pleine phase de réalisation. Les parlementaires pourraient être convoqués pour voter à Versailles dans les semaines à venir.

Il est donc indispensable que vous agissiez dès aujourd’hui, dès maintenant.

Un grand merci par avance de votre mobilisation. Les générations à venir vous diront merci.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

24 mai 2018

Les avatars du négationnisme turc

Filed under: GENOCIDE ARMENIEN,Uncategorized — denisdonikian @ 10:27
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À y regarder de près, la méthode Erdogan pour nier le génocide des Arméniens ne manque pas d’air. Elle ne s’inscrit plus seulement dans le mensonge ou le nettoyage des archives, le recours aux historiens ou que sais-je encore. Non. Dans la bouche d’Erdogan le sublime, le négationnisme s’est sublimé en vertu humanistique ( osons ce néologisme pour éviter de salir le mot humaniste).

En Turquie, le mois d’avril voit régulièrement fleurir de surprenantes farces et attrapes pour répondre aux Arméniens du monde entier rappelant que le génocide ne tombera pas dans les oubliettes de l’histoire.Après avoir allégué que la guerre avait forcément fait des morts côté arménien comme côté turc, après s’être essayé à une lettre acrobatique de pardon sans pardon et tout récemment promis les yeux dans les yeux des historiens l’ouverture des archives militaires turques dans une version négationniste de leur authenticité, et dit qu’un musulman ne pouvait commettre un crime de masse, voici qu’Erdogan se fait le champion de la morale universelle en fustigeant Israël qu’il accuse de commettre quoi ? Mais un GENOCIDE voyons ! Oui, un génocide contre les Palestiniens pour le moins comparable au génocide subi par les juifs durant la Seconde Guerre mondiale.Rien que ça !

Même si les Palestiniens sont parqués dans une sorte de camp immense appelé Gaza, un esprit sensé aurait du mal à le comparer aux camps nazis voués à l’extermination des sous-hommes.

Par ailleurs, il y a loin entre un affrontement ethnique  et territorial, inégal et intolérable comme celui des Palestiniens et des Israéliens et l’anéantissement systématique des juifs.

Et même si les Israéliens se comportent de manière honteuse à l’égard des Palestiniens au regard de cette fameuse morale universelle, on ne peut à bon droit parler de génocide.

Mais Erdogan le fait. Et il le fait avec l’impudeur et l’impudence des falsificateurs de la vérité universelle.

Or, on sait bien pourquoi. Affirmer que l’autre est un génocideur, c’est prendre la posture de quelqu’un qui n’a à se reprocher aucun génocide dans son histoire. De la sorte, l’accusation permet de couvrir d’un nuage de fumée bon chic bon genre tout un siècle de massacres commençant avec celui des Arméniens et finissant avec celui des Kurdes.

Ce qui voudrait signifier qu’aux yeux d’Erdogan la pratique du nettoyage ethnique opéré par les Turcs depuis cent ans n’est que l’effet d’une guerre légitime contre le terrorisme. Remarquez au passage comme le terrorisme a bon dos. Et puisque la mode et le monde sont au terrorisme, Erdogan en profite pour inclure dans le terrorisme international, un pseudo terrorisme interne afin d’exploiter dans le droit fil d’une conception monoethnique de la Turquie un climat général d’affrontement justifié et d’impunité pour éradiquer les Kurdes.

Guerre donc, mais guerre de qui contre qui s’il vous plaît ? Guerre d’un terrorisme d’Etat contre des peuples qui défendent leur territoire et leur identité.Et quand Erdogan utilise un mot dur pour le balancer à la gueule d’un pays, c’est en réalité dans l’intention cachée de jeter loin de la Turquie l’opprobre qui macule la conscience collective des Turcs négationnistes. Israël pratique un génocide. Israël pratique un terrorisme d’Etat. Mais nous, les Turcs, non !

Israël grignote la terre des autres. Mais nous, non ! Nous n’avons pas pris leurs terres aux Arméniens, ni aux Grecs, ni aux Kurdes, ni aux Chypriotes. NON ! Les autres ont  fait pire. La France par exemple. Un génocide de 5 millions d’Algériens.

Quand Erdogan le manipulateur sort de son chapeau des idées de footballeur, le monde ne rit pas. Il se met à puer. A puer la sueur de la peur et le sang de la mort. Quand la vérité la plus flagrante est à ce point détournée de son sens, c’est la beauté du monde qui commence à dépérir.

La Turquie est belle, mais les Turcs négationnistes puent la bêtise et la barbarie.
Et le monde d’Erdogan pue l’Erdogan.

 

Denis Donikian

11 mai 2018

LA SAINTE-FIRME

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 8:54

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Par Armand SAMMELIAN

Une entreprise hors sol, coupée des réalités, de type « poupées russes », à la fois politique, commerciale, patrimoniale et martiale à façade spirituelle, est en cours de finalisation au cœur même du Saint -Siège d’ETCHMIADZINE, lui qui aurait dû inonder d’une clarté immatérielle des fidèles éternellement fascinés par le Levant de leurs origines !

Amputée par dizaines de ses représentants les plus expérimentés depuis l’an 2000, la classe sacerdotale apostolique arménienne, réduite en une cléricature juvénile de black-blocs alignés en ordre de batailles et quelques oligarques en soutane, n’a donc eu d’autres choix que de poursuivre les ambitions séculières de son chef suprême.

C’est désormais de plus belle que la dernière réplique de ce bourbier visant le contrôle des paroisses de France, cœurs battants des rescapés du génocide de 1915 et de leurs descendants, pour en faire des succursales aux ordres de moines-soldats, s’étale au grand jour, dans l’hexagone et au-delà.

En supprimant, sans aucune concertation, des statuts juridiques qui ont fait la preuve séculaire de leur efficacité pour de nouveaux prétendument « inspirés », on voudrait nous faire croire que les pouvoirs de la toute-puissance divine se transmettraient dans les mains d’un officiant démiurge détenteur, par nature, d’une sainte parole infaillible.

C’est que, selon les prescriptions comminatoires des « OUGHENICHS(*) » imaginés par la Béatitude qui entend dicter sa loi, le président élu de l’association cultuelle jouerait dorénavant le rôle de collaborateur au service du véritable chef, le prêtre paroissial, nouveau seigneur, maître à penser omniscient et décisionnaire ultime en toutes circonstances.

Il nous faut résister, à l’exemple de NICE, à cette offensive confessionnelle violente qui considère la paroisse comme une sorte de filiale marchande de la société-mère dans laquelle le civil deviendrait un vulgaire adjoint du curé, au risque de saper une complémentarité historique respectueuse les uns des autres, où chacun était dignement à sa juste place dans sa juste fonction, le prêtre à son ministère ecclésial et le civil à sa gestion matérielle.

N’empêche !

Affranchi de toute obligation dévolue à sa seule vocation messianique, le clergé apostolique arménien persiste à s’engager dans une opération capitalistique d’appropriation des biens séculiers paroissiaux, meubles et immeubles, sous peine d’excommunication !

Ce n’est pas tout !

En même temps, ce même clergé ne craint plus d’afficher sa volonté d’immixtion dans la vie communautaire pour la commander et la représenter, mêlant les affaires d’ici-bas à l’éther de l’au-delà, reléguant au passage les laïcs en caméristes des serviteurs de Dieu et creusant un fossé inédit entre clercs sachants et laïcs supplétifs.

Si une majorité consentante de fidèles plie l’échine avec résignation devant les ukases de notre Ecclésiaste par effraction, obsessionnellement torturé par le billet vert depuis son élection, de nombreux autres n’acceptent pas ce MAL qui ronge l’Église Apostolique Arménienne de l’intérieur, la défigure et creuse la tombe de son magistère théologique et prédicatif.

Bref !

Cette guerre d’usure « à la bolchévique » n’en finit plus pour la conquête autoritaire des paroisses de France perçues comme des sources miraculeuses qu’il faudrait pomper au bénéfice de la Sainte-Firme.

Plus grave encore !

Outre qu’il provoque des désordres considérables au sein des paroisses de France, ce diktat mercantile qui amalgame sacré et séculier et disqualifie la pensée magique au profit d’une pensée politique alignée sur celle des oligarques arméniens au pouvoir, traduit la DÉTRESSE SPIRITUELLE INÉDITE d’un Haut et Bas Clergé qu’on ne saurait taire.

Cette déviation sacrilège qui a oublié son catéchisme pour un plat de lentilles, doit être dénoncée comme (la) le « casse du siècle » orchestré par l’Ecclésiaste en chef qui n’en finit plus de mépriser les paroissiens, les réduire au silence et de lorgner les comptes de nos sacro-saintes églises.

Davantage président-directeur-général d’une société multinationale à but lucratif et gérant d’un think-tank d’influence qu’incarnation de la pensée divine et dépositaire de la Parole Perdue, riche comme Crésus pendant que le Peuple se meurt, Il a failli scandaleusement comme personne avant lui !

Si bien qu’entouré d’une poignée d’irresponsables porte-cotons affairistes, de quelques gardes suisses sourds et aveugles et d’une caste cléricale captive et chloroformée, la Béatitude trône imperturbablement sa calculette à la main, à des années-lumière des choses de l’Être et de l’Esprit.

Le pire étant que la tutelle totalitaire convoitée sous forme de « matriochkas », à la fois spirituelle, économique, financière, culturelle et politique trahit un désir de sujétion et d’abaissement des civils et dénote un appétit à humilier le troupeau de fidèles, en fait des citoyens français à part entière, traités au pire comme des brebis galeuses et au mieux comme des agneaux tondus…

Opposer les clercs de l’Église Apostolique Arménienne au peuple arménien et croire qu’Elle pourrait prospérer contre ses fidèles, ou sans âme qui vive dans des églises désertées, constitue une forfaiture sans précédent de la part de son gourou. C’est qu’Il n’y a pas d’Église Apostolique Arménienne sans le peuple apostolique arménien et pour le dire encore autrement, l’Église c’est l’assemblée des fidèles alors que le clergé en est son serviteur !

Si bien que ces trois altérités, peuple, église et clergé n’en font qu’une !

En sorte que la souveraineté de l’Église Apostolique Arménienne se confond avec l’ensemble des apostoliques arméniens de la planète qui l’ont tous reçue en partage, les uns comme les autres, les clercs comme les laïcs, les clercs à égalité avec les laïcs, aucun n’étant l’obligé de l’autre.

Telle a toujours été la tradition de notre Sainte Église au sein de notre nation !

C’est pourquoi ce putsch est aussi une atteinte à l’identité nationale arménienne en butte à un radicalisme clérical conquérant insensé !

Aussi est-il temps que le Pyromane en chef renonce à son funeste projet de mise en coupe réglée des paroisses et de ses paroissiens, avant que cette déconstruction programmée profanatoire ne laisse la SAINTE ÉGLISE APOSTOLIQUE ARMÉNIENNE en lambeaux, Elle qui est encore le lien le plus puissant du sentiment d’appartenance des Arméniens à leur Mère-Patrie !

Notre institution la plus sacrée mérite mieux que l’abîme qui menace de l’engloutir par la faute d’un Serviteur éphémère et incongru dont tout porte à croire que les habits de Catholicos sont décidément trop grands pour lui.

Le gouvernement PACHINIAN saura lui souffler ces quelques vérités à l’oreille !

 

Le 12 mai 2018

 

 

(*) Statuts que veut imposer Karékine II à toutes les associations cultuelles des paroisses apostoliques arméniennes de France.

Scandale : Big Pharma empêche les Africains de guérir !

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 7:37
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Chers amis du Naturel,
Ce drame se produit loin de chez nous, mais il doit absolument nous mobiliser.
Ce qui est en jeu, c’est :
    • Un quart de milliard (250 000 000) de malades dans le monde ;
  • Et 500 000 morts chaque année ;
Voilà les dégâts causés par le paludisme (malaria), principalement en Afrique.
La bonne nouvelle, c’est qu’on a découvert une plante traditionnelle incroyablement efficace contre ce fléau.
Mais la catastrophe, c’est que l’Organisation Mondiale de la Santé et les lobbys pharmaceutiques font TOUT pour empêcher les Africains d’en profiter !!!
Je sais que cela paraît très difficile à croire.
C’est pourtant la triste réalité :

La plante médicinale « couronnée » du Prix Nobel de Médecine  !
Cette plante miracle contre le paludisme, c’est l’Artemisia annua (armoise).
Les données scientifiques sur son efficacité sont très solides.
La preuve ? Un Prix Nobel de Médecine a été décerné en 2015 à la chercheuse chinoise YouYou Tu qui a redécouvert son efficacité contre le paludisme !
Je dis bien « redécouvert », car il s’agit d’une plante très connue en médecine traditionnelle chinoise pour son efficacité contre les fortes fièvres.
Enfin, l’humanité tenait une vraie solution contre le paludisme : une plante traditionnelle, validée par la science moderne !
Et le plus incroyable, c’est que cette plante a d’autres bienfaits :
    • Elle est très efficace contre les infections intestinales ;
    • Elle serait utile contre le diabète, pour stabiliser le sucre sanguin ; [1]
    • Elle régule le cycle féminin, et calme les règles trop abondantes ;
  • Et elle pourrait avoir de solides effets anti-cancer ! [2], [3]
Tout cela, sans effet indésirable quand elle est correctement utilisée !
Jamais on a été si proche de vaincre le paludisme et de stopper les ravages que cette maladie cause en Afrique !
Mais il y a un « gros » problème :

Trop efficace, elle est déconseillée par l’OMS !
L’Organisation mondiale de la Santé n’est plus une organisation en qui on peut avoir confiance.
Parce qu’elle est en partie financée par les laboratoires pharmaceutiques. Parce qu’elle est dirigée par des médecins ayant des liens d’intérêt avec Big Pharma.
Souvenez-vous de sa gestion de la grippe H1N1 en 2011… elle a rapporté des milliards aux labos qui ont produit les vaccins anti-H1N1… sans le moindre intérêt médical !
Aujourd’hui de nombreuses personnalités se lèvent pour dénoncer cette dérive dramatique. [4] 
Un documentaire récemment diffusé sur Arte était intitulé L’OMS : dans les griffes des lobbyistes.
Et voilà pourquoi, sans doute, l’OMS a déconseillé l’usage de Artemisia annuasous forme traditionnelle, malgré son efficacité contre le paludisme.
Pour se justifier, l’OMS a parlé de raisons techniques et sanitaires – l’usage d’Artemisia en tisane serait « moins efficace » ou pourrait induire un risque de « résistance ».
Mais tous ces arguments sont fallacieux, et ils ont été réfutés par les faits. [5]  
En réalité, il fallait protéger le monopole pharmaceutique sur les médicaments anti-palu.
Car savez-vous comment les laboratoires pharmaceutiques ont réagi à la découverte de l’efficacité de l’Artemisia ?
Ils ont fait ce qu’ils savent faire : un médicament vendable à bon prix, en mélangeant le « principe actif » de l’Artemisia annua (artémisine) à d’autres médicaments anti-palu plus anciens.
On appelle ces médicaments les « ACT » (Artemisinin Combined Therapy)… ils coûtent beaucoup plus cher que la plante séchée Artemisia seule… et ils sont moins efficaces !

La preuve finale apportée par une ONG !
Sur le terrain, en Afrique, les témoignages de l’efficacité de la tisane d’Artemisia Annua ont commencé à se répandre comme une traînée de poudre.
Mais il manquait une grande preuve scientifique, pour mettre tout le monde d’accord.
Aujourd’hui, c’est chose faite.
Grâce au travail acharné de nombreuses associations, un grand essai clinique a été organisé au Congo.
Et cette étude, réalisée en double aveugle, a prouvé que l’Artemisia annua en tisane était plus efficace que les ACT[6] de l’industrie pharmaceutique !
Sous Artemisia, le taux de guérison était de 99,5 %… contre 79,5 % pour le médicament !
Une belle preuve que la plante dans son entier (le totum) peut être plus efficace qu’un seul de ses principes actifs !

La plante qui met KO les milliards de Bill Gates
Au total, l’Artemisia en tisane est le plus grand espoir contre le paludisme, de très loin.
C’est aussi la preuve la plus flagrante que notre médecine moderne va dans le mur.
Le milliardaire Bill Gates a dépensé des milliards d’euros, avec sa fondation, pour essayer de développer un « vaccin » contre le paludisme… sans le moindre succès !
Alors qu’il suffisait, une fois encore, de chercher la solution dans nos remèdes traditionnels !
Faut-il rappeler que la plupart des grands médicaments sont issus de plantes ?
    • L’aspirine est simplement composée d’acide acétylsalicylique… contenu dans l’écorce de saule blanc, utilisé depuis le Moyen-Age comme anti-douleur efficace ;
    • La metformine, le médicament de référence contre le diabète de type 2, a été synthétisée à partir d’une plante traditionnelle, la Galega officinalis ;
    • La L-Dopa, le médicament phare contre Parkinson, est une substance naturelle trouvée dans la « fève des marais » et le « pois mascate » (Mucuna Pruriens) ;
    • Le curare, si précieux pour anesthésier les patients avant une opération chirurgicale, a été inventé par les Indiens d’Amazonie, avec leurs plantes locales ;
  • Et tout le monde sait que la morphine, cet antidouleur parfois indispensable en soins palliatifs, est issue du pavot.
Et le plus beau, avec Artemisia Annua en tisane, c’est que c’est une solution simple, peu coûteuse, efficace, durable et éthique[7] :
    • Car cette plante peut facilement pousser dans les différentes régions d’Afrique… et un seul hectare de culture peut protéger jusqu’à 125 000 personnes !
  • Et en plus, elle place les populations locales comme de vrais acteurs de la lutte contre le paludisme, plutôt que de les déresponsabiliser, en leur donnant au compte-gouttes des pilules inaccessibles pour beaucoup.
Alors il est temps de changer les choses et de répandre l’information sur ce remède !
Cela commence à bouger, heureusement.

