Ecrittératures

23 avril 2017

Brèves de plaisanterie (299)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 1:56

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Dans la ville Dans la ville où nous sommes

Nous sommes d’une amitié qui monte

Au-delà des cimes monte vers l’étreinte infinie

22 avril 2017

Brèves de plaisanterie (298)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 4:36

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Qui ne voudrait marcher

Ce moi allé avec toi-même

La terre d’un côté la mer de l’autre

MYSTERE DURIAN

Filed under: ARTICLES — denisdonikian @ 2:11

 

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N’en déplaise aux fanatiques d’arménolâtrie, et j’en connais qui pissent en trois couleurs, celles du drapeau arménien, qui sont à l’affût de la moindre goutte de sang pour chercher à savoir si telle personnalité en est ou pas, à savoir des nôtres ou des autres, non, dis-je, le durian, autrement nommé Durio zibethinus,n’est pas arménien. Tout ce qui se termine par IAN, ou qui éructe façon baudet contrarié : « I-AN ! I-AN ! I-AN ! » n’est pas forcément de chez nous. Par exemple, Indonesian Airlines n’a rien à voir avec Sarkissian, mon président préféré, ou Tchemkiderintchian philosophe arménien pratiquant le scepticisme à outrance.

 

C’est dommage, me direz-vous. Effectivement, le durian est un fruit à nul autre pareil qu’affectionnent les gorilles et qui est géant comme eux.

 

Et pourtant, à mes yeux, ce fruit « paradoxal » a quelque chose d’arménien. Il pue la merde quand on s’approche de trop près. Et ce n’est pas le cœur comestible du fruit, lequel est gouteux comme un beurre concentrant tous les parfums des fruits exotiques, qu’on pourrait assimiler à l’âme arménienne.

 

Je m’explique. Ce fruit qu’on trouve beaucoup en Indonésie, mais aussi en Thaïlande et à Madagascar, est interdit de transport par les passagers ayant choisi Indonesian Airlines. Son odeur risque d’incommoder les profanes. Mais les Indonésiens l’adorent.

 

Anecdote sur mes relations à ce fruit auquel j’ai été initié par mon épouse qui n’est pas arménienne mais qui sait faire le beurek. Il se trouve que je suis un des rares étrangers, de surcroît arméniens, à ne pas sentir l’odeur repoussante qu’éprouvent les autres. A ce titre, c’est un privilège car je me situe ainsi dans la même catégorie que les gorilles, les vrais, lesquels s’y connaissent en gâterie bio, paléo et naturo. Les pâtisseries industrielles du genre  Fauchon, Ladurée et Pierre Hermé peuvent toujours s’accrocher. Et donc, un jour, cédant à la tentation de m’offrir un exemplaire de cette rareté qui m’interpellait tandis que je déambulais dans le quartier chinois de Choisy, je n’ai pas hésité. Le marchand, fort prudent et qui savait combien le voyage de ses fruits pouvait nuire à leur réputation autant qu’à celle de leur consommateur, emballa l’objet du délice non dans un mais deux sacs plastiques, histoire de prévenir toute impression nauséabonde de la part des non-gorilles que j’étais censé côtoyer jusqu’à atteindre mon domicile. Tout se passa bien dans le train jusqu’au moment où deux jeunes filles se mirent à renifler quelque chose qui rappelait l’excrément. «  Tu as marché sur une merde ? demanda l’une à l’autre. Ça pue ». Et voilà les jeunes filles en train d’inspecter leurs semelles. Rien. De mon côté, j’étais pas dans la merde. Il me fallait filer doux. Heureusement, le train arrivait à destination et sitôt la porte ouverte, je jaillis sur le quai pour ne pas m’attirer l’opprobre des demoiselles aux narines délicates. De fait, elles n’étaient pas de la race des gorilles, c’est tout.

 

Il faut dire que le durian a du caractère et ne se livre pas au tout venant.

 

Il se présente extérieurement comme une arme de guerre moyenâgeuse, une grosse boule avec des piquants redoutables qu’on balance au bout d’une chaine afin d’en frapper l’ennemi. Mais cette écorce couleur cuivre ou bronze, épaisse comme une peau d’éléphant, se fend à mesure qu’elle mûrit. C’est alors que le durian dégage son odeur de WC. Histoire d’éloigner ceux qui n’ont ni la force ni la foi pour en atteindre le cœur. Mais les avertis n’y vont pas par quatre chemins. Ils savent qu’autour des noyaux, la chair qui s’est développée mérite toutes les attentions de votre palais. Alors, vous entrez au paradis. C’est que Dieu, en son immense sagesse, a créé à l’intention des hommes de petites portes qui sont un avant-goût des merveilles qu’Il réserve dans l’au-delà à ceux qui ont assez de foi pour forcer les murs et les armures, le dur de ce monde afin d’atteindre le doux de l’autre.

 

A ce titre, les Arméniens ne sauront jamais manger du durian. Car ils veulent du comestible immédiat comme l’abricot ou le raisin, des fruits à peau fine en quelque sorte. Non, ils ne sauront jamais, même si Sarkissian et consorts ne se déplacent jamais sans leurs gorilles. Ces gorilles là ne connaissent que le dur et ignorent le doux.

 

 

Denis Donikian

21 avril 2017

Brèves de plaisanterie (297)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 2:55

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Que me vienne ta voix obéissant 

Aux bleus des mers aux encens des pinèdes 

A l’obsession des ciels ardents

Brèves de plaisanterie (296)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 2:52

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Né trop tôt autant que toi trop tard

Que ne puis-je autrement rencontrer

L’amitié qui te cache les dérives de mon sang  

Brèves de plaisanterie (295)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 2:51

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Écoute qui frappe a ta porte

Quel corps veut échapper aux cendres

A l’étreinte naïve du vent

 

 

 

 

20 avril 2017

Brèves de plaisanterie (294)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 2:09

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Belle des soleils du sud

Des mers des aubes et des calanques

Et leur souffle incendie tes chevaux

Brèves de plaisanterie (293)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 2:06

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(Source: yesladyrosa, via silkkredpanties)

 

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Mon corps s’aiguise à caresser

Ton corps qui monte et s’illumine

Et l’eau vient soudain sous ta mousse

 

 

 

 

 

 

Brèves de plaisanterie (292)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 2:03

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Jour béni de mes pas dans tes pas

A ruminer des illuminations

Dans l’ombre de ton ombre

 

 

 

Brèves de plaisanterie (291)

Filed under: APHORISMES — denisdonikian @ 3:50

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Mes doigts puiseront dans ton ventre

Le jus de tes jouissances

Et ma langue les gémissements  de ta joie

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