Ecrittératures

20 juin 2019

MISSION du Père Bernard Kinvi

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 4:59

411NrLdES3L._AC_UL436_

*

 

MISSION du Père Bernard Kinvi, avec Tigrane Yegavian ( Éditions du Cerf)

Spécialiste du Moyen-Orient en qualité de journaliste écrivant pour le compte de plusieurs revues, Tigrane Yegavian vient de faire paraître aux éditions du Cerf, tenue par Jean-François Colosimo, Mission, un témoignage du père Bernard Kinvi, sur une période trouble de la Centrafrique. Il faut savoir qu’à cette époque le Père Kinvi qui appartient à l’ordre des Camilliens, à savoir une ordre catholique essentiellement voué à s’occuper des malades et des blessés, est confronté dans la mission de Bossemptélé, où travaillent avec lui des sœurs carmélites et surtout le père Brice Patrick Nainangue, aux exactions des anti-balaka, sorte de milice sans foi ni loi, qui s’en prend à tous les musulmans. Le Père Kinvi déploie des efforts surhumains pour soigner, sauver et même enterrer les musulmans et dans la mesure du possible pour convoyer les rescapés vers le Cameroun voisin. Toute sa philosophe se résume à opposer un excès d’amour dans un monde traversé par un excès de violence. C’est que l’homme a mis le cœur au centre de son action sacerdotale. Ce qui signifie qu’au lieu de s’en tenir à une sorte de clanisme religieux qui consisterait à ne défendre et soigner que ceux de sa confession, le Père Kinvi va appliquer les paroles du Christ à la lettre en élargissant son amour au-delà des frontières de sa propre idéologie. C’est ce travail sur soi et sur l’ensemble des composantes de la Centrafrique qui vaudra au Père Kinvi d’être reconnu dans le monde, de recevoir le prix Alison Des Forges en novembre 2014 à Londres, puis d’être nominé pour le Prix Aurora d’Arménie en 2015. Son séjour en Arménie avec le père Brice est l’occasion d’un voyage émouvant au milieu d’un peuple dont il ne connaissait rien, ni même sur le génocide de 1915. Il résume ainsi le prix : «  Aurora est comme un arbre avec de multiples branches qui font le bien dans le monde. Je le vois comme un signe de la victoire du bien sur le mal ». Effectivement, ce prix qui récompense les justes dans le monde actuel renvoie aux justes turcs qui durant le génocide ont sauvé des Arméniens, comme Mustapha Aziz Oghlou, le maire de Malatia. Un livre passionnant et un homme, le père Kinvi qui à lui seul sauve l’Afrique.

Denis Donikian

*

Quelles sont les raisons qui poussent un journaliste œuvrant généralement dans le domaine arménien à s’intéresser aux faits et gestes d’un prêtre de Centrafrique ?

Si je travaille depuis des années sur des problématiques arméniennes, je suis un contributeur régulier de plusieurs revues françaises de géopolitique (Conflits, Diplomatie, Politique Internationale…). La crise centrafricaine ne m’était pas étrangère.

Toujours est-il que  « la vie est l’art d’une rencontre même s’il existe tant de désaccords dans la vie » comme disait le grand poète et diplomate brésilien Vinicius de Moraes, le blanc le plus noir du Brésil. Dans mon cas, celle avec le père Kinvi a eu lieu en terre arménienne puisque c’est en avril 2016, qu’il s’y était rendu pour la première fois, en sa qualité de nominé dans la liste finale des candidats au Prix Aurora. Cette récompense internationale créée par trois philanthropes de la diaspora, qui entend rendre hommage aux justes d’aujourd’hui en témoignage de reconnaissance à ceux d’hier qui sauvèrent tant de vies humaines au cours du génocide des Arméniens. En 2016 j’étais responsable éditorial de la version en langue française du site Aurora Prize. Lorsque le Père Kinvi est devenu un des Humanitaires Aurora 2016, j’avais préparé un portrait de lui qu’il avait particulièrement apprécié. J’ai eu la chance ensuite de l’accompagner quand il est venu en Arménie pour participer à la cérémonie inaugurale du Prix Aurora. Ensemble nous avons visité, avec son ami le père Brice, le Saint Siège d’Etchmiadzine et le centre-ville d’Erevan. Nous nous sommes revus par la suite à Berlin en décembre 2017. Je me souviens qu’il parlait très peu. Il me fallait apprendre à décrypter ses silences, lire entre les lignes de son regard doux et bienveillant.

Le Père Kinvi était animé par une folle envie de témoigner de ce qu’il avait vécu. Comme si ce qui comptait à ses yeux n’était pas tant de raconter son vécu, mais aussi de nous dire qu’il avait reçu un cadeau de la Providence : cette foi qui fait déplacer les montagnes et l’a conduit à réaliser ces actes de bravoure qui lui ont valu d’être nominé pour le Prix Aurora.

Au fil de ma lecture, je n’ai pu m’empêcher d’établir un lien avec les Arméniens, me demandant si nous avions en Arménie un prêtre, un seul, de la dimension spirituelle du père Kinvi.

Certes, le haut clergé arménien ne brille pas forcément par son interprétation littérale des Evangiles ni par son courage à dénoncer les injustices criantes qui subsistent, mais comparaison n’est pas raison. Ce que nous apprend l’expérience du père Kinvi est qu’il existe en Centrafrique, pays d’évangélisation récente et encore très marqué par l’animisme, et que l’extrême barbarie cohabite avec des poches d’amour et d’humanité dont nous ne pouvons avoir conscience tant cette force nous dépasse. En Arménie comme en diaspora, nous avons eu des hommes d’Eglise et de foi exceptionnels qui nous ont montré un chemin et fait croire en la force de l’espérance. Je veux parler ici de Mgr Zareh Aznavorian d’heureuse mémoire (1947-2004) du catholicossat de la Grande Maison de Cilicie ; un homme qui a dédié toute sa vie à enseigner le message de l’Evangile à ses fidèles et qui avait bien compris que si l’Eglise arménienne faisait le choix du nationalisme, elle serait condamnée à dessécher. Grâce à quelques-uns de ses amis, ses écrits commencent à refaire surface et sont une véritable source de spiritualité. Ce qui manque à mon sens en diaspora comme en Arménie est une théologie contextuelle digne de ce nom. Un discours de foi adapté aux problématiques et aux défis qui se posent au peuple arménien dans sa globalité (réponse théologique au génocide, traitement de la question des Arméniens islamisés, des problématiques d’intégration en Occident, pastorale adaptée aux jeunes d’Occident, dialogue islamo chrétien, accompagner les évolutions de la société etc.). Force est de constater que nous en sommes encore bien loin… C’est bien beau de se gargariser d’être la première nation chrétienne mais quel est l’intérêt de se contenter de folklore ? L’Eglise arménienne ne serait être qu’une institution nationale multiséculaire et sécularisée gardienne d’une tradition formolisée. Elle doit être bien plus que cela !

Autre parallèle avec les Arméniens.  On se dit, qu’appartenant à l’ordre des Camilliens, dévoués aux malades, le père Bernard Kinvi fait exactement l’inverse de ce qui se passe en Arménie où le malade est un objet d’enrichissement. Je connais une Arménienne qui rentrée à l’hôpital pour une allergie en est sortie avec une insuffisance rénale terminale. Quant on sait ce que doit débourser un simple citoyen pour se faire dialyser, on se pose des questions

Il est difficile de généraliser quand on parle de l’expérience des hôpitaux arméniens. Il est vrai qu’avec les privatisations massives des années 1990, la santé est devenue un business en Arménie. Mais ce n’est plus le cas en Artsakh où les autorités font preuve d’une réelle volonté de faire de la santé un service public au service du bien-être de la population. En témoignent les investissements conséquents qui sont à l’œuvre depuis quelques années à Stepanakert et dans les provinces. La notion de service public n’est pas un vain mot pour avoir suivi ce dossier et rendu compte du travail remarquable mené par les professionnels artsakhiotes de la santé aidés par l’ONG HAY MED dirigée de France par le docteur Jean Michel Ekherian, on peut observer l’émergence d’un véritable modèle qui je l’espère fera des émules en Arménie.

N’oublions pas que ce domaine est d’une importance stratégique puisque l’absence de prise en charge de patients souffrant de pathologies chroniques ou de tous types de cancers constituait jusque-là un facteur majeur accélérant l’émigration.

15 mars 2019

Libérez l’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh !

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 1:10

Nasrin Sotoudeh, avocate, iranienne, défenseure des droits de l’homme encourt une nouvelle condamnation à une peine de 33 ans de prison et 148 coups de fouet.

Elle a reçu en 2012 le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit. Libérée en 2013 après plusieurs années de détention, elle est à nouveau incarcérée depuis le 13 juin 2018, pour s’être opposée publiquement au port obligatoire du voile et avoir pris la défense dans les médias de l’une de ses clientes qui avait ôté son foulard en public.

Le Conseil national des barreaux est très inquiet de cette situation et est convaincu que la nouvelle condamnation de Maître Nasrin Sotoudeh est liée à ses seules activités qui relèvent exclusivement de son exercice professionnel.

Avec l’appui de l’Observatoire International des Avocats en danger, nous dénonçons le châtiment indigne auquel elle vient d’être condamnée et saisissons le président de la République Emmanuel Macron afin d’exiger sa libération.

7 février 2019

Alerte ! Crime contre les pollinisateurs à Bruxelles !

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 5:05

DSC01516

 

Madame, Monsieur,

Le 24 janvier 2018, après 5 années de lobbying intensif des multinationales de l’agrochimie, les ministères de l’Agriculture des 28 pays européens réunis à huis-clos, sans caméra ni compte-rendu des débats et des votes…

…ont décidé dans l’opacité la plus totale d’enterrer les nouvelles procédures d’autorisation des pesticides qui auraient permis d’enrayer rapidement – de façon simple et concrète – le déclin dramatique des abeilles et autres insectes pollinisateurs essentiels partout en Europe.