Récemment, un documentaire fracassant a été diffusé sur France O, Malaria Business, dont je vous conseille de voir la présentation :

Les esprits commencent à se réveiller… et la meilleure chose que nous pouvons faire, vous et moi, c’est de les y aider !

Alors n’hésitez pas à transférer cette lettre à tous vos contacts… la vérité doit passer !

Votre dévoué,

Guillaume Chopin
Association Santé Naturelle 

Sources

[1] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27957318

[2] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29061778

[3] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29495461

[4] http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/l-oms-dans-les-griffes-des-lobbyistes-04-04-2017-2117123_57.php

[5] https://malariaworld.org/blog/artemisia-efficient-banished-french-version

[6] http://maison-artemisia.org/Maison-Artemisia-Brochure.pdf

[7] https://poesybysophie.com/artemisia-annua-malaria/


 

10 mai 2018

L’honneur ultime de Serge Sarkissian

Filed under: ARTICLES,CHRONIQUES à CONTRE-CHANT — denisdonikian @ 3:39
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Serge-Sarkissian

 

Qu’on le veuille ou non, il faut reconnaître à Serge Sarkissian, le premier des Premiers ministres de l’Arménie parlementaire, le courage patriotique de l’autocritique le jour où il a reconnu que Nikol Pachinian avait raison sur l’avenir du pays et que lui avait tort.

Cette décision n’était pas sans risque pour la sécurité du pays. Mais le risque d’un embrasement intérieur aurait été autrement plus dangereux. Le chaos eût été partout si Sarkissian n’avait pas joué l’apaisement et misé sur la résolution de la crise en se retirant.

Voilà probablement l’acte politique le plus digne qui ait été accompli durant la décennie que dura le pouvoir d’un Sarkissian qui se survécut de gré ou de force, par le maintien de l’ordre ou le bourrage des urnes.

Cet acte qu’on qualifia de faiblesse fut exemplaire dans le sens où les intérêts de la nation arménienne ont été considérés avec gravité et justesse. La paix plutôt que le sang. Et effectivement, une fois qui n’était pas coutume dans la gouvernance de Sarkissian, l’apaisement des consciences prévalut sur l’effusion du sang. Acte d’autant plus exemplaire qu’il suscita de par le monde une certaine admiration. L’ère Sarkissian sera donc marquée dans l’histoire de l’Arménie par ce rattrapage politique qui permit à son auteur de quitter ses fonctions par le fait d’une rupture symbolique avec une décennie de malversations et d’abominations dont les Arméniens eurent à souffrir.

Certes les poussées fiévreuses de la rue démontrèrent que Serge Sarkissian n’avait pas d’autre issue que le retrait tellement l’humiliation du peuple arménien avait assez duré au point de se transformer en haine. C’est qu’on peut tromper un peuple un temps, mais on ne peut le tromper tout le temps. Vient le jour où le violeur de la volonté populaire doit payer pour le mal qu’il a provoqué.

Ce mal, le nouveau Premier ministre, Nikol Pachinian, ne souhaite pas qu’il devienne une cause de déchirement au sein du peuple arménien nouvelle manière. Nikol Pachinian a exclu toute vengeance, tout règlement de compte, même si, qu’il le veuille ou non, le temps viendra de donner force au droit pour reconsidérer toutes les anomalies antidémocratiques qui ont été accomplies sous le règne tant de Sarkissian que de Kotcharian. Il faudra bien un jour que des historiens de l’ère post-soviétique, pratiquant des méthodes d’investigations modernes et animés par la nécessité de clarifier les premiers temps de l’indépendance mettent au jour les agissements secrets de cette république souvent qualifiée de bananière. Sans ce nécessaire et salutaire travail de l’histoire portant sur les trente premières années du pays indépendant, il sera difficile de sortir des méthodes obscures qui ont prévalu dans la gestion politique du pays. Pour la bonne raison qu’en ne les examinant pas avec toute la lucidité qu’il convient, elles continueront à gangréner le pays et à perturber les avancées démocratiques voulues par la nouvelle donne.

Ainsi donc, en définitive, il faut reconnaître que durant les trois dernières semaines qui viennent de s’écouler avec l’espoir qu’elles ont apporté, l’Arménie peut à juste titre se présenter comme le symbole d’un changement par la pacification des esprits. Elle le doit à deux personnalités politiques qui ont joué des rôles complémentaires, à savoir Serge Sarkissian et Nikol Pachinian. Grâce leur soit rendue.

 

Denis Donikian

3 mai 2018

Arménie : nouvelle donne

Filed under: ARTICLES,CHRONIQUES à CONTRE-CHANT — denisdonikian @ 4:39
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( Photo D. Donikian, Erevan,  nov 2010)

*

Depuis l’indépendance, et même avant, les intellectuels arméniens de la diaspora se sont comportés de trois manières principales généralement assez tranchées : l’indifférence désengagée, la collaboration passive ou l’observation critique. Il nous est arrivé d’en parler à maintes reprises, car le rôle des intellectuels dans l’évolution des mentalités n’est pas négligeable. Ils décrivent avec leurs mots une réalité qu’ils mesurent à l’aune de la souffrance et de l’injustice. Et même si la part de l’esthétique peut valoir plus que celle de l’éthique, la force interne du verbe les conduit naturellement à dénoncer les aberrations d’une société plutôt qu’à se réjouir de la régularité des trains.

Dans le cas arménien, l’énormité du génocide a obéré les consciences au point de les détourner, à leur insu, de l’urgence du présent. L’écrivain, plus que tout autre, n’a pas été épargné par cette tyrannie du passé. Dans cet ordre d’idée, chez les Arméniens l’historien tient lieu de conscience collective plutôt que l’écrivain lui-même, lequel s’est trop souvent laissé envahir par les questions restées ouvertes de notre histoire, quitte à trahir sa mission d’observation du réel. De la sorte, ce réflexe passéiste a en quelque sorte neutralisé sa capacité à promouvoir un imaginaire de la vie, à faire l’examen des comportements, à percer la carapace du monde tel qu’il est.

L’indifférence désengagée vis-à-vis de l’état social et politique de l’Arménie est d’autant plus déplorable que c’est là que se tient l’avenir du peuple arménien. Cette cécité philosophique qui repose sur une sorte de neutralité petite bourgeoise est-elle admissible quand il s’agit d’un peuple qui se vide lui-même par l’exil, la pauvreté, le mépris politique ou la guerre ? Autant de « causes » humaines qui engendrent des souffrances et sur lesquelles un œil simplement humain ne peut que s’accrocher. C’est que l’Arménie vit sur le fil du rasoir. Croire que toute critique à son encontre, fût-elle humaniste, peut faire le jeu de l’abîme, est indécent. Le véritable abîme est celui que vivent les gens : exil, pauvreté, mépris, guerre. Mais les indifférents qui se réfugient soit dans le passé, soit dans l’art, font aveu de faiblesse. Et cette faiblesse affaiblit le peuple même auquel ils appartiennent.

A l’autre extrême, se situent ceux qui trouvent un malin plaisir à encenser le pouvoir en place, à lui reconnaitre sagesse, hauteur de vue et tutti quanti. Pour autant, ils vous jureront que leur approbation ne vaut pas collaboration. C’est certes vrai dans la mesure où leur engagement n’accompagne pas forcément les impérities et les aberrations du pouvoir. Cependant, approuver suppose qu’on partage les mêmes idées, les mêmes actions, les bonnes autant que les mauvaises. Les bonnes du gouvernement Sarkissian seraient d’avoir préservé la sécurité du pays contre l’ennemi qui le menace périodiquement d’invasion. Les mauvaises seraient d’avoir maintenu la corruption, appauvri les pauvres, alimenté l’émigration. Bonnes ou mauvaises, ces actions forment un tout, constituent une cohérence, produisent un système. Quand on adhère à une politique, on en porte la responsabilité. En d’autres termes, ces intellectuels sont, qu’on le veuille ou non, d’autant plus complices de la corruption qui sévit en Arménie et de la pauvreté qui gangrène la société qu’ils s’opposent farouchement à ceux-là mêmes qui combattent la corruption et s’insurgent contre l’appauvrissement des gens en s’opposant à Sarkissian. Et comme ces intellectuels s’opposent aux opposants, ils donnent raison à celui qui a fait de la corruption un pilier du système et de la pauvreté le dernier de ses soucis (le premier de ses soucis présidentiels étant de bien manger, bien s’habiller et bien boire dans une maison bien protégée). Or, si la pauvreté pousse à l’exil, un climat de corruption généralisée fait de même. L’hémorragie que connaît l’Arménie depuis deux décennies affaiblit numériquement le pays qui est contraint par l’impératif de se défendre. Par ailleurs, si la corruption se répand partout où elle peut trouver de l’avantage, elle finit immanquablement par miner la société, mais aussi pourquoi pas l’économie militaire. Ce qui revient à dire que le soldat, faute d’armement adéquat, en sera réduit à se battre à son corps défendant. Les 4 jours d’avril 2016 ont montré que l’obsolescence des armes a exposé inutilement le soldat arménien. De fait, la corruption substitue à la camaraderie primordiale en temps de guerre un je-m’en-foutisme généralisé, quitte à détériorer la condition du soldat. Là encore, notre soldat est victime de cette mentalité. C’est dans ce sens qu’il faut placer le cas du soldat grièvement blessé qui ne pouvait être soigné qu’en Allemagne et qui s’est vu refusée toute aide financière de la part du gouvernement. Indigne !

De fait, on sait très bien à quelle Arménie se réfèrent ces intellectuels ringards de la collaboration. A une Arménie historique, idéale, traversant les siècles. En vérité, leur Arménie idéale, historique, traversant les siècles est une Arménie théorique, c’est-à-dire sans Arménien. Une certaine idée de l’Arménie. Sinon une Arménie avec des Arméniens qu’on peut sacrifier sans scrupule sur l’autel de la Patrie, de ces Arméniens qui sont accrochés au pays, pas de nos intellectuels d’une diaspora éloignée de tout conflit, à l’abri d’une réalité quotidienne aliénante et qui ose faire la leçon aux autochtones.

Quant aux intellectuels critiques, on l’aura compris, ils ne peuvent garder le silence, quand bien même les indifférents et les collaborateurs les traiteraient de « mouches du coche », c’est-à-dire de personnes qui croient produire du changement politique alors que le mouvement d’une société vient d’ailleurs.

Certes.
Mais à l’heure où Nikol Pachinian est en passe de devenir Premier ministre d’Arménie, le temps est venu de se réjouir qu’après trois présidents responsables du dégoût général, un homme se réclamant de Nelson Mandela  cherche à faire le ménage en remettant aux mains du peuple les clefs de son destin. Trois présidents que notre plume n’aura pas épargnés, depuis Le peuple haï (1995) jusqu’à L’Arménie, à cœur et à cri (2016), en passant par Un Nôtre Pays ( 2003), Vidures (2011), sans parler des livres de randonnées et autres articles parus sur le site Yevrobatsi.org et notre Blog Ecrittératures. A telle enseigne que ces livres et articles nous avaient donné une réputation d’écrivain négatif, incapable d’extraire d’une réalité complexe le solide en ne privilégiant que l’aberrant, comme si le pays arménien était voué à rester irrémédiablement enfoncé dans sa fange à cochons.

Il ne s’agit pas ici de faire du triomphalisme. Mais force est de constater que nos critiques, incessantes, obsessionnelles, compulsives depuis plus de vingt ans n’étaient autres que celles du peuple lui-même. Les 500 000 personnes qui en Arménie sont descendues dans la rue, s’ils avaient lu nos livres, y auraient vu la description de leur âme propre, la teneur de leurs dénonciation, le fiel de leur rancœur. Ce qui se passe aujourd’hui en Arménie est le résultat, qu’on le veuille ou non, comme cela se fait dans l’ordre des idées, d’un climat général de dénigrement, de réprobation et pour tout dire d’écœurement à l’égard de la classe dirigeante. Climat auquel ont contribué aussi bien les Arméniens eux-mêmes que les intellectuels de la colère. Tandis que les autres, les partisans de l’indifférence molle ou de la collaboration tiède se plaçaient par leurs paroles, leurs actions et leur vie du côté le plus inhumain du fléau.

A vrai dire, indifférents et collaborateurs avaient une si piètre idée du peuple arménien qu’ils n’étaient pas loin de penser que c’était un peuple rendu immature par soixante-dix années de soviétisme. Rien de bon ne pouvait advenir de ce peuple qui faisait en quelques années l’expérience de la catastrophe, de la guerre et de l’indépendance. Que ce peuple s’était étourdi sous le poids des malheurs  au point de perdre toute conscience politique et que son accès à la démocratie ne pouvait s’opérer sans un passage obligé par la phase du parti unique auquel il avait été habitué. Or, il aura fallu trois présidents, tous aussi mauvais les uns que les autres, pour donner au peuple arménien un puissant désir de démocratie. Une période d’étouffement qui fut une période d’initiation durant laquelle les Arméniens ont nourri leur colère démocratique et alimenté leur vœu de justice juste, d’élections transparentes et de  libre fraternité. Cette période qu’on ne savait pas transitoire, ni nécessaire, sinon depuis l’avènement de Pachinian, qui a forgé les esprits et les solidarités, les intellectuels de la contestation l’ont conceptualisée par leurs textes. Tandis que les autres continuaient à croire que le peuple arménien ne méritait pas mieux qu’une dictature déguisée en démocratie.

Et donc, disons-le tout net, ce qui nous a toujours guidé comme écrivain arménien, c’était de donner la parole aux sans-voix, de mettre des mots sur leurs souffrances, d’humaniser en quelque sorte le sort cruel que des Arméniens infligeaient à d’autres Arméniens. Nous n’aurons pas failli à cette tâche, même si les thuriféraires patentés des usurpateurs ont pris plaisir à nous ostraciser. Il n’y a pas d’écrivain véritablement humain qui ne soit iconoclaste. Et si, par malheur, Pachinian devait manquer à sa parole, nous reprendrions du service. C’est juré !

 

Denis Donikian

VIVENT LES ABEILLES ! A BAS LES PESTICIDES !

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 1:51

Cher mouvement Avaaz,

Nous venons de remporter l’interdiction totale de pesticides tueurs d’abeilles dans les 28 pays de l’UE!!!

Ce combat a duré 7 ans et je suis tellement, tellement fière de notre mouvement! Au cours des derniers jours, des centaines d’articles nous ont mentionnés et des médias ont qualifié Avaaz de “catalyseur” du résultat.

Et ce résultat est vraiment ÉNORME. Ce n’est pas juste un tournant dans la lutte mondiale pour sauver les abeilles — il s’agit de l’interdiction des insecticides les plus utilisés au monde, ce qui met les industriels au défi de developper un nouveau modèle, celui d’une agriculture non-toxique!

Nous avons affronté les plus grandes compagnies agrochimiques du monde et fait feu de tout bois: une pétition de 5 millions de signatures, un financement participatif pour des scientifiques… nous sommes même allés jusqu’à contacter un ministre sur le tarmac de l’aéroport!

Voilà l’histoire incroyable de notre campagne. Jetez un coup d’oeil et transposons cette victoire au reste du monde.

Nous avons lancé la plus grande pétition de l’Histoire pour les abeilles

Plus de 5 millions de signatures que nous avons remises avec Bernice, notre abeille gonflable. Du haut de ses cinq mètres, notre mascotte a voyagé dans le monde entier lors des grands moments politiques, tapant à chaque fois dans l’oeil des médias!

Nous avons fait déferler nos messages dans les principaux ministères

… pendant sept ans! Au cours des dernières semaines, la pression a été si forte que les ministres allemand et suédois nous ont directement répondu sur les réseaux sociaux. À Chypre, le ministre a répondu lui-même à Nicolas, un membre d’Avaaz.

Nous avons submergé la consultation officielle de l’UE

Cette consultation discrète n’avait reçu que peu de réponses. Puis les membres d’Avaaz ont débarqué et le compteur est passé d’à peine 9000 à 66 000 contributions en quatre jours! Un jour, nous avons même saturé le système et la Commission nous a écrit: « Merci beaucoup pour vos efforts et votre engagement sur ce sujet! »

Nous avons financé et soumis aux décisionnaires de nouvelles études scientifiques

Pour contrer la noria d’études financées par les entreprises de l’industrie chimique, près de 150 000 membres d’Avaaz du monde entier ont donné plus de 2,5 millions d’euros (!!!) pour financer les campagnes et la recherche sur les abeilles! Ensemble, nous avons soutenu des études indépendantes cruciales menées par d’éminents scientifiques puis les avons portées à l’attention des principaux protagonistes avant le vote. Au final, l’EFSA, l’Autorité de sécurité alimentaire de l’UE, s’est elle-même prononcée en faveur d’une interdiction.

Dave Goulson, professeur de biologie à l’université de Sussex, a déclaré: « Le vote de vendredi est une fantastique victoire pour la science et l’environnement; les membres d’Avaaz peuvent être fiers du rôle qu’ils ont joué. »

 

Nous avons fait entendre la voix des agriculteurs favorables à l’interdiction

Un des arguments avancés pour retarder le vote clamait que les agriculteurs n’avaient pas d’alternatives à ces produits chimiques et étaient contre leur interdiction. L’équipe d’Avaaz a alors rassemblé des agriculteurs conventionnels et bios favorables à l’interdiction dans une lettre ouverte qui démontait ce mythe et l’a publiée partout en Europe — de La Libre Belgique à Marianne en France, en passant par le Dagens Nyheter en Suède. Le plus grand syndicat d’agriculteurs d’Italie l’a même signée!

