Ecrittératures

20 novembre 2019

Soutenance de thèse sur l’aménité

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 1:04
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SORBONNE UNIVERSITÉ

ÉCOLE DOCTORALE 3 – Littératures Françaises et Comparée

Laboratoire de recherche CELLF

T H È S E

pour obtenir le grade de

DOCTEUR DE L’UNIVERSITÉ SORBONNE UNIVERSITÉ

Discipline : Littérature Française

Présentée et soutenue par :

Charikleia Magdalini KEFALIDOU

Mythe, symbole et identité à l’épreuve de l’entre-deux   L’écriture de l’arménité en France et aux États-Unis du début du XXe siècle à nos jours  

le : 3 Décembre 2019 , à 14h 30, Amphithéâtre Roussy au campus des Cordeliers, 15 rue de l’Ecole de médecine

Sous la direction de :

Mme Sophie BASCH – Professeur, Sorbonne Université 

Membres du jury :

M. Maxime DECOUT – Professeur, Aix-Marseille Université

M. Jean-Louis JEANNELLE – Professeur, Sorbonne Université

M. Raymond KEVORKIAN– Professeur émérite, Université Paris VIII

Mme Claire MOURADIAN– Directeur de Recherche, CNRS – EHESS

POSITION DE THÈSE

La présente thèse vise à examiner les modalités d’articulation de l’arménité dans la littérature produite par des écrivains d’origine arménienne ayant grandi dans la diaspora et écrivant dans la langue du pays d’accueil, donc en s’étant déjà affranchis d’un des aspects constituants traditionnels de l’arménité dans leur œuvre.

 À l’aune du génocide, certains écrivains de littérature, en passant d’abord par l’autotraduction ou encore en migrant vers la langue du pays d’accueil lorsqu’ils se sentirent prêts, ouvrirent une porte vers les habitants du pays où ils trouvèrent refuge après la Catastrophe, en embrassant de cette manière la réalité historique de leur installation et intégration dans le pays d’accueil et leur bilinguisme. Phénomène profondément bouleversant pour la communauté, car il touche à un des piliers de l’identité arménienne, à savoir la langue, suscitant une énorme polémique parmi les premiers écrivains installés aux États-Unis et en France, la question de la migration vers la langue du pays d’accueil aboutira, dans certains cas, à des reconfigurations de ce qui rend un texte « arménien ».  La langue, le contenu, la forme? Krikor  Beledian (2001 : 95-96)  évoque (et rétorque), dans son histoire de la littérature arménienne en France, le surgissement du thème de « l’esprit arménien » en diaspora, que Kostan Zarian, Nicolas Sarafian et Vahé Oshagan véhiculent et notamment Oshagan qui salue I Ask You Ladies and Gentlemen, de Léon Zaven Surmélian, en tant qu’ouvrage qui fait preuve de cet esprit, malgré le fait qu’il soit écrit en anglais. « Nous ne pouvons pas aller à contre courant des processus historiques. Tôt ou tard nous allons perdre notre langue, mais nous devons ne pas perdre notre esprit arménien » disait Surmélian dans sa correspondance avec Vahan Tekeyan à propos de son choix d’abandonner l’arménien en faveur de l’anglais. (Beledian :2001 : 46)

Nous souhaiterons cerner les enjeux politiques et sociaux de la poétique de cette littérature en focalisant sur la manière dont les écrivains du corpus articulent leur rapport avec leurs origines, l’arménité, le passé, la mémoire collective ainsi que la manière dont ils construisent leur image d’écrivain en analysant les modalités de représentation des mythes nationaux arméniens, du génocide en tant que mythe fondateur de la diaspora ainsi que des fondements de l’identité culturelle arménienne (religion, langue, alphabet, légendes) qui font partie de l’arsenal mythique, dans la littérature des quatre écrivains qui font partie de notre corpus.

L’ampleur de l’expérience de la Catastrophe, combinée au statut exilique durant les premières années de la création des colonies jadis provisoires, devenues diasporiques à partir de la fin de la Seconde Guerre Mondiale avec la dissipation du rêve de retour au yerguir (Ter Minassian, Vidal-Naquet : 1997: 27-28)  et la désillusion du « rapatriement » aboutirent au développement d’un vaste réseau d’institutions culturelles et politiques visant à maintenir vivants les liens de solidarité et d’échange entre les différentes communautés dans le monde mais aussi avec la République Socialiste Soviétique d’Arménie et ensuite la République Arménienne, ainsi qu’ à un essor littéraire et cinématographique visant à décrire l’exil, le deuil, la perte mais aussi les enjeux de la vie en diaspora, le contact avec l’Autre, les échanges culturelles ainsi qu’une multitude de travaux de recherche portant sur différents aspects de la culture et l’histoire arméniennes.

Cet essor littéraire, cinématographique et scientifique permit d’établir le dialogue au sein de chaque communauté mais aussi à travers les communautés, en mettant l’accent sur le lien qui réunit les différentes communautés entre elles à travers le monde : L’identité culturelle commune mais aussi la cause du déracinement : le traumatisme partagé qui mobilise l’activisme en faveur de la cause arménienne à partir du pays d’adoption et à l’aide des organisations arméniennes internationales. Mais de façon tout aussi considérable, cette démarche artistique et scientifique de la diaspora arménienne vise à relier le passé avec le présent, l’ici avec l’ailleurs et la communauté avec les peuples qui accueillirent les Arméniens : en France, en Italie, en Allemagne, aux États-Unis, en Grèce. 

Nous décidâmes d’entamer cette recherche en profitant de la diversité des communautés et des expériences diasporiques afin de déceler les modalités de réinterprétation des mythes, symboles et autres éléments constituant l’identité ethnique arménienne reterritorialisée dans un contexte social et ethnique diffèrent par rapport au pays d’origine, mais aussi avec comme objectif d’examiner l’évolution de ce bagage ethnique à travers le temps. Notre analyse comparative porte ainsi sur des écrivains d’origine arménienne d’expression anglaise et française, issus de deux grandes communautés diasporiques, la communauté des Arméniens en France et celle des États-Unis.

Le choix des deux communautés fut établi à la fois sur des critères démographiques, étant donné que la communauté arménienne-américaine est la deuxième plus grande communauté diasporique arménienne après celle de Russie, et la communauté française est la plus grande en Europe, et parmi les plus grandes au monde, mais aussi méthodologiques, puisque nous souhaiterions privilégier des textes originaux rédigés dans des langues maîtrisées par la rédactrice de la présente thèse et avoir recours à des traductions seulement dans les rares cas où les œuvres en langue originale seraient épuisées ou introuvables.

Tout en maintenant un point d’ancrage dans la littérature produite dans l’Hexagone, nous voudrions établir une comparaison avec la littérature produite par des écrivains d’origine arménienne dans un pays comme les États-Unis. L’étude de la représentation de l’identité arménienne de la diaspora et  de l’évolution des mythes et symboles dans les textes prend en considération les éléments sociaux et démographiques ainsi que les mouvements politiques et idéologiques qui influencèrent la perception des étrangers et de l’immigration dans les deux pays.

Notre travail de thèse concerne quatre écrivains ayant vécu ou vivant en France et aux États-Unis.  Le choix des quatre écrivains était déterminé par leur usage presque exclusif de la langue du pays d’accueil dans leurs œuvres, ainsi que leur appartenance à la première ou deuxième génération d’immigration après 1915. Souhaitant donner  davantage du relief à cette thèse comparatiste et ainsi vérifier le caractéristique de « point zéro » accordé par plusieurs chercheurs au sujet du génocide (Hovanessian : 1992 : 23), qui pourrait justifier le clivage crée entre les générations d’immigration qui précédèrent le grand éclatement de violence génocidaire, et celles qui furent le produit de cette violence de manière directe ou en tant qu’héritiers de la mémoire du génocide, nous choisîmes d’enrichir notre corpus avec les œuvres d’un écrivain dont la famille migra aux États-Unis dix ans avant les faits. La mise en perspective des représentations littéraires des mythes, des symboles et en particulier du génocide tirées des oeuvres des écrivains dont les familles avaient subi l’exode définitif de 1915 comme Victor Gardon, de son vrai nom Vahram Gakavian qui vit le jour à Van, dans l’ancien royaume de Vaspourakan désormais en Turquie et qui avait survécu du génocide avec sa famille, David Kherdian né en 1931 dans le Wisconsin de parents orphelins rescapés du génocide, et Denis Donikian, né en Isère de parents rescapés, avec celles de Saroyan, issu d’une famille protestante qui avait migré en 1905 à l’exhortation des missionnaires protestants, poussée par l’attente d’un avenir meilleur, nous permettrait de constater le décalage dans les modalités de représentation, dans leur intensité et leur persistance et dans l’effet de la prégnance de la mémoire communautaire dans la manière dont le génocide impacta différentes générations d’Arméniens  et leurs modalités d’écriture.

La démarche d’étude des écrivains s’exprimant dans la langue du pays d’accueil permet de constater la possible reconfiguration et réintégration des symboles et des mythes ethniques ainsi que leur apport dans la société du pays d’accueil lorsque les écrivains font appel à un plus grand lectorat et/ou un lectorat bilingue/non-arménophone. La décision d’écrire dans une langue autre que la langue arménienne, relève soit de l’impossibilité d’utiliser (parfaitement) l’arménien à des fins littéraires, soit de l’envie de ces écrivains de s’adresser à un lectorat en dehors de leur communauté.