————————————————————————————————————————————

Alerte !!

Un véritable crime contre les pollinisateurs vient d’être commis à Bruxelles – un scandale sans nom qui menace le socle même sur lequel repose l’ensemble des écosystèmes – et appelle une mobilisation immédiate et massive de tous les citoyens européens.

S’il vous plaît, mobilisez-vous d’urgence et alertez vos proches !

____________________________________________________________________________________________

Proposée en 2013 par l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), cette réforme fondamentale – indispensable ! – aurait permis de mettre un terme au scandaleux système d’homologation actuel, qui refuse délibérément d’évaluer les effets réels des pesticides dernière génération sur les pollinisateurs et l’ensemble du vivant

Pour garantir les profits colossaux des géants de l’agrochimie, avec l’appui complaisant des autorités politiques et sanitaires censées les contrôler !

Cette décision irresponsable, criminelle même, a été prise sans aucun contrôle démocratique, sans argument, et sans plan B…

Elle compromet non seulement la survie des abeilles et des autres insectes pollinisateurs essentiels… mais aussi la survie de toute la chaîne alimentaire.

Il reste encore un moyen de contourner ce verrouillage intolérable des lobbys à Bruxelles, mais il faut agir vite:c’est pourquoi POLLINIS sonne l’alerte, et que je vous demande de diffuser massivement ce message pour informer et rallier en un temps record un maximum de personnes, en France et en Europe, pour constituer ensemble une force de barrage suffisamment puissante pour contrecarrer l’influence des lobbies agrochimiques.

Nous avons toutes les chances de réussir à obtenir, en France, l’adoption de ces tests-abeilles salutaires, malgré le blocage de Bruxelles : les autorités sanitaires françaises viennent de se ranger de notre côté! Mais la fenêtre de tir est très étroite, et nous avons peu de temps pour nous engouffrer dans la brèche avant qu’elle ne se referme.

Déjà, les lobbies de l’agrochimie sont en ordre de bataille pour faire pression dans les ministères, et s’assurer que les tests qui pourraient préserver des millions d’abeilles et de pollinisateurs sauvages à l’avenir ne soient jamais mis en application.

S’il vous plaît, aidez-nous à intensifier la pression sur les ministres français : plus de 100 000 personnes se sont déjà mobilisées, comme vous, pour exiger l’adoption immédiate des « nouveaux tests abeilles » en France, et dans tous les pays européens… Pour qu’aucun pesticide tueur-d’abeilles ne soit plus JAMAIS autorisé dans aucun pays européen et pour garantir la survie des pollinisateurs et des organismes vivants qui en dépendent.

Je fais appel à vous de nouveau, et de toute urgence, pour vous demander de transférer ce message d’alerte à l’ensemble de vos contacts : famille, amis, collègues… Nous sommes tous concernés par le déclin irrémédiable des pollinisateurs !

Et chaque participation supplémentaire à notre mobilisation sera autant de poids en notre faveur dans la balance face aux lobbies.

Il faut faire vite, c’est l’avenir même du vivant qui est en jeu. Ce n’est pas trop fort de le dire.

75 à 80% des insectes volants ont déjà disparu des zones officiellement protégées d’Allemagne au cours des 30 dernières années (des zones qu’on pensait jusqu’ici à l’abri, comme des parcs nationaux !).

Ces chiffres doivent être généralisés à l’ensemble des pays européens, d’après les chercheurs qui ont mené l’étude.

Derrière le drame bien connu des pertes d’abeilles domestiques se profile un déclin spectaculaire de tous les types d’insectes pollinisateurs européens : soit plus de 2000 espèces d’abeilles sauvages, bourdons, papillons, syrphes, etc. qui assurent la reproduction et la survie de 78% des variétés de plantes à fleurs et d’arbres de nos territoires…

…et de 84% des espèces que nous cultivons pour notre alimentation.

Les effets en chaîne de cette extinction spectaculaire se font déjà sentir à travers nos pays :

En France, 1/3 des populations d’oiseaux a disparu des zones rurales ces 15 dernières années et pour cause, ils n’ont plus d’insectes pour se nourrir – d’après une étude conjointe du MNHN et du CNRS, publiée en 2018.

Une écrasante majorité des chercheurs à travers le monde soupçonne aujourd’hui fortement les pesticides dernières générations, commercialisés depuis la fin des années 1990, d’être responsables de ce massacre catastrophique perpétré dans un silence assourdissant.

Ils sont présents partout aujourd’hui en quantités industrielles dans notre environnement, dans les champs, les forêts, les sols (83 % des sols européens contiennent des pesticides selon une nouvelle étude), les cours d’eau et les nappes phréatiques… jusque dans nos assiettes et dans l’air que nous respirons !

Tous ces produits aux modes d’action ultra-sophistiqués, et aux effets redoutables pour les abeilles, les pollinisateurs et l’environnement, ont été autorisés à la vente sur la base de tests complètement obsolètes, établis il y a plusieurs dizaines d’années pour des produits aux modes d’action très différents :  les tests censés évaluer l’impact de ces nouveaux pesticides sur les pollinisateurs et l’environnement, ne sont tout simplement pas adaptés aux modes d’actions ultra-complexes des nouvelles molécules, et sont incapables de mesurer leurs effets délétères sur les abeilles et les pollinisateurs.

De l’aveu même de l’industrie agrochimique, 15 % seulement des effets connus des pesticides sur les pollinisateurs, étudiés par les scientifiques du monde entier… seraient aujourd’hui testés avant d’autoriser la vente d’un nouveau produit.

En réalité, si l’on ajoute à cela tous les effets dûs aux mélanges des produits chimiques dans la nature, les effets synergiques, les effets cocktails, les effets sublétaux, perturbateurs endocriniens, épigénétiques et transmissibles de génération en génération… on peut dire que les tests requis aujourd’hui ignorent délibérément l’impact des pesticides sur les abeilles et l’environnement.

Et chaque année on découvre de nouveaux problèmes, de nouvelles menaces pour les pollinisateurs.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Pour protéger les cultures face à des insectes, des moisissures ou des champignons de plus en plus résistants aux produits censés les éradiquer (comme les bactéries qui deviennent résistantes aux antibiotiques), les pesticides sont devenus de véritables bombes chimiques à retardement dont les scientifiques ne maîtrisent pas les effets terriblement subtils et la toxicité effarante :

Les néonicotinoïdes, les fameux insecticides « tueurs-d’abeilles » qui viennent d’être interdits en France, sont à dose égale entre 1000 et 7000 fois plus toxiques pour les abeilles que les précédentes générations de pesticides !

Il existe pourtant en France, en Europe et à travers le monde des façons de se passer de pesticides pour produire la nourriture dont le monde a besoin. Les alternatives existent et se développent, elles méritent un meilleur accompagnement, mais des études montrent aujourd’hui qu’on peut nourrir l’Europe et le monde sans pesticides. La sortie des intrants chimiques représente une économie pour les agriculteurs, leur santé et pour la société qui dépense chaque année entre 260 et 360 milliards d’euros pour dépolluer l’eau !

Mais, parce qu’elles refusent qu’on abandonne le « tout pesticides » qui leur assure des centaines de millions, voire de milliards d’euros annuels de chiffre d’affaires, les multinationales de l’agrochimie vont chercher des solutions qu’elles n’auraient jamais osé imaginer par le passé…

Avec les conséquences sur les abeilles, les pollinisateurs et l’ensemble de la biodiversité qu’on connaît bien aujourd’hui.

Pour essayer de pallier ces nouveaux risques majeurs posés par des produits déversés en grandes quantités dans notre environnement, sans avoir été testés véritablement, l’EFSA, l’autorité sanitaire européenne, a réuni les meilleurs spécialistes européens pour établir de nouveaux tests capables de déterminer si ou oui non un nouveau pesticide, une nouvelle molécule chimique, est susceptible de décimer les pollinisateurs… AVANT d’être vendu partout en Europe.

Le document qui est sorti en 2013, connu sous le nom de « Bee Guidance Document », a provoqué un tremblement de terre parmi les multinationales de l’agrochimie (Bayer, BASF, Dow Chemical, Syngenta…)

Les « tests abeilles » mettraient un terme à leur impunité : la vaste majorité de leurs produits ne pourraient plus être autorisés. Des centaines de millions d’euros par an, perdus…

Les firmes industrielles ont donc déclenché une tempête de lobbying auprès des représentants des pays européens, qui ont le pouvoir de faire autoriser les « tests abeilles » en Europe.

En juillet 2013, le comité bruxellois réunissant les représentants des Ministères de l’Agriculture européens – le SCoPAFF – prenait la décision de ne pas autoriser les « tests abeilles » jusqu’à nouvel ordre, cédant sans justification et sans aucune contrepartie aux exigences de l’agrochimie.

Depuis, les « tests abeilles » ont été mis plus de vingt fois à l’ordre du jour, et chaque fois, ils ont été enterrés.

Mais il nous reste un espoir.

La Belgique, consciente de la gravité de la situation, a décidé d’appliquer les « tests abeilles » au niveau national.

Elle vient de prouver, non seulement que ces nouvelles procédures sont réalisables, contrairement à ce que veut faire croire l’agrochimie, mais aussi qu’un pays peut les imposer sans attendre la validation de l’Europe !

Les citoyens de tous les pays européens doivent exiger de leurs gouvernements qu’ils mettent en place les recommandations des scientifiques pour évaluer les risques réels pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages !

En France, l’ANSES, l’autorité sanitaire chargée d’évaluer la dangerosité des substances chimiques pour l’environnement et la santé, vient de publier un rapport dans lequel elle préconise, elle aussi, l’adoption des tests-abeilles au niveau national.

Ce rapport a été un véritable pavé dans la mare, et a sonné le début d’un bras de fer d’une force spectaculaire entre les défenseurs de l’abeille et de la nature, et les entreprises agrochimiques qui ont tout à perdre dans ce combat.