Alison Waugh, agricultrice en Écosse, a déclaré: « L’avenir de ma carrière dépend de la survie de ce secteur et en fin de compte des abeilles et de leur survie. Ce que vous avez accompli est extraordinaire!« 

Nous avons travaillé en étroite collaboration avec la Commission européenne

Une des clés de la victoire reposait sur la ténacité des décideurs. Lorsque des rumeurs se mirent à faire état de pressions de l’industrie du sucre pour tempérer l’interdiction, nous avons rappelé au Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker sa promesse d’être « l’homme des abeilles« , remis notre campagne directement auprès de son cabinet et saturé un site internet bruxellois d’annonces publicitaires favorables à l’interdiction. Lors de l’annonce des résultats du vote, le Commissaire européen à la santé en personne a rédigé un message sur Twitter pour se réjouir avec les membres d’Avaaz!!

« Tout plein d’abeilles sur le rond-point Schuman aujourd’hui. Très heureux que les États membres aient voté en faveur de notre proposition pour étendre les restrictions d’utilisation des substances actives imidaclopride, clothianidine, thiaméthoxame, connues sous le nom de néonicotinoïdes! Vital pour la biodiversité, l’avenir de notre alimentation et l’environnement. »

 

Pays après pays, les membres d’Avaaz ont fait monter la pression

France

La campagne a commencé en 2011, lorsqu’un million de membres d’Avaaz a appelé la France à ouvrir la voie avec une interdiction nationale. Gouvernement après gouvernement, nous avons appelé la France à jouer un rôle pionnier jusqu’à ce qu’Avaaz trouve un partenaire et un défenseur des abeilles en la personne du ministre de l’Environnement Nicolas Hulot, qui au cours de cette dernière ligne droite a joué un rôle de premier plan dans le combat européen contre les néonicotinoïdes.

Après le vote de vendredi, Nicolas Hulot a déclaré: « C’est une bonne nouvelle pour les abeilles, mais aussi pour l’humanité. Le paradigme est en train de changer et je veux rendre hommage à la forte mobilisation citoyenne qui a permis cela!« 

 

Allemagne

Autre front de la bataille: mettre l’Allemagne de notre côté. Année après année, les membres d’Avaaz ont fait entendre leur appel pour une interdiction auprès de trois ministres de l’Agriculture successifs! Le ministère a même été obligé de créer une adresse email spéciale pour nous, car nos messages étaient trop nombreux. Au cours de la dernière ligne droite, nous avons mené un sondage d’opinion qui démontrait aux ministres de l’Agriculture et de l’Environnement que les électeurs de leur parti soutenaient une interdiction et ça a marché! L’Allemagne s’est finalement rangée parmi les défenseurs de l’interdiction!

Royaume-Uni

Le Royaume-Uni a bloqué toute avancée pendant des années, un ancien ministre de l’Environnement allant même jusqu’à qualifier les messages d’Avaaz de « cyber-attaque ». Mais l’année dernière, après qu’Avaaz et ses partenaires aient encore amplifié la campagne dans le pays, le Royaume-Uni est devenu un défenseur des abeilles! On raconte même qu’aucun autre sujet n’a généré autant de correspondence des citoyens auprès des députés!

Une fois les trois plus grands pays européens de notre côté, de plus petits pays tels que l’Irlande, le Luxembourg, l’Autriche et la Slovénie se sont ralliés. Mais cela ne suffisait toujours pas…

Pour remporter une majorité qualifiée, nous avions besoin de l’Italie et de l’Espagne

Au cours des dernières semaines, nous avons tout donné dans ces deux pays:

  • Nous avons mené des sondages d’opinion montrant que 87% d’Espagnols et 78% d’Italiens souhaitaient une interdiction;
  • Nous avons publié des annonces dans de grands quotidiens tels qu’El Mundoet Il Sole 24 Ore;
  • Nous avons envoyé un feu nourri de messages personnels aux ministres responsables sur Facebook et Twitter, et fait entendre l’opinion des agriculteurs et des scientifiques;
  • Jour après jour, nous avons parlé avec les responsables politiques, jusqu’au matin même du vote. Pour la petite histoire, c’est un membre de l’équipe d’Avaaz qui a annoncé à un responsable gouvernemental à Madrid que l’Espagne avait voté « oui » — nous étions tellement à la pointe du dossier que nous l’avons informé du vote de son propre gouvernement!
Le député espagnol Juan López de Uralde (Unidos Podemos/EQUO) a déclaré: « Rien de tout cela n’aurait pu se produire sans la mobilisation de millions de personnes qui ont fait pression sur leurs gouvernements. »

Mais nous ne nous sommes pas arrêtés en si bon chemin! Nous avons porté le fer aux Pays-Bas, en Grèce, en Pologne et dans d’autres pays plus petits…

Pays-Bas

Quelques semaines avant le vote, trois membres d’Avaaz aux Pays-Bas ont lancé leur propre campagne nationale pour sauver les abeilles qui est devenue rapidement virale, et s’est retrouvée soutenue par 10 des plus grands scientifiques du pays, deux anciens ministres et même une princesse! Nous avons mené un sondage d’opinion montrant que près de 80% des électeurs néerlandais étaient en faveur d’une interdiction — et remis la campagne directement auprès de la ministre de l’Agriculture. La ministre a même pris une de nos pancartes pour « l’accrocher dans le couloir »! Deux jours avant le vote, les Pays-Bas se prononçaient en faveur d’une interdiction!

Grèce

En Grèce, nous avons envoyé notre énorme pétition au ministre de l’Agriculture, accompagnée d’un pot de miel biologique fabriqué dans son village de naissance et des milliers de membres d’Avaaz l’ont directement contacté par email et sur Twitter. Quelques jours avant le vote, nous avons fait la une d’un quotidien pro-gouvernement populaire et appelé tous nos contacts, y compris le vice-ministre, pour parler directement au ministre. Nous l’avons finalement eu au bout du fil, quelques heures avant le vote, alors qu’il descendait de l’avion. Lorsqu’il a appris que l’interdiction dépendait de la Grèce, il s’est immédiatement engagé à voter pour!

« Les préoccupations de l’opinion publique à propos de l’impact [des pesticides] sur les populations d’abeilles en Grèce et en Europe ont été trop fortes et s’expriment depuis trop longtemps pour que nous les ignorions. »
— Vangelis Apostolou, ministre grec de l’Agriculture et de l’Alimentation

 

« Une pétition du mouvement international Avaaz, signée par près de 5 millions de personnes pour interdire les pesticides tueurs d’abeilles, a joué le rôle de catalyseur pour cette décision. »
— Efsyn, quotidien grec

Quelques minutes avant le vote, nous savions que nous avions 13 pays de notre côté, mais n’étions pas encore sûrs de la victoire. Lorsque nous avons entendu que presque tous les pays que nous avions ciblés avaient voté en faveur d’une interdiction, les membres d’Avaaz sont descendus en masse dans les rues de Bruxelles pour fêter ça.

Remporter cette victoire aura mobilisé toutes nos forces pendant des années. Des partenaires tels que le Pesticide Action Network (PAN), Greenpeace, les Amis de la Terre et SumOfUs ont mené campagne sans relâche aux côtés de notre mouvement et nous avons travaillé main dans la main avec des scientifiques, des apiculteurs, des responsables politiques et des personnalités formidables.

Aujourd’hui, nous pouvons fêter cette histoire ensemble. Cette interdiction est très certainement un virage notable pour le passage d’une agriculture intensive reposant sur l’utilisation des pesticides vers un nouveau modèle d’agro-écologie diablement prometteur, où la production alimentaire peut se faire en harmonie avec la nature, et non contre elle.

Mais nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers — nous devons transposer cette victoire aux États-Unis et au Canada, qui envisagent des interdictions similaires cette année. Nous devons aussi rester vigilants en Europe — Bayer et Syngenta ont saisi la Cour européenne de Justice! Nous devons continuer à nous battre dans le monde entier si nous voulons protéger nos terres de la désertification et notre précieuse biodiversité de l’effondrement.

Notre mouvement a été conçu pour ce genre de combats… et cette campagne extraordinaire montre bien que si nous sommes assez nombreux à donner de la voix et que nous sommes avisés, nous POUVONS amener nos gouvernements à protéger le bien commun. Alors merci, merci, merci de tout coeur et ne manquez pas notre prochaine alerte pour le prochain combat!

Avec beaucoup de joie et d’enthousiasme,

Alice, Antonia, Emma, Ricken, Lisa, Iain, Nell, Pascal, Nick, Camille, Francesco, Daniel, Rene, Luis, Oscar, Spyro, Julie, Marie, Olivia, Joseph, Nick, Mia et toute l’équipe d’Avaaz

L’histoire des abeilles et le rôle d’Avaaz ont été couverts par des milliers d’articles. En voici une petite sélection:

L’Union européenne bannit trois pesticides pour sauver les abeilles (Paris Match)
http://www.parismatch.com/Actu/Environnement/L-Union-europeenne-bannit-trois-pesticides-pour-sauver-les-abeilles-1505900

L’UE bannit des pesticides néonicotinoïdes pour sauver les abeilles (Capital)
https://www.capital.fr/entreprises-marches/lue-bannit-des-neonicotinoides-pour-sauver-les-abeilles-1285457

L’UE interdit trois pesticides jugés dangereux pour les abeilles (RTBF)
https://www.rtbf.be/info/societe/detail_l-ue-decide-d-interdire-trois-neonicotinoides-juges-dangereux-pour-les-abeilles?id=9903655

L’UE vote pour interdire les pesticides dangereux pour les abeilles (The Independent, en anglais)
https://www.independent.co.uk/environment/bee-harming-pesticides-eu-ban-vote-environmental-threat-harm-latest-news-a8324981.html

L’UE interdit totalement les pesticides causant des dommages aux abeilles (New York Times, en anglais)
https://www.nytimes.com/aponline/2018/04/27/world/europe/ap-eu-europe-bees-.html

29 avril 2018

Marche et rêve…

Filed under: ARTICLES,CHRONIQUES à CONTRE-CHANT — denisdonikian @ 3:15

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Tandis qu’en Arménie une fièvre démocratique s’est emparée des foules, certains parmi les « intellectuels » de notre diaspora, qui fréquentent les cafés du commerce cybernétiques, commentent les évènements avec l’ironie du scepticisme pour prophétiser que l’aventurisme des leaders conduira forcément le pays à la catastrophe.

Il se trouve que ces « intellectuels » de l’immobilisme qui ne vivent pas au pays viennent faire la leçon à des légions d’Arméniens qui subissaient depuis des années le mépris d’un parti habile à bourrer les urnes pour son avantage. Qui savait écouter les gens en Arménie n’entendait que force récriminations, dégoût et envie de fuir le pays.

Car c’était ça l’Arménie pendant de nombreuses, trop nombreuses années, un écrasement des âmes au quotidien. On ne le dira jamais assez. Un écrasement qui obligeait tant à la résignation qu’à l’exil soit physique soit intérieur. Un écrasement comme une véritable catastrophe culturelle et qui empêchait le potentiel intellectuel de la jeunesse de donner toute sa mesure. En ce sens, la perte de la démocratie conduit nécessairement à une perte des esprits, constamment détournés vers des soucis de survie matérielle ou de sauve-qui-peut politique.
Ce désordre démocratique a engendré des modèles de vie proches de la prédation et de l’affairisme mafieux. En effet, les jeunes n’avaient pas d’autre idéal que celui de calquer leur vie sur la réussite des oligarques. Gros business, grosses voitures, grosses fiestas. Le tout enrobé par un réseau d’amitiés fondé sur le renvoi d’ascenseur ou le retour sur investissement. Telle était la culture dite du « aghperoutyoun ».

A la longue, ce système, si l’on ne s’en préservait pas, pouvait engendrer des pathologies sociales tirées par des valeurs exclusivement matérialistes. La société arménienne a banni l’altruisme réel au profit d’un altruisme de parole où chacun « prend le mal » de l’autre à chaque détour de conversation. Mais dans le fond, c’était un monde de lutte serrée où le souci de l’autre n’existait plus. Cela veut dire que dans un tel contexte, les droits de l’homme ne peuvent avoir aucune consistance réelle faute d’ancrage dans une culture de fraternité.

Or, aujourd’hui, il semble que la société arménienne se réveille brusquement de son sommeil dogmatique et suicidaire. Ce qui se passe dans les têtes, c’est l’ouverture des esprits à tous les possibles. En effet, ce qui se passe dans la rue arménienne équivaut à l’explosion d’un bouchon de champagne. C’est que l’Arménie était vécue comme une société bouchée qui s’agitait en vase clos et n’aspirait qu’à prendre l’air.

Mais contrairement à un processus naturel irrépressible, les Arméniens se sont comportés jusque-là en personnes responsables. En premier lieu, ils ont voulu mener une révolution pacifique d’autant que des consignes ont été données pour éviter toute chasse aux sorcières. Toutefois, il ne s’agira certainement pas d’une révolution susceptible de répéter le passé honni en gardant en place ne serait-ce que des parties du système. Si révolution il y a, ce sera au sens strict, un retour à la case départ de la démocratie où les éléments d’une politique équitable et transparente seront remis au peuple pour qu’il accomplisse le chemin de son bonheur collectif.

En d’autres termes, les Arméniens viennent d’ouvrir la boite de leur rêve politique, celle-la même que le régime républicain s’était acharné à fermer hermétiquement en les privant du droit légitime de choisir celui qui doit incarner leurs aspirations. En effet, l’erreur de Sarkissian a été d’instaurer un régime parlementaire pour se faire élire par ses propres sbires plutôt que par le peuple. Cette dépolitisation à laquelle il a soumis le peuple arménien a fini par jouer contre lui. Mauvais calcul. On peut imaginer ce premier ministre nouvelle manière mesurer l’abîme qu’il aura ainsi creusé entre lui et son peuple au seul spectacle du dégout qu’il a dû lire sur les visages d’une jeunesse débordant de vie dans les rues de la capitale.

Aujourd’hui, tout est permis au peuple arménien, à commencer par le droit de rêver. Rêver d’une Arménie librement choisie. Rêver de travailler pour soi et pour son pays. Rêver de pouvoir donner un avenir à ses enfants. Bref, rêver au bonheur de vivre.

Oui, messieurs les pessimistes, les Arméniens ont raison de rêver. Rêver d’un monde sans oligarques ni corruption. Car à l’origine d’une réalité sociale transformée, il y a toujours une utopie. Et l’utopie nait de l’enthousiasme  qu’inspire un avenir plus grand, plus juste et plus fraternel.

Alors vive le rêve arménien !

 

Denis Donikian

Votre santé est-elle vraiment leur priorité ?

Filed under: APPEL à DIFFUSER,ARTICLES — denisdonikian @ 7:14

Par Jean-Marc Dupuis

Au-delà de tous les scandales médicaux dont la presse a parlé, le pire méfait des autorités sanitaires ces dernières années est, pour moi, l’offensive qu’elles mènent contre les produits naturels de santé, dans le cadre de l’affaire dite des « allégations thérapeutiques ».

Cette affaire vous concerne directement, vous nuit directement. Mais comme il est difficile d’en parler en 30 secondes dans un flash-info, les journalistes ont occulté le problème dans les grands médias et la plupart d’entre nous ne sommes ni conscients, ni inquiets de ce qui se passe.

C’est pourtant un scandale énorme, aux répercussions beaucoup plus concrètes pour chacun de nous que les tripotages financiers de nos politiciens, qui occupent les journalistes.

Je vais vous résumer le problème :

En 2002, l’Union européenne décide de supprimer la liberté des fabricants et vendeurs de compléments alimentaires de faire des « allégations thérapeutiques » sur leurs produits, c’est-à-dire d’inscrire des phrases, des mots, des images suggérant que ce produit pourrait soigner, prévenir, traiter ou guérir une maladie, où que ce soit (site Internet, catalogue, emballage, notice…). Il s’agit de la directive 2002/46 CE. Cette directive vise aussi les noms des marques et même la forme des produits s’ils sont considérés comme « suggestifs » d’un quelconque effet sur la santé.

Par exemple, si un fabricant de compléments alimentaires appelle son produit « Ménopause », il est en infraction car, à ce jour aucune vitamine, aucun minéral, aucune plante, aucun ingrédient n’est reconnu comme ayant aucun impact sur la ménopause. Le fabricant risque une amende de 450 euros par boîte non conforme, ce qui représente potentiellement des millions d’euros d’amende, y compris si le produit est dépourvu de toute dangerosité.

Cette directive interdit même aux fabricants de suggérer que leur produit pourrait combler une carence, un déficit.

Cette interdiction met fin à 2500 ans de médecine qui, depuis Hippocrate, considérait comme évident que « ton aliment est ton premier médicament ». Elle nie que, par exemple, lorsqu’on donne un extrait d’acérola (fruit très riche en vitamine C) à une personne souffrant de scorbut, on lui sauve la vie, ou que la vitamine C, nécessaire à la formation du collagène, est par là-même excellente pour la peau, les os et les artères, ce qui est pourtant chimiquement prouvé…

La raison invoquée est d’empêcher les charlatans de vendre une poudre de perlimpinpin, tout en affirmant qu’elle agirait contre le cancer par exemple, au risque que des personnes naïves renoncent à un traitement médical à l’efficacité scientifiquement démontrée au profit de cette poudre.

L’Union Européenne décide donc de créer un comité d’experts à travers l’Agence Européenne de la Sécurité Alimentaire (EFSA), avec la mission d’examiner les produits naturels, de créer des catégories de produits et d’établir, sur la base des études scientifiques existantes, ce qui serait désormais permis aux fabricants de dire sur chacun d’eux.

L’enfer est pavé de bonnes intentions

A première vue, cela semble partir d’une bonne intention.

Dans la réalité, c’est une véritable catastrophe pour la santé publique. Cette réglementation a entraîné la disparition de milliers de produits naturels du marché, pour les raisons suivantes :

  • Les études scientifiques à grande échelle n’existent pas.

Les bureaucrates européens sont partis du principe qu’il « suffit » aux fabricants de présenter un dossier de recherche démontrant les vertus thérapeutiques de chaque aliment.

Le problème est que, pour la plupart, aucune recherche n’a été faite avec le nombre de participants et le degré de fiabilité exigés pour être admis par le comité d’experts, habitués à la procédure d’évaluation des médicaments.