Si cette décision pourrait signaler une assimilation linguistique, elle ne présuppose pas pour autant l’abandon des thématiques arméniennes, ou une acculturation totale et le déni des racines, mais investit plutôt un espace tiers d’échange entre l’écrivain et son lectorat, et aborde des perspectives interculturelles lorsque, par exemple, l’identité ethnique est scrutée à travers les valeurs de la culture dominante et vice versa, créant des configurations nouvelles qui enrichissent autant les lecteurs, arméniens ou français/américains que l’écrivain. Indépendamment de la cause qui motive le passage d’une langue à l’autre, la littérature produite par une minorité dans la langue majoritaire est une démarche interculturelle, car elle établit une rencontre féconde, un terrain d’échange qui affecte les relations entre le groupe minoritaire et le groupe majoritaire de manière réciproque.

  Vasquez, Clanet et Mbodj remettent en cause le concept d’acculturation comme étant d’une part linéaire, car basé sur un modèle de relations asymétriques entre le groupe dominant doté d’une culture dominante et le groupe dominé qui est censé accepter ou rejeter la culture dominante, d’autre part essentialiste car il néglige la contribution des minorités dans la recontextualisation de la culture dominante (Guerraoui : 2009). Clanet le remplace avec le concept d’interculturation qui reflète trois processus indicatifs de la dynamique et de la pluralité des relations sociales: l’assimilation,  la différenciation et la synthèse originale. Nous nous intéressons à l’échange reflétant le dynamisme culturel qui pourrait se manifester à travers les œuvres des écrivains : leurs contradictions mais aussi leurs changements de points de vue, ainsi qu’à la représentation de ces trois processus (assimilation, différentiation, synthèse) dans le corpus étudié.

Pour cela nous privilégiâmes une étude non seulement diachronique et spatiale entre trois générations d’écrivains et entre deux pays qui ont abrité de grandes communautés arméniennes, mais aussi une analyse diachronique englobant la quasi-totalité de l’œuvre des écrivains, écrite dans la langue du pays d’accueil qui nous permettait d’avoir un meilleur aperçu des prises de position et du possible recul des écrivains par rapport aux positions prises dans différents moments de leur vie (références à l’enfance, à l’adolescence, différents moments dans l’âge adulte), ainsi que du processus d’échange, de confrontation et de négociation avec les autres communautés avec lesquelles ils rentrèrent en relation tout au long de leurs vies.

Concernant en particulier les représentations du génocide en tant que « mythe fondateur de la diaspora » (Hovanessian), nous nous intéressons à la manière dont les écrivains l’évoquent dans le contexte de la mémoire culturelle, d’un point de vue comparatiste, alimenté par la coexistence de différentes mémoires collectives, minoritaires ou marginalisées, au sein d’une société plurielle mais aussi par la fonction naturelle du cerveau à produire du sens à partir des évènements à travers des analogies, des comparaisons et des croisements. À quel degré la mémoire collective arménienne fait-elle preuve d’une dynamique interculturelle au sein des oeuvres du corpus? Comment les différentes mémoires historiques pourraient dépasser la barrière spécifique de leur communauté et se mettre en relation avec d’autres mémoires historiques des communautés également présentes sur le territoire américain ou français ? Les nouvelles manières de créer des représentations du génocide à l’époque des sociétés multiculturelles et de la mondialisation permettent de scruter l’évènement sous un angle qui permet d’établir une mémoire culturelle plurielle et créer des réseaux de solidarité et des intersections. Cet aspect de la recherche fut motivé par les recherches de Michael Rothberg (2009) sur la mémoire multidirectionnelle dans  Multidirectional Memory, Remembering the Holocaust in the Age of  Decolonization  où il étudie l’intersectionalité des mémoires de la Shoah et de l’époque postcoloniale dans la littérature et les arts. 

Finalement nous souhaiterions s’attarder sur l’image de soi que ces écrivains véhiculèrent à travers leurs œuvres, à savoir dans leur façon de se présenter au monde et de s’imposer au champ littéraire, donc à la fois face à leur communauté, mais aussi face au reste de la société où ils vivent et où ils publient leurs oeuvres. Grâce au caractère souvent autobiographique ou puisant des expériences personnelles et familiales des œuvres étudiées dans le cadre de notre thèse, nous plongeons au cœur des processus thérapeutiques de l’écriture et de la tentative de synthèse entre l’identité ethnique héritée (en lien avec le lieu perdu), la conscience communautaire diasporique et les exigences et nouveaux défis de la vie dans un nouveau lieu investi. Par quels moyens l’écriture et le statut d’écrivain réussiraient-ils à minimiser ou à palier le tiraillement propre à la diaspora qui situe le sujet dans un perpétuel entre-deux, toujours en quête d’équilibre entre l’identité ethnique et l’identité nationale du pays d’adoption ? Denis Donikian considère la création comme un «espace» privilégié d’union et de fusion d’éléments opposés, à savoir le devoir de mémoire  d’un ailleurs et le fait de vivre ici et maintenant :

De fait, plus qu’à l’ambiguïté, je suis condamné au conflit, écartelé entre les injonctions de l’histoire dont je suis le fils et les appels de la vie ordinaire, entre le culte du temps communautaire et la présence du vivant.  Dès lors, l’unique synthèse, si synthèse il y a, se trouvera dans la nécessité de transformer la malaise en expression créatrice.  (1995 : 11)

Ce processus ne doit pas être exclu de la recherche sur la recontextualisation des mythes et des symboles car c’est précisément l’envie de se projeter par la symbolisation artistique, de témoigner d’une appartenance problématique ou tenter de la palier, de produire une synthèse entre ici et ailleurs, de déconstruire et reconstruire, d’assurer une certaine cohérence et continuité malgré la discontinuité vécue auparavant qui motive les écrivains.

14 novembre 2019

Après l’homéopathie, l’herboristerie

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 2:15

Herboristerie : le rapport qui fait PEUR
Chers amis du Naturel,

Le Sénat a lancé une « mission d’information » sur l’herboristerie !

Spontanément, mon petit doigt m’a dit « méfiance »……alors j’ai un peu enquêté…

…et ce que j’ai découvert a confirmé mes pires craintes.

Comme vous le savez peut-être, le diplôme d’herboriste a été supprimé par le régime de Vichy, en 1941.

Résultat : les herboristeries ont disparu, les unes après les autres.

Seules les pharmacies ont eu encore le droit de vendre des plantes médicinales…

… mais elles ont abandonné cette mission, pour se concentrer sur les médicaments !

Il faut dire qu’une boîte de médicament est plus facile à stocker que des plantes !

Et puis, la phytothérapie (médecine par les plantes) exige un grand savoir traditionnel.

Or ce savoir a été perdu, au fil des années.

À la faculté, les étudiants en pharmacie n’apprennent plus que les molécules chimiques… les plantes traditionnelles sont ignorées, dédaignées, voire méprisées.

Et cela vaut même pour les huiles essentielles : une enquête récente en Suisse a montré que la plupart des pharmaciens ne savent absolument pas comment s’en servir !!! [1] 

Au total, tout a été fait pour qu’il soit très difficile de se soigner naturellement, avec des plantes.

Et les rares herboristes qui résistent à l’oppression sont poursuivis comme des malfaiteurs !Persécutés parce qu’ils vendent des plantes médicinales !En France, la « police de la santé » a fait fermer les herboristeries, les unes après les autres.

Longtemps, l’herboristerie du Palais Royal, à Paris, a « résisté à l’envahisseur », grâce à la ténacité de Michel Pierre, un immense spécialiste des plantes et des tisanes.

Mais Michel Pierre a fini lui aussi par être traîné en correctionnelle, sur plainte de l’Ordre national des pharmaciens… et condamné pénalement à des amendes par la Cour d’appel.

Et pourtant, dans son réquisitoire, même le Procureur de la République a souligné l’absurdité de la situation :
« Formellement, vous serez déclaré coupable, mais j’ai totalement conscience des limites de cette loi puisque l’on est dans une impasse totale. On peut aussi déplorer que le savoir-faire des herboristes, qui existent depuis des siècles, voire depuis toujours, et qui sont les ancêtres des pharmaciens, se perde… J’espère que les législateurs trouveront les moyens de régulariser les choses »
Pour un autre herboriste parisien, Jean-Pierre Raveneau, la sanction a été encore plus sévère.

En 2016, il a été condamné à un an de prison avec sursis pour « exercice illégal de la pharmacie en récidive »… alors qu’il est lui-même docteur en pharmacie !

L’un de ses « crimes » était d’affirmer que 80 % des maladies pouvaient être combattues avec des plantes… ce qui est rigoureusement exact !

La vérité, c’est que Big Pharma n’aime pas la concurrence :On marche sur la tête !!!Pour l’industrie pharmaceutique, la situation actuelle est idéale : seuls les pharmaciens ont le droit de vendre des plantes médicinales… mais aucun, ou presque, n’utilise ce droit… ce qui empêche les patients de se soigner naturellement… et laisse libre cours au « tout médicament chimique » !

On atteint ainsi un sommet dans l’absurde.