L’énergie que vont déployer leurs lobbies dans les semaines qui viennent va être considérable : pressions dans les ministères, chantages aux délocalisations et licenciements, arguments agronomiques dépassés…

Si les citoyens ne se mobilisent pas immédiatement, et massivement, pour faire contrepoids et peser plus lourd dans la balance que leurs milliards de profits, alors ils réussiront sûrement à saboter ce qui était un espoir inouï de pouvoir enfin protéger les abeilles face aux pesticides qui les déciment.

S’il vous plaît, transférez cet email ultra-massivement autour de vous pour faire éclater le scandale, et demandez à vos proches de rejoindre eux aussi la mobilisation, pour faire pression tous ensemble sur les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement, en France. Ce sont eux qui auront le dernier mot sur la mise en place, ou non, de tests abeilles qui permettent vraiment leur préservation. Et transmettez ce message massivement autour de vous pour faire éclater le scandale et rallier le maximum de citoyens.

Aidez-nous à contrer le pouvoir des lobbies au niveau européen, en obligeant la France à adopter les tests abeilles avant de pouvoir autoriser la vente d’un nouveau pesticide sur son territoire. En obtenant une victoire retentissante en France, bastion de l’agriculture conventionnelle et du « tout chimique », pour sauver les pollinisateurs.

1/ Demandez à vos contacts de signer la pétition en cliquant ici

2/ Dites-leur bien qu’il est important qu’ils transfèrent ce message à leur tour, pour que l’information se répande comme une trainée de poudre en France et en Europe, et que la mobilisation prenne rapidement une ampleur exceptionnelle

Merci par avance pour votre action.

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général

Pour accéder à la pétition, cliquez ici

Références :

Guidance document (Gd) on the risk Assessment of plant protection products on bees (Apis melliferaBombus spp. and solitary bees) EFSA Journal 2013;11(7):3295

Décision de refus d’accès aux documents concernant le vote du ScoPAFF, DG SANTE 4 mai 2018

Bee Guidance Document and Practical Approach, ECPA 2017 « En pratique, cela voudrait dire que même en ne prennant en compte que les abeilles à miel, 77% de toutes les substances ne passeraient pas les tests du tier 1 et nécessiteraient des études des tiers supérieurs, qui demandent beaucoup de ressources »

Documents de l’ECPA, principal représentant d’intérêts de l’industrie phytosanitaire auprès de l’UE, en préparation des réunions du ScoPAFF :

AVIS de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à l’évolution des dispositions réglementaires visant à protéger les abeilles domestiques et les insectes pollinisateurs sauvages, ANSES 23 novembre 2018

Miles, M., et al. (2018). « Improving pesticide regulation by use of impact analysis: A case study for bees. » Julius-Kühn-Archiv 462: 86-90.

« Risk Assesment of Pesticides on Pollinators in Europe : Obsolete Procedures and Conflicts of Interest », POLLINIS 2018

« Impact des pesticides sur les pollinisateurs en Europe : La France doit réformer de toute urgence son système d’évaluation », POLLINIS 2018

Argumentaire au soutien de la saisine du Médiateur Européen, POLLINIS 2018

Sur les alternatives et la pollution agricole, voir :

Une Europe agroécologique en 2050 : une agriculture multifonctionnelle pour une alimentation saine, Xavier Poux, Pierre-Marie Aubert, IDDRI 2018

Strategies for feeding the world more sustainably with organic agriculture, Muller et al. Nature communications 2017

Les pollutions par les engrais azotés et les produits phytosanitaires : coûts et solutions, COMMISSARIAT GÉNÉRAL AU DÉVELOPPEMENT DURABLE 2015

7 décembre 2018

Je suis un écrivain mort (suite)

Filed under: APPEL à DIFFUSER,ARTICLES,CHRONIQUES à CONTRE-CHANT — denisdonikian @ 7:05

26a78f0c415782057ed01f0a3b1e3302player

 

Nous avons vu qu’être comme écrivain le témoin critique et lucide de sa communauté d’appartenance ne va pas de soi dans la mesure où les agents culturels de cette communauté supportent mal qu’une parole secoue songes et mensonges et mettent à nu des vérités qui brisent l’image narcissique qu’ils sont en charge d’entretenir d’une manière ou d’une autre. Nous avons remarqué en effet qu’il peut y avoir de la part de ces responsables culturels (responsables de radios, de salons littéraires, de salons du livre ou de maisons dites de la culture arménienne) comme une volonté de tenir l’écrivain pour mort en utilisant des moyens qui visent à rendre sa parole inaudible dans le concert des discours convenus.

Pour autant, force était de reconnaître que l’écrivain n’était finalement jamais aussi seul qu’il prétendait le croire étant donné qu’il pouvait être soutenu de manière active par des esprits ouverts, amitiés sincères et ferventes admirations.

Pour autant, j’ai toujours estimé qu’avec l’effacement symbolique puis la disparition physique de ses derniers écrivains, de ceux qui écrivent sur elle, la diaspora arménienne programmait son propre enterrement.

De fait, les manières d’ostraciser l’écrivain contestataire ne relèvent pas toujours d’une volonté aussi franche mais s’apparentent de la part des acteurs culturels de la communauté à une forme d’ignorance ou de faiblesse, étant donné qu’ils ont souvent été choisis moins pour leurs compétences que pour leur engagement politique. En ce qui me concerne, je dirai que je suis victime d’une confusion en ce sens que parfois ces acteurs culturels ne font pas la différence entre écrivain et historien. S’ils le savaient, ils admettraient que les historiens d’origine arménienne pullulent alors que les écrivains qui auscultent notre communauté sont rares. S’ils le savaient, ils reconnaitraient qu’il y a urgence à accorder plus d’attention à l’écrivain « communautaire », si tant est qu’ils soient à même de comprendre pourquoi.

A la manière dont sont traités les livres d’écrivains d’origine arménienne dans les salons on peut comprendre que la culture dont s’affublent nos responsables est proprement malade. Ces livres ne sont pas reconnus dans leur spécificité et sont mélangés à d’autres qui relèvent d’un domaine différent. Au lieu de réunir sur une même table les ouvrages d’un même écrivain, on les disperse au point de briser leur unité. Dans la librairie d’Alfortville où j’ai été invité dimanche 2 décembre, je disposais d’une table à mon nom sur laquelle j’ai pu présenter ma récente production. Rien de cette attention au salon du livre d’Alfortville où on s’en tient aux titres pour présenter des produits comme du soudjoukh qu’on peut mélanger au khadaïf, vu que ça se mange…

Qu’on se le dise, quand elle est fermée sur elle-même, une communauté culturelle peut être une machine à broyer sa propre culture. Non que cette machine ait une volonté propre, mais il existe à coup sûr des mécanismes contradictoires qui finissent par affaiblir notre culture au lieu de la renforcer. Je peux affirmer sans l’ombre d’un doute que la communauté arménienne est une communauté suicidaire en ce qu’elle produit du découragement, de la démission, de la rancœur là où elle devrait susciter le débat, la connexion des compétences, la promotion des initiatives les plus prometteuses. Pour tout dire du manque au lieu du souffle. Tel est le cas de toutes les sociétés fermées qui répugnent à s’ouvrir aux autres cultures. Les vrais fossoyeurs de la culture arménienne sont les acteurs de cette culture. Je l’ai démontré dans la première partie de cette réflexion intitulée : «  Je suis un écrivain mort ». Je vais continuer en évoquant les agissements des éditeurs arméniens.

En tant qu’écrivain, j’ai eu affaire à trois des cinq éditeurs arméniens qui ont pignon sur rue. L’un a dû se forcer pour signer un contrat avant de s’efforcer de ne pas le respecter, jusqu’au point où j’ai été forcé de faire appel à la justice. L’autre voulait me payer 200€ en droits d’auteur pour un travail qui m’avait demandé 15 ans, soit 13,33€ par année. Le troisième, ami d’enfance, homme de parti, nous accueillit, le coauteur et moi-même, avec des déclarations du genre : «  Moi, éditeur arménien, je favorise les auteurs arméniens par des contrats plus avantageux que les contrats ordinaires ». Sauf que nous n’avons jamais connu l’état des ventes de nos livres ni vu la couleur des comptes annuels.

Comme je l’ai dit par ailleurs, le résultat a été que le dégout, sinon le découragement, m’ont dissuadé de continuer mon travail de traducteur. Or, la perte d’un traducteur littéraire est d’autant plus dommageable que les écrivains d’Arménie étouffent de ne pouvoir être lus hors de leurs frontières. Par ailleurs, l’absence de traduction réduit la littérature arménienne contemporaine à un désert. En d’autres termes, ces acteurs culturels que sont les éditeurs sont devenus les fossoyeurs de la culture arménienne.

Mais qui s’en soucie ? Or, c’est justement cette insouciance qui accable le destin des Arméniens de la diaspora. Et les hypocrites salons littéraires ou les pseudo salons du livre ne font que renforcer le sentiment d’une perte de vitesse tellement ces manifestations culturelles sentent l’autosatisfaction et l’amateurisme.

Loin de moi l’idée de culpabiliser qui que ce soit. C’est à l’état des choses qu’il faut s’en prendre. Nos éditeurs sont probablement tiraillés entre la nécessité de publier des livres et celle de maintenir leur boutique à flot. Mais encore faut-il faire remarquer que trop souvent les membres d’une communauté aussi fragile que la communauté arménienne sont condamnés à l’improvisation pour sauver les meubles d’un naufrage qui menace en permanence. C’est pourquoi on a parfois affaire à des personnes qui occupent des fonctions pour lesquelles ils n’ont pas les compétences requises. C’est le cas de certains éditeurs, mais aussi de directeurs d’école ou de maison de la culture. Et donc, les efforts déployés conduisent à la longue à des résultats inverses de ceux qui étaient escomptés. Pour exemple, le cas des traducteurs déjà cité, mais aussi des salons du livre comme celui de telle ville de province, mais aussi des écoles comme tel Collège qui a conduit au fiasco si l’on s’en tient au médiocre niveau des élèves et à une connaissance de l’arménien pour le moins désastreuse.