Non que ces aliments n’aient pas de vertu thérapeutique. Mais personne n’a les moyens ni le temps de réaliser toutes ces études, parce que n’étant pas brevetables, et les études cliniques coûtant très cher, il est impossible de les rentabiliser.

Ce fut par exemple le cas du pruneau : personne n’ayant réalisé d’étude assez « scientifique » aux yeux des experts sur les effets laxatifs du pruneau, ils décidèrent d’interdire cette allégation.

Des milliers d’aliments furent ainsi privés d’office de la possibilité d’être vendus avec des allégations thérapeutiques pourtant bien établies.

  • La tâche est trop vaste.

Il existe des dizaines de milliers d’aliments naturels, qui se présentent sous des formes différentes. Ainsi l’ail rose n’est pas l’ail blanc, et les espèces européennes d’armoise ne sont pas les espèces chinoises. La plupart des aliments naturels agissent en synergie.

Quand bien même des « études scientifiques » existeraient pour chacun d’entre eux, il serait strictement impossible à un Comité, même travaillant jour et nuit, de les examiner toutes, et plus encore les différentes combinaisons d’aliments.

Il leur faudrait travailler plusieurs siècles pour rendre un avis valable sur chaque produit. Des dizaines de milliers de produits supplémentaires furent donc aussi automatiquement condamnés, faute de temps pour les étudier. Ne restaient en lice que les grands classiques, comme la vitamine D, les oméga-3, etc.

  • Les experts sont incompétents.

Trop sélectionnés pour leurs diplômes en médecine conventionnelle et surtout en « toxicologie », beaucoup sont formés à voir des poisons partout.

Par contre, ils n’ont généralement aucune formation valable en nutrition, cette discipline étant elle-même dans ses balbutiements, avec les tout-récents progrès de la biologie cellulaire.

La plupart de ces médecins, formés à la vieille école scientiste, ont de plus un préjugé contre les produits naturels. Pour eux, médecine rime avec médicaments chimiques, tout le reste n’étant que « remèdes de bonne femme ». Cela joue encore en défaveur de milliers de produits naturels qui sont rayés de la liste.

  • Opacité et conflits d’intérêts :

Les experts sont désignés par l’EFSA dans l’opacité totale (qui ? pourquoi ?) et sans garantie sérieuse de leur indépendance vis-à-vis des lobbys industriels.

La présidente, Diána Bánáti, a été obligée de démissionner en 2012 ayant simplement « oublié » de déclarer son conflit d’intérêt avec le lobby pro-OGM International Life Sciences Institute (ILSI) où elle est retournée travailler.

Une autre démission a fait grand bruit : celle du Commissaire européen en charge de la protection des consommateurs (DG SANCO), M. John Dalli, pris la main dans le pot de miel du lobby du tabac.

Le résultat est que, le 23 mai 2012, après six années d’études, le comité d’expert accoucha péniblement d’une liste de… 222 allégations autorisées, sur 40 000 dossiers.

On évalue de plus à des dizaines de milliers le nombre de produits naturels, et combinaisons de produits naturels, trop peu rentables pour que quiconque se soit donné la peine de constituer un dossier.

Beaucoup sont ainsi tombés dans les oubliettes, éliminés de l’Histoire par la folie réglementariste de quelques experts européens agissant en toute opacité.

Répression aveugle

Pire encore, les allégations autorisées ne permettent même pas d’indiquer aux patients que le produit peut les aider à soigner quoi que soit.

La liste n’autorise que les termes suivants : « contribue à un état normal de… » ou encore « participe à maintenir une fonction normale », et impose des formulations techniques peu claires pour les non-spécialistes.

Par exemple, au lieu de permettre d’écrire « l’huile d’olive est bonne pour le cœur », ou « l’huile d’olive réduit le risque de maladie cardiaque », il faut écrire : « Le remplacement de graisses saturées par des graisses insaturées dans le régime alimentaire contribue au maintien d’une cholestérolémie normale. L’acide oléique est une graisse insaturée. ».

Charge au consommateur d’ouvrir son encyclopédie pour comprendre que l’acide oléique correspond aux acides gras présents dans l’huile d’olive.

Autre exemple, au lieu d’autoriser « la levure de riz rouge fait baisser le taux de cholestérol », les experts ont décidé qu’il faudrait écrire : « La monacoline K de la levure de riz rouge contribue au maintien d’une cholestérolémie normale ».

Les fonctions physiologiques positives reconnues aux compléments alimentaires sont niées.

Enfin, comble de la mauvaise foi, l’Union européenne fixe les doses maximales autorisées en vitamines et minéraux dans les compléments alimentaires à des niveaux dérisoires, ne permettant plus à beaucoup de compléments alimentaires d’avoir d’effet positif sur la santé.

La « logique » des experts est la suivante : si la dose des compléments alimentaires est suffisamment haute pour avoir un effet thérapeutique, ils deviennent par définition des « médicaments », puisqu’ils soignent.

Or, comme il est précisément « interdit de soigner » hors du système médical, ces compléments doivent être interdits. On impose une limite assez basse pour s’assurer qu’ils ne puissent soigner quoi que ce soit.

Effets pervers en cascade

D’autres allégations de santé ont aujourd’hui été autorisées. Mais le tableau général ne change pas. La communication sur les compléments alimentaires est tellement encadrée, étouffée, qu’on assiste à des effets pervers en cascade :

  • Faute de lisibilité sur l’usage des produits, la connaissance des produits naturels par le grand public s’étiole, ainsi que l’habitude d’acheter ces produits. Cela augmente le recours à la médecine conventionnelle et aux médicaments chimiques (ce qui bien sûr, arrange l’industrie) ;
  • De nombreux fabricants artisanaux de produits naturels, privés de débouchés, font faillite, conduisant à une baisse drastique de la diversité des produits disponibles dans le commerce, à une dégradation de la qualité, et à une augmentation des prix liées à la diminution de l’offre disponible.
  • Le risque d’erreur chez les consommateurs et patients, augmente, l’étiquetage de la plupart des produits ne donnant plus aucune information utile sur leur usage. Si des effets indésirables ne sont généralement pas à craindre avec les produits naturels, de nombreuses personnes sont néanmoins privées de la possibilité de prévenir ou de soigner leur maladie, s’étant trompées de produit sans s’en apercevoir, et sans moyen de se détromper.

Somme toute, cette réglementation produit l’effet exactement inverse de ce qui avait été prévu. Loin de protéger le consommateur, elle prive tous les acteurs sérieux du secteur de la possibilité d’informer correctement leurs clients.

Ce qui laisse le champ libre aux escrocs qui, par définition, ne se soucient pas des lois, et ne se privent pas de faire des allégations thérapeutiques farfelues sur leurs produits.

Un réglementation qui tue l’innovation

Mais le plus grave est que cette réglementation provoque une fossilisation générale du système de santé, privé de sa principale source d’innovation.

En effet, le progrès médical n’est pas, et n’a jamais été, organisé par les autorités.

Il est absolument capital que les thérapeutes et les patients puissent essayer toutes sortes de solutions, avant de trouver la bonne, la médecine étant avant tout une science expérimentale.

Car c’est grâce à ces expérimentations qu’a lieu le progrès médical, les vertus de la plupart des produits de santé ayant été découvertes par hasard, souvent par des non-médecins (on pense bien sûr à Pasteur, qui n’était pas médecin, mais aussi aux découvreurs de la pénicilline, de l’aspirine, des rayons X, de l’insuline, de la vitamine C, etc.)

Un exemple concret : si un médecin recommande ou prescrit aujourd’hui de l’acérola, il peut être poursuivi en justice car les autorités considèrent que ce médecin doit utiliser seulement de la vitamine C de la pharmacie qui seul a le statut officiel de médicament. Ceci alors qu’on sait que l’acérola a naturellement exactement les mêmes vertus que la vitamine C de synthèse.

De plus, chaque personne étant différente, il n’existe pas « une bonne solution de manière générale » mais « des solutions » selon le patient, son terrain, son passé familial et son environnement.

Par ailleurs, les espèces vivantes évoluent, et les remèdes d’hier ne sont pas forcément ceux d’aujourd’hui, ni ceux d’aujourd’hui ceux de demain.

Le cas très concret se pose également à la médecine conventionnelle avec les antibiotiques, qui évoluent moins vite que les bactéries qui nous entourent.

Permettre le progrès médical par une indispensable marge de liberté

Pour que le progrès existe, il faut donc laisser tous les acteurs mener les plus diverses expérimentations, le rôle des autorités devant se limiter à définir ce qui est interdit car faisant courir au patient un danger sans aucune proportion avec les bienfaits espérés.

Si, au lieu de dire ce qui est interdit, les autorités se mettent à interdire a priori tout ce qu’elles n’ont pas autorisé, plus aucun progrès n’est possible. Et c’est exactement ce qu’a fait l’Union Européenne, dans le domaine de recherche le plus prometteur du 21e siècle, la micronutrition.

Dans la pratique, les choses se passent de la façon suivante : une personne découvre par hasard que, en buvant une infusion d’écorce de saule blanc, par exemple, ses maux de tête disparaissent.

Cette personne va en parler à ses amis. La pratique va plus ou moins se développer, suivant le succès observé. Mais ce n’est qu’une fois que la réputation du produit s’est solidement ancrée que quelqu’un peut prendre le risque financier d’organiser une grande étude scientifique en double-aveugle contre placebo, qui va valider les effets réels ou non du produit. Mais pour un très grand nombre de produits naturels, qui n’ont vocation qu’à traiter des problèmes de santé rares dans des cas particuliers, ces études scientifiques ne se justifieront jamais financièrement.

Les fonctionnaires européens ne peuvent pas comprendre cette contrainte. Pour eux, la vie est simple. « Pas d’études ? Pas d’autorisation. » Et boum, le problème est évacué, tant pis si leur myopie prive un continent entier de milliers de traitements naturels prometteurs.

A titre d’exemple, il suffit d’écouter M. Fréderic Vincent, porte-parole de la commission Santé au sein de l’Europe concernant la directive des allégations expliquer dans une interview : « L’idée était toute simple : faire le ménage dans les allégations de produits de santé dans l’UE, en effet on a en quelque sorte écrémé. », (« Les compléments alimentaires, une pilule qui passe mal », documentaire de Sylvie Chabas diffusé sur France 5 le 14 avril 2013).

Cet homme a la conscience tranquille parce qu’il a « fait le ménage ». C’est donc sans se poser de question qu’il a condamné les myriades de traitements improbables, se situant certes en « zone grise », mais néanmoins porteurs d’espoir pour certaines personnes, dans certains cas.

Car c’est ainsi que marchent les choses dans la vraie vie, et en particulier en médecine : le problème est justement qu’il n’y a pas toujours une solution toute faite, marchant à tous les coups, standardisable, industrialisable.

Songeons à toutes les maladies chroniques, que la médecine soigne mal. Pour le patient, la guérison ne s’obtient pas en appuyant sur un bouton. Elle est un itinéraire, souvent compliqué, comportant des détours et des surprises, que les médecins eux-mêmes ne comprennent pas toujours. « Ecrémer les traitements », ce qui signifie en réalité « éliminer toutes les pistes qui ne sont pas assez claires » pour les experts de Bruxelles, c’est se priver d’une richesse immense, et priver les patients, peut-être, de la chance de guérir.

Au nom de quoi ? Au nom de rien du tout, si ce n’est la folie réglementaire.

Cet autoritarisme est d’autant plus scandaleux que l’administration avait déjà, de longue date, tous les moyens nécessaires pour poursuivre les escrocs vendeurs de poudres miracles. Car dans le domaine de la santé, comme dans tous les autres domaines, le commerçant n’a absolument pas le droit de dire n’importe quoi sur ce qu’il vend.

Les lois répressives existantes étaient largement suffisantes

S’il le fait, il commet une pratique commerciale trompeuse, prévue par l’art. L 121-1-1 du Code de la Consommation.

Cet article donne une liste de 22 pratiques réputées trompeuses sur l’ensemble du territoire européen, qui comprend notamment « 16. le fait d’affirmer faussement qu’un produit ou une prestation de services est de nature à guérir des maladies, des dysfonctionnements ou des malformations ».

Précisons par ailleurs qu’il s’agit d’un délit sanctionné par une amende pouvant aller jusqu’à 37 500 € et/ou une peine d’emprisonnement de 2 ans.

Bref, il était de toute façon interdit pour un commerçant de vendre une poudre de perlimpinpin en faisant croire à son acheteur qu’elle peut soigner du cancer, des problèmes cardiaques, ou des chagrins d’amour…

Il n’était nul besoin de créer des interdictions supplémentaires.

Ainsi va l’Europe, menée par des ânes. Mais il en va cette fois de notre bien le plus précieux : notre santé. Et c’est pourquoi, tant que je vivrai, je continuerai à écrire noir sur blanc, dans Santé Nature Innovation, toutes les vérités sur les produits de santé naturelle que l’administration a si imprudemment interdits aux fabricants. Car je suis couvert par la liberté d’expression, qui n’a jusqu’à nouvel ordre pas encore été supprimée en Europe.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

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27 avril 2018

Industrie pharmaceutique : le rapport qui a « vendu la mèche »

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 1:20
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Cher(e) ami(e) du Naturel,
L’objectif de l’industrie pharmaceutique n’est PAS de guérir les patients – c’est uniquement de faire du PROFIT.
Ceci n’est pas de la « théorie du complot ».
C’est écrit en toutes lettres, dans un rapport terrifiant paru le 10 avril dernier.
Attention : l’auteur du rapport n’est pas « anti-capitaliste », « ultra-écologique » et encore moins un partisan des « médecines naturelles ».
Au contraire, c’est un analyste financier de Goldman Sachs, la banque d’investissement la plus célèbre au monde.

Et ce qu’il explique à ses riches clients est tout simplement terrifiant :

Ils avouent : guérir les patients n’est PAS rentable !
La note commence en posant une terrible question :
« Guérir les patients est-il un business model soutenable ? »
Et savez-vous ce que répondent les banquiers de Goldman Sachs ?
NON ! Guérir les patients n’est pas rentable !
Je n’invente rien – le rapport a été cité en détail par des grands médias américains, comme CNBC[1].
Je cite le rapport :
« Les remèdes qui guérissent immédiatement offrent un profil de rentrées financières récurrentes très différent des thérapies chroniques. (…) Ces remèdes représenteraient un intérêt formidable pour les patients et la société, mais pourraient être un obstacle pour ceux qui cherchent un « cash flow » financier durable ».
Et au cas où ce ne serait pas assez clair, Goldman Sachs prend l’exemple d’un médicament récent contre l’hépatite C, qui guérit la maladie à 90 % :
« Ce médicament est un cas d’école, car il a progressivement réduit le nombre de patients susceptibles de le prendre ».

Si les patients guérissent, ils ne transmettent plus le virus à d’autres personnes… cela veut dire qu’il y aura de moins en moins de malades… et donc de moins en moins de profits pour l’entreprise qui vend ce médicament !

Le vilain petit secret de l’industrie pharmaceutique
Si ce raisonnement vous choque, il est temps de vous réveiller.
Car c’est bien comme ça que notre « système de santé » fonctionne.
Les multinationales de l’industrie pharmaceutique ne sont pas dirigées par des « philanthropes » ou des « bienfaiteurs ».
Ces entreprises sont cotées en bourse et sont possédées par des actionnaires – les riches clients de Goldman Sachs, par exemple.
Or les actionnaires ne demandent qu’une seule chose : la rentabilité financière.
Ils veulent que l’entreprise dont ils possèdent des actions fasse le plus grand profit possible.
Ils se moquent bien de savoir si l’entreprise va « sauver le monde » – ils veulent que leurs actions leur rapporte de l’argent.
Voilà pourquoi Big Pharma fait plus de recherche contre la calvitie que contre le paludisme.
Ce n’est pas moi qui le dit, mais le milliardaire Bill Gates[2] :
« Le capitalisme implique qu’il y aura beaucoup plus de recherche scientifique contre la calvitie que contre des maladies comme le paludisme, qui touche surtout des personnes pauvres. Un remède contre le paludisme est le plus grand besoin d’un point de vue humaniste. Mais la recherche sur ce sujet ne reçoit presque aucun financement. »
De même, Big Pharma investit beaucoup contre l’impuissance sexuelle que contre la sclérose en plaques.
Et financièrement, c’est « justifiée » : la fameuse pilule bleue de Pfizer pour favoriser l’érection a été l’un des médicaments les plus rentables de ces 15 dernières années !
Mais il y a bien pire.

Si vous allez au bout du raisonnement, vous en arrivez à une conclusion encore plus affreuse.

Maintenir les gens malades est plus rentable que de les guérir
D’un strict point de vue financier, l’idéal pour Big Pharma, ce sont des traitements qui :
    • Sont brevetables (ce qui exclut les remèdes naturels) ;

 

    • Doivent être pris tous les jours, idéalement toute la vie ;

 

  • Et bien sûr, ne guérissent pas la maladie !

 

Comme par hasard, c’est le cas des médicaments chimiques :
    • Qui réduisent la tension artérielle ;

 

    • Qui régulent le diabète ;

 

    • Qui abaissent le cholestérol ;

 

    • Qui soulagent les douleurs articulaires ;

 

  • Etc., etc.

 

Vous voyez le problème ?
Pour chacune de ces maladies, il existe des protocoles 100 % naturels qui guérissent en profondeur.
Par exemple, contre le diabète que l’on dit « incurable », un régime alimentaire spécifique permet de se débarrasser de la maladie.
Ce sont des chercheurs de l’Université de Newcastle qui en ont apporté la preuve, publiée dans une des revues médicales les plus prestigieuses au monde[3].
Les patients qui suivent ce régime n’ont plus le diabète… et n’ont plus besoin de médicament !

Et c’est bien sûr une catastrophe financière pour Big Pharma et ses actionnaires !