Les herboristes, ceux qui détiennent le savoir traditionnel sur les plantes :N’ont pas le droit de vendre des plantes qui guérissent, en dehors des 148 plantes autorisées à la vente ;
Et sur ces 148 plantes autorisées, ils n’ont pas le droit de conseiller les gens sur la façon de les utiliser pour se soigner !Un herboriste peut être condamné simplement pour avoir dit qu’une tisane au thym ou au romarin soigne un rhume ou un mal de gorge !

Et pendant ce temps-là, les pharmaciens vendent massivement du Doliprane sans la moindre restriction, alors que ce médicament est la cause numéro 1 des hépatites fulminantes en Occident !

Écoutez Thiery Thévenin, auteur de « Plaidoyer pour l’herboristerie » :
« Les pharmacies devraient d’abord balayer devant leur porte avant de s’en prendre aux personnes qui s’intéressent aux plantes. À ma connaissance, l’herboristerie de la place de Clichy n’a intoxiqué personne. Il faut relativiser la dangerosité des plantes. En revanche, combien de gens ont-ils été envoyés à l’hôpital à cause des médicaments ? »
Voilà pourquoi Thierry Thévenin se bat, avec d’autres, pour recréer un diplôme d’herboriste, comme il en existe en Allemagne, en Belgique ou en Suisse.

Et figurez-vous que le Sénat en France a décidé de s’emparer du sujet !À quelle sauce allons-nous être mangés ?Le 18 avril 2018, le Sénat a lancé une « mission d’information le développement de l’herboristerie et des plantes médicinales, des filières et métiers d’avenir ».

En apparence, cette mission semble être un progrès. Enfin on parle de ce sujet !

Le sénateur chargé de préparer le « rapport », Joël Labbé est d’ailleurs un écologiste sincère, convaincu de l’intérêt de l’herboristerie.

Et pourtant, mon premier réflexe a été d’avoir peur.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que le parti au pouvoir, « En Marche », est très proche de Big Pharma.

Pensez à la loi sur les 11 vaccins obligatoires… à l’offensive contre l’homéopathie… au déchaînement de la répression contre les thérapeutes « alternatifs ».

Croyez-moi : jamais Emmanuel Macron ni la ministre de la Santé Agnès Buzyn n’autoriseront la libération de l’herboristerie !

Et ma petite enquête a confirmé ma première intuition. Savez-vous qui est la présidente de cette mission d’information ?

Une pharmacienne !

Et pas n’importe laquelle : il s’agit de la sénatrice Corinne Imbert, une des plus ferventes défenseurs du lobby des pharmaciens ! [2]

Ces dernières années, elle s’est même élevée contre l’interdiction d’asperger les vignes avec des pesticides lorsqu’elles sont à côté de zones d’habitation ! [3] 

Dans une autre intervention, elle souhaite mettre fin au monopole de la vaccination par les médecins, demandant que d’autres professionnels de santé puissent vacciner massivement. [4]

Et même sur cette fameuse mission parlementaire, Corinne Imbert n’a pas fait mystère de ses intentions !!! Elle l’a dit dans la presse, très explicitement : [5]Il n’est pas question pour elle de reconnaître un diplôme d’herboriste ;
Ce qu’elle veut, en revanche, c’est un « encadrement » du secteur !
Et au cas où vous auriez un doute sur cet « encadrement », voici ce qu’elle explique :
« Il faut aussi faire attention. Il y a eu des travaux de fait sur des dérives sectaires, sur le danger que peut représenter, pour certains patients qui souffrent de pathologies lourdes, l’arrêt de traitement au bénéfice de médecines naturelles. Attention, il ne faut pas tomber dans le charlatanisme et dans des dérives sectaires, parce que ça existe, ça a existé et ça peut encore exister. Il faut avant tout préserver la sécurité sanitaire ».
Sa préoccupation, vous l’avez compris, n’est pas DU TOUT de permettre aux citoyens de se soigner naturellement, avec des plantes.

C’est tout le contraire ! Elle veut rendre le cadre actuel encore plus restrictifqu’avant !

Croyez-moi, je vais suivre ce dossier avec LA PLUS GRANDE ATTENTION.

Et comptez sur moi pour vous appeler à vous mobiliser s’il le faut !

Votre dévoué,

Guillaume Chopin
Association Santé Naturelle

3 octobre 2019

Cette vaste pollution dont on ne parle jamais

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 12:23

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Cher(e) ami(e) de la Santé,

Chaque année, les Français achètent plus de 3 milliards de boîtes de médicaments…

…ce qui représente près de 200 000 tonnes de médicaments ! 

Et savez-vous qui « trinque » le plus ?

Bien sûr, il y a les patients :

Des millions de Français avalent des médicaments anti-cholestérol (statines) tous les jours

…alors qu’il n’a jamais été prouvé qu’ils sauvent des vies1.

Des millions de Français prennent tous les jours des médicaments anti-dépresseurs…

…alors que les études scientifiques récentes montrent qu’ils sont globalement inefficaces2.

Des millions de Français utilisent tous les jours des médicaments anti-acides (IPP) contre les brûlures d’estomac…

…alors que ces pilules sont soupçonnées de provoquer des crises cardiaques3, des maladies d’Alzheimer4 ainsi que des problèmes rénaux graves5.

Clairement, c’est le patient la première victime des excès du « tout médicament chimique ».

Mais il y a un autre scandale, dont on ne parle jamais.

C’est que le « tout médicament chimique » frappe aussi ceux qui ne prennent aucun médicament !!

Dans l’eau de notre planète : antibiotiques, anti-inflammatoires, pilule, etc.

Car savez-vous où finissent les milliers de tonnes de médicaments ?

Dans les eaux naturelles de notre planète !

Tout récemment, des chercheurs français ont découvert un anti-inflammatoire très répandu, le Diclofénac… dans la chair des poissons du littoral, près de la ville de Cannes6 !

Pire : les mêmes chercheurs se sont intéressés à l’eau qui sort des stations d’épuration, censées « purifier l’eau » que nous buvons au robinet.

Ils ont cherché quatre médicaments précis… et ils ont trouvé les quatre… 4 sur 4 !

    • Deux anti-inflammatoires (Ibuprophène et Diclofénac)

    • Un antibiotique (Sulfaméthoxazole)

  • Et un anti-convulsant (Carbamazépine)

A l’échelle de la planète, c’est encore plus terrifiant.

Selon les chercheurs de l’équipe de Francesco Bergoli :

« Plus de 10 000 km de rivières, dans le monde entier, contiennent des concentrations supérieures à 100 nanogrammes par litre de Diclofénac, soit au-delà du seuil d’alerte de l’Union Européenne.

2 400 tonnes de diclofenac sont consommées chaque année, il en reste des centaines de tonnes dans les déchets produits par l’homme. 7 % d’entre elles sont filtrées par les plantes des stations, 20 % par les écosystèmes… le reste part à l’océan. »7

Et il n’y a pas que le Diclofénac.

Des chercheurs britanniques ont analysé 711 cours d’eau dans 72 pays différents.

Ils ont cherché 14 antibiotiques, et savez-vous ce qu’ils ont découvert ?

Dans 100 % des cours d’eau, ils ont trouvé au moins un de ces 14 antibiotiques… à des niveaux supérieurs au seuils « acceptables »8 !!

Il faut regarder cette vidéo, qui montre que 70 à 80 % des résidus de médicaments se retrouvent dans les eaux naturelles, avec des conséquences catastrophiques pour les poissons !

La truite, par exemple, change de sexe en grandissant, à cause des pilules contraceptives répandues dans l’eau !

On trouve aussi des crevettes sous Prozac qui changent drastiquement de comportement9.

Et il n’y a pas que l’eau, hélas.

Il y a l’air, aussi, via les usines de Big Pharma :

Big Pharma participe gravement au réchauffement climatique !

L’année dernière, le site Médiapart révélait qu’une des usines de Sanofi rejetait des substances ultra-toxiques dans l’atmosphère !

L’association France Nature Environnement (FNE) avait dénoncé des rejets de « matières dangereuses à des taux astronomiques » sur le site où est produit l’antiépileptique Dépakine10 !

Mais c’est le cas de toutes les usines pharmaceutiques partout dans le monde !

On n’en parle jamais, ou presque…

Mais l’industrie pharmaceutique est un agent majeur du réchauffement climatique11 !

Au total, « les émissions mondiales totales du secteur pharmaceutique s’élèvent à environ 52 mégatonnes de CO2 en 2015, soit plus que les 46,4 mégatonnes de CO2 produites par le secteur automobile la même année »12

Vous avez bien lu : la fabrication de médicaments pollue plus que la fabrication de voitures !!

Voilà une raison de plus de privilégier les alternatives naturelles aux médicaments !

Bien sûr, il y a quelques médicaments indispensables, qu’il faut continuer à fabriquer, coûte que coûte.

Mais il y a aussi énormément de médicaments qui ne servent à rien (80 %, selon le Pr Even13)…

…et beaucoup qui peuvent être remplacés avantageusement par des remèdes naturels !

Voilà une bonne raison de PLUS pour sortir du « tout médicament chimique », c’est urgent !

Votre dévoué,

Guillaume Chopin

Voir les sources. 

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28 juillet 2019

La mauvaise foi flagrante qui voudrait que…

Filed under: APPEL à DIFFUSER,Uncategorized — denisdonikian @ 5:41

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Les pesticides ne seraient pas dangereux
pour la santé !