Heureusement, des cas isolés viennent contredire ce sombre tableau. Par exemple je remarque que le dernier livre de l’historien Onnik Jamgocyan, La fin de l’Arménie ottomane, en tous points remarquable, a été publié grâce à Vahé Gabrache. En d’autres termes, s’est opérée ici une connexion heureuse entre un historien et un mécène. La communauté arménienne y a gagné en connaissance et en culture grâce à l’alliance de l’un avec l’autre.

Mais ces cas sont trop rares pour permettre d’affirmer qu’ils sont capables renverser la vapeur, à savoir la déliquescence qui menace notre communauté.

A chacun d’en juger.

Denis Donikian

 

 

 

 

 

17 août 2018

Vers la fin du règne de Monsanto ?

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 4:36

Par Gabriel Combris, de PURE SANTE

Chère lectrice, cher lecteur,

C’est à la une de tous les journaux depuis le début de la semaine : la firme multinationale de chimie Monsanto est pour la première fois reconnue coupable et condamnée à verser 289 millions de dollars à un jardinier américain.

Rappel des faits :

Dewayne Johnson, jardinier américain âgé de 46 ans et père de deux enfants, utilise dans le cadre de son travail un herbicide (Le Roundup) que produit la firme Monsanto.

Quand il travaille, Dewayne Johnson remarque que son état de santé se détériore. Il attribue ce constat aux expositions répétées avec l’herbicide Roundup.

Finalement, le verdict tombe : Dewayne Johnson est diagnostiqué d’un cancer du système lymphatique, en phase terminale. [1]

Aujourd’hui, Dewayne vit ses derniers jours au côté de sa femme et de ses enfants.

Mais Dewayne est un homme courageux. Avant que son cancer ne l’emporte, il décide de mener un ultime combat, celui de traîner Monsanto en justice pour lui avoir volé sa vie.

Je vous l’ai dit au début de cette lettre, Monsanto a été finalement reconnu coupable et condamnée à hauteur de 289 millions de dollars pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup.

Dewayne a osé faire le premier pas

A nous maintenant d’être des milliers à le rejoindre dans ce combat !!

Si vous suivez la lettre PureSanté depuis quelques temps, vous savez que je vous informe régulièrement des dangers du Roundup et des pesticides dangereux pour la santé. Il y a quelques mois, j’ai aussi lancé une grande pétition pour interdire le glyphosate dans l’agriculture française.

A l’heure où j’écris ces lignes, cette pétition a déjà recueilli 318’183 signatures !

Aux côtés de Dewayne, nous pouvons changer le cours de l’histoire. Il faut faire EXPLOSER les compteurs de la pétition contre la folie Monsanto ! ET DIRE NON AU GLYPHOSATE !

Santé !

Gabriel Combris

P.S : une fois que vous l’aurez signée, il faut la partager un maximum autour de vous ! Vous avez la possibilité de relayer la pétition à vos amis sur Facebook ci-dessous. Un grand merci d’avance !

13 août 2018

Monsanto « COUPABLE » ! Incroyable victoire contre le Roundup 

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 6:18
Tags: , ,

unnamed-5

 

Par Guillaume Chopin

Chers amis du Naturel,
Le 10 août 2018 est peut-être la date historique qu’on attendait tous !

Oui, je m’emballe un peu, mais il est possible que ce soit LE GRAND TOURNANT :

Vers la fin de l’agriculture ultra-intensive, ultra-chimique, ultra-OGM… et ultra-dangereuse pour l’environnement et notre santé…

Vers le grand retour des citoyens et de la vérité contre les multinationales qui trafiquent la science, manipulent les médias et empoisonnent la planète…

Et vers une nouvelle ère, favorable à une agriculture sans pesticide, raisonnée, durable et bonne pour notre santé !

Le 10 août 2018, c’est le jour de la condamnation historique de MONSANTO, le géant de l’agro-chimie.

Oui, Monsanto a été condamné par la Justice américaine pour avoir volontairement caché que son désherbant « Roundup » cause le cancer.

Je vais vous dire dans une seconde pourquoi ce jugement pourrait causer la faillite de Monsanto (désormais avalé par Bayer) et changer en profondeur nos pratiques agricoles.

Mais d’abord, je voudrais vous résumer les révélations hallucinantes que le procès a mis au grand jour :

Il asperge du Roundup dans les cours d’école… et attrape le cancer

L’homme qui a osé attaquer Monsanto est un simple jardinier, nommé Dewayne Johnson.

C’est un professionnel sérieux et appliqué, qui « aimait beaucoup son travail ».

Vingt à trente fois par an, il aspergeait les jardins d’écoles de Californie avec des centaines de litres du « Roundup », le fameux désherbant créé par Monsanto.

À au moins deux reprises, hélas, son appareil devient incontrôlable et il reçoit lui-même du Roundup directement sur la peau.

Bientôt, son corps entier est couvert de lésions graves :

En 2014, le diagnostic tombe : il est atteint d’un lymphome non hodgkinien.

C’est un cancer incurable.

Ses médecins lui donnent quelques années à vivre au maximum.

Mais plutôt que de se résigner, M. Johnson se décide à se battre.

Il veut se battre pour ses deux garçons de 10 et 13 ans. Il veut se battre pour que d’autres ne vivent pas le même malheur que lui.

Car il sait que sa maladie a été causée par le Roundup de Monsanto.

Et ce qu’il n’accepte pas, c’est que Monsanto a toujours nié les dangers de son produit.

« Je n’aurais jamais aspergé ce produit dans des cours d’école si j’avais su que cela pouvait faire du mal, a-t-il déclaré. C’est immoral, c’est mal. Les gens ne méritent pas ça ».

Alors il attaque Monsanto en Justice.

C’est David contre Goliath… un simple citoyen, en phase presque terminale, contre une firme qui fait des milliards de profits chaque année.

Mais comme dans le récit biblique, c’est David qui a gagné :

Les terribles méthodes de Monsanto pour étouffer la vérité

Le procès a duré plus d’un mois. Une véritable épreuve pour M. Johnson, mais cela en valait la peine.

Car ce procès a mis au jour les terrifiantes tactiques de Monsanto pour cacher au grand public les dangers du Roundup. [1]

En 2003, par exemple, une toxicologue de Monsanto écrit à une de ses collègues : « Vous ne pouvez pas dire que le Roundup n’est pas cancérigène… Nous n’avons pas fait les tests nécessaires sur la formule pour faire cette affirmation. » Mais bien sûr, cela n’empêchera pas Monsanto d’affirmer, année après année, que son Roundup est inoffensif.

En 2008, on peut lire dans un document interne ces deux phrases clé :

« Le Roundup de Monsanto utilisé avec des OGM est associé à des problèmes de grossesse et de reproduction et de perturbation endocrinienne »

« Le Roundup de Monsanto agit sur une étape clé de la division cellulaire, ce qui peut potentiellement mener à des cancers sur le long terme »

Monsanto savait… mais Monsanto a préféré cacher la vérité.

Et le pire, c’est que Monsanto ne s’est pas contenté d’étouffer ce qu’il savait.

D’après les « Monsanto papers » révélés au cours du procès, la firme a aussi pesé de tout son poids  pour manipuler la recherche scientifique !

La firme a rédigé elle-même des dizaines d’études « scientifiques » en faveur du Roundup, qu’il a fait signer par des professeurs d’université… ni vu, ni connu !

(Cela s’appelle le « ghostwriting », et c’est une méthode très employée par Big Pharma, pour promouvoir l’intérêt de ses médicaments et masquer leurs effets secondaires.)

Monsanto a aussi tout fait pour étouffer les études défavorables au Roundup.

Souvenez-vous de celle du Pr Seralini en France, qui avait révélé les énormes tumeurs sur des rats causées par le maïs OGM Monsanto couvert de Roundup…

..Eh bien Monsanto avait réussi à obtenir le retrait de cet article… et a tout fait pour détruire la réputation du Pr Seralini !

Un des moments cocasses du procès, c’est lorsque Monsanto a fait venir à la barre une « experte » de la prestigieuse Université de Harvard, la Pr Lorelei Mucci.

Cette « spécialiste » a déclaré que le glyphosate (ingrédient du Roundup) ne cause pas le cancer…

…mais lorsqu’elle a été « cuisinée » par l’avocat de M. Johnson, cette spécialiste a avoué que Monsanto l’avait payé 100 000 dollars pour faire cette déclaration !

Monsanto reconnu coupable de tromperie et malveillance !

Au final, le jury américain ne s’y est pas trompé.

Leur décision est accablante pour Monsanto.

À l’unanimité, les jurés ont considéré que le Roundup était « un facteur substantiel » dans l’apparition du cancer de M. Johnson.

Mais surtout, les jurés ont déclaré que le danger des produits du type Roundup « était connu ou pouvait être connu à la lumière des connaissances généralement admises par la communauté scientifique au moment de leur fabrication, de leur distribution et de leur vente ».

Monsanto aurait donc dû en informer ses clients… ce qu’il a toujours refusé de faire.

D’après la Justice, Monsanto a agi avec « malveillance » (malice, en anglais).

« Nous avons enfin pu présenter au jury les documents internes tenus secrets par Monsanto prouvant que la société savait depuis des décennies que le glyphosate, et en particulier le Roundup, pouvait être une cause de cancer », a déclaré Bret Wisner, l’un des avocats de M. Johnson.

Et ce qui est capital, c’est que cette décision pourrait faire boule de neige !

Car des centaines de gens sont dans le même cas que M. Johnson : atteints d’un cancer vraisemblablement causé par le Roundup.

Si jamais ils gagnent tous leur procès, Monsanto pourrait finir par devoir payer des dizaines de milliards de dollars… et faire faillite !