Vive la recherche médicale non privée !
La morale de cette histoire, c’est que nous avons besoin de recherche scientifique désintéressée !
Nous ne pouvons pas compter uniquement sur Big Pharma pour notre santé !
Il faut impérativement que la recherche médicale soit aussi financée par des organismes publics et des fondations d’utilité publique.
Heureusement, cela commence à être le cas, à travers le monde.
En deux clics, depuis n’importe quel ordinateur, vous et moi avons désormais accès :
    • Aux récentes études d’universitaires chinois prouvant l’intérêt d’une plante locale, l’uperzine A, contre Alzheimer ;

 

    • A l’accumulation d’études financées par l’Etat indien prouvant les bienfaits du hatha yoga (le trésor national), notamment en accompagnement du cancer ;

 

  • Ou encore aux études brésiliennes sur les bienfaits de la propolis verte – un antibiotique naturel étonnant !
Donc ne nous décourageons pas !
Big Pharma est encore très puissant… mais la science désintéressée, la vraie, est en train de gagner du terrain !
Votre dévoué,
Guillaume Chopin
Association Santé Naturelle

Sources

[1] https://www.cnbc.com/2018/04/11/goldman-asks-is-curing-patients-a-sustainable-business-model.html

[2] http://blogs.sciencemag.org/pipeline/archives/2013/03/14/does_baldness_get_more_funding_than_malaria

[3] https://www.lanutrition.fr/medecins-et-patients-ignorent-trop-souvent-quon-peut-guerir-du-diabete?IDCONTACT_MID=a64b45545c35200d7472764e0

Association Internationale pour une Santé Naturelle, Scientifique et Humaniste (AISNSH)
Case postale – 1211 Genève 3 – Suisse

 

23 avril 2018

Longue vie au peuple arménien !

Filed under: ARTICLES — denisdonikian @ 7:03

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En cette veille de 24 avril, un sentiment de renaissance s’empare de tous les Arméniens de bonne volonté. Cette victoire à l’arraché est le fait d’une exaspération qui dure depuis 10 ans, sinon plus. Il fallait cette nouvelle génération née après l’indépendance pour bouter les corrompus hors du champ politique.

 

Au passage, il faut souligner la lucidité de Serge Sarkissian pour avoir reconnu ses torts et surtout avoir entendu la voix du peuple arménien. Pour autant, on se demande si les difficultés qui ne manqueront pas d’advenir ne vont pas conduire les timorés à le regretter, surtout dans un contexte où la Russie cherchera à maintenir son pré carré.

Cela dit, le peuple arménien ne pouvait pas faire autrement que de crever l’abcès. Quitte à devoir se retrousser les manches. Il faut faire confiance à l’intelligence de la jeunesse arménienne qui a tenu jusqu’au bout et qui était prête au sacrifice.

 

Par ailleurs, la nouvelle Arménie peut compter sur plusieurs atouts dès lors qu’elle a les coudées franches et qu’elle saura s’affranchir de la corruption et de la mainmise des oligarques. Le nouvel ordre social et politique qui devra s’instaurer en Arménie pourra reposer au moins sur deux piliers extérieurs : L’Europe et la diaspora.

 

Le pragmatisme de Sarkissian avait déjà posé des jalons du coté des instances européennes, d’autant que la jeunesse arménienne qui vient de faire sa révolution avec la maturité civique dont elle a fait preuve se sent avant tout européenne. Si Sarkissian peut encore jouer un rôle dans le régime qui lui succédera ce sera d’aider les nouveaux dirigeants à assurer cet ancrage de l’Arménie sur l’Europe.

 

Quant à la diaspora, avec la nouvelle équipe dirigeante, elle va surement se sentir encouragée à aider l’Arménie comme elle l’a toujours espérée, et ce dans tous les domaines de ses compétences, aussi bien financier que technologique et humanitaire. Le chantier est immense. Désormais, l’Arménie et la diaspora pourront travailler main dans la main à l’amélioration de la vie des gens et du pays en général.

 

Enfin, dès lors que la corruption sera réellement combattue, cette nouvelle donne va instaurer un climat de confiance général dans toutes les directions, entre les Arméniens d’Arménie et avec la diaspora. La voie est ouverte.

 

Les vieilles têtes qui croient faire montre d’intelligence en affichant leurs doutes sur les capacités de la jeunesse arménienne à conduire le pays se sont trompées. Le conservatisme frileux et lâche ne permettra jamais à l’histoire de forcer les portes du destin.

 

Denis Donikian

22 avril 2018

L’Arménie au cœur

Filed under: APPEL à DIFFUSER,CHRONIQUES à CONTRE-CHANT — denisdonikian @ 1:17

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LIBEREZ PACHINIAN

*

Qu’on se le dise. Aucun Arménien de la diaspora ne devrait se sentir autorisé à faire la leçon aux opposants à Serge Sarkissian, qui animent depuis plus d’une semaine les mouvements contestataires en Arménie. La première raison qui devrait pousser un Arménien de la diaspora à s’en abstenir serait que lui, contrairement à tout citoyen d’Arménie, ne souffre ni dans sa chair ni dans sa conscience civique du mépris que lui font subir tant des parlementaires affairistes que des politiciens accros du pouvoir et pratiquant depuis des années fraudes, répressions et autres jeux de dupes. Le dernier canular sorti du chapeau de Serge Sarkissian ayant été sa métamorphose de président en premier ministre au nez et à la barbe du peuple arménien.

 

Cette caste au pouvoir croyait le peuple arménien suffisamment amorphe et inapte au sacrifice pour se permettre de promouvoir ses hommes sans avoir recours au suffrage universel. Mais non. Les « salauds » qui tiennent ce truquage comme indispensable à un pays au bord de la crise de guerre se trouvent tant du côté du pouvoir qu’au sein d’une diaspora soumise, frileuse et pour tout dire lâche. Chacun aura remarqué que ceux qui en diaspora approuvent ce jeu de passe-passe ne sont eux capables d’aucune once d’indignation comme un citoyen de pays démocratique serait en devoir d’éprouver. C’est à se demander quels intérêts se cachent sous cette approbation d’un pouvoir honteux qui bafoue à tout-va le droit aux Arméniens d’Arménie de revendiquer un avenir qui soit à la mesure sinon de leurs rêves du moins de leur raison.

 

Parmi les arguments avancés, le plus éculé serait que 70 années de soviétisme n’auraient pas permis aux Arméniens d’accomplir cette maturation démocratique nécessaire à l’épanouissement politique du pays. Cela voudrait signifier que les Arméniens sont littéralement des imbéciles. Ils ne sauraient tenir tête à un ennemi qui force aux frontières, de sorte qu’il vaudrait mieux opposer à un dictateur fou (Aliev) un dictateur dur ( Sarkissian). D’ailleurs, l’idée n’est pas loin qui consiste à penser que la contestation affaiblirait le pays et que mieux vaut se serrer les fesses à l’interne avec un Sarkissian inapte au social pourvu qu’on s’épargne une percée ennemie aux frontières grâce au même Sarkissian. Cet argument oublie plusieurs choses, à commencer par le fait que les Arméniens n’ont pas attendu Sarkissian pour défendre les habitants de l’Artsakh au début des années 90. Et si hier, ils se sont levés comme un seul homme, aujourd’hui ils feraient sûrement de même. Sans oublier qu’aujourd’hui, une armée existe et que la combativité du soldat arménien n’est pas à prouver pourvu qu’on lui donne des armes.

 

De fait, ceux qui manifestent aujourd’hui dans Erevan sont pour la plupart d’une génération qui n’a pas connu le soviétisme mais qui baigne dans un monde aussi bien tiré vers le haut par un idéal de respect des droits humains que largement innervé par les réseaux sociaux. Ce n’est donc pas une jeunesse totalement conditionnée par les années de plomb qu’ont subies leurs parents, mais une génération neuve, ouverte, soucieuse d’égalité, à qui on ne la fait pas. C’est d’ailleurs en quoi Serge Sarkissian s’est grandement trompé en croyant que la prolongation artificielle de son mandat allait passer comme une lettre à la poste.

 

Soulignons au passage qu’il serait injuste d’incriminer Pachinian d’être à l’origine d’une instabilité intérieure susceptible à juste titre de provoquer une instabilité aux frontières. Pachinian n’est pas la cause, mais l’effet d’une cause qu’il a longtemps combattue en dénonçant les prolongations illégitimes du mandat présidentiel. En effet, le principal fauteur des troubles qui agitent la société arménienne périodiquement depuis dix ans n’est autre que le président Sarkissian lui-même. Chacun aura remarqué que sous son régime, la pauvreté a augmenté, l’hémorragie démographique est devenue d’autant plus alarmante qu’elle suscite aujourd’hui de la part du même Sarkissian des programmes pour inverser la tendance. Quant à la corruption, loin d’avoir été combattue comme promis, elle s’est au contraire durablement installée.

 

Et qu’on nous cite une seule réforme qui aurait permis un semblant de mieux-être dans le pays.

 

Si les Arméniens quittent l’Arménie, comme nous le dénonçons depuis nos premiers livres, ce n’est pas que le phénomène soit général dans les ex-républiques soviétiques, mais que les fraudes à répétition qui ont enrayé la machine électorale en Arménie ont découragé les Arméniens d’oser espérer améliorer l’avenir de leurs enfants. Dans cet ordre d’idées, rappelons que la corruption qui gangrène la société a également renvoyé chez eux les Arméniens de la diaspora qui souhaitaient contribuer au développement du pays.

 

Et comme tout se précipite en Arménie en ces jours d’effervescence civique, à l’heure où nous écrivons ces lignes, Nikol Pachinian a déjà été arrêté quelques heures à peine après avoir rencontré Serge Sarkissian auquel il a demandé de se retirer. Lequel Sarkissian a estimé qu’il s’agissait d’un chantage.

 

Cela dit, les « sages » tant de la diaspora (Aznavour et autres) qu’en Arménie ( le président Armen Sarkissian, le Catholicos, etc ) ont tôt fait de prôner un dialogue qui soit constructif pour le pays. Or, cela fait des mois sinon plus que Pachinian essaie de faire entendre raison à Sarkissian pour qu’il se retire définitivement de la vie politique au profit d’une réelle alternance comme en attendent les générations qui manifestent aujourd’hui à Erevan.

Vous aurez d’ailleurs remarqué que Serge Sarkissian use toujours des mêmes ficelles comme il l’a fait avec Tsarukian et Hovanissian. Il prône le dialogue mais ne cède rien sur son propre pouvoir, quitte à attirer son adversaire dans un piège pour mieux l’éliminer. Dans de telles circonstances, le dialogue est une figure imposée par la démocratie pour montrer la bonne volonté du pouvoir alors qu’il prépare en sous-main une répression impitoyable. En ce sens, Sarkissian a une trop haute idée de l’Arménie qu’il défend pour ne pas reculer devant le sacrifice de quelques citoyens afin de remettre les choses en place et de faire rentrer les manifestants chez eux.

 

Dans cet ordre d’idée, il faut déplorer les arrestations massives qui ont eu lieu et qui ne manqueront pas d’arriver dans la mesure où les personnes arrêtées vont se trouver à la merci d’une police qui aura probablement les coudées franches pour faire passer aux victimes l’envie de se mesurer à elle et de manifester de nouveau. Il faut rappeler qu’en Arménie, pays où l’État de droit n’existe pas, on peut rentrer dans les locaux de la police et ne plus en resortir vivant.

 

Tout compte fait, c’est ainsi que va se solder ce mouvement de protestation. Serge Sarkissian en a vu d’autres. Il fait avec et continue d’avancer. Et de la même manière, le peuple continuera de faire avec Sarkissian, quitte soit à se résigner, soit à quitter le pays. Quant aux autres, ils n’auront qu’à ronger leur frein.

 

Pour l’heure, il faut libérer Nikol Pachinian.

 

Denis Donikian

19 avril 2018

SOUTIEN aux OPPOSANTS en ARMENIE

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 4:28

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Une pétition vient d’être lancée à l’échelle internationale en soutien aux manifestations pacifiques en Arménie.

La pétition est en trois langues : anglais, français, arménien

Vous pouvez la signer ici :

https://chn.ge/2HzMGQA

3 avril 2018

Sauvez les abeilles pour sauver les hommes

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 1:18
AGISSEZ MAINTENANT

L’Europe vient de lancer une consultation publique qui pourrait entraîner l’interdiction totale des pesticides tueurs d’abeilles! Nos gouvernements ont tout fait pour en retarder le vote — VOILÀ notre chance de les mettre au pied du mur. Les abeilles ont désespérément besoin de notre aide et la consultation se termine dans 48h. Cliquez pour participer maintenant:

AGISSEZ MAINTENANT

Chères amies, chers amis,

Les abeilles sont indispensables à notre chaîne alimentaire, pourtant une nouvelle étude vient encore de confirmer que les pesticides sont une menace pour leur survie! Mais les gouvernements européens viennent de nouveau de repousser le vote où ils pourraient interdire ces tueurs d’abeilles.

L’Europe a lancé une consultation officielle pour sonder l’opinion du public — voilà notre chance de les mettre au pied du mur. Si nous inondons cette consultation de contributions, nous pouvons obtenir une interdiction de ces pesticides! Le prochain vote aura lieu dans quelques semaines à peine. 

Selon des sources bien informées, la consultation n’aura un réel impact qu’à partir de dizaines de milliers de contributions et il n’y en a que quelques milliers pour le moment. Plus de 4 millions de personnes ont signé notre pétition sur les abeilles: ensemble, nous pouvons faire exploser la participation en quelques minutes. Il ne reste plus que 48h — faisons tous un petit effort et aidons à construire un avenir sûr pour tous:

Cliquez pour dire à l’Europe: sauvez les abeilles

Selon des sondages commandés par Avaaz ces dernières semaines, plus de trois quart des Européens veulent une interdiction totale des pesticides néonicotinoïdes. Par ailleurs, les preuves s’accumulent pour démontrer que les pesticides tuent nos abeilles, avec une récente confirmation de la part de l’Agence européenne pour la sécurité alimentaire. Malgré tout cela, les gouvernements continuent de traîner les pieds.

Ils viennent encore de repousser un vote sur une interdiction totale, le renvoyant au mois de mai. Ils sont donc en ce moment même en train d’arrêter leur position et nous pouvons leur montrer que les citoyens les ont à l’oeil — et veulent des actes.

Cette consultation peut paraître complexe et technocratique, mais son potentiel est immense. Si nous montrons que le public est massivement du côté des abeilles — et pour une interdiction totale des néonicotinoïdes — nous pouvons gagner. Rejoignez-nous en cliquant sur le lien ci-dessous: cela ne prend que quelques minutes et nous pouvons sauver les abeilles pour de bon: 

Cliquez pour dire à l’Europe: sauvez les abeilles

Nous savons que ça fonctionne! Nous avons inondé de précédentes consultations — en 2016, nous avons été des centaines à nous faire entendre pour la neutralité du net, et avons gagné. Il y a quelques mois, nous avons fait de même lors d’une consultation de l’UE sur l’ivoire et aujourd’hui, une interdiction de son commerce en Europe est à portée de main. Ensemble, nous sommes plus forts, alors utilisons notre pouvoir citoyen pour nos abeilles.

Avec espoir et détermination,

Antonia, Danny, Anneke, Mélanie et toute l’équipe d’Avaaz

Plus d’informations:

Deux études à grande échelle confirment les dégâts des néonicotinoïdes sur les abeilles (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/06/29/deux-etudes-a-grande-echelle-confirment-les-degats-des-neonicotinoides-sur-les-abeilles_5153318_3244.html#bcywFZt0UiiOmBu0.99

Sans abeilles, nos magasins seraient vides (20 minutes)
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Sans-abeilles–nos-magasins-seraient-vides-31928895

Agriculture: réduire les pesticides ne nuit pas à la productivité (Les Échos)
https://www.lesechos.fr/04/03/2017/lesechos.fr/0211844864144_agriculture—reduire-les-pesticides-ne-nuit-pas-a-la-productivite.htm#YzBKk6cw0O0KlLK2.99

Mourrions-nous de faim sans les abeilles? (BBC, en anglais)
http://www.bbc.co.uk/guides/zg4dwmn

Attaque des tueurs d’abeilles: des documents montrent que Bayer et Syngenta se sont alliés avec des agriculteurs pour contourner les régulations pro-abeilles (Politico, en anglais)
https://www.politico.eu/article/europes-lost-colonies-bees-neonicotinoids/

30 mars 2018

Trente-six vues du mont Tarara (20)

Filed under: ARTICLES — denisdonikian @ 6:01

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( cliché Alain Barsamian)

*

Le point de vue du sémiologue

 

Rares sont les peuples dont l’imaginaire collectif s’investit avec autant de ferveur dans une montagne. Les Japonais ont le Fuji-Yama et peuvent l’épouser par le regard, par la marche, par l’image. Les Arméniens n’ont pas le Tarara chez eux, même s’ils ont la conviction qu’il leur appartient (comme si qui que ce soit pouvait s’approprier une montagne). Si même le Tarara n’est pas chez eux, il est en eux. Et si le Tarara est chez les Turcs, il n’est pas en eux. Cette différence est de taille. Géographiquement, la montagne se situe à l’extrémité du pays turc comme un objet oublié au fond d’un tiroir. Contrairement aux Arméniens qui l’ont en permanence sous les yeux comme un gâteau coiffé de chantilly derrière une vitrine. Le Tarara obsède le paysage arménien.