Dans sa lettre DIRECTE SANTE, Gabriel Combris décerne fort justement un diplôme de mauvaise foi au nouveau ministre de l’Agriculture, M. Didier Guillaume qui a déclaré sur RTL : « C’est aux scientifiques de faire la preuve qu’il y a des conséquences à l’usage des pesticides. Il y a peut-être des soupçons, mais il n’y a aucune preuve scientifique ».

En effet, ce responsable politique a fait la preuve soit qu’il est d’une ignorance crasse sur les sujets qu’il est censé légiférer, donc incompétent dans sa fonction publique, soit qu’il est un menteur professionnel rétribué pour entériner le feu vert aux lobbies empoisonneurs de l’humanité. Les preuves scientifiques qu’il réclame lui crèvent pourtant les yeux, montrant à quel point les pesticides représentent une gigantesque menace sanitaire.

Gabriel Combris ajoute qu’on est presque au niveau du célèbre lobbyiste de Monsanto, Patrick Moore, venu dire à la télévision qu’on pouvait parfaitement « boire du glyphosate » – l’herbicide contenu dans le Round-Up – avant de quitter le plateau, et que le journaliste lui en ait proposé un verre ! – sujet sur lequel je vais revenir plus loin.

Voici les principaux résultats officiels en question, tous de source vérifiable :

Cancer et retard mental chez les enfants

Des chercheurs de Louvain et de Toulouse ont passé en revue l’ensemble des études scientifiques sur le lien entre pesticides et cancer de l’enfant. Cette méta-analyse, présentée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a conclu à « une augmentation statistiquement significative du risque de voir apparaître des tumeurs cérébrales de même que des leucémies chez les enfants exposés ».
Ce sont les expositions directes qui ont été analysées, pour un usage domestique intérieur : pesticides, traitements d’animaux de compagnie, traitements contre les puces et les tiques, mais aussi répulsifs anti-moustiques et produits anti-moustiques.

Il est à noter qu’une étude précédente avait montré, dans l’Etat de New-York, que dans des zones traitées avec des pyréthrinoïdes pour éliminer certains moustiques, on avait constaté une augmentation de 25 % du nombre d’enfants autistes ou souffrant d’un retard de développement mental.
Par ailleurs, une autre étude sur des enfants de 8 à 15 ans a montré que ceux dont les urines contiennent le plus de résidus de pesticides organophosphorés ont un risque accru de souffrir d’un déficit de l’attention et d’hyperactivité.

Cancers chez les adultes

Une étude menée sur des femmes vivant à New York a montré un lien entre l’exposition aux pesticides domestiques et le cancer du sein. Une autre étude menée sur des agriculteurs a montré une augmentation du cancer de la prostate de 40 % chez les hommes exposés au DDT et aux pesticides organochlorés.

Enfin, une étude épidémiologique française, publiée en octobre 2018 dans la revue JAMA Internal Medicine, indique que les consommateurs habituels d’alimentation issue de l’agriculture biologique (qui n’utilise pas de pesticides) ont un risque de cancer réduit de 25 %, par rapport à ceux qui consomment du standard chimiqué de la grande distribution.

Cette relation était particulièrement marquante pour les cancers du sein chez les femmes ménopausées (-34 % de risque) et les lymphomes (-76 % de risque).

Maladie de Parkinson

Les pesticides seraient en cause dans l’augmentation considérable de la fréquence de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs (+ 70 % chez les agriculteurs nord-américains).

Gabriel Combris suggère aux conseillers du ministre de l’Agriculture de lui rappeler à l’occasion, qu’en France, les autorités reconnaissent le statut de maladie professionnelle pour les agriculteurs touchés par le Parkinson.
Les principaux pesticides soupçonnés de jouer un rôle dans le déclenchement de la maladie sont le paraquat, la roténone, ou encore le chlordécone, utilisé notamment dans les bananeraies en Martinique, et à l’origine de nombreux cancers de la prostate et de myélome (et qui pose encore problème 25 ans après son interdiction en 1993).

Réduction des spermatozoïdes

Lors d’une étude sur la baisse de qualité du sperme en France, on a remarqué que les régions agricoles étaient les plus touchées par le phénomène. Pour valider l’hypothèse d’un lien avec l’exposition aux pesticides, d’autres chercheurs ont suivi 155 hommes venus consulter pour des problèmes de fertilité : ceux qui consommaient les fruits et légumes contenant le plus de résidus de pesticides avaient 49 % de spermatozoïdes en moins et un sperme de moins bonne qualité dans 32 % des cas.

Risque de diabète multiplié par deux

D’après une étude menée sur des agriculteurs, ceux qui répandent des insecticides organochlorés au moins 100 jours par an auraient entre 50 % et 100 % de risque en plus d’avoir du diabète selon le produit utilisé.

Retour sur le glyphosate

En fait, le lobbyiste de Monsanto, Patrick Moore, n’avait pas vraiment tort si l’on se rapporte à la déclaration de Monsanto : « LE ROUND UP est INOFFENSIF !… » Mais la supercherie de Monsanto a été prouvée par le Pr. Séralini.

Avec ses collègues, le Pr Séralini a fait des analyses par spectrométrie de masse pour savoir exactement ce qu’il y avait dans le Round Up, c’est-à-dire les composés tenus sous secret industriel par le brevet. Or Monsanto n’a déclaré que le glyphosate comme principe actif, les additifs étant donc considérés sans objet. Et pourtant, ce qui a étonné nos chercheurs, c’est que les rats testés aux effets du glyphosate seul n’avaient pas de problèmes importants, alors que ceux testés aux formules Round Up souffraient d’intoxications graves apparentées à celles provoquées par les dérivés du pétrole, comme les dioxines.

Des analyses ciblées ont justement aboutit à découvrir des dérivés du pétrole couplés et brûlés avec des graisses animales, ceci générant des composés extrêmement corrosifs du type polyéthylène-amine. Ces dangereux toxiques que l’on appelle des POEA avaient été interdits dans 130 compositions de glyphosates par Ségolène Royale… mais cette interdiction n’a pas  été suivie d’effet par le géant… qui se place au-dessus des lois !
En particulier on trouve dans tous les glyphosates de l’arsenic, dangereux poison bien connu qui a été utilisé comme herbicide jusqu’après la seconde guerre mondiale, puis interdit en 1974, ce que Monsanto savait parfaitement lorsqu’il a lancé le Round Up.

Par ailleurs – des essais ayant été effectués – ont montré que l’action herbicide du glyphosate seul ne marche pas, alors que les additifs cités appliqués seuls fonctionnent parfaitement bien – ceci signifie que le glyphosate n’est qu’un leurre pour détourner et capter l’attention des organismes de contrôles – ceci confondant ROUND UP et GLYPHOSATE.

En outre les essais de toxicité demandés à Monsanto ont toujours été négatifs puisqu’ils les effectuent toujours avec le glyphosate seul sans les poisons additifs cachés ! Et personne n’a jamais relevé cette supercherie. Monsanto devrait être lourdement condamné pour fraude grave de déclaration.

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23 juillet 2019

Hommage de Georges Festa à Martine Hovanessian

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 2:01

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Je retiens son regard à la fois passionné et blessé,

ses ecrits tentant de reconstituer la trame rompue sans s’y enfermer,

et surtout ses dialogues avec d’autres diasporas dont les miennes –

Martine etait une passeuse d’espoir et de parole,

cette écharpe d’Iris qui sauve des tentations faciles de l’oubli et de la

manipulation

– aux enfers il y aura toujours un.e Orphee sauvant les mille et un.e

Eurydices que nous sommes.

Georges Festa

21 juillet 2019

Sauver la vie

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 12:13

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Les mots de FRANÇOIS RUFFIN à l’Assemblée Nationale.

« Le permafrost du Pôle Nord fond 70 ans plus tôt que prévu, et c’est une catastrophe.
Voilà la nouvelle écologique, la nouvelle dramatique du jour.
Hier, dans la ville la plus au Nord du monde, à Alert, au Canada justement, un record de chaleur a été enregistré, +21°, à Alert, donc,
une ville qui porte bien son nom, car ça devrait nous alerter.
On va crever de chaud.
On va crever tout court.
On fabrique l’enfer sur Terre, avec les température de l’enfer.
Je suis sûr que, le soir, nus, entre vos draps, dans le silence de vos consciences, vous êtes comme inquiets, angoissés pour vos enfants. Je le suis pour les miens. L’envie de chialer, quand je songe au monde dévasté qui se dessine, qu’on leur laissera.

Cette inquiétude, cette angoisse, dans vos rangs, dans tous les rangs, dans notre commune humanité, nous la partageons. Mais le matin revient, le costume, le maquillage, la fonction.

Et alors, vous nous proposez quoi ?
Le Ceta.
Le Canada Europe Trade Agreement.
Un traité de libre échange, un de plus.
Qui comporte 96 fois le mot concurrence, mais zéro fois le mot réchauffement, zéro fois biodiversité.
Dont le « grand absent est le climat ».

Et c’est pas moi qui le dis, c’est le rapport Schubert, commandé par le Premier ministre lui-même. Des experts qui tranchent franchement : oui, l’Europe pourra bien importer de la viande bovine nourrie aux farines animales, dopée aux antibiotiques, avec 46 molécules en prime, l’Acéphate, l’Amitraz, l’Atrazine, 46 molécules, qui détruisent les rivières ou refilent le cancer, 46 molécules interdites en France, interdites à nos agriculteurs, et que nous allons pourtant importer dans nos assiettes.