Attention : ce n’est pas encore certain, d’autant que Monsanto a fait appel – il faudra aussi gagner ce procès-là.

Mais quoi qu’il arrive, ce procès est un choc psychologique qui change la donne, y compris en France :

La France est un des plus gros utilisateurs de Roundup au monde !

Je rappelle que la France déverse chaque année près de 10 000 tonnes de Roundup sur ses terres.

Les plus grands utilisateurs sont les agriculteurs, loin devant les jardiniers.

Mais ce qui est formidable, c’est que les agriculteurs eux-mêmes commencent à réaliser qu’ils se mettent en danger eux-mêmes avec ces produits !

« Ce jugement, c’est une nouvelle fois la preuve que les pesticides sont dangereux pour la santé, des utilisateurs en premier lieu – et donc des paysans et des paysannes-, et puis par ricochet aussi de ceux qui consomment les produits », a déclaré Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne ».
Évidemment, cela implique une énorme remise en question des méthodes agricoles !

Mais il est tout à fait possible de faire sans Roundup… et le plus tôt sera le mieux !

Ce n’est pas encore fait, car d’énormes lobbys essaient encore d’éviter ça.

Alors restons mobilisés…

…mais saluons ce jugement à sa juste valeur !

Votre dévoué,
Guillaume Chopin
Association Santé Naturelle

Sources

[1] http://www.liberation.fr/planete/2018/08/07/les-documents-internes-qui-accablent-monsanto_1671428

21 juillet 2018

FORTUNATOS « le retors »

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 5:38

armand-sammelian

La barque étant pleine, la révolution est en passe de la faire chavirer dans un parfum d’encens !

Le dernier frêle cordage qui la tenait est sur le point de rompre ses amarres et le colosse à la tête d’argile KARÉKINE « le retors » se noyer, emportant ses péchés, lui qui nageait dans la mélasse comme un poisson dans l’eau.

C’est qu’Il aura terni le joyau le plus sublime de notre nation, notre Sainte Église née avec le Christ, pour le Christ, par le Christ.

Il laissera une Église Apostolique Arménienne dévastée dans les mains de petits soldats démoniaques qu’il avait patiemment promus pour le servir, à défaut de prêtres expérimentés qu’il avait méthodiquement éliminés, un par un et qu’il faudra bien réintégrer.

Il faut dire que l’élection biaisée de ce petit épicier avide de fortune, avait mis en exergue sa médiocrité, raison pour laquelle il avait dégagé les caciques religieux et civils susceptibles de la dénoncer.

En vingt années, FORTUNATOS aura fait plus de mal à notre Sainte Église que durant les 70 années d’athéisme bolchévique, s’employant à saborder tout ce qu’elle comportait de subtilités, de raffinements et de lumières spirituelles afin de s’accaparer la totalité du pouvoir théocratique et faire son piètre business.

À grands coups de gueules, de ruses, d’expulsions, d’enjambements de règles séculaires et de canons camouflés en décrets de la Providence pour niveler le Bien et le Mal, le premier Serviteur de tous les Arméniens apostoliques avait fait taire les voix discordantes et bien sûr, brouillé le message biblique des portes de l’invisible.

Il avait inoculé un poison insidieux à la diaspora pour l’affaiblir, la cloisonner et la contrôler par le biais de chefaillons qu’il avait lui-même portés sur les fonts baptismaux et qui s’arrogeaient le droit de dicter leurs quatre volontés statutaires à des paroisses dont ils n’avaient cure, sous la bienveillance de l’État arménien.

Nous le remercions pour le mal qu’il ne fera bientôt plus d’autant que ce qui était insupportable au-delà des faits, c’était les auteurs des méfaits : le chef suprême, ses prêtres et leurs équipes de courtisans vendus au plus offrant, le vice vêtu de vertu dans une fausse charité !

En s’écroulant, le château de cartes a cloué le bec de tous ces corbeaux agenouillés en rang d’oignons dans sa salle d’attente, tous ces cireurs de pompes au fil à la patte, qui posaient un couvercle sur la sainte marmite pourvu qu’ils en tirent un bénéfice personnel !

Il n’en manquait pas, dans le clergé comme chez les laïcs, sans oublier les diacres qui ne trouvaient rien à redire de cette proximité avec des voyous balayant tout sur leur passage !

Épreuve dans l’épreuve, on attendait plus et mieux de notre élite PLM(*), tous ces bien-pensants qui s’étaient tu ou terré sauf à louer la grandeur de cet usurpateur inculte, incompétent, concupiscent et cupide et des gueules de travers voraces qui l’entouraient.

Mais maintenant que le mensonge cède sa place à la vérité, il ne leur reste plus qu’à patauger dans leurs concrétions en cherchant notre estime à travers le mépris qu’ils nous manifestaient !

Ainsi donc les langues se délient de tous ceux, stratèges borgnes de la déconstruction prônée le crucifix dans une main et un marteau dans l’autre, tartuffes et laquais qui nous imposaient, hier encore, le silence et l’obéissance en nous bourrant le crâne, prêts à nous le démolir si nécessaire…

Il reste que les Arméniens de velours, la foi intacte, ont mal à leur Église et ne craignent pas le grand déballage dénonçant le coffre-fort qu’était devenue SAINTE-ETCHMIADZINE avec ses apprentis-matons.

D’autant que le problème n’a jamais été leur Sainte Église mais ceux sensés la représenter, de la base à son sommet, pour donner un ordre au chaos et une promesse à la vie, au plan spirituel et pastoral.

Ce problème, qui est une interrogation, se jouait entre le corps et l’esprit, l’humain et le divin, entre ceux qui avaient perdu l’âme pour la matière en utilisant notre Sainte Église pour s’infiltrer dans tous les interstices de la société profane, tous ceux dont la foi s’était réduite à exécuter aveuglément les commandements de FORTUNATOS en échange de quelques hochets et de quelques billets.

Cette monétisation du Sacré a profané et souillé notre Sainte Église et sa messe dominicale, ce tête-à-tête et ce cœur-à-cœur que constitue la rencontre avec Dieu, transformée en distributeur de billets.

J’ai mal pour tous ces coucous qui fermaient les yeux sur ses agissements indignes, interdits à sa fonction de Guide Suprême, force trafics, malversations et strapontins et regarde amusé la volte-face de ces zozos, hier encore zélés, ces barons diocésains et leurs brigades ensoutanées ayant miraculeusement recouvré la mémoire, qu’il s’agisse du bannissement d’une cohorte de prêtres capés, de l’ordination de centaines de jeunes commandos, du train de vie de certains hiérarques et leur proximité avec les oligarques arméniens et de certains milieux mafieux, de la mise à l’écart des laïcs…

Les mêmes brillaient par leur défaut à s’émouvoir sur la société arménienne laissée pour compte par ses dirigeants depuis 25 ans.

Je plains tous ceux qui lui avaient déroulé le tapis rouge et passé la brosse à reluire, notamment les groupies de la rue JEAN-GOUJON et du PRADO pendant qu’il démolissait notre Bien commun indivis le plus sacré pour lequel nos Anciens ont été décimés par centaines de milliers.

L’histoire n’étant pas celle qu’ils voudraient qu’elle soit, il est bon de la remettre à l’endroit pour en finir avec cette parenthèse désenchantée qui a fait vomir de dégoût les paroissiens niçois ensevelis sous des paquets d’ordures et qui voient aujourd’hui venir à eux les thuriféraires du grand guignol FORTUNATOS, tous ceux qui le flattaient, le badaient et le célébraient de la voix et de la plume, les plus aliénés, les plus entravés et les plus couchés, bref les plus atteints et les plus enflés qui n’en peuvent plus de rétropédaler !

Les paroissiens niçois, longtemps pris en tenailles entre Église et État arméniens, ne se tairont pas plus qu’ils n’oublieront un sort balisé de bassesses, d’intimidations et d’intrigues diocésaines monomaniaques à visée spoliatrice, procès judiciaires à l’appui…

Écartés d’un revers de manche de la vie du Diocèse de France qu’ils avaient pourtant contribué à fonder, ils s’enorgueillissent d’avoir mis en échec ces fossoyeurs de notre identité spirituelle, à la conscience télescopique et à la bouche cousue, dont l’abaissement les empêchait de regarder la vérité en face.

Ils savent dans leur chair que rien n’est plus facile que de décréter la désacralisation d’une église selon son bon vouloir mais que rien n’est plus difficile que de faire descendre l’Esprit Saint dans une autre étrangère, tout simplement parce que l’âme de la communauté apostolique arménienne de la Côte d’Azur est ancrée à SAINTE MARIE au 281 boulevard de la Madeleine depuis 90 ans que nos rescapés l’ont bâtie et que nous la chérissons !

Mais l’arbre survit en coupant ses branches comme le peuple en se révoltant pour ouvrir le cerveau des chapeaux pointus !

Maintenant que la Malédiction a bientôt fini de courir et de sévir, un immense effort de reconstruction, de réconciliation et de communion nous attend pour surmonter les dégâts causés et passer du registre de la terreur à celui de l’amour et du pardon.

La tribu bientôt rassemblée autour de son Église en toute bonne foi, il nous restera à définir ce que nous voulons devenir et partager ensemble, Arméniens de la diaspora et frères d’Arménie, dans le cadre, à la fois, du renouveau de la Mystique apostolique arménienne et de l’éthique de la Nation.

L’âme brune de FORTUNATOS démasquée, le « retors » devra restituer intégralement son immense magot et l’ensemble de ses parts sociales à la fondation HAYASTAN avant de disparaitre définitivement et retourner, nu dans sa grotte, à la méditation toute chrétienne de la vanité des biens matériels de ce bas-monde.

Un petit tour et puis exit son impérium de carton-pâte !

Le Catholicos de Cilicie ARAM 1er « le Grand » saurait rendre sa dignité perdue à cette fonction et rassembler ce qui est épars en unifiant notre Église dans le prolongement de KARÉKINE 1er « le Magnifique ».