 

En plaçant le Tarara l’autre coté de leur frontière, l’histoire a fait naître une immense frustration chez les Arméniens avec l’effet sournois d’une provocation de la part des Turcs. Plutôt qu’une frustration, une blessure indélébile devenue constitutive de tout Arménien conscient d’appartenir à une même nation. C’est que les Arméniens vivent dans l’humiliation d’avoir à supporter que les Turcs leur fassent la nique à longueur de journée en exhibant le Tarara à leur porte. Oui, une blessure telle que son exaspération peut muter en sourde pathologie. Il est vrai que les Arméniens sont toqués de leur Tarara. Qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, ils vivent avec ça, à savoir une perte qui résume la perte de leur territoire naturel conjuguée à la perte d’un million 500 mille des leurs. De la sorte, l’histoire restera une plaie vive tant que le contentieux entre Turcs et Arméniens ne sera pas clos.

 

Le Tarara est un signe de ralliement. Plus qu’un drapeau, il fait partie d’une sorte de mythologie intime et nationale. Le Tarara intime aux Arméniens de se maintenir comme nation. De cette manière, les Arméniens ne cessent de décliner son image dans tout le pays et principalement au gré des rues de la capitale. Faute d’être les propriétaires actuels du Tarara, les Arméniens se sont emparés de son symbole. Sa courbe de nez aquilin couché constitue le refrain visuel le plus symptomatique qui soit. Impossible de le perdre de vue. Si vous l’avez égaré, il réapparait aussitôt à votre regard pour bien vous faire comprendre que vous êtes et resterez tararien. C’est pourquoi on le démultiplie jusqu’à plus soif en l’imprimant sur les paquets de cigarettes, les bouteilles de cognac, les timbres, les tee-shirts, les affiches publicitaires, les papiers à lettre et autres supports ( sauf le papier hygiénique, évidemment). Pour qui veut exalter l’arménité d’un produit de consommation, son premier réflexe est de l’accoler à l’icône du Tarara. Une simple vignette frappée au sceau du Tarara confère une plus-value au produit. Ce profil de montagne singulier, à nul autre pareil, est à ce point répandu qu’il sature le petit monde arménien. Et en effet, distribuée dans tous les coins et recoins de la vie quotidienne, la mythologie du Tarara non seulement conforte les Arméniens dans leur arménité mais les persuade qu’un jour ils danseront autour de lui ou sur son sommet.

 

Les Arméniens qui vivent ailleurs et n’ont pas l’heur de l’avoir sous les yeux à chaque instant du jour doivent se contenter d’un tableau kitch acquis au vernissage à Erevan. Le vernissage est une placette où les peintres exposent des Tarara pour tous les goûts, même pour ceux qui n’en ont pas, sauf à respecter la ligne de crête qui le caractérise. Ce sont des tableaux sans autre valeur que marchande et patriotique. L’acquisition d’un tel tableau permet au peintre de nourrir sa famille et à l’acquéreur de nourrir son attachement à la terre arménienne, sachant que la chose sera exposée dans son salon pour bien montrer au visiteur qu’il a eu le privilège de voir le Tarara de ses propres yeux comme s’il avait fait son pèlerinage de la Mecque. Il fut un temps où ces peintres séparaient en premier plan le grand et le petit Tarara par deux peupliers. Histoire d’ajouter une rime à la rime des montagnes pour échapper à la monotonie. Par la suite, le changement d’époque aidant, certains oseront une opération chirurgicale destinée à l’ablation de ces peupliers, au risque d’exposer les Tarara dans leur nudité naturelle.

 

Pour autant, personne ne trouvera chez les peintres arméniens un fou du mont Tarara capable de se mesurer à la ferveur obsessionnelle d’un Hokusai, auteur des Trente-six vues du mont Fuji. Il faut dire que le peintre japonais ne craignait pas de décliner le mont Fuji selon les modalités de la vie japonaise, montrant ainsi le contraste entre le grouillement du travail humain et l’impassibilité minérale de la montagne, quitte à faire montre d’un enthousiasme à la fois religieux et puéril. En revanche, le peintre arménien pourrait craindre le ridicule d’une passion jugée excessive même s’il avait l’assurance qu’elle lui serait pardonnée. C’est que l’engouement dont font preuve les peintres du Tarara qui s’exposent au vernissage est de pur mercantilisme. Parmi eux ne se trouve aucun équivalent digne de se mesurer au degré d’adoration d’un Hokusai, sauf peut-être parmi les photographes. Il reste que les deux montagnes s’inscrivent différemment dans les regards : le mont Fuji est un volcan apaisé par l’histoire alors que le mont Tarara demeure l’objet d’un litige non résolu. Les Japonais boivent leur mont Fuji comme un saké, les Arméniens absorbent l’alcool du mont Tarara jusqu’à brûler leur âme.

 

En leur soufflant le mont Tarara, les Turcs ont réussi à perpétuer leur victoire et à la tenir en permanence sous le nez des Arméniens. Lesquels entretiennent ainsi l’esprit d’une revanche à prendre qui leur permettrait de réintégrer le Tarara dans le territoire ancestral. C’est dire que la haine entre les Turcs et les Arméniens reste toujours puissante. Certains vont jusqu’à penser que les réparations d’un génocide enfin reconnu pourraient favoriser sinon la restitution du Tarara aux Arméniens, du moins la possibilité de le partager avec les Turcs, en signe d’entente et de réconciliation. Comme si les Turcs, dans une conversion brutale de leur nature, pouvaient renier leur histoire pour permettre aux Arméniens de transformer leur rêve en réalité. C’est que les Turcs ont toujours eu à cœur de décapiter les rêves des Arméniens et s’ils pouvaient écimer le Tarara, ils le feraient. Mais les Arméniens ne sont pas loin de penser que c’est le Tarara lui-même qui assumera leur revanche. Volcan éteint, qui sait quels dégâts il provoquerait en pays turc s’il décidait de se réveiller pour exprimer la voix longtemps contenue des Arméniens ? Or, plus le temps va, plus l’épée de Damoclès menace de s’abattre. Et ces Turcs qui restent depuis le temps agités en sourdine par le remords savent bien que si les Arméniens sont impuissants à reprendre les terres qu’ils leur volées par le sabre et le sang, c’est la terre elle-même qui pourrait se charger de les venger, une terre dont les profondeurs grondent régulièrement.

28 mars 2018

Eglise Sainte-Marie de Nice : mise au point

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 3:15
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UN PÈRE GLAÇANT

D’Armand Sammelian

 

On croyait avoir tout vu dans le conflit ouvert, laïcs versus clercs, qui secoue la paisible paroisse de Nice depuis dix ans. D’autant qu’une commission de conciliation paroissiale en concertation avec le Primat, avait débouché fin 2017 sur un vote unanime de réintégration de la paroisse au sein du diocèse à l’issue d’une Assemblée Générale Extraordinaire.

Ce vote vain, fondé sur des promesses orales du Primat, est donc resté lettre morte.

C’était méconnaitre de surcroît jusqu’où le clergé et ses affidés pouvaient aller dans le registre de la perfidie, du narcissisme et de la manipulation.

Jugez plutôt ce dernier épisode destiné à pilonner, une fois de plus, notre modeste paroisse avec l’instrumentalisation médiatique qui l’accompagne.

**

Il était une fois un bon curé formé à la bonne école de SAINTE-ETCHMIADZINE.

Le père Krikor fut vraisemblablement un homme chaleureux, un homme de bien, au grand cœur, humble et sensible, intelligent, sincère et loyal, un HOMME DE BONNE FOI devant l’Éternel, tout entier voué à combattre la détresse matérielle et morale de ses fidèles dans le cadre de son apostolat.

C’était avant !

L’autre soir, à l’issue d’un aller-retour harassant PARIS-EREVAN où il s’était rendu pour y recevoir les dernières ordonnances du Saint-Siège, le père est sur le point de pousser, à la nuit tombée, la porte du presbytère de la PAROISSE SAINTE-MARIE à Nice, domicile qu’il est sensé occuper depuis des années, dans le cadre de l’exercice de son ministère.

Et patatras…

Un vil mécréant a osé changer la serrure du presbytère en l’absence de ce malheureux réduit à passer la nuit à la rue, dans le froid, le vent et la tourmente à défaut de trouver un seul fidèle pour l’héberger parmi la trentaine de purs chrétiens apostoliques arméniens présents, venus témoigner la détresse de notre père, si l’on en croit les médias promptement alertés.

Pas un ami quand la bise fut venue, chacun rentrant dans son chez-lui douillet, laissant le père à son triste sort !…

Pas une âme fervente pour tendre une main charitable au Vicaire Général du Diocèse de l’Eglise Apostolique Arménienne de France !

CHERCHEZ L’ERREUR !

LA VÉRITÉ, LA VOILÀ :

Il y a quelques semaines d’ici, au hasard d’un changement de compteur électrique par le technicien ENEDIS, le président de la paroisse SAINTE-MARIE remarque fortuitement que la porte de la cuisine du presbytère est grande ouverte sans aucune trace d’effraction, ce que constatera OFFICIELLEMENT l’huissier appelé à cet effet, outre un inventaire édifiant : frigo vide, crasse et ouvert sur une cuisine et des pièces où aucun signe de vie ne transparaissait d’évidence, ni vêtement, ni nourriture, ni chaussures, WC crasseux, asséché et entartré, quelques draps pliés en quatre posés sur un matelas rance, un désordre sans nom à l’intérieur de l’entier presbytère recouvert par trois doigts de poussière, bref un état de délaissement dûment explicité et photographié sur procès-verbal, signé et daté par ce professionnel assermenté, auxiliaire de justice.

Et pour couronner le tout, la facture EDF établissait une consommation électrique nulle depuis plus d’un an, confirmant irrémédiablement l’état d’abandon des lieux !

Fallait-il, dès lors, rester les bras croisés et laisser le presbytère OUVERT AUX QUATRE VENTS en courant le risque de le voir squatté ou fallait-il le sécuriser ?!

Il nous faut remonter le temps, histoire de comprendre :

Le père Krikor, devenu Vicaire Général du diocèse de France, a été appelé à Paris 15 rue Jean Goujon par le Primat fin 2016. Il parcourt l’Hexagone depuis lors, sans désemparer, afin de répandre la « Bonne Parole » dans le cadre de ses nouvelles et hautes responsabilités pastorales…

Ayant donc quitté Nice pour Paris où il réside, sauf à posséder un don d’ubiquité qui reste à démontrer, cela fait plus d’un an que le spartiate presbytère est libre de toute occupation, à l’insu de son légitime propriétaire, la paroisse « hérétique » Sainte-Marie de Nice.

Et oui !

Cela fait plus d’un an que le saint homme soustrait silencieusement le presbytère à son légitime propriétaire qui l’héberge pourtant gracieusement et auquel il s’est bien gardé de rendre spontanément des clés devenues inutiles du fait de sa promotion parisienne et alors même qu’une procédure au fond en restitution des clefs n’en finit plus de durer !

Pas très reconnaissant, le prêtre !

D’autant qu’en vérité, je vous le dis, cela fait plus d’un an que le père Khatchadour BOGHOSSIAN, propriétaire de son propre logement à NICE où il habite, remplace avantageusement le père Krikor à Saint-Philippe et que, par voie de conséquence, l’austère presbytère est déserté !

Si personne n’a jamais nié que notre vénérable vicaire soit passé, un jour ou l’autre, par Nice depuis la fin 2016, il reste que c’est dans le cadre d’une tartuferie glauque, monté de toutes pièces par ses fidèles locaux, qu’il s’est présenté au presbytère l’autre soir, EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE, pour simuler la surprise, le désarroi et la colère d’un brave curé dans l’impossibilité d’entrer dans son domicile, au terme d’un voyage éprouvant, oublié soi-disant de TOUS dans un froid sibérien, juste après une dernière photo, comme rapporté sur ARMENEWS !

Sauf que c’est faire injure à ses complices que d’imaginer qu’aucun d’entre eux ne lui ait proposé le gîte et le couvert après la pose-photo granguignolesque réalisée ce fameux soir-là, telle que parue dans NICE-MATIN le lendemain !

Car qui peut croire que ses fidèles amis et conseillers ont demandé au vicaire général de venir à NICE jouer la comédie du locataire transi, avec l’aval de leur grand chef, pour l’abandonner ensuite dans la rue glacée, toute la sainte nuit, histoire de faire vrai !

PERSONNE !

Alors, dormez braves gens aux âmes indignées, je vous le dis !

Notre bon vicaire n’a jamais passé la nuit dehors, dans le froid polaire du vallon de la Madeleine au motif d’un changement de serrure inopiné et malveillant puisque toute cette piètre clownerie, préméditée et concoctée par des pitres ridicules, démontre qu’il n’a plus mis les pieds au presbytère depuis un an et plus, ni lui ni personne, d’où un presbytère inhabité et décemment inhabitable, CONSTAT D’HUISSIER ET RELEVÉ EDF INDUBITABLES ET ACCABLANTS A L’APPUI !!!

En revanche, ce sont les sales manières utilisées qui ont jeté, elles, un froid glacial dans les chaumières !

Résumons :

Article 1 :

LE PÈRE KRIKOR ET SES COMPARSES N’ONT PAS HÉSITÉ À PRENDRE LA POSE AU COURS D’UNE MISE EN SCÈNE MANIPULATOIRE DANS LE SEUL BUT DE DISCRÉDITER UN PEU PLUS LA PAROISSE SAINTE-MARIE ET SES FIDÈLES, OBSTINÉMENT HOSTILES À LA RELÉGATION DES LAÏCS AU SEIN DE L’EGLISE APOSTOLIQUE ARMÉNIENNE.

 

Article 2 :

C’EST FAUSSEMENT QU’ILS ONT AFFIRME QUE LE PÈRE KRIKOR A PASSE LA NUIT À LA BELLE ÉTOILE AFIN DE SUSCITER INDIGNATION ET COLÈRE CONTRE LA PAROISSE SAINTE MARIE ET CONTINUER À CONFISQUER LES CLEFS DE SON PRESBYTÈRE.

 

Article 3 :

EN ORGANISANT CETTE SINGERIE ABRUTISSANTE, TOUS CES DÉCÉRÉBRÉS N’ONT PAS CRAINT D’EMBOBINER GROSSIÈREMENT À LA FOIS FIDÈLES APOSTOLIQUES, ASSOCIATIONS ARMÉNIENNES DE FRANCE, MEDIAS NUMÉRIQUES ET PAPIER, ARMÉNIE ET DIASPORA.

 

Article 4 :

CEUX DONT LA LIBERTÉ ET LA DIGNITÉ SONT DES VALEURS SUPRÊMES FERAIENT MIEUX DE SE LEVER POUR DIRE STOP À CES TURPITUDES SAINT-SULPICIENNES INCESSANTES.

À COMMENCER PAR LES « PIQUE BOUFFIGUE » QUI CRIÈRENT « AU LOUP ! » SANS ATTENDRE, SUIVIS PAR TOUS CES MALHEUREUX QUI ONT CRU EN LA PROBITÉ DU PETIT PÈRE ET DE SA CLIQUE QUI, EN RÉALITÉ, LES PRENNENT POUR DES IMBÉCILES.

ILS SE RECONNAITRONT !

 

Article 5 :

CES MÉTHODES S’INSCRIVENT DANS LE DROIT FIL DE SIMAGRÉES ECCLÉSIALES DÉCENNALES INÉNARRABLES ET DES PROMESSES NON TENUES FAITES PAR LE PRIMAT À LA CHIMÉRIQUE COMMISSION DE CONCILIATION.

IL EST TEMPS DE METTRE UN TERME A D’INUTILES ET GROTESQUES NÉGOCIATIONS AU MOMENT MÊME OU LES « OUGHENICHS » VONT RADICALISER LA MAINMISE ECCLÉSIASTIQUE SUR LA TOTALITÉ DES PAROISSES DE FRANCE.

 

Article 6 :

Seule la procédure au fond permettra la récupération des clefs par son légitime propriétaire : la paroisse arménienne historique SAINTE-MARIE.

 

CONCLUSION :

On cherchera longtemps, dans cette pitoyable mascarade à laquelle le petit père a cru bon se prêter, les vertus chrétiennes d’amour mutuel et de charité dont tous se réclament, sauf peut-être à dire que les voies du Seigneur sont impénétrables.

 

Le 27 mars 2018

Armand SAMMELIAN

INCROYABLE révélation sur le Levothyrox

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 8:37
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Cher(e) ami(e) de la Nature,
Au départ, j’ai cru que le scandale Levothyrox était lié à l’incompétence de nos autorités.
Je pensais que l’agence du médicament avait voulu « bien faire » en demandant au laboratoire Merck une nouvelle formule sans lactose.
Je croyais que nos autorités sanitaires avaient été juste négligentes en oubliantde tester sérieusement la nouvelle formule du Levothyrox, avant de la commercialiser.
Quant au fait que les médecins ne soient pas vraiment prévenus du changement de formule, je mettais ça sur le compte d’une erreur de bureaucrate.
Aujourd’hui, je suis persuadé que ce n’est pas un problème d’incompétence.
C’est plutôt une immense arnaque orchestrée par l’industrie pharmaceutique !
C’est Big Pharma qui est à la manœuvre !
Il y a quelques mois, le grand médecin Philippe Even demandait publiquement :
« Mais qu’est-ce qui est passé par la tête de l’Agence du médicament, qui habituellement ne fait rien, de demander ce changement de composition ? »
Aujourd’hui, nous avons la réponse – et elle est terrifiante.
C’est Merck, le grand laboratoire qui fabrique le Levothyrox, qui a demandé le changement de composition du Levothyrox… pour gagner plus d’argent !
Je m’explique.
Il y a près de 20 ans, la multinationale pharmaceutique Merck a déposé un brevet sur la composition du Levothyrox.
Ce brevet lui assurait un monopole sur ce médicament, et lui permettait de faire des super-profits.
Problème pour Merck : ce brevet tombe en 2019. Après 2019, le Levothyrox allait devenir un « générique », vendu beaucoup moins cher !
Pour sécuriser ses profits financiers, il était donc urgent pour Merck de mettre sur le marché une « nouvelle formule », avec un nouveau brevet !
Il restait à Merck de convaincre l’Agence du Médicament…
… et savez-vous comment ils ont réussi ?