Contre tout ça, le rapport l’affirme clairement: « Rien n’est prévu ». Les mêmes experts redoutent, je les cite, « une harmonisation par le bas ». Et ils concluent : « Le Ceta ne donne pas la priorité à la protection de l’environnement ou à la santé ».

Mais quelle est alors votre priorité ?
Le commerce.
Le commerce.
La planète brûle, mais pour vous c’est business as usual.

« Le libre-échange est à l’origine de toutes les problématiques écologiques. Ce n’est pas en installant trois éoliennes qu’on va y arriver. » C’est pas moi qui le dis, à nouveau. C’est Nicolas Hulot. Et il poursuit : « Mais, avant que nos élites l’intègrent, je pense qu’on sera tous calcinés. »
Voilà les élites que vous êtes.
Des élites inconscientes.
Des élites qui calcinent la planète.
Des élites qui portent la mort.

Mais pourquoi, bon sang ? Pourquoi vous, votre majorité, le président de la République, la Commission européenne, pourquoi vous allez ratifier cet accord ? Parce que vous n’êtes pas au service des Français, ni de l’Europe. Vous êtes au service des lobbies. Inconsciemment, sans doute, mais vous êtes au service des lobbies.
Oui, car ce traité n’est pas né des peuples qui se seraient dits, tiens, on va se tendre la main par-dessus l’océan, et pour ça, on va négocier
2 344 pages de réglementation et signer un Trade Agreement. Heureusement, l’amitié entre les Français et les Canadiens, les échanges de chansons, de littérature, d’idées, d’amour, de soldats aussi, n’ont pas attendu cette cochonnerie de Ceta pour ça.

Non, ce traité est né d’un lobbyiste.
Je peux le nommer.
Jason Langrish, avocat d’affaires, qui préside à Toronto « la table ronde de l’Energie », c’est-à-dire le lobby du pétrole.
Et derrière lui, il a rassemblé 17 lobbies.
Je peux les nommer, aussi.
Ce sont les Canadian Manufacturers, la fédération européenne des industries pharmaceutiques, l’association canadienne de l’industrie chimique, Business Europe. Et derrière ces lobbies, Arcelor, Monsanto, Alcan, Total, Lafarge, Rio-tinto, les pires firmes.

Les clients de M. Jason Langrish, les pétroliers, peuvent d’ores et déjà se frotter les mains. Depuis l’automne 2017, depuis deux ans à peine que le Ceta est « expérimenté », les exportations de pétrole canadien vers l’Europe ont bondi : +63 % ! Du pétrole issu, pour beaucoup, des sables bitumineux qui ravagent l’Alberta, mais qu’importe. Et qu’importe, également, que ce pétrole émette moitié plus de gaz à effet de serre que le conventionnel.

Consciemment ou inconsciemment, voilà quels intérêts vous privilégiez.

Toute la société française aujourd’hui est contre cet accord.
Toute la gauche, ici.
La droite, pour l’essentiel.
Les syndicats de travailleurs, tous les syndicats de travailleurs.
Les syndicats d’agriculteurs, tous les syndicats d’agriculteurs.
Les assos environnementales, toutes les assos environnementales.
Vous êtes seuls.
Vous êtes seuls avec le Medef.
Vous êtes seuls avec Jason Langrish et ses amis, ses amis des multinationales.
Vous êtes seuls.
Je n’en appelle pas à vous.
Je n’espère rien de vous.
J’en appelle aux citoyens.
Aux citoyens français.
Aux citoyens canadiens.
Pour coopérer ensemble, bien sûr, par-dessus l’Atlantique.

Pour remettre comme priorité, naturelle, normale, évidente, l’environnement et la santé, avec loin derrière le commerce, loin derrière la balance commerciale, loin derrière le taux de croissance, loin derrière ces obsessions d’experts comptables. Pour que Alert, chez vous, au Canada, ne concurrence pas notre Côte d’Azur.

Amis canadiens, amis picards, nous ne pouvons pas laisser tous les Jason Langrish, de chez vous ou de chez nous, tous leurs amis des firmes, tous leurs larbins parlementaires, nous conduire, nous et la planète, droit dans le mur écologique.

Nous devons changer de direction. Nous devons appuyer sur le frein. Nous devons leur reprendre le volant des mains »

12 juillet 2019

L’horreur alimentaire

Filed under: APPEL à DIFFUSER,ARTICLES,QUESTIONS de SANTE — denisdonikian @ 6:51

Lettre de NUTRI-SANTE

par Benoit Dauriac

 

Des cochons par millions… et du miel sans abeilles

… bienvenue dans l’Horreur Alimentaire !!

Très chers amis,

Que voyez-vous sur la photo ci-dessous :

  • Un hôtel de luxe dans la montagne ?

  • Une HLM dans la verdure ?

  • Un lycée construit en pleine forêt ?

Usine à cochon en Chine

Eh bien, vous êtes très loin du compte.

C’est l’élevage de porc de Guangxi Yangxiang Co Ltd en Chine.

De loin, ça a presque l’air un peu bucolique là-bas dans les montagnes du Yaji.

De près, c’est tout simplement L’HORREUR ALIMENTAIRE.

Les deux premiers bâtiments de 7 étages accueillent déjà des milliers de truies.

Quatre autres bâtiments, dont l’un fera 13 étages, accueilleront bientôt de nouveaux cochons.

Cette “usine à cochons” abritera à terme 30 000 truies… et produira jusqu’à 840 000 porcelets par an !!

En Chine, c’est la première “ferme” de cette dimension, mais elles vont éclore un peu partout pour nourrir la population.

Je suis sûr que ces usines produiront même des cochons “bio”, selon les normes locales.

Et demain peut-être, les petits porcelets finiront dans nos supermarchés…

Même si depuis le début de l’année, c’est tout l’inverse qui se produit.

Avec l’épidémie de peste porcine africaine (PPA) – non transmissible à l’homme – la Chine doit abattre des millions de porc et même importer des cochons.

Mais dès que l’agriculture chinoise aura surmonté cette crise sanitaire, on peut imaginer que des porte-containers entiers, chargés de cochons élevés dans ces usines… se déverseront dans le port du Havre ou à Rotterdam.

Et ça a déjà commencé avec des tas d’autres produits.

Si vous avez acheté du miel récemment, vous avez probablement touché du doigt, sans le savoir, “l’horreur alimentaire”.

Même si vous avez acheté du “miel de montagne” ou du « miel bio ».

Avec le jeu subtil des étiquetages, plus personne ne connaît aujourd’hui la véritable origine des aliments que l’on achète.

“Origine UE et Non UE” : cette escroquerie est légale et généralisée

Quand vous voyez un miel bio origine “Origine UE et non UE”, cela veut dire qu’il y a peut-être 10% de miel européen bas-de-gamme dans le pot, et le reste vient probablement de Chine.

Et encore, quand on parle de “miel chinois”, tous les industriels savent que c’est un affreux abus de langage.

“ Là-bas, chez nos fournisseurs, je n’ai jamais vu de ruches ! Juste des laboratoires qui fabriquaient des sucres liquides. En réalité, c’est un assemblage de sirop de glucose et de différents sucres, de colorants, arômes, pollens et diverses substances mystérieuses dont seuls les Chinois connaissent le secret !”

Celui qui révèle ce scandale, c’est Christophe Brusset.

Cet homme est un “repenti” de la mondialisation alimentaire.

Il a été “trader” dans l’agro-alimentaire pendant 25 ans.

Il a monté les pires escroqueries… acheté les produits les plus infâmes… trouvé les astuces les plus ignobles pour tromper le consommateur…

… avant de tout arrêter, écoeuré par ce qu’il a fait et vu pendant toutes ces années.

Vous vous demandez peut-être comment il est possible qu’en France, du miel vendu en supermarché puisse être du “faux miel”, fabriqué sans la moindre abeille…. dans une usine chinoise ?

C’est très simple.

Je vais vous expliquer.

Les industriels ont une imagination sans limite : ils envoient du mauvais miel chinois au Brésil, et il revient comme “Miel d’Amazonie”

Par exemple, pour réussir à importer du “faux miel” chinois aux Etats-Unis, voici la technique employée par un gros fournisseur allemand :

« Il exporte massivement du miel chinois dans des pays comme l’Argentine, le Vietnam ou l’Inde. Là-bas, il change les étiquettes, et le réexporte tel quel avec un faux certificat d’origine”.

On a la même chose dans les rayons des supermarché en France.

Si vous voyez “Miel d’Amérique latine”, méfiance.

Ces pays exportent leur vrai miel vers les Etats-Unis, pas en Europe : il y a beaucoup de chance pour que ce soit du miel chinois ré-étiqueté, et expédié depuis le Mexique.

Hélas, il n’y a pas que le miel qui est “traficoté”.

Il vous arrive peut-être de craquer pour une bonne tartine à la confiture de fraises.

Si vous la faites vous-même, très bien : elle sera sûrement moins gorgée de sucre, et puis les fraises seront… des fraises.

Mais si vous achetez un pot de confiture dans un supermarché, c’est une autre histoire.