Ainsi soit-il !

Amen…

Armand SAMMELIAN

Le 18 juillet 2018

(*) Paris-Lyon-Marseille

18 juillet 2018

Du rotavirus à Jérôme Cahuzac

Filed under: APPEL à DIFFUSER,ARTICLES,La SANTE en QUESTIONS — denisdonikian @ 7:51

Rotavirus : le vaccin qui TUE des bébés

 

SANTE CORPS ESPRIT par Hervé Bazin

Cher(e) ami(e) de la Santé,

Imaginez que votre enfant décède simplement parce que vous avez accepté de le vacciner contre la banale « gastro-entérite ».

Vous aviez fait confiance à votre pédiatre, qui vous a prescrit le vaccin. Vous aviez fait confiance au Haut Conseil de la Santé Publique, qui avait officiellement recommandé ce vaccin pour tous les nourrissons[1].

Mais quelques jours après avoir vacciné votre nourrisson, c’est le drame : votre bébé pleure sans s’arrêter, il vomit, il a de la fièvre… et vous retrouvez du sang dans sa couche.

Vous l’emmenez en urgence à l’hôpital, où les meilleurs médecins s’activent pour le soigner.

Mais bientôt, on vous annonce la mort de votre bébé.

Ce cauchemar, il a réellement été vécu par deux familles entre 2012 et 2014.

Les graves effets indésirables du vaccin contre la gastro

C’est la très officielle Agence Nationale du Médicament (ANSM) qui l’a révélé dans un rapport publié en février 2015[2].

Après avoir analysé tous les « accidents » survenus à la suite des vaccins Rotateq et Rotarix contre le rotavirus (qui cause la gastro), elle conclut :

    • Pour le Rotarix : 161 évènements « graves », dont 35 cas d’invaginations intestinales aiguës, trois d’entre elles étant particulièrement graves : « 2 hospitalisations en réanimation et 1 décès » ;
  • Pour le Rotateq : 40 évènements graves ont été rapportés, avec 12 cas d’invaginations intestinales aiguës, « dont un ayant évolué vers le décès ».

Devant cet aveu « officiel », les titres de presse furent sans ambiguïté :

« Deux bébés sont morts après avoir été vaccinés contre la gastro-entérite » (Le Monde, 1er avril 2015)

« Des vaccins contre la gastro-entérite ont bien causé la mort de deux bébés » (Le Figaro, avec AFP, 31 mars 2015)

(Je les cite pour ceux qui croient encore que les vaccins n’ont jamais d’effet indésirable grave).

Devant le scandale, les autorités ont alors été bien obligées de faire marche arrière.

Le Pr Daniel Floret, président du Comité technique français des vaccinations a déclaré sur TF1 que « avec ces effets adverses tout à fait inquiétants, nous sommes en train de réévaluer la balance entre le bénéfice et le risque »[3].

Puis, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a fait un virage à 180 degrés :

« Du fait de l’évolution défavorable de certains cas rapportés d’invagination intestinale aiguë (décès, résections) et ne pouvant exclure que de telles situations se reproduisent, le HCSP suspend la recommandation de vaccination des nourrissons contre les infections à rotavirus en population générale »[4].

Tant mieux.

Mais cela ne fera pas revenir à la vie les nourrissons victimes de ce vaccin pourtant recommandé en 2013.

Cette affaire est particulièrement grave, car ces morts auraient dû être évitées.

Mais avant d’entrer dans les détails (terrifiants) de ce dossier, j’aimerais vous poser une question.

À la lumière de cette affaire, faites-vous une confiance aveugle à nos autorités, quand elles nous assurent aujourd’hui que les 11 vaccins obligatoires sont sans danger pour nos enfants ?

Qu’est-ce qui nous prouve qu’elles ne « changeront » pas d’avis, dans quelques années, quand d’autres scandales éclateront ?

Ce risque est d’autant plus grand que le cas du rotavirus est la preuve que quelque chose ne tourne pas rond dans le monde des vaccins.

Si vous en doutez, je vous décris en détail cette terrible affaire ci-dessous (mais si vous êtes pressé, je vous invite à passer directement à la dernière section et mon anecdote « croustillante » sur Cahuzac et Big Pharma).

On savait déjà que ce vaccin pouvait tuer !

Déjà, il faut bien comprendre que la gastro-entérite, elle, ne tue pas les nourrissons.

C’est uniquement la déshydratation causée par la gastro qui peut causer des complications.

Mais pour éviter cette déshydratation, il existe une solution très simple et peu coûteuse : il s’agit de « solutés de réhydratation orale » (SRO), vendues 6,2 euros en pharmacie !

Comme le dit bien la pédiatre, le Dr Claudina MichaTeitelbaum :

« Il ne semble pas très difficile de prescrire du SRO à tout nourrisson sortant de la maternité de la même manière qu’on lui prescrit de la vitamine D ».

Et pourtant, cela n’a jamais été recommandé, ni même envisagé !

Est-ce parce que les vaccins Rotarix et Rotateq coûtent 131 et 150 euros, donc sont beaucoup plus rentables pour les labos ?

On peut se poser la question, quand on sait que les effets secondaires graves du vaccin étaient connus depuis longtemps !

Le tout premier vaccin contre le rotavirus, le Rotashield, a été commercialisé au début des années 2 000 aux États-Unis… et a été très vite retiré du marché suite à des cas d’invaginations intestinales et du décès d’un nourrisson[5].

Exactement ce qui s’est passé en France récemment, avec les vaccins de seconde génération !

Mais on n’a voulu tirer aucune leçon de cette première expérience désastreuse.

Personne ne s’est demandé pourquoi les « essais cliniques » n’avaient pas décelé ce risque de décès de nourrissons.

La raison est pourtant simple… et vaut pour tous les vaccins : pour déceler un risque rare, il faut faire des études sur des centaines de milliers d’enfants !

Pour avoir une chance de détecter cet effet indésirable grave avant la mise sur le marché, il aurait fallu tester le vaccin sur 250 000 enfants ![6]

Or les études qui permettent de mettre un vaccin sur le marché ne sont généralement réalisées que sur 5 000 enfants maximum !

Dans ces conditions, il est impossible de déceler des décès rares causés par les vaccins (quels qu’ils soient) !

Avec un échantillon de 5 000 patients, si un bébé meurt dans le groupe qui a reçu le « vaccin », et aucun dans le groupe « placebo », les statisticiens diront forcément que cette mort est due « au hasard ».

Il a donc fallu attendre la généralisation du vaccin dans toute la population pour qu’on se rende compte qu’il pouvait tuer des bébés !

Et encore, il a fallu pour cela un « concours de circonstances » très favorable :

Ces morts qu’on ne veut pas voir

Comprenez bien une chose : si les autorités ont reconnu la responsabilité du vaccin rotavirus dans la mort des nourrissons, c’est uniquement parce qu’il ne fait aucun doute médical que ce vaccin peut causer des invaginations intestinales.

Le lien de cause à effet entre le vaccin et les invaginations est évident pour tout le monde.

Mais il existe quantité d’effets secondaires moins évidents à « relier » aux vaccins.

Par exemple, si vous lisez le rapport de l’ANSM, vous vous rendez compte que ce sont peut-être trois bébés (et non pas deux) qui sont morts des suites du vaccin anti-rotavirus :

Un cas marquant d’entérocolite nécrosante d’évolution fatale chez un enfant vacciné par Rotateq® a été discuté lors du comité technique. Un total de huit cas d’entérocolite chez les patients vaccinés par Rotateq® est enregistré dans la base de données Eudravigilance.

Conclusion des auteurs : « même si le lien entre Rotateq® et l’entérocolite ne peut être affirmé, il ne peut être exclu dans la mesure où des entérocolites sont rapportées avec le rotavirus sauvage ».

Traduction : le Rotateq est peut-être responsable de ces 8 cas d’entérocolite, dont l’un a causé la mort du bébé.

Ici, on est dans une situation intermédiaire : il y a de bonnes raisons de penser que le vaccin peut causer des entérocolites, mais on n’en est pas sûr.

Mais il y a aussi les cas où les vaccins peuvent causer des dégâts totalement inattendus – et dans ce cas, vous pouvez être sûr que personne ne s’en rendra compte !

C’est le cas par exemple du lien entre la pneumonie et le Rotarix.

Dans les études cliniques réalisées sur le Rotarix, on s’est aperçu que les bébés vaccinés avaient deux fois plus de pneumonies que les autres.

Mais comme l’échantillon était modeste, et qu’on ne connaît pas de lien biologique évident de cause à effet entre le vaccin et la pneumonie, on a « laissé couler ».

L’agence américaine du médicament, la FDA, s’est contentée d’une ligne dans un rapport, observant que, d’après une étude réalisée dans 6 pays européens :

« Les décès de nourrissons liés à une pneumonie étaient significativement plus élevés pour le groupe qui a reçu le Rotarix par rapport à celui qui a reçu le placebo »[7].

Pour une personne normalement constituée, ces résultats sont TRES inquiétants.

Mais pas pour nos « autorités », qui s’abritent derrière l’absence de lien biologique évident entre rotavirus et pneumonie.

Pourtant, ce lien n’a absolument rien d’invraisemblable, quand on sait à quel point les virus, comme les bactéries, « s’équilibrent » entre elles.

Il est tout à fait possible que les bébés infectés naturellement au rotavirus puissent bénéficier d’une protection accrue contre les infections respiratoires !

Mais comme on ne peut pas le prouver, on s’empresse de cacher ces résultats sous le tapis !

Quant à la « pharmacovigilance », c’est-à-dire aux accidents rapportés « après coup », on peut être sûr qu’elle ne fera jamais le lien !

Aucun pédiatre n’imaginera jamais que la mort d’un nourrisson par pneumonie a été causée indirectement par le vaccin contre la gastro-entérite !