Un conflit d’intérêt GROS comme une maison
On le sait grâce Aurore Gorius, une journaliste d’investigation.
Elle a réussi à mettre la main sur LE document qui prouve la « conspiration Merck »[1].
Ce document, c’est la lettre que l’Agence du Médicament a envoyée au laboratoire Merck en 2012, pour lui demander une nouvelle formule.
Savez-vous par qui était signé ce courrier ?
Par le Professeur Philippe Lechat… qui travaillait pour Merck avant d’entrer à l’Agence du Médicament !
Vous comprenez le tour de passe-passe ?
C’est un Professeur de Médecine financièrement lié à Merck… qui a demandé à Merck de changer la formule du Levothyrox !
Si vous ne me croyez pas, regardez l’interview d’Aurore Gorius sur France Télévision.
Selon cette journaliste courageuse, Merck aurait même cherché à utiliser les Français comme cobayes, avant de commercialiser sa nouvelle formule sans lactose en Chine.
Regardez-bien son interview, c’est vraiment sidérant :
A ce niveau d’incompétence, c’est forcément volontaire !
On comprend mieux pourquoi l’Agence du Médicament a lancé la nouvelle formule sans précaution, mettant en danger des millions de malades !
Car tous les experts sérieux savaient qu’il fallait tester sérieusement la nouvelle formule.
Comme l’explique l’un des plus grands spécialistes Français de la thyroïde, le Professeur Patrice Rodien :
« Nous sommes nombreux à penser qu’il aurait fallu mener une étude croisée en double aveugle, incluant des sujets hypothyroïdiens, sur une longue période.
Cela aurait permis de déterminer si les deux formules sont vraiment équivalentes en termes d’efficacité et de tolérance[2] »
« La nouvelle formule aurait dû être testée, elle ne l’a pas été », résume un autre grand médecin, le Pr Philippe Even.
Pourquoi cela n’a pas été fait ?
Parce que nos autorités sont incompétentes… ou parce qu’elles sont « vendues » au laboratoire Merck ?
Une étude sérieuse aurait pris plus de temps… le résultat aurait été incertain… et Merck aurait risqué de gagner moins d’argent !

Doit-on se mobiliser ?
Avec toutes ces révélations, je m’interroge.
Faut-il lancer, avec l’Association Santé Naturelle, une grande pétition pour demander l’ouverture urgente d’une enquête parlementaire sur ce scandale ?
Si vous le voulez bien, donnez-moi votre avis ici.
J’hésite un peu, car de nombreuses pétitions ont été déjà lancées sur le Levothyrox et elles n’ont pas vraiment fait avancer les choses.
Peut-être que si nous nous mobilisons tous, ça marchera.
Aidez-moi, dites-moi ce que vous en pensez, ici !
Et en attendant, merci de transférer ce message partout autour de vous !
A part France Télévision, quasiment aucun média n’a osé parler de ces révélations… ce qui est encore une preuve de l’influence profonde de Big Pharma !
Il est plus que temps de réagir, pour notre santé et celle de nos enfants – alors s’il vous plaît, transmettez ce message autour de vous.
Votre dévoué
Guillaume Chopin
Association Santé Naturelle

Sources

[1] https://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/levothyrox-une-journaliste-devoile-un-conflit-d-interets-entre-merck-et-l-ansm_2646352.html

[2] https://www.egora.fr/actus-medicales/endocrinologie-metabolisme/32400-levothyrox-l-effet-nocebo-de-masse-a-joue-un-role?nopaging=1

27 mars 2018

Un printemps sans oiseaux

Filed under: Uncategorized — denisdonikian @ 4:25
Je signe

Un tiers des oiseaux français a disparu, nos abeilles sont décimées… N. Hulot veut lancer le premier plan d’envergure pour sauver la biodiversité en France, mais il n’y arrivera pas seul. Battons des records pour sauver la biodiversité en signant massivement cette lettre ouverte en un clic.

JE SIGNE

Par
l’équipe d’Avaaz

Chères amies, chers amis en France,

Le printemps revient mais les chants d’oiseaux se font de plus en plus rares. Un tiers de nos chers oiseaux a disparu des campagnes françaises! Les abeilles, les papillons sont décimés. Au Kenya, le dernier rhinocéros blanc du Nord s’est s’éteint: c’est toute la biodiversité mondiale qui est menacée.

La semaine dernière, Nicolas Hulot a affirmé qu’il allait présenter le premier plan d’envergure pour sauver la biodiversité en France! Mais il n’y arrivera pas sans nous. Ce sont ses mots. “Je veux un sursaut d’indignation, j’ai besoin de chacun d’entre vous!

Hulot est isolé au gouvernement et son plan ambitieux risque d’être sabordé. Mais si des centaines de milliers d’entre nous le soutiennent, ils comprendront que les Français refusent un consensus mou pour la biodiversité.

Battons des records: atteignons 500 000 signatures en France et inspirons notre pays à agir en champion de la biodiversité chez nous et dans le monde. Signez la lettre ci-dessous en un clic et partagez-la tout autour de vous:

Soutenons le Plan de Hulot pour sauver la biodiversité

« Cher M. Hulot, 

Vous n’êtes pas seul. Les Français sont à vos côtés pour exiger une action ambitieuse afin de sauver les espèces. 

Nous savons que la France et le monde doivent absolument agir maintenant pour protéger tout ce que nous aimons, en adoptant des plans nationaux et mondiaux ambitieux.

Pour les oiseaux, les abeilles, les éléphants et toutes les espèces, nous serons derrière vous. Nous ne laisserons plus ces tragédies invisibles se dérouler dans le silence. Nous resterons indignés et mobilisés tant que la planète n’aura pas gagné.

La biodiversité nous concerne tous. »

Soutenons le Plan de Hulot pour sauver la biodiversité

Les pesticides, souvent très toxiques, tuent à petit feu les abeilles et les oiseaux. Des antibiotiques se retrouvent dans la nourriture de nos enfants. Les éléphants sont au bord de l’extinction à cause du commerce de l’ivoire. La quantité de plastique déversée dans l’océan est telle qu’elle forme un septième continent…

La planète est au bord du gouffre mais cette situation n’est pas encore irréversible — nous devons tous réagir maintenant.

Si la France agit, d’autres pays suivront. Et le destin des oiseaux, des abeilles, des éléphants et de toute notre chère biodiversité dans le monde entier pourrait changer.

Soutenons le Plan de Hulot pour sauver la biodiversité

Nous sommes 320 000 en France à nous êtres mobilisés pour mettre fin au massacre des oiseaux familiers et plus de 4 millions dans le monde à faire campagne pour sauver les abeilles. Notre mouvement a sauvé une partie de l’Amazonie, fait fermer des commerces d’ivoire et empêché l’ouverture d’une usine de pesticides. Maintenant, voyons encore plus grand et aidons Nicolas Hulot à imposer le premier grand plan d’ensemble pour sauver toute la biodiversité — pour que nos oiseaux puissent chanter le coeur léger!

Mélanie, Marie, Alice, Aloys, Camille et toute l’équipe d’Avaaz

POUR EN SAVOIR PLUS

La biodiversité, « tout le monde s’en fiche », s’offusque Hulot (Le Point)
http://www.lepoint.fr/politique/la-biodiversite-tout-le-monde-s-en-fiche-s-offusque-hulot-21-03-2018-2204471_20.php

« Un niveau proche de la catastrophe écologique »: le déclin des oiseaux s’accélère dans les campagnes françaises (France TV Info)
https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/un-niveau-proche-de-la-catastrophe-ecologique-le-declin-des-oiseaux-s-accelere-dans-les-campagnes-francaises_2665970.html

Urgence pour la biodiversité: la sixième extinction est en marche (Le Nouvel Obs)
https://www.nouvelobs.com/sciences/20170710.OBS1911/urgence-pour-la-biodiversite-la-sixieme-extinction-est-en-marche.html

La mort de Sudan condamne l’espèce des rhinocéros blancs du Nord (Courrier International)
https://www.courrierinternational.com/article/la-mort-de-sudan-condamne-lespece-des-rhinoceros-blancs-du-nord

Le plastique à l’abordage de nos océans (Espèces menacées)
http://www.especes-menacees.fr/actualites/plastique-abordage-oceans-16062016/

24 mars 2018

Trente-six vues du mont Tarara (19)

Filed under: ECRIT EN COURS — denisdonikian @ 5:45

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( Photo D. Donikian, copyright)

*

Le point de vue des amants (19)

L’autobus qui emporte les amants longe la frontière tandis qu’au-delà le mont Tarara déploie largement ses ailes en pays ennemi. Lui et eux volent ainsi au cœur d’une géographie extatique et cruelle qui imprègne les gens du lieu. Ils volent aussi bien dans les airs que sur la terre tandis que l’autobus poussif roule sur la route âcre, droite et somme toute monotone vers sa destination au sud. Mais il plaît aux amants que les minutes s’étirent le long de cette route et que dure ainsi l’état magique qui naît de la conjugaison de leurs sentiments avec le paysage. En vérité, ils ne pouvaient espérer meilleur prélude à leur voyage à deux dans des contrées qu’ils ne connaissent pas encore mais qu’ils vont savourer à l’aune de leur amour, comme si se révélait à leurs yeux la perspective d’un voyage à trois en permanence, tant la terre qu’il fouleront sera de toutes leurs randonnées. Dans les têtes des autres passagers, l’extase n’est pas de mise car la pesanteur du quotidien semble avoir étouffé leur aptitude à l’émerveillement. C’est que, à la différence des autochtones, les amants sont d’ailleurs. Et c’est leur première fois. Pour la première fois, ils prennent cette route qui longe la frontière tandis qu’au-delà le mont Tarara déploie largement ses ailes. En pays ennemi. Cette sérénité de la montagne, sa permanence dans l’impermanence des frontières multiplie en eux le mystère qui anime l’utopie de leurs sentiments. Si haute montagne, cône si  turgescent qui jaillit de l’immense plaine, que les amants sentent leur esprit quitter le bus et se lancer dans les airs à l’assaut de la dense clarté qui nimbe le territoire. Et si lui a connu des tempêtes, elle des incertitudes, l’un et l’autre savourent ces instants de légèreté minérale et atmosphérique, sachant aussi que le mythe qui baigne le mont Tarara, investi par la ferveur ardente de millions d’âmes, intensifie la teneur métaphysique du site. Ils sont portés par le temps et leur temps intime se nourrit de la merveille qui s’élonge sur leur droite où, à seulement quelques centaines de mètres, la frontière dresse brutalement le mur des premiers escarpements. Qu’importe aux amants la rupture imposée par l’histoire entre la montagne et ses enfants les plus fervents, ils ne sentent pas de frontières les séparer du panorama. Ils sont là pour ça, ce moment de miel intime qui les réconciliera avec leur vie, le temps de marcher ensemble en ce monde et hors du monde.

21 mars 2018

L’attente

Filed under: PROSE POESIE — denisdonikian @ 2:00

http://www.metmuseum.org/art/collection/search/436004

La Femme à la vague  de Gustave Courbet

(1868,  65,4 × 54 cm) Metropolitan Museum of Art à New York

*

*

*

Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants 

Tant j’ai l’âme enfermée au deuil des jours perdus 

J’entends en moi la voix de qui fut mon amant 

Et le temps n’est qu’attente  à  son temps suspendu

Ainsi parle Pinar Selek

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 7:58

 

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Chères amies, chers amis,

Il m’est difficile d’écrire cette lettre car je viens d’apprendre une mauvaise nouvelle au sujet du Cauchemar qui me menace depuis 20 ans. Oui, début juillet 1998, c’est-à-dire il y a vingt ans, je me suis trouvée dans les mains des bourreaux qui ont ensuite jeté mon corps comme un cadavre en prison. J’y suis restée deux ans et demi, sans pouvoir utiliser mes mains, mes bras, en voyant mes longs cheveux tomber, tomber… La résistance, la mort, les cris et tant d’autres choses.

J’ai vécu tout cela bien avant le gouvernement actuel. Aujourd’hui, la Turquie est prise dans une spirale d’horreur. Plusieurs amis et même mes avocats sont en prison, la plupart sont en exil, une partie résiste avec beaucoup de difficultés. C’est un contexte de guerre qui nourrit le nationalisme et les violences de toutes sortes. Il n’y a pas de liberté. Il y a la peur. Mais la peur existe depuis longtemps. Mon procès est un exemple de la continuité historique du système répressif. Je suis aussi devenue l’objet d’une lutte symbolique et historique. L’Etat profond, qui est plus stable que les gouvernements, m’a choisie depuis 20 ans pour m’accuser d’un massacre.

Il y a trois jours, c’est ma sœur qui m’a donnée la nouvelle. Elle faisait des efforts pour ne pas pleurer. J’ai ensuite parlé avec mon père. Sa voix était plus triste que jamais. Il est assez compliqué de vous résumer ici ce qu’ils m’ont expliqué au téléphone. Vous recevrez bientôt un communiqué du mon Comité de Soutien qui expliquera la situation en lançant un appel à la mobilisation. Je vous invite à suivre dans les temps qui viennent les initiatives qui seront menées par les collectifs de solidarité.

La décision du tribunal n’est pas encore tombée, mais les documents que mes avocats ont reçus sont inquiétants pour la suite. La décision peut tomber à tout moment. Il y a deux possibilités : si la Cour suprême ne valide pas le cinquième acquittement, ce sera alors la condamnation à perpétuité. La condamnation pour un crime qui n’a pas eu lieu plus une condamnation à payer tous les dommages liés à l’explosion du Marché aux épices. Mes neufs livres qui continuent à être réédités régulièrement en Turquie et tout ce à quoi j’ai œuvré jusqu’à mes 38 ans, âge du début de mon exil, seront confisqués. Plus important : ma famille sera en danger.

Nous nous sommes dits au téléphone : « Nous resterons fort ». Pourtant ce n’est pas facile. Je sens une fatigue, comme une maladie. Mon père m’a dit : « Il faut faire du bruit. Les réactions depuis l’Europe peuvent être utiles… » Je lui ai assuré que je m’y emploierai, mais je ne veux pas, je ne peux pas le faire. Il m’est plus difficile que vous ne l’imaginez de devoir faire appel à votre solidarité active, dans ce contexte où les priorités sont déjà nombreuses. En plus, quand je parle de ce procès, je ressens une douleur physique qui m’empêche de respirer. C’est également le cas maintenant, alors que je vous écris cette lettre.

En 2010, à la suite de longs examens, un rapport psychologique mené par des experts attestait toutes les tortures que j’avais subies. J’avais alors lu, avec inquiétude, la liste des problèmes post-traumatiques qu’ils avaient diagnostiqués. Oui, c’était vrai. Et avec la persécution juridique et politique, la torture continue. Même si j’ai beaucoup de ressources et une forte volonté de ne pas les laisser me détruire, je ne vais pas bien.

Cette année ma nouvelle vie a commencé à prendre forme. Je suis arrivée à me situer dans les luttes pour la justice et les libertés, dans ce pays dont je fais partie. Je suis française maintenant. De surcroît, j’ai trouvé mon nouveau chez moi à Nice qui m’a offert l’amour et l’inspiration. J’ai fini l’écriture de mon nouveau roman qui m’a fait l’effet d’une renaissance. Le soutien du programme PAUSE m’a donné plus d’opportunités pour me stabiliser. Grâce à la complicité de mes collègues avec qui je partage les mêmes curiosités et à la participation de mes étudiant.e.s, j’avance dans mes recherches et mes enseignements.

S’il n’y avait pas cette énorme solidarité qui m’accompagne depuis que je suis arrivée en France, je n’aurais pas pu reconstruire ma vie. Grâce à vous, mes ami.e.s, j’ai continué à écrire, à enquêter, à enseigner et à militer. Les menaces de tous les jours m’ont perturbé mais à chaque fois je suis arrivée à me sortir de ce film d’horreur. Je vais m’en sortir. Mais plus difficilement. J’ai une flamme dans chacune de mes cellules.

Vous avez peut-être vu « Le rêve des Montagnes », un spectacle de Yeraz, groupe des danses arméniennes ? Il est extraordinaire. Vers la fin on entend un cri : « Vous avez volé notre montagne. Mais nous sommes les montagnes ». Avec des larmes d’émotion, j’ai murmuré plusieurs fois : « Vous avez volé ma vie. Mais je suis la Vie ».

Les jours qui viennent sont susceptibles d’être plus durs pour moi. Mais je vous le promets : je serai la Vie… qui coule et qui crée.

Avec vous.

Je vous embrasse.