Il y beaucoup de chances qu’au lieu de manger de la fraise, de la framboise, ou des cerises, vous mangiez du… sureau.

Même la confiture de fraise est truquée

Oui, c’est un des concentrés de fruits les plus vendus au monde : et bizarrement, personne n’en a jamais entendu parler.

Mais pourquoi diable mettraient-ils du sureau dans notre confiture de fraises ?

« La réponse est simple : le jus de sureau est le moins cher des jus de fruits rouges. Il est très coloré, son goût pas très marqué, il se mélange donc très bien, très discrètement avec les autres fruits rouges. Il est très fréquent que du jus de sureau remplace tout ou partie de fruits plus chers (comme les fraises, les framboises, les cerises ou les groseilles) dans les coulis, confitures et autres préparations aux fruits».

Même chose avec les délicieuses glaces à la vanille. Sur la liste des ingrédients, vous verrez sûrement “gousses de vanilles épuisées”.

Et personne ne se demande jamais ce que c’est. Eh bien, je vais vous le dire.

Ce n’est rien d’autre qu’un déchet.

C’est ce qui reste de la vanille, après l’extraction chimique des arômes (à l’hexane, une substance cancérigène).

“C’est une poudre noire sans saveur, comme du marc de café, qui ne sert que de « marqueur visuel », c’est-à-dire faire croire qu’on a mis de la vraie bonne vanille pour donner le goût”.

Je ne vais pas lister ici toutes les techniques perfides de l’industrie alimentaire : vous les retrouverez dans le dernier livre de Christophe Brusset : Et maintenant on mange quoi ?

Si je vous dis ça, c’est parce qu’il faut prendre conscience (je suis sûr que c’est déjà votre cas à vous) – qu’on est arrivé dans l’ère de l’horreur alimentaire.

Il me semble qu’il est de notre devoir à chacun d’informer le maximum de personnes de ce qu’il y a dans nos assiettes :

“L’Aile ou la Cuisse” ce n’est plus du cinéma : informez vos proches de ce qu’ils achètent

Vous qui vous intéressez déjà à la santé, vous êtes sûrement déjà conscient de tout ça.

Alors, parlez-en autour de vous, alertez vos enfants, petits-enfants, amis…

Il y a 10 ans encore, les gens souriaient poliment quand on tenait ce genre de propos.

Mais aujourd’hui, même les plus réfractaires à l’alimentation saine, commencent à ouvrir les yeux.

Et ils ont raison, car c’est “L’Aile ou la Cuisse” tous les jours au supermarché.

Vous vous souvenez de ce film de Claude Zidi, avec Louis de Funèset Coluche ?

Hélas, les usines Tricatel sont aujourd’hui partout.

Et le pire, c’est qu’elles prétendent proposer des produits sains : “sans gluten”, “végétarien”, “bio”, etc.

Alors qu’elles produisent des produits de plus en plus transformés et pollués.

Alors que faire ?

Réflexe de survie n°1 : se « désaccoutumer » du supermarché

La meilleure chose à faire pour sa santé aujourd’hui, c’est de se tenir à l’écart de son supermarché.

Au premier abord, cela parait compliqué, parce qu’on a l’habitude d’y aller, c’est une sorte de rendez-vous hebdomadaire.

Certains apprécient ce tour des rayons qui débordent d’emballages aguicheurs… d’autres détestent, mais tout le monde y va !

Mais en fait, si on recentre son alimentation autour des seuls produits bruts, vous allez voir que c’est beaucoup plus simple de se passer de son supermarché.

L’ennemi, ce sont les produits transformés, cuisinés à votre place.

Si vous achetez des produits simples, les risques sont déjà beaucoup plus limités.

    • Pour les fruits et les légumes, il y a le marché (étals bio), le magasin bio, ou les circuits courts type “Amap” ;

    • Pour la viande ou le poisson, c’est encore possible de trouver des bons artisans qui s’approvisionnent auprès des meilleurs éleveurs ou pêcheurs ;

    • Pour les produits laitiers, si vous avez la chance d’avoir accès à des producteurs, n’hésitez pas ; prenez du bio au supermarché ou au magasin bio ;

    • Vous pouvez acheter des oeufs bio assez facilement aujourd’hui, même au supermarché ;

    • Pour les céréales, légumineuses, mais aussi les épices, herbes, condiments ou encore les huiles végétales vierges, allez plutôt au magasin “bio” ;

  • Pareil pour les produits d’épicerie comme le chocolat noir, le thé ou le café, le sucre et le café.

Tout le reste, ce sont des produits qui ne sont pas nécessaires :

Faites-les vous même ! (et chassez ces cochonneries de vos placards)

C’est une habitude très récente que d’acheter autant de produits tout faits.

Il y a 30 ans à peine, vous aviez moitié moins de produits industriels dans les placards de votre cuisine.

Un des premiers « intrus » à faire son entrée de façon massive dans les foyers, c’était la sauce tomate en pot, à la fin des années 80.

Bien sûr, il faut accepter de passer quelques minutes à couper et faire cuire vos tomates, à les faire revenir à feux doux avec un peu d’ail, des oignons et de l’huile d’olive.

Cela demande 15 minutes de préparation, et vous aurez une délicieuse sauce tomate, plutôt que d’acheter un pot de sauce tomate, truffé de conservateurs, de sucres, d’arômes… ou de tomates concentrées venues de Chine, bourrées d’additifs chimiques et de pesticides.

Pour les biscuits, même chose : en 20 minutes seulement, vous aurez de délicieux cookies au chocolat maison qui régaleront vos enfants ou petits-enfants.

Et c’est incomparablement meilleur que toutes les cochonneries que vous trouverez dans les rayons des supermarchés : Pepito, Granola, Choco BN, et autres…

Bien sûr, tout ça demande plus de temps et c’est parfois un peu plus cher.

Mais croyez-moi, c’est un des gestes les plus importants que vous pouvez faire pour votre santé.

Et ce geste  fait aussi du bien à la planète (pensez aux usines et aux emballages qui produisent toutes ces denrées)… ;  et aux animaux (pensez une seconde au petit million de porcelets entassés dans les 13 étages de l’usine à cochons chinoise).

Et surtout, en abandonnant tous les produits transformés, vous verrez des effets spectaculaires très vite sur votre santé, même en quelques semaines.

Ça pourrait être votre défi de l’année ==> “Objectif : zéro produits transformés”.

Bon appétit et à très vite !

Benoit Dauriac

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10 juillet 2019

Génocides des abeilles, ça continue !

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 4:50
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MESSAGE de POLLINIS

Chère amie, cher ami,

C’est une bataille au coude à coude contre les lobbys de l’agrochimie qui est en train de se jouer à Bruxelles, et POLLINIS a besoin de vous aujourd’hui, de votre engagement et de votre soutien financier pour arriver au bout de ce combat pour sauver les abeilles, la nature et le monde que nous laisserons demain à nos enfants…

… Il y a urgence.

Le 16 juillet prochain, un vote décisif aura lieu à Bruxelles, qui décidera ni plus ni moins de la survie des pollinisateurs en Europe.

Ce vote, c’est celui des « tests abeilles » (1) pour lesquels nous nous battons sans relâche depuis des années…

Ces nouvelles procédures d’évaluation des pesticides, élaborées par des scientifiques inquiets du déclin des pollinisateurs en Europe, et validées par les autorités sanitaires françaises (ANSES) et européennes (EFSA), permettraient – enfin ! – de connaître la toxicité réelle des pesticides sur les abeilles.

… avant qu’ils soient autorisés sur le marché et déversés en quantité astronomique dans nos champs…

Très concrètement : ces « tests abeilles » sont aujourd’hui notre SEULE chance d’en finir avec les pesticides tueurs d’abeilles, notre unique espoir de stopper le massacre dramatique des pollinisateurs et du vivant…

… Mais l’industrie de l’agrochimie en a décidé autrement…

Déterminés à continuer de vendre massivement leurs produits, les puissants lobbys de Bayer-Monsanto, BASF, Syngenta-ChemChina et des autres multinationales de l’agrochimie, infiltrés partout à Bruxelles, exercent en ce moment même des pressions énormes sur les responsables politiques pour faire enterrer ces procédures d’évaluations – malgré les enjeux colossaux pour les abeilles, l’environnement et la santé de toute la population.

Et voici pourquoi :

Si ces nouveaux « tests abeilles » sont votés et adoptés en Europe, 77% des pesticides actuellement commercialisés et utilisés sur nos terres seraient définitivement interdits, au vu des risques sérieux qu’ils représentent pour les abeilles et l’ensemble des pollinisateurs ! (2)

On ne parle pas d’un ou de deux pesticides… mais bel et bien de 7 pesticides sur 10 qui ne passeraient pas les nouveaux tests !!!

Une bonne nouvelle pour les abeilles et tous les pollinisateurs sauvages qui meurent par milliards chaque année… mais un véritable coup de massue pour l’agrochimie qui risquerait de voir ses millions d’euros de bénéfices fondre comme neige au soleil !