Ce genre d’effets « ricochet » du vaccin ne peut être décelé que dans des études cliniques (contre placebo)… mais comme vous l’avez compris, ces études ne comportent jamais assez d’enfants pour déceler avec certitude la totalité des effets graves !

Conclusion : les effets indésirables graves des vaccins sont TOUJOURS sous-estimés !

Voilà pourquoi le principe de précaution doit être appliqué aux vaccins, qu’il ne faut utiliser qu’en cas de menace grave et évidente pour la santé publique

…ce qui n’est absolument pas le cas de la gastro du nourrisson !!

C’est du simple bon sens.

Mais hélas, le bon sens est désormais noyé sous le lobbying intense de Big Pharma !!

Et dans le cas du vaccin contre le rotavirus, on connaît au moins un des hommes qui a joué un rôle non négligeable dans son approbation :

Quand Jérôme Cahuzac s’active pour généraliser le vaccin anti-rotavirus

Si quelqu’un est « mouillé » avec l’industrie pharmaceutique, c’est bien Jérôme Cahuzac.

Pas seulement parce qu’il a été officiellement consultant du laboratoire Pfizer de 1993 à 1995.

Grâce à l’enquête des juges sur son « compte en Suisse », on en a appris de belles sur son compte !

Lorsque les juges lui ont demandé d’où venaient les millions de francs déposés sur son compte secret en Suisse, il a dit et répété que ces sommes lui avaient été virées… par des laboratoires pharmaceutiques !

D’après les juges qui l’ont interrogé :

« Il pense que les deux entrées de 817 500 francs le 4 janvier 1993 et de 504 000 francs le 7 mai 1993 proviennent de Pfizer. Mais en dehors de ces deux virements (qui représentent 1,3 million de francs sur un total de 3,2 millions de francs), Jérôme Cahuzac n’a fourni aucune explication sur l’origine des autres virements, si ce n’est qu’il a indiqué avoir travaillé pour d’autres laboratoires, tels Pierre Fabre, Roche, Sandoz, UPSA »[8].

Lors de son procès en septembre 2016, il a même lâché une petite « bombe ».

Il a déclaré que cet argent lui avait été viré par les laboratoires pharmaceutiques pour financer l’éventuelle campagne présidentielle de Michel Rocard en 1995 !

« À l’époque, c’était banal. Tout le monde l’a fait », a déclaré Cahuzac lors de son procès. « L’industrie pharmaceutique a financé tous les partis politiques »[9] !

Vous voyez le contexte ?

Maintenant, pensez-vous que ce soit un hasard si le même Cahuzac a interpellé officiellement la Ministre de la Santé en 2009 en ces termes :

M. Jérôme Cahuzac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la vaccination contre le rotavirus. En effet, le Comité technique des vaccinations a émis un avis en 2006 ne recommandant pas la vaccination contre le rotavirus généralisée (…) Les vaccins sont disponibles, efficaces et sûrs. Il demande donc à la ministre de veiller à ce que le Comité technique des vaccinations étudie à nouveau la question de la vaccination anti-rotavirus et de rendre son avis dans des délais rapides »[10].

Est-ce un hasard complet si le Haut Conseil à la santé publique va finalement lui donner raison en 2013, quelques mois après son passage dans le gouvernement de François Hollande ?

Peut-être, peut-être pas.

Mais ce qui est sûr, c’est que Jérôme Cahuzac n’est qu’un relais parmi des milliers d’autres du puissant réseau d’influence des géants de la pharmacie.

Et voilà comment on a autorisé et même conseillé de donner à des nourrissons un vaccin dangereux pour les protéger contre une maladie qui ne l’est pas !

Bonne santé,

Xavier Bazin

PS : je ne voulais pas être trop long, mais pour être parfaitement complet sur ces fameux vaccins rotavirus, sachez que :

    • 40 % seulement des gastro-entérites des nourrissons sont dues au rotavirus – les autres peuvent être causées par des bactéries ou d’autres virus ;
    • Il existe de nombreuses souches du rotavirus, mais le vaccin ne protège que contre un quart d’entre elles : il faut donc s’attendre à ce que les autres souches prennent la place des quatre visées par le vaccin, comme cela s’est produit dans d’autres cas ;
  • Et en 2010, on a appris que les vaccins anti-rotavirus avaient été contaminés par de l’ADN et des particules virales de circovirus porcin(bien entendu, les autorités se sont empressées de déclarer que ce n’était pas bien grave).


Si vous n’êtes pas déjà inscrit pour recevoir La Lettre Santé Corps Esprit, vous pouvez vous inscrire en cliquant sur ce lien.Pour être sûr de bien recevoir La Lettre Santé Corps Esprit à chaque envoi, et éviter qu’elle ne se perde dans votre boîte e-mail, merci de bien vouloir visitez la page suivante.

Vous ne souhaitez plus recevoir gratuitement La Lettre Santé Corps Esprit ? Cliquez ici.

25 mai 2018

L’Appel des Professeurs Luc Montagnier et Henri Joyeux

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 5:14

L’Appel des Professeurs Luc Montagnier et Henri Joyeux pour un principe de précaution en matière médicale et Santé dans la Constitution Française

Chère lectrice, cher lecteur,

Savez-vous qu’en France aujourd’hui, le « principe de précaution » s’applique pour nos cours d’eau, nos forêts, nos sols, les animaux… mais pas pour la santé des êtres humains ???

Hé oui, c’est la réalité : les projets industriels, techniques, commerciaux, qui menacent l’environnement sont soumis au principe de précaution… mais pas ceux qui menacent directement votre vie et celle de vos proches.

Lors de la dernière réforme constitutionnelle, en 2005, le Président Chirac avait fait inscrire dans la Constitution le principe de précaution en matière d’environnement. Ce principe a permis de stopper de nombreux projets potentiellement catastrophiques pour l’écosystème.

Mais il n’avait rien mis pour protéger directement la médecine et la santé des personnes humaines.

La raison est simple :

  • d’un côté, des associations efficaces, mobilisées, organisées pour la défense de l’environnement et des animaux. Elles ont obtenu gain de cause auprès des pouvoirs publics ;
  • de l’autre, en matière médicale et de santé, c’est presque le vide absolu.

Non seulement les associations qui défendent votre santé sont peu nombreuses, et mal prises en considération par les Autorités.

Mais le domaine de la médecine et de la pharmacie est occupé par de puissants lobbies industriels et professionnels, qui font passer leurs profits avant votre santé et même les vies humaines. Il y a en effet énormément d’argent en jeu.

Mais nous avons aujourd’hui une occasion historique de mettre fin à cette aberration.

Avec le Professeur Luc Montagnier, prix Nobel de Médecine, et le Professeur Henri Joyeux, demandons au Président de la République d’inscrire dans notre Constitution le principe de précaution en médecine et en santé.

Plus de 48 000 personnes se sont déjà mobilisées pour les soutenir. J’ai signé l’Appel et j’espère que vous joindrez votre signature aux nôtres en cliquant ici.

Le Président Emmanuel Macron réunit dans quelques jours nos parlementaires à Versailles pour réformer notre Constitution

Les conditions sont réunies pour élargir le principe de précaution à la médecine et à la santé humaine. Il suffit qu’Emmanuel Macron ajoute cette mesure à l’ordre du jour.

Il n’est pas normal que l’environnement et les animaux soient protégés, mais pas la santé des patients.

C’est exactement ce qui se passe avec les vaccins pour les animaux du fabricant Mérial : ils n’ont plus l’adjuvant aluminium en France dans le vaccin pour les animaux, alors que l’aluminium est présent dans le vaccin pour les nourrissons !!!

Souvenez-vous des scandales de la Thalidomide, du Distilbène, du Médiator, des produits dérivés du sang et de l’hormone de croissance contaminés, du Vioxx, de la Dépakine…

Chaque fois, on a donné à des personnes innocentes, qui ne se doutaient de rien (elles ne pouvaient pas savoir) des médicaments qui leur ont fait plus de tort que de bien. À la clé, des milliers de malformations, de souffrances, de décès (nous y revenons plus loin).

Et vous ne savez pas ce qui peut arriver avec les médicaments que vous prenez en ce moment.

  • D’inquiétantes réactions sont observées pour les médicaments contre l’insomnie, l’anxiété, la petite déprime… qui augmenteraient le risque d’Alzheimer.
  • Des cardiologues s’inquiètent des effets possibles des statines (médicaments anti-cholestérol), qui peuvent provoquer de graves maladies (rhabdomyolyse, pertes de mémoire, douleurs musculaires). Ils savent aujourd’hui qu’avoir donné des fibrates (autres médicaments contre le cholestérol) pendant des années fut une erreur.
  • Les gynécologues ne sont plus trop sûrs des effets de la pilule hormonale sur les femmes : elle supprime la fertilité, oui, mais elle pourrait aussi faire « flamber » des cancers et provoquer des embolies pulmonaires (potentiellement mortelles) !!

Des millions de personnes en France prennent pourtant ces médicaments quotidiennement.

Parce que le principe de précaution en matière de santé n’existe pas dans notre Constitution, vous constatez la présence, aujourd’hui dans les pharmacies, de nombreux médicaments autorisés, remboursés même par la Sécurité Sociale, alors qu’ils présentent autant ou plus de dangers que de bienfaits potentiels pour les patients !!

Cette terrible réalité est connue de tous : Autorités de Santé, Ministère, professions médicales, grand public, même.

Elle a fait l’objet d’un célèbre livre des Professeurs Bernard Debré et Philippe Even, le « Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux » :

Ce livre sur les 4000 médicaments dangereux, inutiles, ou utiles pour la santé, a été diffusé à plus de 300 000 exemplaires.

Je vous parlais moi-même, à l’instant, de la liste des 90 médicaments qui font plus de mal que de bien, selon la revue Prescrire.

Et pourtant, le sujet semble ne pas intéresser réellement les Autorités de Santé.

Quand un scandale éclate, la Justice met des années, voir des décennies à se prononcer. Bien souvent, les responsables ne sont pas condamnés. Les victimes ne sont pas indemnisées.