Pinar

(Cette lettre que je vous ai écrit hier soir, sera lue par le comédien Robin Rennuci, ce 22 mars, lors de la commémoration du mai 68, à l’Université de Nanterre)

20 mars 2018

Je pense à toi Bruno

Filed under: PROSE POESIE — denisdonikian @ 1:14
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Je pense à toi Bruno

Parti hier
Et toujours à toi aujourd’hui
Tant d’années que
Tant d’années
Parti en aveugle aux ténèbres
Trop tôt
Impréparé et maudit
Mais si calme sous les crocs de l’abîme
Tandis que le ravage
déjà
Infestait les champs verts de nos mondes
Parti
Docile à la soie du silence
A l’insu de tous
Avant nous qui trainons dans la faim
D’un dieu en nous inaccessible
Parti nu
Parti sans
Parti dans un corps
Qui trahit le chant des amours fous
Toi si librement aimant
Qui finis par mourir foudroyé
Tes joies étaient impassibles
Tant pesait sur tes désirs
Le mépris des imbéciles
Ces frères de sang que tu chérissais
Malgré le déshonneur de leurs lâchetés
Toi si désargenté que tu devais mesurer
Ton existence
Où es-tu maintenant
Dans quelle obscure lumière
Dans quelle révélation brutale
Qui sait
Dans quel amour
Que nul ne put te donner
Ni tes pairs ni tes mères ni moi
Alors que tu vivais
Loin des tiens parmi nous
Poisson volant au risque des poisons
Personne ne sut où tu finis en terre
Dans quel endroit anonyme tombé
Je te vois encore
Cherchant à tâtons sur ton lit
La lampe
Destinée à blanchir
La chute qui devait te pendre

**
11-13 /3/2018 hôpital de Corbeil

9 mars 2018

Atteindrons nous les fleurs

Filed under: PROSE POESIE — denisdonikian @ 5:16

Atteindrons nous les fleurs
Au dela de nos peines
Au delà des morts
Des haines
Où vont les ténèbres de la maladie
Vers la paix des chairs les paradis
Vers les paradis

Tu es né sous des signes maudits
Les signes de la guerre
Tu as gardé le rire amer
De ceux qu’on nie en leur  humanité
Ta vie entière ainsi
À ressasser le rance et le roussi
Ces crimes ne mourront pas de tes combats

Chaque jour que le corps se démaille
Sur le fil du rasoir tu survis
Le salut vient après l’urgence
Après l’angoisse est le sursis
Mais l’âge épuise le temps
Et l’espoir que se taisent les chairs
Après qu’ils t’auront rendu fou

6 mars 2018

Monsanto : la mort au centuple

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 4:07

Article de Jean-Marc DUPUIS

*

Le ministre Nicolas Hulot baisse son pantalon devant Monsanto

Chère lectrice,
Cher lecteur,

Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique vient de déclarer qu’il prévoyait des « exceptions » à l’interdiction du glyphosate (substance active du Roundup).

C’est une victoire inespérée pour Monsanto, et cela confirme que nous ne pouvons pas compter sur nos responsables politiques pour nous protéger.

Mais ne vous y trompez pas, Monsanto utilise le Roundup pour faire diversion (ça fait déjà des années qu’ils sont passés à l’étape suivante).

Monsanto prépare la mort de l’agriculture traditionnelle (non-OGM)

Pendant que nos responsables politiques tergiversent…

Pendant que les journalistes agitent devant nous l’affaire du glyphosate…

… le géant des OGM prépare la mise sur le marché d’un nouveau pesticide, encore plus redoutable – le Dicamba !

Le Dicamba a été conçu pour tout détruire :
– insectes
– parasites
– et surtout les plantations environnantes bio et non-OGM.

Seuls les OGM vendus par Monsanto peuvent survivre au Dicamba(ils ont tout prévu !).

Si l’on autorise le Dicamba, vous (et les générations futures) deviendrez clients à vie des OGM Monsanto.

Il n’y aura pas de retour en arrière.

Nous devons réagir aujourd’hui pour éviter ce cauchemar.

Signez et partagez la pétition ci-dessous.

Diffusez le message autour de vous.

Montrons-leur que nous ne sommes pas dupes.

Un grand merci,

Eric Müller


Dicamba : l’herbicide de l’Apocalypse

Madame, Monsieur,

Pour remplacer le Roundup, l’entreprise Monsanto pousse un herbicide qui est 75 à 400 fois plus dangereux pour les plantes environnantes !!

Appelé Dicamba, il a été conçu pour tuer toutes les plantes sauf les OGM.

S’il se répand, ce sera l’apocalypse écologique et cette fois plus « seulement » pour les abeilles.

Mobilisez-vous de toute urgence !! Signez et faites signer autour de vous la pétition ici pour stopper le Dicamba.

Signez la petition

Un scénario cauchemardesque

Ce qui se déroule sous nos yeux est un cauchemar éveillé.

Nous étions sur le point d’obtenir de l’Union européenne l’interdiction du Roundup (glyphosate).

Depuis 50 ans, des associations de citoyens ont tout sacrifié pour dénoncer ce poison : substance mutagène, toxique pour la reproduction et pour l’environnement, à l’origine de lésions oculaires graves, classé « cancérogène » par l’Organisation mondiale de la santé – et pourtant répandu par milliers de tonnes chaque année dans nos champs, nos rivières, sur notre nourriture !!

Cette folie technicienne est une des pages les plus sombres de notre histoire. Nous pensions qu’elle était sur le point de se tourner. Mais aujourd’hui, c’est la douche froide : on nous propose une solution 400 fois plus dangereuse.

Signez notre grande pétition pour stopper le Dicamba.

« Je n’ai jamais rien vu de plus dangereux pour la nature !!!! »

(Larry Steckel, chercheur à l’université de Tennessee)

Larry Steckel est chercheur à l’université de Tennessee spécialisé dans les herbicides. Il assure n’avoir jamais rien vu de plus dangereux pour la nature [1].

D’horribles malformations pour les fœtus

Car le Dicamba est un terrible poison.

Il est tératogène (il génère des malformations sur les fœtus), altère le processus de reproduction, provoque une perte d’appétit, des vomissements, des douleurs musculaires, des AVC, des problèmes respiratoires, de l’incontinence, des troubles visuels…

URGENT : SIGNEZ LA PÉTITION EN CLIQUANT ICI POUR INTERDIRE LE DICAMBA AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD

Signez la petition

La mort pour les plantes environnantes

Deux millions d’hectares de cultures non OGM ont été détruits cette année simplement parce qu’elles se trouvaient à proximité de champs aspergés de Dicamba.

Le Dicamba a en effet la particularité folle de se « re-vaporiser » après épandage. Un simple coup de vent et il retombe sur les plantations environnantes et, bien sûr, sur les forêts, les espèces sauvages.

C’est l’herbicide de l’apocalypse. Une ferme bio a été obligée de détruire ses propres récoltes après avoir été contaminée par du Dicamba utilisé à des kilomètres !!

Voici la récolte qu’a l’agriculteur voisin d’une culture au Dicamba [2] :

C’est un effet secondaire volontaire.

Monsanto veut un effet domino et imposer à tous les agriculteurs d’utiliser OGM + Dicamba !

Silence des grands médias

Aujourd’hui bien sûr personne ne s’en inquiète dans le grand public.

Comment en serait-il autrement ? Les médias en ont à peine parlé et le lobby de l’industrie chimique est dans le déni absolu.

Mais c’est sans compter la puissance d’Internet et des réseaux sociaux.

En transférant simplement cet appel à votre entourage, en republiant cette page sur Facebook ou Twitter, vous pouvez déclencher une traînée de poudre qui peut se répandre dans toute la France en quelques heures ou quelques jours, sans que rien ne puisse stopper l’information.

Nous pouvons provoquer un soulèvement de la population. Nous l’avons déjà fait sur de nombreux sujets. C’est grâce à votre mobilisation que la question des vaccins à l’aluminium a été mise au centre de l’actualité ; la catastrophe des herbicides tueurs d’abeilles ; les manœuvres de l’Union européenne contre les plantes médicinales et les compléments alimentaires.

Mais aujourd’hui, il est encore plus important que jamais auparavant de vous mobiliser pour stopper l’herbicide Dicamba.

Il en va de votre santé, de nos cancers, de la possibilité même pour nos enfants et petits-enfants de survivre dans un monde empoisonné.

Signez et faites circuler notre grande pétition !!!

Ensemble, nous pouvons mobiliser la France entière pour stopper immédiatement le Dicamba, avant qu’il ne vienne empoisonner nos sols, nos cours d’eau, détruire la vie sauvage et compromettre la vie de nos descendants.

Pourquoi c’est le moment d’agir

Aux États-Unis une pétition a déjà rassemblé plus d’un million de personnes, ce qui a provoqué un immense débat et une levée de boucliers suite à un article alarmant paru dans le grand quotidien national Washington Post.

En France, nous pouvons faire aussi bien ou mieux. Si nous rassemblons 500 000 signatures, le gouvernement sera obligé de s’en occuper.

500 000 signatures c’est à peine un Français sur 130 ! En signant la pétition et en la partageant autour de vous, ce chiffre sera vite atteint.

Mais encore faut-il que chacun de nous se mobilise. C’est pourquoi j’insiste pour vous demander de signer rapidement la pétition et de la faire circuler.

Nous ne pouvons pas laisser l’avenir de la planète entre les mains de Monsanto.

SIGNEZ LA PÉTITION POUR INTERDIRE LE DICAMBA

Signez la petition

Dicamba, seuls les OGM lui résistent

Certains se demandent encore pourquoi, comment, la firme Monsanto peut se permettre de distribuer des produits aussi dangereux pour la collectivité.

Mais il faut comprendre que les enjeux de pouvoirs et d’argent sont considérables.

En effet, Monsanto fait des profits en vendant l’herbicide à des dizaines de milliers d’agriculteurs à travers le monde, ce qui constitue déjà en soi un énorme « business ».

Mais Monsanto fait « coup double » en vendant aussi à ces agriculteurs des semences OGM qui résistent au Dicamba.

Vous comprenez le système : cet herbicide est tellement dangereux qu’il a fallu développer en laboratoires des espèces de plantes mutantes, génétiquement modifiées, pour lui résister.

On en arrive à ce système aberrant, monstrueux, où les agriculteurs sont littéralement enchaînés dans une dépendance mortelle envers Monsanto : car chaque année, ils doivent acheter l’herbicide ET les seules semences qui résistent à cet herbicide.

Ce système diabolique est bien sûr verrouillé par des brevets qui empêchent toute concurrence, toute discussion.

Si nous les laissons faire, ils finiront par mettre la main sur l’ensemble du système agricole mondial : il n’y aura plus que les OGM de Monsanto, et que les herbicides de Monsanto, car toutes les cultures naturelles, traditionnelles seront devenues impossibles.

Seule la mobilisation massive des citoyens peut permettre d’arrêter ce scandale.

Signez et faites signer cette pétition le plus largement possible !!

Comme d’habitude, Monsanto nous prend pour des imbéciles

Depuis des années Monsanto certifiait à la télévision que l’on pouvait boire un grand verre de Roundup sans aucun problème [3].

Le Roundup a été reconnu cancérigène, pourtant Monsanto ne l’a jamais retiré du marché.

Pire encore, ils ont le culot d’écrire sur leur site Internet : « Roundup, un produit sans risque particulier [4]. »

Pour le Dicamba, leur stratégie est exactement la même. Ils affirment que ce produit est sans danger, et qu’il suffit de l’utiliser quand il n’y a pas trop de vent !!!

Ils nous prennent pour des imbéciles !

Interdisons ce nouvel herbicide avant qu’il ne soit trop tard !

Aidez-moi à lancer le débat en France en signant la pétition et en la partageant à tout votre entourage.

Pour notre santé et celle de nos enfants, nous devons interdire le Dicamba et les produits qui ont été touchés.

URGENT : SIGNEZ LA PÉTITION POUR INTERDIRE LE DICAMBA AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD

Signez la petition

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

1 mars 2018

Actual Art, éditeur en Arménie

Filed under: ARTICLES — denisdonikian @ 9:46

article denis - copie

1Meko

France-Arménie Numéro de Mars 2018, article de Tigrane Yegavian

26 février 2018

L’ACTU QUI TUE

Filed under: L'ACTU QUI TUE — denisdonikian @ 9:45

Quand on lit les paroles de la chanson Pour toi Arménie écrite après le Séisme de 1988 à Gumri et qu’on apprend que des victimes de ce séisme ne sont toujours par relogées décemment, on ne sait pas si on doit rire ou si on doit pleurer ( voir ICI)

*domiks-gyumri-eathquake1988

Paroles de la chanson Pour Toi Arménie par Charles Aznavour

(Refrain)
Tes printemps fleuriront encore
Tes beaux jours renaîtront encore
Après l´hiver
Après l´enfer
Poussera l´arbre de vie
Pour toi Arménie
Tes saisons chanteront encore
Tes enfant bâtiront plus fort
Après l´horreur
Après la peur
Dieu soignera ton sol meurtri
Pour toi Arménie

Le monde s´est levé
Le monde est avec toi
Pour toi peuple oublié
Il a ouvert son cœur
Il a tendu ses bras

(Refrain)
Tes printemps fleuriront encore
Tes beaux jours renaîtront encore
Après l´hiver
Après l´enfer
Poussera l´arbre de vie
Pour toi Arménie
Tes saisons chanteront encore
Tes enfant bâtiront plus fort
Après l´horreur
Après la peur
Dieu soignera ton sol meurtri
Pour toi Arménie

Et même si tu maudis ton sort
Dans tes yeux je veux voir
Arménie
Une lueur d´espoir

Une flamme, une envie
De prendre ton destin
Entre tes mains
A bras le corps

(Refrain)
Tes printemps fleuriront encore
Tes beaux jours renaîtront encore
Après l´hiver
Après l´enfer
Poussera l´arbre de vie
Pour toi Arménie
Tes saisons chanteront encore
Tes enfant bâtiront plus fort
Après l´horreur
Après la peur
Dieu soignera ton sol meurtri
Pour toi Arménie

Arménie
Hayastann

 

 

 

23 février 2018

NOTRE EGLISE

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 5:30

ob_ac393d_karekine-ii-patriarche-des-catholiqued’Armand SAMMELIAN

Mes amis,

Cela fait 10 ans que le Chef suprême de notre Église exclut, tranche et humilie au gré de sa sainte humeur des laïcs et des clercs qui n’ont plus droit au chapitre sauf à survivre dans une courtisanerie inadmissible.

Il y a de la vanité et de la faiblesse dans cette servitude volontaire qui cache mal l’ambition de certains qui sont prêts à accepter le pouvoir absolu des prêtres en pensant s’élever eux-mêmes dans cette fabrique de basse-cour.

Or, il faut remettre les choses à leur juste place : l’Église c’est NOUS le peuple des fidèles ! Les prêtres sont les servants de l’Église au service de DIEU.

Autrement dit, il n’y a pas d’Église sans NOUS le peuple souverain !

C’est la raison pour laquelle le rôle des laïcs a toujours été prépondérant au sein de notre Église !

Pour autant, certains se sont déjà fait mener en bateau par nos ecclésiastiques mais n’ont toujours pas compris, malgré leur échec, que le pire est devant nous, dans toutes les paroisses de France où les nouveaux statuts paroissiaux vont soulever une tempête d’indignation et de réactions.

Les paroissiens niçois ont connu dans leur chair des dérives cléricales inimaginables qu’ils n’ont pas oubliées.

Il est grand temps de se secouer et d’ouvrir les yeux sur une réalité douloureuse : celle d’une Église et de son Chef tournés vers le formatage de nos cerveaux et de l’appropriation de nos biens, meubles et immeubles.

La naïveté et la candeur n’ont pas leur place dans cette lutte entre nos libertés et notre servitude.

LÀ EST L’ENJEU, COMME AU PREMIER JOUR, DES ÉLECTIONS PAROISSIALES À VENIR.

NE VOUS Y TROMPEZ PAS !

Armand SAMMELIAN

Rideau noir

Filed under: PROSE POESIE — denisdonikian @ 10:21

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Rideau noir sur les arbres

En vol vers le ciel bleu

Ténèbres sur la vue

Fin du monde si vieux

Et le vivre défunt

Infinitivement

27 août 2014

Juifs et Arméniens

Filed under: CHRONIQUES à CONTRE-CHANT,Denis Donikian m'agace — denisdonikian @ 1:54
  • grrr
  • Garbis, tu connais la mauvaise nouvelle ? Toros a la maladie d’Alzheimer. Il oublie tout.
  • Il oublie tout, hein ? Eh bien cours lui dire qu’il n’oublie pas d’être arménien !
  • Je le lui dirai. Mais avant dis-moi si tu connais la différence entre un Juif et un Arménien ?
  • Non.
  • C’est que le Juif quand il émigre en Israël, il est accueilli à l’aéroport avec des chants et des bouquets de fleurs par des dizaines de frères déjà citoyens d’Israël. Pour l’Arménien, c’est l’inverse.
  • L’inverse ? Comment ça l’inverse ?
  • Oui, l’Arménien, lui, il quitte l’Arménie, il est seul à chanter de bonheur et il est accueilli dans la diaspora par des dizaines de frères déjà citoyens du pays, mais plus arméniens que lui puisqu’ils n’ont qu’une idée, c’est de dénoncer aux autorités les histoires fausses qu’il raconte sur l’Arménie  pour obtenir l’asile politique. Et même qu’il se trouve une maladie pour être opéré à l’oeil. C’est toujours ça.
  • Et quelle maladie ?
  • La maladie d’être arménien, pardi !
  • Et il y en a d’autres de différences ?
  • Oui, les Arméniens et les Juifs sont deux peuples qui ont subi un génocide.
  • Mais ce n’est pas une différence ça !
  • Pas une différence ? Pour les Juifs, la vie d’un Juif est tellement précieuse qu’un seul soldat peut être échangé par plus de mille prisonniers ennemis.
  • Et pour les Arméniens ?
  • Pour les Arméniens, c’est l’inverse.
  • Comment ça l’inverse .
  • Oui, car la vie du soldat arménien est tellement précieuse que ce sont les soldats arméniens qui le tuent. Mais heureusement ça commence à changer.
  • C’est tout ?
  • En Arménie, on autorise les ponts les plus hauts à aider les gens à se suicider comme il y a une époque où on faisait de la publicité des cigarettes pour aider les gens à attraper le cancer. Fumer ça peut rapporter gros. Le cancer aussi d’ailleurs. Mais heureusement ça commence à changer. Maintenant on envoie les cigarettes à l’étranger. En revanche, ce qui n’a pas changé, c’est que la vie d’un Arménien est tellement précieuse que les uns font du business pour que prospère la misère des autres.
  • Mais c’est comme ça partout dans le monde ! Alors pourquoi pas nous ?
  • Sauf que chez nous au moins on sait tenir sa dignité.
  • C’est vrai. On garde ça pour nous. C’est notre jardin secret.
  • Si c’est ça le jardin arménien, ça être arménien, je préfère être papou avec un tube sur le pénis et des plumes dans le cul.
  • Impossible, quand on est arménien on l’est à vie. Ou si tu veux, on l’est à la vie à la mort. Et ça c’est arménien. Faudrait pas l’oublier. Alzheimer pou pas.
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