Alors pour s’assurer que ces tests ne soient jamais appliqués et que personne ne découvre les réels effets délétères de leurs pesticides sur les abeilles, les autres pollinisateurs et tous les organismes vivants, les lobbys de l’agrochimie ont sorti l’artillerie lourde :

Ils multiplient les moyens de pression sur la Commission européenne, font du chantage à la délocalisation, promettent à tort des menaces bio-invasives et un retour à une agriculture moyenâgeuse, dépensent des millions pour produire des études biaisées et blanchir leurs produits, décrédibilisant ainsi le travail de scientifiques indépendants, s’infiltrent à la Commission européenne et participent aux prises de décisions concernant leurs produits…

… les mêmes techniques bien rodées qui ont autrefois servi à couvrir les plus gros scandales sanitaires comme l’amiante, le Médiator, les pesticides néonicotinoïdes…

Et malheureusement, leurs manœuvres aussi insupportables que scandaleuses fonctionnent toujours :

  • Pour gagner du temps et continuer à vendre leurs pesticides toxiques, les lobbys de l’agrochimie sont parvenus à repousser 27 fois le vote des « tests abeilles » depuis 2013…

  • Pire encore : leur dernier coup de maître leur a permis d’obtenir avec la bénédiction de la Commission européenne – et contre l’avis des scientifiques de l’EFSA, l’autorité sanitaire européenne – une révision des procédures d’évaluation afin que soient supprimés de la liste, TOUS les tests qui compromettraient la présence de leurs pesticides sur le marché…

… balayant ainsi d’un revers de main des années de recherches scientifiques pour construire des tests de toxicité fiables qui protègent réellement les abeilles ; piétinant des années de combats d’ONG comme la nôtre et de mobilisation citoyenne, pour voir ces procédures appliquées…

Nous ne pouvons pas laisser les lobbys saboter notre seul espoir d’enrayer le déclin catastrophique des pollinisateurs et de protéger notre environnement, et la santé de toute la population !

S’il vous plaît, faites dès maintenant un don à POLLINIS pour nous aider à organiser la résistance sans tarder, et forcer la Commission européenne à adopter les « tests abeilles » dans leur totalité.

Et il n’y a pas une minute à perdre :

Il ne se passe pas une semaine sans qu’une nouvelle étude scientifique confirme ce que nous dénonçons depuis des années, et légitime le combat que nous menons ensemble…

La dernière en date est une étude australienne, dont les conclusions font froid dans le dos : plus de 40% des insectes du monde entier sont en déclin, dont près de 80% des insectes volants en Europe ! A ce rythme-là, une grande partie des pollinisateurs pourraient avoir totalement disparu dans quelques décennies… (3)

… et les conséquences seraient tragiques, comme le rappelle le dernier rapport de l’IPBES : « plus de 75% des principales cultures mondiales destinées à l’alimentation dépendent d’une manière ou d’une autre de la pollinisation animale » – et plus de 80% des plantes à fleurs, des buissons et des arbres de notre continent …

Il y a urgence à agir pour stopper cette catastrophe…

Aujourd’hui, plus que jamais, notre temps est compté : il ne nous reste que quelques jours pour affûter nos armes avant le vote crucial des « tests abeilles » qui aura lieu à Bruxelles le 16 juillet.

Pour organiser une riposte citoyenne efficace et avoir une chance contre les puissants lobbys de l’agrochimie, qui sacrifieraient sans vergogne l’environnement, l’ensemble de la biodiversité et même la santé de la population pour protéger leurs millions…

nous ne pouvons pas espérer rivaliser sans un minimum de moyens.

C’est pourquoi aujourd’hui je fais appel à vous et à votre engagement de toute urgence pour nous aider à bannir une fois pour toutes les pesticides tueurs d’abeilles de notre territoire avant qu’il ne soit trop tard…

► JE FAIS UN DON

Grâce à la générosité de nos précieux donateurs, et au soutien de citoyens déterminés comme vous à sauver les pollinisateurs, notre travail a déjà porté ses fruits :

  • Nous avons enquêté sur le scandale des  « tests abeilles » bloqués depuis 2013, et publié un rapport complet diffusé partout en Europe auprès des élus et des autres organisations ;

  • Nous avons mis en lumière la stratégie des lobbys de l’agrochimie et dénoncé publiquement les pressions colossales exercées sur les institutions européennes pour faire enterrer les  « tests abeilles » ;

  • Nous avons multiplié les conférences de presse, les articles et les tribunes, et nos enquêtes ont été largement reprises par les médias ;

  • Nous avons été auditionnés par la Commission du Parlement européen chargée de plancher sur la réforme du système d’homologation des pesticides (Commission PEST) et fait adopter par tout le Parlement un article exigeant l’adoption rapide des « tests abeilles » au niveau européen ;

  • Nous avons saisi la Médiatrice européenne pour dénoncer l’opacité inadmissible du processus décisionnel européen et obtenir des documents tenus secrets ; la Médiatrice nous a donné raison, attaquant la Commission pour “mauvaise administration”, et publiant un avis qui pourrait faire condamner à l’avenir l’opacité des comités européens ;

  • Nous avons déjà alerté et mobilisé près de 250 000 citoyens avec la pétition pour l’adoption des tests abeilles lancée en France et en Europe ;

  • Nous avons mis la pression au nom des citoyens sur les députés européens, et les responsables politiques, en France et en Europe… interpellé la Commission européenne et rencontré son Président, Jean-Claude Juncker… croisé le fer plusieurs fois avec l’ANSES, l’autorité sanitaire française, qui a fini par prendre position en faveur des  « tests abeilles »… participé à Bruxelles au groupe de travail de la Commission sur les pesticides pour y faire entendre la voix des citoyens et défendre les tests face à l’industrie des pesticides…

Aujourd’hui, nous devons mettre les bouchées doubles avant le vote du 16 juillet pour faire face aux lobbys et les empêcher de saboter la mise en place des tests abeilles, proposés par les autorités sanitaires…

Et nous ne pouvons compter que sur vous pour poursuivre ce travail de titan :

>> Étendre nos campagnes d’alerte et de mobilisation à travers l’Europe, pour que tout le monde soit au courant de ce qui est en train de se jouer à Bruxelles au dépend des abeilles, de l’ensemble des pollinisateurs, et de toute la biodiversité de notre continent…

>> Agir au plus près des institutions européennes, et rallier les scientifiques, les politiques, les médias, les apiculteurs derrière notre combat…

>> Combattre pied à pied les arguments fallacieux de l’industrie, avec NOS études, NOS experts scientifiques, NOS juristes !

>> Dénoncer publiquement les manœuvres des lobbys et les tuer dans l’œuf – avant qu’elles ne mettent en péril l’alimentation et la santé de toute la population !

Mais pour tout cela, il nous faut rémunérer ces juristes et ces avocats spécialisés, ces ingénieurs et ces chercheurs capables de faire ce travail indispensable pour contrer le plan macabre des lobbys….

Nous pouvons réussir si chaque personne qui se soucie des abeilles et de tous les pollinisateurs, ou plus généralement de l’environnement et des pesticides que nous retrouvons dans notre alimentation, l’eau que nous buvons ou l’air que nous respirons, participe à hauteur de ses moyens.

Aussi, je me permets de vous demander : pouvez-vous, s’il vous plaît, contribuer dès aujourd’hui, par votre don, à organiser cette contre-offensive aux lobbys, en France et en Europe ?

La bataille qui s’annonce dans les jours qui viennent promet d’être rude, mais une chose est sûre : notre petite équipe est prête ! Nous ne lâcherons rien tant que les pesticides ne seront pas correctement testés et que les tueurs d’abeilles continueront d’être autorisés !

Nous avons déjà remporté une grande victoire face aux lobbys l’année dernière, en obtenant de haute lutte l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes

Nous pouvons donc, par notre nombre et notre détermination sans faille, contrer à nouveau le plan des lobbys et obtenir le vote essentiel des  « tests abeilles » qui aura lieu dans quelques jours !

Alors s’il vous plaît, ne perdez pas un instant et aidez-nous dès maintenant à agir !

Si nous ne nous dressons pas d’urgence, tous ensemble, face à l’industrie agrochimique et son armée de lobbyistes, si nous les laissons faire la loi impunément à Paris et à Bruxelles, la voie restera libre our qu’ils puissent faire passer n’importe quelle nouvelle substance dévastatrice pour les pollinisateurs, la nature et la santé humaine !

Rien ne pourra plus arrêter le déclin vertigineux des abeilles, des pollinisateurs sauvages et de l’ensemble de la biodiversité qui en dépend… avec des conséquences terribles sur notre système alimentaire, pour nous aujourd’hui, et pour les générations à venir.

Arrêtons le massacre, dès maintenant.

Je compte sur vous, et vous remercie par avance pour votre engagement et votre soutien dans ce combat crucial pour empêcher les firmes agrochimiques de sacrifier les abeilles, l’environnement et l’ensemble de la chaîne alimentaire, pour satisfaire leurs profits à court terme.