L’affaire des hormones de croissance contaminées a duré si longtemps que tous les protagonistes ou presque sont morts entre temps ! En 2016, après 25 ans de procès (un des plus longs de l’histoire de la justice française), les derniers responsables vivants ont tous été relaxés. Aucune victime n’a été indemnisée alors que 111 enfants sont morts, après d’atroces souffrances, de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (maladie de la vache folle).

L’avocat des parties civiles, Me Bernard Fau, s’exprimant au nom des vingt et une parties civiles a dénoncé un « naufrage » et l’ « incapacité de la justice française à appréhender ce type de grand scandale sanitaire ». « Il n’y a aucune logique [dans la décision], aucune », a-t-il conclu. [1]

Et de fait, l’imprudence des responsables n’a pas été sanctionnée.

Mais en nous unissant aujourd’hui, nous pouvons obtenir enfin une protection contre ces abus.

Le projet de réforme constitutionnelle du Président Emmanuel Macron contient de nombreux points : réduction du nombre de députés et sénateurs, cumul des mandats, statut de la Corse ainsi qu’une dizaine d’autres mesures.

Rien ne serait plus simple que d’en ajouter une supplémentaire : le principe de précaution en matière de santé !

Mais pour cela il est nécessaire de nous manifester massivement auprès des Autorités en signant l’Appel au Président de la République en cliquant ici.

En effet, personne n’a intérêt (nous voulons dire, intérêt financièrement), à faire passer le principe de précaution en matière de santé dans notre Constitution.

Seuls les patients et leurs soignants sont motivés, car leur santé, leur vie même parfois, sont en jeu.

C’est pourquoi ce mouvement ne fera boule de neige que par la mobilisation de chacun d’entre nous.

Signez cet appel, et faites tout votre possible pour mobiliser votre entourage.

Il s’agit d’une grande initiative démocratique, manifestation pacifique et la force du nombre est essentielle.

Plus nous aurons de voix, plus nous serons légitimes.

Le professeur Luc Montagnier et le professeur Henri Joyeux interviendront en nos noms, mais il est indispensable de nous mobiliser maintenant pour manifester concrètement notre soutien à cette initiative.

Nous serons entendus par le Président Emmanuel Macron si nous sommes assez nombreux à signer cet appel.

Pour cela, nous n’avons aucun autre moyen que votre mobilisation et votre solidarité, via Internet et les réseaux sociaux.

Attention, tout va se jouer dans les jours qui viennent :

La réforme constitutionnelle est aujourd’hui en pleine phase de réalisation. Les parlementaires pourraient être convoqués pour voter à Versailles dans les semaines à venir.

Il est donc indispensable que vous agissiez dès aujourd’hui, dès maintenant.

Un grand merci par avance de votre mobilisation. Les générations à venir vous diront merci.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

11 mai 2018

LA SAINTE-FIRME

Filed under: APPEL à DIFFUSER — denisdonikian @ 8:54

armand-sammelian

Par Armand SAMMELIAN

Une entreprise hors sol, coupée des réalités, de type « poupées russes », à la fois politique, commerciale, patrimoniale et martiale à façade spirituelle, est en cours de finalisation au cœur même du Saint -Siège d’ETCHMIADZINE, lui qui aurait dû inonder d’une clarté immatérielle des fidèles éternellement fascinés par le Levant de leurs origines !

Amputée par dizaines de ses représentants les plus expérimentés depuis l’an 2000, la classe sacerdotale apostolique arménienne, réduite en une cléricature juvénile de black-blocs alignés en ordre de batailles et quelques oligarques en soutane, n’a donc eu d’autres choix que de poursuivre les ambitions séculières de son chef suprême.

C’est désormais de plus belle que la dernière réplique de ce bourbier visant le contrôle des paroisses de France, cœurs battants des rescapés du génocide de 1915 et de leurs descendants, pour en faire des succursales aux ordres de moines-soldats, s’étale au grand jour, dans l’hexagone et au-delà.

En supprimant, sans aucune concertation, des statuts juridiques qui ont fait la preuve séculaire de leur efficacité pour de nouveaux prétendument « inspirés », on voudrait nous faire croire que les pouvoirs de la toute-puissance divine se transmettraient dans les mains d’un officiant démiurge détenteur, par nature, d’une sainte parole infaillible.

C’est que, selon les prescriptions comminatoires des « OUGHENICHS(*) » imaginés par la Béatitude qui entend dicter sa loi, le président élu de l’association cultuelle jouerait dorénavant le rôle de collaborateur au service du véritable chef, le prêtre paroissial, nouveau seigneur, maître à penser omniscient et décisionnaire ultime en toutes circonstances.

Il nous faut résister, à l’exemple de NICE, à cette offensive confessionnelle violente qui considère la paroisse comme une sorte de filiale marchande de la société-mère dans laquelle le civil deviendrait un vulgaire adjoint du curé, au risque de saper une complémentarité historique respectueuse les uns des autres, où chacun était dignement à sa juste place dans sa juste fonction, le prêtre à son ministère ecclésial et le civil à sa gestion matérielle.

N’empêche !

Affranchi de toute obligation dévolue à sa seule vocation messianique, le clergé apostolique arménien persiste à s’engager dans une opération capitalistique d’appropriation des biens séculiers paroissiaux, meubles et immeubles, sous peine d’excommunication !

Ce n’est pas tout !

En même temps, ce même clergé ne craint plus d’afficher sa volonté d’immixtion dans la vie communautaire pour la commander et la représenter, mêlant les affaires d’ici-bas à l’éther de l’au-delà, reléguant au passage les laïcs en caméristes des serviteurs de Dieu et creusant un fossé inédit entre clercs sachants et laïcs supplétifs.

Si une majorité consentante de fidèles plie l’échine avec résignation devant les ukases de notre Ecclésiaste par effraction, obsessionnellement torturé par le billet vert depuis son élection, de nombreux autres n’acceptent pas ce MAL qui ronge l’Église Apostolique Arménienne de l’intérieur, la défigure et creuse la tombe de son magistère théologique et prédicatif.

Bref !

Cette guerre d’usure « à la bolchévique » n’en finit plus pour la conquête autoritaire des paroisses de France perçues comme des sources miraculeuses qu’il faudrait pomper au bénéfice de la Sainte-Firme.

Plus grave encore !

Outre qu’il provoque des désordres considérables au sein des paroisses de France, ce diktat mercantile qui amalgame sacré et séculier et disqualifie la pensée magique au profit d’une pensée politique alignée sur celle des oligarques arméniens au pouvoir, traduit la DÉTRESSE SPIRITUELLE INÉDITE d’un Haut et Bas Clergé qu’on ne saurait taire.

Cette déviation sacrilège qui a oublié son catéchisme pour un plat de lentilles, doit être dénoncée comme (la) le « casse du siècle » orchestré par l’Ecclésiaste en chef qui n’en finit plus de mépriser les paroissiens, les réduire au silence et de lorgner les comptes de nos sacro-saintes églises.

Davantage président-directeur-général d’une société multinationale à but lucratif et gérant d’un think-tank d’influence qu’incarnation de la pensée divine et dépositaire de la Parole Perdue, riche comme Crésus pendant que le Peuple se meurt, Il a failli scandaleusement comme personne avant lui !

Si bien qu’entouré d’une poignée d’irresponsables porte-cotons affairistes, de quelques gardes suisses sourds et aveugles et d’une caste cléricale captive et chloroformée, la Béatitude trône imperturbablement sa calculette à la main, à des années-lumière des choses de l’Être et de l’Esprit.

Le pire étant que la tutelle totalitaire convoitée sous forme de « matriochkas », à la fois spirituelle, économique, financière, culturelle et politique trahit un désir de sujétion et d’abaissement des civils et dénote un appétit à humilier le troupeau de fidèles, en fait des citoyens français à part entière, traités au pire comme des brebis galeuses et au mieux comme des agneaux tondus…

Opposer les clercs de l’Église Apostolique Arménienne au peuple arménien et croire qu’Elle pourrait prospérer contre ses fidèles, ou sans âme qui vive dans des églises désertées, constitue une forfaiture sans précédent de la part de son gourou. C’est qu’Il n’y a pas d’Église Apostolique Arménienne sans le peuple apostolique arménien et pour le dire encore autrement, l’Église c’est l’assemblée des fidèles alors que le clergé en est son serviteur !

Si bien que ces trois altérités, peuple, église et clergé n’en font qu’une !

En sorte que la souveraineté de l’Église Apostolique Arménienne se confond avec l’ensemble des apostoliques arméniens de la planète qui l’ont tous reçue en partage, les uns comme les autres, les clercs comme les laïcs, les clercs à égalité avec les laïcs, aucun n’étant l’obligé de l’autre.

Telle a toujours été la tradition de notre Sainte Église au sein de notre nation !

C’est pourquoi ce putsch est aussi une atteinte à l’identité nationale arménienne en butte à un radicalisme clérical conquérant insensé !

Aussi est-il temps que le Pyromane en chef renonce à son funeste projet de mise en coupe réglée des paroisses et de ses paroissiens, avant que cette déconstruction programmée profanatoire ne laisse la SAINTE ÉGLISE APOSTOLIQUE ARMÉNIENNE en lambeaux, Elle qui est encore le lien le plus puissant du sentiment d’appartenance des Arméniens à leur Mère-Patrie !

Notre institution la plus sacrée mérite mieux que l’abîme qui menace de l’engloutir par la faute d’un Serviteur éphémère et incongru dont tout porte à croire que les habits de Catholicos sont décidément trop grands pour lui.

Le gouvernement PACHINIAN saura lui souffler ces quelques vérités à l’oreille !

 

Le 12 mai 2018

 

 

(*) Statuts que veut imposer Karékine II à toutes les associations cultuelles des paroisses apostoliques arméniennes de France.

Page suivante »

Propulsé par WordPress.com.