Nicolas Laarman

Délégué général

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Références :

(1) Guidance document (Gd) on the risk Assessment of plant protection products on bees (Apis mellifera, Bombus spp. and solitary bees) EFSA Journal 2013;11(7):3295

(2) Bee Guidance Document and Practical Approach, ECPA 2017 « En pratique, cela voudrait dire que même en ne prenant en compte que les abeilles à miel, 77% de toutes les substances ne passeraient pas les tests du tier 1 et nécessiteraient des études des tiers supérieurs, qui demandent beaucoup de ressources »

(3) Worldwide decline of the entomofauna: A review of its drivers, Francisco Sánchez-Bayo, Kris A.G.Wyckhuys, Biological Conservation Volume 232, April 2019, Pages 8-27

20 juin 2019

MISSION du Père Bernard Kinvi

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 4:59

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MISSION du Père Bernard Kinvi, avec Tigrane Yegavian ( Éditions du Cerf)

Spécialiste du Moyen-Orient en qualité de journaliste écrivant pour le compte de plusieurs revues, Tigrane Yegavian vient de faire paraître aux éditions du Cerf, tenue par Jean-François Colosimo, Mission, un témoignage du père Bernard Kinvi, sur une période trouble de la Centrafrique. Il faut savoir qu’à cette époque le Père Kinvi qui appartient à l’ordre des Camilliens, à savoir une ordre catholique essentiellement voué à s’occuper des malades et des blessés, est confronté dans la mission de Bossemptélé, où travaillent avec lui des sœurs carmélites et surtout le père Brice Patrick Nainangue, aux exactions des anti-balaka, sorte de milice sans foi ni loi, qui s’en prend à tous les musulmans. Le Père Kinvi déploie des efforts surhumains pour soigner, sauver et même enterrer les musulmans et dans la mesure du possible pour convoyer les rescapés vers le Cameroun voisin. Toute sa philosophe se résume à opposer un excès d’amour dans un monde traversé par un excès de violence. C’est que l’homme a mis le cœur au centre de son action sacerdotale. Ce qui signifie qu’au lieu de s’en tenir à une sorte de clanisme religieux qui consisterait à ne défendre et soigner que ceux de sa confession, le Père Kinvi va appliquer les paroles du Christ à la lettre en élargissant son amour au-delà des frontières de sa propre idéologie. C’est ce travail sur soi et sur l’ensemble des composantes de la Centrafrique qui vaudra au Père Kinvi d’être reconnu dans le monde, de recevoir le prix Alison Des Forges en novembre 2014 à Londres, puis d’être nominé pour le Prix Aurora d’Arménie en 2015. Son séjour en Arménie avec le père Brice est l’occasion d’un voyage émouvant au milieu d’un peuple dont il ne connaissait rien, ni même sur le génocide de 1915. Il résume ainsi le prix : «  Aurora est comme un arbre avec de multiples branches qui font le bien dans le monde. Je le vois comme un signe de la victoire du bien sur le mal ». Effectivement, ce prix qui récompense les justes dans le monde actuel renvoie aux justes turcs qui durant le génocide ont sauvé des Arméniens, comme Mustapha Aziz Oghlou, le maire de Malatia. Un livre passionnant et un homme, le père Kinvi qui à lui seul sauve l’Afrique.

Denis Donikian

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Quelles sont les raisons qui poussent un journaliste œuvrant généralement dans le domaine arménien à s’intéresser aux faits et gestes d’un prêtre de Centrafrique ?

Si je travaille depuis des années sur des problématiques arméniennes, je suis un contributeur régulier de plusieurs revues françaises de géopolitique (Conflits, Diplomatie, Politique Internationale…). La crise centrafricaine ne m’était pas étrangère.

Toujours est-il que  « la vie est l’art d’une rencontre même s’il existe tant de désaccords dans la vie » comme disait le grand poète et diplomate brésilien Vinicius de Moraes, le blanc le plus noir du Brésil. Dans mon cas, celle avec le père Kinvi a eu lieu en terre arménienne puisque c’est en avril 2016, qu’il s’y était rendu pour la première fois, en sa qualité de nominé dans la liste finale des candidats au Prix Aurora. Cette récompense internationale créée par trois philanthropes de la diaspora, qui entend rendre hommage aux justes d’aujourd’hui en témoignage de reconnaissance à ceux d’hier qui sauvèrent tant de vies humaines au cours du génocide des Arméniens. En 2016 j’étais responsable éditorial de la version en langue française du site Aurora Prize. Lorsque le Père Kinvi est devenu un des Humanitaires Aurora 2016, j’avais préparé un portrait de lui qu’il avait particulièrement apprécié. J’ai eu la chance ensuite de l’accompagner quand il est venu en Arménie pour participer à la cérémonie inaugurale du Prix Aurora. Ensemble nous avons visité, avec son ami le père Brice, le Saint Siège d’Etchmiadzine et le centre-ville d’Erevan. Nous nous sommes revus par la suite à Berlin en décembre 2017. Je me souviens qu’il parlait très peu. Il me fallait apprendre à décrypter ses silences, lire entre les lignes de son regard doux et bienveillant.

Le Père Kinvi était animé par une folle envie de témoigner de ce qu’il avait vécu. Comme si ce qui comptait à ses yeux n’était pas tant de raconter son vécu, mais aussi de nous dire qu’il avait reçu un cadeau de la Providence : cette foi qui fait déplacer les montagnes et l’a conduit à réaliser ces actes de bravoure qui lui ont valu d’être nominé pour le Prix Aurora.

Au fil de ma lecture, je n’ai pu m’empêcher d’établir un lien avec les Arméniens, me demandant si nous avions en Arménie un prêtre, un seul, de la dimension spirituelle du père Kinvi.

Certes, le haut clergé arménien ne brille pas forcément par son interprétation littérale des Evangiles ni par son courage à dénoncer les injustices criantes qui subsistent, mais comparaison n’est pas raison. Ce que nous apprend l’expérience du père Kinvi est qu’il existe en Centrafrique, pays d’évangélisation récente et encore très marqué par l’animisme, et que l’extrême barbarie cohabite avec des poches d’amour et d’humanité dont nous ne pouvons avoir conscience tant cette force nous dépasse. En Arménie comme en diaspora, nous avons eu des hommes d’Eglise et de foi exceptionnels qui nous ont montré un chemin et fait croire en la force de l’espérance. Je veux parler ici de Mgr Zareh Aznavorian d’heureuse mémoire (1947-2004) du catholicossat de la Grande Maison de Cilicie ; un homme qui a dédié toute sa vie à enseigner le message de l’Evangile à ses fidèles et qui avait bien compris que si l’Eglise arménienne faisait le choix du nationalisme, elle serait condamnée à dessécher. Grâce à quelques-uns de ses amis, ses écrits commencent à refaire surface et sont une véritable source de spiritualité. Ce qui manque à mon sens en diaspora comme en Arménie est une théologie contextuelle digne de ce nom. Un discours de foi adapté aux problématiques et aux défis qui se posent au peuple arménien dans sa globalité (réponse théologique au génocide, traitement de la question des Arméniens islamisés, des problématiques d’intégration en Occident, pastorale adaptée aux jeunes d’Occident, dialogue islamo chrétien, accompagner les évolutions de la société etc.). Force est de constater que nous en sommes encore bien loin… C’est bien beau de se gargariser d’être la première nation chrétienne mais quel est l’intérêt de se contenter de folklore ? L’Eglise arménienne ne serait être qu’une institution nationale multiséculaire et sécularisée gardienne d’une tradition formolisée. Elle doit être bien plus que cela !

Autre parallèle avec les Arméniens.  On se dit, qu’appartenant à l’ordre des Camilliens, dévoués aux malades, le père Bernard Kinvi fait exactement l’inverse de ce qui se passe en Arménie où le malade est un objet d’enrichissement. Je connais une Arménienne qui rentrée à l’hôpital pour une allergie en est sortie avec une insuffisance rénale terminale. Quant on sait ce que doit débourser un simple citoyen pour se faire dialyser, on se pose des questions

Il est difficile de généraliser quand on parle de l’expérience des hôpitaux arméniens. Il est vrai qu’avec les privatisations massives des années 1990, la santé est devenue un business en Arménie. Mais ce n’est plus le cas en Artsakh où les autorités font preuve d’une réelle volonté de faire de la santé un service public au service du bien-être de la population. En témoignent les investissements conséquents qui sont à l’œuvre depuis quelques années à Stepanakert et dans les provinces. La notion de service public n’est pas un vain mot pour avoir suivi ce dossier et rendu compte du travail remarquable mené par les professionnels artsakhiotes de la santé aidés par l’ONG HAY MED dirigée de France par le docteur Jean Michel Ekherian, on peut observer l’émergence d’un véritable modèle qui je l’espère fera des émules en Arménie.

N’oublions pas que ce domaine est d’une importance stratégique puisque l’absence de prise en charge de patients souffrant de pathologies chroniques ou de tous types de cancers constituait jusque-là un facteur majeur accélérant l’émigration.

15 mars 2019

Libérez l’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh !

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 1:10

Nasrin Sotoudeh, avocate, iranienne, défenseure des droits de l’homme encourt une nouvelle condamnation à une peine de 33 ans de prison et 148 coups de fouet.

Elle a reçu en 2012 le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit. Libérée en 2013 après plusieurs années de détention, elle est à nouveau incarcérée depuis le 13 juin 2018, pour s’être opposée publiquement au port obligatoire du voile et avoir pris la défense dans les médias de l’une de ses clientes qui avait ôté son foulard en public.

Le Conseil national des barreaux est très inquiet de cette situation et est convaincu que la nouvelle condamnation de Maître Nasrin Sotoudeh est liée à ses seules activités qui relèvent exclusivement de son exercice professionnel.

Avec l’appui de l’Observatoire International des Avocats en danger, nous dénonçons le châtiment indigne auquel elle vient d’être condamnée et saisissons le président de la République Emmanuel Macron afin d’exiger sa libération.

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